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Un peu bohémienne dans l’âme, Scarlett se sentait toujours mieux pieds nus, surtout sur un dancefloor.

Électrisée par les deux danses précédentes, en particulier le cha-cha-cha torride qu’elle venait de partager avec Erik, elle finissait de retirer ses escarpins à même le sol de la piste quand deux bras puissants la soulevèrent de terre en la surprenant.

Elle pensa tout d’abord à son pompier, mais réalisa bientôt que ce n’était pas lui. Le corps contre lequel son dos était désormais plaqué paraissait plus épais et large que celui du lieutenant Warren, d’autant plus qu’il ne portait pas de médailles sur son smoking.

C’était un marine qui la tenait captive entre ses bras pour l’entraîner sur le rythme d’une nouvelle musique : Sex Bomb de Tom Jones.

— Où as-tu appris à bouger comme ça, feu follet ?

Scarlett sursauta en entendant la voix de Keir. Elle tourna aussitôt la tête vers la table où il était assis quelques secondes plus tôt, remarqua sa chaise vacante et se maudit de ne pas l’avoir vu approcher. Dans un réflexe, elle voulut lui échapper, mais il resserra son étreinte autour de sa taille en la faisant virevolter entre ses bras, si rapidement qu’elle aurait perdu l’équilibre s’il ne l’avait pas maintenue avec autant d’étroitesse contre son torse de pierre.

— Alors ?

Il fit glisser l’une de ses mains calleuses le long de son dos dénudé et délicat, si langoureusement que le contact de sa peau contre la sienne lui fit hérisser les poils. Elle détesta cette réaction si positive et manqua gémir quand il planta ses ongles courts dans le creux de ses reins.

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— Je ne dirai rien puisque la vérité finira par se révéler elle-même.

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D’un coup de cravache mental, elle s’obligea à ne plus penser à ce capitaine pénible.

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Ses cheveux. Si Keir jouissait d’un pouvoir législatif, il se ferait une joie de décréter une loi pour empêcher quiconque — à part lui — de toucher à cette rivière de boucles, sous peine de perdre une main.

C’était une idée radicale, mais au moins cela découragerait tout homme autre que lui de l’approcher à moins de quatre mètres de distance.

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-...C’était minable d’écouter tes amis et de me larguer sans forme devant eux.

— Je l’ai fait pour notre bien.

— Pour notre bien ? s’étrangla-t-elle.

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Mais comment ne pas lui succomber ? Elle le faisait sentir tellement vivant, beau et entier. Tellement aimé.

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— Sale petit connard de mes deux ! Tu poses encore un regard sur elle et je t’arrache les yeux !

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— J’ai envie de te montrer comment faire l’amour, d’aimer ton corps comme personne ne le fera plus jamais, Scarlett…

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Touchée par cette proposition, Scarlett en laissa tomber ses œufs brouillés sur son jeans. Elle se maudit pour cette maladresse, puis se retint de pester dès l’instant ou Keir, alerte et vif comme la foudre, posa sa main sur ses cuisses et récupéré les copeaux d’œufs à l’aide d’un mouchoir en papier. Il avait fallu qu’ils tombent au niveau de son entrejambe et que ce capitaine démoniaque s’empresse de les récupérer en marquant une pression indécence, si osée et agréable qu’elle en devint aussi rose que les quarts de pamplemousse disposés sur le buffet.

- Je pouvais le faire moi-même, Dalglish ! s’impatienta-t-elle en lui administrant une tape sur le dos de la main, conscience qu’il s’amusait à la martyriser de ses provocations.

- Tu es tellement maladroite. La prochaine fois, Erik, évite l’heure des repas pour lui annoncer un projet aussi enthousiasment.

Le concerné n’exprima aucun trouble face à sa main du capitaine glissant sur le pantalon blanc de la femme qu’il voulait, juste au-dessus de ce qu’elle avait beau être un pompier de vingt-six ans, un jeune homme avec un peu d’expérience, témoin de drames et de situations que d’autres n’imagineraient même pas, il n’en paraissent pas moins naïf.

Erik Warren semble anesthésia par la sympathie apparente de Keir Dalglish et ne subodorait pas ses plans machiavéliques de séduction envers Scarlett.

- Perso, j’aime bien sa maladresse. Je trouve que ça renforce et adoucit sa beauté un peu sauvage, avoua Erik d’un air enamouré.

- On dirait que tes longues heures à l’église ont été récompensés, feu follet, observa Keir d’un air ironique. Le destin t’a fait rencontrer pour la première et dernière fois de ta vie un homme qui te trouve charmante. A ta place, je t’épouserais tout de suite. Tu seras au moins certaine de ne pas finir ta vie toutes seule avec dix-sept chats pour compagnie…

Piquée au vif par cette énième provocation, à laquelle s’ajoutèrent la tension sexuelle et le souvenir torride et humiliant de la veille, elle s’empara de son verre de jus d’orange et lança le contenu sur le visage de Keir. Il y peut des exclamations diverses en provenance de la table voisine et d’Erik. Même Lex se désintéressa un moment de son journal pour mieux dévisager l’arrosé. Du jus et pulpes d’orange dégoulinaient sur son visage impassible, s’accrochaient à ses traits, jusqu’à se perdre dans son cou et entacher son t-shirt blanc.

- Pour refroidir ton impertinence, se justifia Scarlett, rose de contrariété et le regard vindicatif.

- Pour refroidir mon impertinence ? réitéra Keir en faisant reculer sa chaise dans un crissement de bois, alors que Lex rassurait Erik sur le caractère coutumier de ce genre d’incartades.

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Un frisson traversa son échine en lui glaçant le sang. Cette femme criait comme si elle appelait à l’aide. Il fallait agir sur-le-champ. Découvrir cette femme en danger et ameuter tous les marines e, même temps.

Scarlett s’obligea à garder son sang-froid et décocha un regard circulaire au lieu. Il n’y avait personne aux alentours, seulement une bouteille en verre de whisky, laissée à l’abandon près de l’entrée de la buanderie.

Sans réfléchir, l’héroïsme chevillé au corps, elle se rapprocha des hurlements, plia son corps pour ramasser la bouteille d’alcool, s’en munir telle une arme et ouvrir d’un vif tour de poignet. Un cri flûté lui échappa lorsqu’elle aperçut le dos d’un grand blond à la lourde charpente, les fesses à l’air, qui besognait comme une bête sauvage une femme aussi rousse qu'elle’ plaquée contre le mur en gémissant à la manière d’une damnée. On aurait dit qu’elle souffrait terriblement.

Oh mon dieu…

C’était un assaut de force. Un viol !

Apeurée par les traits crispés de la femme et la force bestiale du type, elle fut inspirée par un élan de hardiesse et chargea sur l’inconnu tel un taureau de corrida, sa bouteille de whisky au poing, qu’elle fracassa sur la nuque épaisse de l’homme, avec précision et force. C’était Hudson qui lui avait enseigné quelques bases d’autodéfense et d’attaque.

Le tintement du verre qui éclate, suivi d’un rugissement d’ours blessé, emplit la pièce exiguë en même temps que la femme assaille écarquillait les yeux et s’époumonait de stupéfaction.

- Putain de merde : vibra une voix masculine, éraillée par l’alcool et la colère. C’est quoi ce bordel ?

Dans le choc, le grand type avait abandonné la femme qu’il tenait entres e bars pour tituber sur le côté et se heurter à une étagère, l’air hagard. Ses jeans et son caleçon étaient toujours retroussés sur ses chevilles tandis que le bas de sa chemise masquait son sexe exigé et nu pendant qu’il portait une paume à sa nuque, le regard désormais riveté à Scarlett.

En posture de défense, une mèche rousse lui tombant sur les yeux, l’adolescente tenait toujours le reste de la bouteille brisée entre ses deux petites mains, prête à répondre aux coups que lui donnerait ce menhir aux prunelles grises, d’une teinte aussi intense que le fer d’une épée.

- Mais d’où tu viens, espèce de petite tarée ?! hurla-t-il en sentant sur ses gros doigts le liquide poisseux de son sang. Tu m’as explosé la nuque !

La lumière préoccupante au d=fond des pupilles masculines fit tressaillir l’adolescente, mais ce fût assurément la large cicatrice qu’elle découvrit sur le faciès du type qui aiguisa sa peur. La balafre partait du coin de l’œil droit en estampillant la totalité de sa joue jusqu’au menton, et ç la vue de sa teinte encore rosée, elle devait être récente.

Sans se repartir de ce calme pendant la bagarre, un conseil répété par Hudson, Scarlett crut bon de rassurer la femme :

- Partez, madame, je m’occupe de lui.

L’autre rousse, plus âgée qu’elle d’une dizaine d’années, la dévisagea avec des yeux rond et la bouche grande ouverte, pareille à une carpe sorite de l’eau.

- Non, mais quelle dingue ! Tu vois pas qu’on était en train de tirer un coup, tranquillement ? vociféra le balafré au moment où Hudson, alerté par les cris, apparaissait dans l’encadrement de la porte.

- Qu’est-ce qui se passe ici ? demanda ce dernier, sur le qui-vive.

Ss yeux s’agrandissent quand il repéra la bouteille cassée dans les mains de Scarlett, puis la situation délicate ou se trouvait l’autre femme et l’homme défroqué, ce grand blond dont il était le meilleur ami. Il ne lui fallut pas plus pour comprendre le malentendu.

- Cet homme était en train de… de…, bredouille Scarlett, la frimousse virant au rouge pivoine sous le coup de l’émotion.

- … de baiser à l’abri des regards, continue MenhirBlond dans un grommellement. Je passais juste du bon temps avec Emily quand ce feu follet est venu m’agresser ! merde, je crois que je pisse vraiment le sang.

Scarlett sentit le feu lui lécher les joues à la découverte de sa méprise. Confuse, elle abaissa ses bras en désirant se terrer dans la machine à laver pour ne jamais plus en sortir.

- Hudson, je te hure que j’ai cru qu’il était en train de la violer. Elle hurlait de manière alarmante, se défendit-elle avant de se réfugier contre le torse de son mai, les larmes aux yeux, honteuse. Je voulais seulement lui porter secours. Et lui… il n’inspire pas confiance.

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