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Il fit glisser ses lunettes sur le bord de son nez.

— Bien, je suis toujours plus qu’impressionné par votre CV. Mince alors, je ne crois même pas que quelqu’un ici ait été major de promotion en droit, dans une université de l’Ivy League2 qui plus est.

Je souris et tapai légèrement du pied sur le sol. J’attendais qu’il prononce les quatre mots que je rêvais d’entendre en permanence : Quand pouvez-vous commencer ?

Je me rappelai intérieurement que je devais hésiter quelques secondes avant de laisser échapper : « Tout de suite, bordel. »

Ne dis pas bordel. Ne dis pas bordel. Dis seulement, tout de suite…

— Après avoir étudié tout ce que vous pourriez potentiellement apporter à ma société, mademoiselle Johnson, dit-il après quelques secondes de silence. Je pense que je…

— Je peux commencer aujourd’hui.

Je n’ai pas pu me retenir…

— Absolument immédiatement. Je suis d’accord pour partager un bureau, travailler au-delà des heures réglementaires et les week-ends, et j’accepterais volontiers vingt pour cent de moins que mon salaire actuel.

— En fait, le souci est là. Je ne peux pas vous embaucher, mademoiselle Johnson.

Il ferma son ordinateur.

— Aussi impressionnante que vous l’êtes, je ne pense pas que vous vous adapteriez ici.

Quoi ?

— Dans ce cas, vous pourriez me donner une chance, même temporaire, et vous verrez par vous-même ? Tout s’est très bien passé avec chaque interlocuteur que j’ai rencontré ici.

Il soupira.

— Ok, écoutez. Je ne peux pas vous embaucher parce que je ne veux pas être évincé par M. Wolf.

— Vous pouvez répéter ?

J’étais confuse.

— Qu’est-ce que M. Wolf a à voir avec tout ça ?

— Il a tout à voir, dit-il en croisant les bras.

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M. Wolf, en plus d’être l’un des hommes les plus exaspérants avec qui j’ai travaillé, était une énigme séduisante qui se nourrissait de transactions au petit déjeuner, au déjeuner et au dîner. Il était le genre d’homme à posséder un costume de grand couturier et une montre à mille dollars différents pour chaque jour de l’année. Malheureusement, il était aussi, malgré son comportement perpétuel de salaud, le genre d’homme qui arrivait toujours à me faire de l’effet, surtout quand j’étais à une seconde de le gifler.

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— Alors pourquoi n’arrêterais-tu pas de me chercher en traversant la chambre les fesses à l’air à toute heure de la nuit ?

— Pourquoi ? Es-tu tenté de m’embrasser ?

— Je me sens tenté de te baiser.

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— Comment s’est passé votre rendez-vous chez le dentiste ? lui demandai-je en plissant les yeux.

— De la même manière que chez le médecin, répondit-elle en plissant les yeux à son tour. Je vais devoir gérer une certaine carie qui va pourrir pendant les deux prochaines années.

— Ce n’est pas sain du tout, Emily.

Brenton plaça une serviette sur ses genoux.

— Je connais un bon dentiste qui peut venir à bout de n’importe quelle carie. Tu devrais aller le voir, surtout si le tien te dit des choses pareilles.

Nous le regardâmes simultanément.

— Quoi ? dit-il en mettant une frite dans sa bouche. C’est un très bon dentiste !

— Avez-vous d’autres rendez-vous prévus aujourd’hui, Emily ? demandai-je en faisant de mon mieux pour ignorer le fait qu’elle ne portait pas de soutien-gorge sous sa robe. J’aimerais le savoir tout de suite.

— Je suis certaine que vous aimeriez le savoir, dit-elle en haussant les épaules. Cependant, ma pause déjeuner commence maintenant, alors cela devra attendre que j’aie terminé.

Elle fit demi-tour et partit. Je fixai chacun de ses mouvements encore longtemps après qu’elle eut quitté la pièce.

Malgré les regards furieux qu’elle me jetait quotidiennement, les messages sarcastiques qu’elle écrivait sur des post-it et qu’elle glissait sur mon bureau, et le fait qu’elle passait encore « secrètement » des entretiens, je la considérais comme mon employée la plus loyale et, étrangement, aussi comme ma seule amie. En plus de Brenton, elle était la seule personne en qui j’avais entièrement confiance dans cet immeuble.

Elle était aussi, malheureusement, la femme la plus sexy que j’aie jamais vue. Avec ses yeux vert foncé si profonds, ses cheveux couleur café qui ondulaient sur ses épaules et sa garde-robe qui faisait raidir mon sexe chaque fois qu’elle entrait dans une pièce, elle éclipsait tous les mannequins que j’avais pu rencontrer auparavant. Au cours des deux premières années de son contrat, j’ai dû gérer la torture de travailler à ses côtés pendant d’innombrables journées de dix ou douze heures. J’étais en train de traverser le plus long désert sexuel que j’aie connu, car la seule femme que je voulais dans mon lit, c’était elle. Mais je savais qu’il ne fallait pas franchir cette limite.

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LUI— Est-ce que je devrais supposer que vous n’en avez pas volé quelques gorgées comme vous le faites d’habitude ?

ELLE— Je vous ai déjà répété un nombre incalculable de fois que je ne bois pas votre café. Je n’aime pas le supplément vanille que vous réclamez toujours.

Il fit tourner la tasse presque vide dans ses mains et tapota l’endroit où des vestiges de mon rouge à lèvres carmin avaient coloré le couvercle.

ELLE— C’est le rouge à lèvres de Vinnie, affirmai-je.

— J’en suis sûr. Il me rendit le café et tapa des doigts sur son genou.

— Je voulais vous parler en privé, parce que j’ai une proposition à vous faire.

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Extrait ajouté par Fsoph 2019-05-16T00:21:07+02:00

Alors que l’alcool me brûlait la gorge, je décidai de vérifier ma boîte mail de Wolf Industries une dernière fois.

Objet : JE SAVAIS QUE TU SORTAIS AVEC LUI !

Objet : Sérieusement ? Après tout ce temps, tu vas épouser Le Loup ?

Objet : TRAÎTERESSE ! TRAÎTERESSE ! TRAÎTERESSE ! TRAÎTERRRRRESSE ! Objet : TRAÎTRESSE (Je l’ai mal orthographié avant) TRAÎTREEEEEESSE ! Je ne m’embêtai pas à ouvrir l’un d’entre eux.

Je fermai ma boîte de réception et soupirai.

— Quelque chose ne va pas, "chérie" ? me demanda Nicholas.

Je l’ignorai et demandai un deuxième verre de scotch à l’hôtesse de l’air.

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Extrait ajouté par LadyC 2020-05-03T17:05:14+02:00

Avant que je puisse l’interroger sur d’autres affaires en cours, quelqu’un toqua à la porte.

— Entrez, m’écriai-je.

La porte s’ouvrit et Emily entra dans la pièce avec un tas de contrats fraîchement imprimés.

— Les contrats de Smith & Claxton sont officiellement limpides et juridiquement valables, dit-elle en posant les papiers sur mon bureau. J’ai surligné quelques termes discutables que vous voudrez peut-être ajuster pendant la dernière série de négociations, mais ils sont vraiment minimes.

Brenton lui sourit.

— J’ai appelé le Four Seasons, puisque vous y passez la nuit prochaine pour finaliser les choses avec Hayward. Le manager m’a assuré qu’il n’y aura ni caramel, ni sucre dans les points de vente de café. Vous aurez trois costumes à votre disposition dans le placard, bien que je vous conseille fortement de porter le costume Armani noir et gris car c’est celui qui rend le mieux sous l’éclairage du hall principal.

— Vous m’aviez dit que vous le détestiez.

— Non, je vous ai dit que je détestais le fait que vous ayez dépensé autant d’argent pour l’acheter.

Elle ôta le capuchon d’un stylo et me le tendit.

— Une des stagiaires viendra dans une heure pour récupérer les documents Voss, donc vous devez parapher les soixante pages d’ici là.

— Pourquoi partez-vous plus tôt encore une fois ?

— Parce que mon super patron m’offre à son insu une séance de spa avec sa carte de crédit pour notre anniversaire et je pense que je vais y emmener mon petit ami.

— Depuis quand voyez-vous quelqu’un ?

Je serrai la mâchoire.

— Étant donné que je n’en ai pas le temps, je ne vois personne, soupira-t-elle. J’y vais avec ma sœur.

[...]

— Je vous ai dit que j’avais besoin d’aide pour préparer mon rendez-vous de seize heures.

— Et je vous ai dit que j’ai placé quelques post-it utiles dans les documents, répondit-elle en croisant les bras. D’autres questions inutiles avant que je parte ?

— J’en ai quelques-unes, affirma Brenton en se penchant sur sa chaise. Fais-moi plaisir une seconde Emily. Quelle est la couleur préférée de Nicholas ?

— Orange. Bien qu’il mente à chaque interview en répondant vert, parce qu’il pense en quelque sorte que ça le fait paraître plus intelligent.

Elle me regarda en plissant les yeux.

— Ce n’est pas le cas.

— Comment prend-il son café ?

— Avec deux sucres si personne ne regarde, dit-elle en haussant les épaules. Noir s’il est observé.

— Son film préféré ?

— Le Parrain.

— Le premier, le deuxième ou le troisième ?

— Je pense qu’il les a tous tellement regardés qu’il ne sait même plus faire la différence.

Elle se dirigea vers la porte.

— D’autres questions futiles aléatoires ?

— La dernière, juste pour rire. Quel est son livre préféré ?

— L’Attrape-cœurs.

Elle ouvrit la porte et s’engagea dans le couloir.

— Je suis officiellement en repos. Au revoir.

La porte se ferma et Brenton me regarda en souriant.

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Extrait ajouté par LadyC 2020-05-03T16:57:59+02:00

À la seconde où j’appuyais sur la touche envoi, une stagiaire entra précipitamment dans mon bureau avec une tasse de café. Elle rougit en la posant sur mon bureau et m’offrit un petit sourire.

— Combien de sucres avez-vous mis dedans ? demandai-je.

— Zéro.

Elle rougit encore.

— Mademoiselle Johnson m’a bien précisé que vous le vouliez noir.

Bien sûr qu’elle l’a fait…

J’ouvris mon tiroir et vérifiai le double-fond. Là où j’avais l’habitude de cacher mes sachets de sucre brut, je trouvai une note manuscrite d’Emily.

Arrêtez de VOLER les paquets de sucre dans mon bureau.

Merci.

Emily

P.S. : Non pas que je m’en préoccupe (parce que CE N’EST PAS LE CAS), mais votre docteur a dit que votre stress pourrait être moins important si vous limitiez le sucre dans quelques-unes de vos tasses de café quotidiennes.

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