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1h 30, le 11 juin 1958. Les serveurs prêtés par Potel & Chabot venaient de replier les tréteaux, remballer plats et couverts loués pour le grand dîner donné rue Lalo. Ne restaient plus au jardin que les chaises et les tables de tôle. Philippine venait de dire : «Qu'est-ce qu'on s'est fait chier, bon Dieu, mais qu'est-ce qu'on s'est fait chier ! Ah, j'aurais voulu être communiste !»

II n'y avait eu là que du beau monde : trois députés, trois sommités du CNPF, deux banquiers et cinq journalistes de haut vol. Et les deuxièmes et troisièmes couteaux de service accompagnés de leurs épouses. Les compliments avaient plu. Les succès de Sunlove Cosmetics éblouissaient la haute société parisienne depuis quelques années. L'histoire de la jeune résistante, la «petite Jeanne d'Arc *, était entrée dans la légende financière française. Pensez, elle ne détenait au départ, en 1948, que quelques parts d'une modeste entreprise familiale de cosmétiques américaine et à présent elle était à la tête d'un empire : non seulement elle possédait Sunlove Cosmetics, mais également les parfums Sansever, qui cartonnaient, des actions dans une grosse société américaine, Family Foods, dans des firmes allemande, anglaise, hollandaise... Une success story, comme on dit. Les politiques surtout avaient flairé l'odeur du fric. Ils étaient venus quémander. Une petite subvention par-ci, une autre par-là. Gilles Gantier, le frère de Philippine, était le suppléant du député Rouvilliers, qu'il avait aidé à gagner la mairie de Genvry et serait député un jour lui aussi. Avec sa fortune personnelle, confortée par celle de sa soeur, il en était qui le voyaient ministre. Ça avait croupionné à fond. Les Wennergren étaient une valeur d'avenir.

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