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Bibliothèque de Tzeentch9 : Liste de bronze

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Panorama illustré de la fantasy et du merveilleux Panorama illustré de la fantasy et du merveilleux
André-François Ruaud   
Magnifique ! Enfin un ouvrage digne du genre exceptionnel qu'est la Fantasy. Superbement illustré et richement documenté, cet ouvrage est une référence !
Il permet d'en apprendre énormément sur de grands auteurs et leurs œuvres, entre autres. Cela découle justement sur l'envie de connaitre davantage ces dernières. Si certains manquent à l'appel, comme Édouard Brasey par exemple (pour moi il le méritait tout autant), la majorité des plus grands noms est là : J.R.R. Tolkien, C.S Lewis ou encore Robert E. Howard.
Malgré tout, je trouve qu'il manque une partie consacrée au cinéma, car celui-ci est étroitement lié à la littérature. Cela dit, l'ensemble est très bien écrit, et même si les avis des "spécialistes" peuvent paraitre subjectifs, ce superbe ouvrage a été réalisé par de vrais passionnés, cela se sent.
Ce livre est un indispensable du genre, pouvant convenir aisément à quiconque aurait envie de découvrir la Fantasy et la plupart des auteurs les plus influents, ou même aux plus connaisseurs. Une mine d'or qui ne demande qu'à être lu et relu, pour l'amour du genre, sa beauté et le plaisir de lecture qu'il offre.

par Sorcier
Une cosmologie de monstres Une cosmologie de monstres
Shaun Hamill   
Dans Une Cosmologie de Monstres, nous suivons la famille Turner. Le prologue nous permet de découvrir Margaret, la mère, qui est alors une jeune femme souhaitant poursuivre ses études. Cependant, des soucis d’argent la poussent à se trouver d’urgence un riche mari, sous les conseils de sa mère. Mais Margaret rencontre Harry Turner, du même âge, qui travaille dans un fast food et dont elle tombe éperdument amoureuse. Nous progressons auprès du couple et de leur quotidien : les difficultés financières, la naissance des enfants, la routine…

Tout commence véritablement quand Harry devient obnubilé par l’idée de bâtir une maison hantée pour Halloween. Ce projet affecte considérablement sa famille où les tensions se font plus fortes. En parallèle, certains événements étranges surviennent donnant un nouvel axe à la lecture.

Petit à petit, l’auteur mêle une histoire de famille contemporaine à des éléments surnaturels, tout en faisait régulièrement référence aux œuvres de H.P. Lovecraft, à qui il rend hommage. On obtient une ambiance creepy, glauque et sombre, parfaite en ce mois d’Octobre.

Cependant, Shaun Hamill parvient pendant une longue partie du récit à laisser planer le doute sur les événements qui se déroulent. Je ne savais pas si ce qui était décrit trouver son origine dans le paranormal ou bien dans la maladie mentale. En effet, on sait que Déborah, la mère d’Harry souffre de schizophrénie. Ceci pourrait expliquer le comportement étrange de ce dernier qui aurait hérité de la maladie, et par la suite, celui de ses enfants.

Plus d’une fois, je me suis demandée si les monstres évoqués dans le titre faisaient référence à des créatures surnaturelles ou aux membres atypiques de la famille Turner. Il pouvait également s’agir d’un terme métaphorique pour évoquer la maladie ou les hallucinations.

Outre cette ambiance forte, les personnages sont très attachants. On apprend à les connaitre mais aussi à les comprendre. On sait quelles sont leurs failles et ce qu’ils cachent au fond d’eux. On suit de près chacun des Turner à différents moments de leur vie. J’ai ma préférence pour la fragile Eunice, observatrice, intelligente et ayant de l’amour à revendre.

Shaun Hamill arrive à nous faire aimer ses personnages au point que l’on s’inquiète pour eux. On est facilement happé par ce roman.

Plus les pages défilent, plus le récit se teinte d’une aura morose où le fantastique prend de l’ampleur. Toutefois, tel le Horla de Maupassant, la confusion reste présente. Le dénouement ne devient certain qu’au moment des cinquante dernières pages.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une Cosmologie de Monstres est d’une originalité incroyable. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant ce livre. L’auteur a su me surprendre, m’émerveiller ou m’angoisser à plusieurs reprises. L’ambiance est dépeinte avec efficacité, les personnages sont attachants et la fin renversante. Que l’on aime ou non le fantastique, ce roman ne laissera pas indifférent. Ce fut une expérience de lecture unique et marquante. Nombreux sont les lecteurs qui compare ce récit de Shaun Hamill à ceux de Stephen King, je comprends pourquoi.
Les Compagnons du Chaos, Tome 1 Les Compagnons du Chaos, Tome 1
Luke Scull   
Une couverture qui m'aura fait craquer, pour une description plus qu’intrigante...

Depuis que les Seigneurs Mages ont renversés les dieux le monde a changé. Les Seigneurs Mages ont besoins de pouvoirs et ils l'obtiennent en utilisant les cadavres de dieux déchus. Davarus Cole, jeune rebelle et vantard règne sur la cité de Dorminia. Il va faire la rencontre de Brodar Kayne. Ils vont tous deux être entraînés dans une lutte contre Salazar.

Ce premier tome de la trilogie nous offre un début plus que prometteur. Ayant reçu beaucoup de promotion à son départ, j'étais un peu réticente je dois le reconnaître. Beaucoup de livres obtiennent une lourde promotion et les promesses ne sont pas tenues. Cependant, la fantasy me fait souvent flancher. Et je ne regrette pas mon achat. On plonge dans une histoire fascinante, peuplée de mille mystères où la magie tiens une place importante. Tandis que l'histoire se met lentement en place, par la suite elle se fait beaucoup plus rapide en nous bombardant d'informations précieuses. Au fur et à mesure de notre avancement dans l'histoire, nous rencontrons différents personnages. Certains attachants, d'autres détestables. Mais chacun ayant un caractère différent. Quelques personnages qui sont clichés, mais personnellement ça ne m'a pas gêné.

L'intrigue est bien ficelée et maîtrisée. L'auteur tape dans l'originale pure et brute plongeant ainsi son lecteur encore plus loin dans ce premier tome. Sa plume est parfaite. Juste, détaillée, prenante et entraînante. On ne relâche pas son attention. Les idées sont là et bien mises en place. Sur certaines scènes je reconnais avoir crié de colère ou d'excitation. Entre entraide, complots et surprises, humour noir, la recette cartonne.

En bref, Luke Scull signe un premier tome fascinant dans un monde original et maîtrisé à la perfection. Le second tome patiente sagement dans ma bibliothèque et il me fait de l’œil, ce ne sera pas long pour lire la suite... Une vraie pépite !

par Linkward
Le langage de la nuit - Essais sur la science-fiction et la fantasy Le langage de la nuit - Essais sur la science-fiction et la fantasy
Ursula Le Guin   
Une lecture très très intéressante qui m'a permis de comprendre pourquoi les livres d'Ursula Le Guin me fascinent et me touchent autant. L'auteur, à travers les différents essais regroupés ici, développe la façon dont elle perçoit la fantasy et la science-fiction voire, de façon plus générale, ce qu'est selon elle un roman et un romancier ainsi que la différence entre un romancier et un écrivain.
Je pense que c'est un ouvrage à lire lorsque l'on apprécie ces deux genres car il permet de mieux analyser nos lectures.

par Eurylia
Basse-Fosse, Tome 1 : Le Baiser du Rasoir Basse-Fosse, Tome 1 : Le Baiser du Rasoir
Daniel Polansky   
Déjà tentée par un résumé alléchant, et décidée par les avis que j'ai pu lire à son sujet, je me suis donc lancée dans la lecture de ce premier volume. Un style plaisant, qui se laisse lire. Un langage familier et à la première personne qui plonge aussitôt dans l'histoire. Pas de descriptions plus qu'il n'en faut. Un personnage qui n'a rien de "beau", mais qu'on se plait à suivre et qui nous intrigue. Une intrigue qui prend aux tripes, et qui nous transforme doucement en Sherlock Holmes. On se met à soupçonner tout le monde, le moindre habitant de cette ville presque malsaine que peut croiser celui que tous appelle "Prévôt".
Entre fantasy et thriller, c'est Prévôt qui nous guide à travers ses perceptions, ses impressions, ses souvenirs aussi. Avec lui, on découvre cette ville où règne une atmosphère malsaine, où les ténèbres se cachent à chaque coin de rue. Dans un univers moyenâgeux où on rencontre magie et créatures se mêlent aussi suspense et intrigue: ce mélange des genres marche à merveilles.

Le dealer, ancien soldat et agent pour la Couronne, accros au souffle de farfadet et consommateur de ses propres produits, est mêlé à cette histoire sordide de meurtres d'enfants sans vraiment le vouloir. Le premier cadavre, c'est lui qui le trouve. Et les agents et gardes de Maison Noire (comprenez la milice locale) le soupçonne aussitôt quand d'autres sont retrouvés dans les ruelles de Basse-Fosse. Pour s'en sortir et ne pas finir dans une cage, Prévôt se lance alors en traque de cet assassin d'enfants pour prouver son innocence. Mais est-il si innocent que cela dans cette sombre histoire?...
En suivant les pas de Prévôt à travers la ville, on rencontre d'autres personnages qui semblent croiser son chemin depuis longtemps. Et c'est grâce à eux qu'on en apprend plus sur lui, ce personnage énigmatique et tourmenté qui ne laisse rien transparaître de son passé. Car il ne parle pas de lui, on ne connait rien de lui. On vit l'histoire avec lui, c'est tout. Car lui se connait, et on le découvre simplement au fur et à mesure qu'il mène l'enquête à travers Basse-Fosse. On voudrait en savoir plus, ce qui l'a poussé à devenir dealer dans cette ville où les hors-la-loi font la loi. À mon goût, on en apprend si peu... Juste ce qu'il faut pour comprendre l'histoire et la ville où elle se déroule. C'est presque dommage, mais on s'y fait.

En fin de compte, c'est la ville elle-même qui est le personnage central de cette histoire, avec ses criminels de tous poils, ses représentants de l'ordre de la Maison-Noire, ses sorciers fous et leurs démons, ses parrains de la pègre, ses catins... Basse-Fosse est exactement comme son nom l'indique le coté sombre et crasseux qu'on s'imagine dans les villes du Moyen-Âge. Les rues sont sales, les gens sont sales, les maisons, l'air, tout est sale. Même les riches puent et la corruption est partout. C'est une ville où la loi du plus fort et du plus rusé règne dans toutes les sphères, du noble prétentieux aux dealers et autres mac qui font la loi dans les parties basses de la ville. Et là ou la ville est moche, son héros l'est aussi.

Le pessimisme est de rigueur tout au long du livre. Une noire vision de la société comme je les aime, retranscrite dans un univers où la magie n'a pas que des avantages et attire les ennuies plus qu'elle ne résout les problèmes. La noirceur est jusque dans les personnages, qui ne sont ni noirs, ni blanc. Ils sont tous gris, tous autant qu'ils sont et même les héros ont leur part de ténèbres. Et chacun a son importance dans cette sinistre traque au tueur d'enfants.
Pour ce qui est vraiment de l'histoire, je ne peux en dire d'avantage. La quatrième de couverture suffit à elle-même. Il serait dommage de dévoiler des détails ou quelques subtilités qui perdraient toute leur saveur sortis du contexte du roman. La fin peut surprendre, bien que je l'aie senti venir à mesure que l'enquête du Prévôt avance: les apparences sont trompeuses. On en demanderait plus d'ailleurs sur ce dénouement étrange. Ça nous laisserait presque sur notre faim.

J'ai pas mal apprécié ce premier volume. Et de ne pas voir les deux suivants paraître me laisse un sentiment de déception. J'aurais bien voulu poursuivre mon errance dans les rues sordides de Basse-Fosse encore un peu.
Mordred Mordred
Justine Niogret   
Niogret s'attaque à la légende arthurienne ! Une très belle réécriture du personnage de Mordred, le traître, fils d'Arthur et de sa sœur Morgane (ou Morgause dans ce roman). Elle en fait ici un personnage torturé et qui cherche dans ses rêves son identité et son rôle. Exit le personnage et l'histoire connus (d'ailleurs, il n'est nulle part dit dans le roman qu'il est le fils incestueux d'Arthur), pour un personnage qui loin des batailles et des joutes, cherche son identité dans les souvenirs qui l'ont forgé, ont fait ce qu'il est. Tiraillé entre le garçon habitant des contrées magiques auprès de sa mère et le guerrier dans la réalité des champs de batailles et des blessures de joute.
Un court roman (environ 200 pages, il me semble) mais intense (par la rythme et les émotions) qui a rejoint la liste de mes romans favoris !

par Euskia
L'épée de l'hiver L'épée de l'hiver
Marta Randall   
Le récit s'ouvre sur le personnage principal, une messagère qui arrive en plein hiver dans un village reculé où elle informe les habitants que leur seigneur Gambin est très malade peut être mort et que les villageois doivent envoyer un représentant. L'on assiste à son voyage retour vers un château. Une Cavalière qui comme tout le monde attend la mort du tyran pour être débarrassée du serment qu'elle avait prononcée n'appréciant pas le rôle qu'on lui a imposé et dépassant ses prérogatives de messagère.

La rencontre avec le jeune garçon et même s'il nous est révélé qu'à la fin, le postulat de départ que l'on s'image trop rapidement s’avère tout ce qu'il y a des plus classiques. Une histoire qui ne surprend pas du tout le lecteur, l'auteur nous présente le château brièvement, les différents protagonistes qui sont nombreux et l’intrigue qui consiste à savoir qui va succéder au Seigneur mourant met du temps à prendre sa vitesse de croisière. Le début du roman est lent, avec de nombreuses descriptions que l'on a parfois du mal à s'imaginer du fait du style de l'auteur. En effet on a la nette impression que l'auteur a un peu de mal a nous faire pénètre dans on histoire.

Géographiquement l'on ne peut se projeter dans l'univers de l'auteur du fait de l'absence de carte, ce qui est dommage car son monde, loin de l'habituel moyen-âge est très intéressant par les technologies apportant une touche de steampunk. On aurait aimer que cette touche soit un peu plus développée, mais il s'agit d'une réédition d'un roman parue il y a une trentaine d'années et l'on peut considérer que l'auteur fut une des premières à aborder le genre.

L'auteur centre essentiellement le récit sur les personnages et leurs interactions, l'on navigue dans une fantasy intimiste et qui dit intimiste dit une action quasiment absente. L'on n'arrive pas à ressentir de l'empathie pour les protagonistes, le côté psychologique n'est pas assez travaillé comme il fallait un peu s'y attendre au vu de la date de la première parution. On a un peu de mal au vu du caractère de la protagoniste à s'imaginer que celle-ci puisse aussi rapidement se prendre d'affection pour le jeune orphelin surtout avec le caractère revêche qu'il présente lors de la rencontre. Alors que Lyeth occupe une place importante dans le récit, on ne sait pratiquement rien de son passé et elle possède un côté trop versatile. En effet alors qu'elle déteste certains personnages, on la voit triste lorsqu'ils sont tués. La manière d'exercer sa fonction imposée par le Seigneur ne lui convient pas et l'on aurait pu penser qu'elle en soit un peu aigrie et l'auteure ne prend pas en considération ces faits. Le jeune garçon est tout de même le personnage le plus intéressant du panel, peut-être du fait qu'il soit dans cette situation.

Avec la découverte d'un nouveau continent civilisé mais qui semble moins évolué, l'auteure nous laisse entendre la montée de la guilde des marchands et malheureusement on ne voit pas cette montée, d'ailleurs il en est de même des autres guildes réunies pour élire leur nouveau seigneur, mais l'on n'assiste a aucune interactions entre ces différents acteurs. Le roman aurait gagné en profondeur et en additivité si certains points abordés avaient été traités. L'on arrive, lorsque l'intrigue se développe, trop rapidement au dénouement qui était entendu dés le début du récit.

Un cadre original en pleine évolution, un récit qui se déroule quasiment en huis-clos : mais on a du mal a saisir tout au long du récit où veut nous emmener l'auteure et l'on n'arrive pas à se projeter dans l'histoire. Certains points juste abordés ce qui est dommage car avec un univers de ce type le roman aurait gagné en intensité avec une centaine de pages en plus et avec une action plus présente. On peut regretter que les touches steampunk et fantasy n'occupe pas une place plus importante, mais d'un autre côté l'auteur ne nous gratifie pas des habituels clichés du genre.


par Goupilpm
L'Empire du Léopard L'Empire du Léopard
Emmanuel Chastellière   
Des colons entre le marteau et l’enclume :
Le livre s’ouvre sur les exactions des colons prenant un village, Cérès nous sera présentée rapidement et ne tiendra certainement pas le bon rôle. Cette scène reviendra d’ailleurs la hanter plusieurs fois. On se trouve ensuite 6 ans plus tard, les colons sont certes bien installés mais vivotent plus qu’ils ne prospèrent, la Lune d’Or ne tient pas ses promesses et porte bien mal son nom, d’or il n’y a point, tout juste s’il y a quelques filons de cuivre anémiques. La terre elle-même est pratiquement stérile, la disette guette et la colère avec. Les riches colons s’insurgent contre Philomé et Cérès veille au grain mais les indigènes sont également au bord de la révolte, leurs conditions de travail étant plus proche de l’esclavage qu’autre chose. C’est une colonie au bord de l’implosion qui nous est dépeinte.

Elhy, les bidasses et leurs histoires c’est pas son truc, certains peuvent même témoigner que quand ils taguent leur billet avec SF militaire ou fantasy militaire mon absence est apparemment criante, je pensais que c’était discret mais Lutin m’a percé à jour ^^. Donc vous l’aurez compris ce n’est pas ma partie préférée de ce livre mais à côté de ça sont exploités des thèmes qui me plaisent bien :

Une fantasy exotique au pays des Incas,
Une époque rarement exploitée en fantasy française,
La technologie inhérente à ce XIXè siècle : chemins de fer, fusils et bateaux à aube (moyen de locomotion d’artemis pour arriver à la Lune d’or),
Le choc entre alchimie et science, magie et technologie,
Les fées.
Désormais, les étrangers étaient là pour leur rappeler le sens premier de ce terme, sans pitié. Pendant plus de deux ans, ils avaient imaginé que leur céder des terres dont ils n’avaient de toute manière pas l’usage suffirait à apaiser leurs appétits. Mais ces conquérants venus de l’autre côté de la Grande Mer ne se contentaient jamais de ce qu’ils trouvaient. Il leur fallait toujours plus ; plus de terres, plus d’or, plus de viande, plus de grain…
On peut donc dire que certes, cette première moitié était lente et m’a légèrement ennuyé quand on s’approchait un peu trop de la technique militaire, mais ma curiosité a tout de même été un peu piquée par tout ce que je viens de citer et les réflexions sur la colonisation me touchent forcément.

Une belle palette de personnages :
L’idéaliste : Philomé Dolemont, Vice-roi de la colonie du Coronado, est le frère du Roi Philippe du Coronado. Envoyé pour diriger la colonie de la Lune d’Or, il n’a pas les épaules pour un tel rôle, le coeur sur la main, motivé pour concilier les intérêts de tous avec une envie de faire plaisir et d’être d’une grande justice, il est autant méprisé par les riches colons que les indigènes.

La désabusée : Le Colonel Cérès Orkatz dirige le 22ème régiment d’infanterie de l’armée du Coronado. C’est une femme cynique et amère qui ne sait pas trop ce qu’elle fout encore là dans une colonie qui part à la dérive. Elle protège son vice-roi et ami mais déplore le manque de poigne de celui-ci.

L’exclue : Camellia est une indigène qui était promise à un sombre destin. Cérès est son héroïne car c’est elle qui l’a sauvé in extremis. Camellia aurait dû devenir le Livre de sang de sa tribu, depuis petite elle est scarifiée petit à petit par des prêtresses avec pour finalité d’être écorchée vive afin que sa peau soit séchée et assemblée en un livre qui selon la croyance aurait permis de fabriquer un sort puissant…Elle fait partie du 22ème régiment mais n’est pas intégrée par ses frères d’arme et tout autant rejetée par son peuple.

Le prodige : Artemis Cortellan est le neveu du Roi Philippe, il arrive à la Lune d’Or à la tête de 300 mercenaires, un renfort plus que bienvenu et il met Philémon dans sa poche avec son bagout mais Cérès est plus sur la réserve et tente de cerner les motivations réelles de ce petit arriviste.

Les personnages secondaires : Nous avons également quelques passages avec un alchimiste Melchior et son petit-fils Alario, le choc entre alchimie et science est palpable et Melchior est plus une « mascotte » par la force des choses, personne n’en attend rien, certains soldats seront un appui pour Cérès et Camellia (Apollaire et Jolyon entre autre) et les deux protagonistes principaux de l’Empire du Léopard, le prince Amaru et la princesse Xinxi-La nous seront présentés dans la 2ème partie.

Une seconde partie qui dépote :
En route pour Xemballa, cité de l’Empire du Léopard, le voyage va durer 3 semaines. Sur le chemin l’action débute avec une embuscade massive du fameux Condor et son armée de rebelles. La technologie martiale apportée par Artemis Cortellan va décimer rapidement les attaquants. Arrive le prince Amaru avec sa garde personnelle qui escorte les colons vers sa cité. Ils sont accueillis par la princesse Xinxi-La qui bien qu’elle ait envoyé le présent à Philomé ne partage pas l’ambition de son père de réformer leur culture pour adopter celle de l’envahisseur. Complots et escarmouches vont aller crescendo dans cette partie du récit mélangés au folklore de l’Amérique latine, ses croyances et un être mystérieux qui sera réveillé par la magie…

En bref, bien que j’ai trouvé la première moitié du roman longuette j’en comprends tout de même l’utilité, l’auteur prend le temps d’une bonne mise en place pour nous situer dans le contexte historique traité, développer la psychologie des personnages et nous permettre d’avoir de l’empathie pour eux. La seconde partie m’a bien plus tenue en haleine car on y retrouve de la bonne dark fantasy politique avec complots à tout va et une fin façon apocalypse, Elhy est aux anges ^^. Le Village est dans la bibliothèque de Caro, je sais où le trouver pour le lire ^^, et Poussière fantôme fait partie des présélectionnés du Plib également.

par Elhyandra
Conte de la plaine et des bois Conte de la plaine et des bois
Jean-Claude Marguerite   
De retour dans son pays natal, le patron d’un grand studio de dessins animés entend aboyer Dick, son premier chien, pourtant mort il y a longtemps.

Il sort à sa recherche, traverse la rivière, se perd dans les bois… où il croise un garçon qui accompagne « son » Dick pour son ultime voyage. Débute un périple à la frontière du fantastique – ils dorment dans une maison hantée, partagent la dernière noisette de Mister Kreekle, son personnage fétiche… Toute fin étant une question de point de vue, chacun des trois voyageurs proposera la sienne.

par Tzeentch9
Moi, Peter Pan Moi, Peter Pan
Michael Roch   
Une sorte de suite de Peter, Pan, qui le voit après le départ de Wendy, continuer sa vie d'éternel enfants, luttant avec ses doutes et ceux des autres. N'étant pas spécialement fan du personnage de Peter Pan tel qu'on le connaît, je n'ai pas trop accroché, car je ne trouve pas que Peter Pan soit beaucoup plus sympathique ici : égoïste et pétri de contradictions, il se ment à lui-même pour croire qu'il est insouciant et heureux. C'est plus assumé ici, plus flagrant. En revanche l'écriture de Michael Roch donne tout l'intérêt ici, c'est efficace et poétique et donne une dimension supplémentaire aux courtes scènes.

par LilyMoon
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