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La folie s’empara de Zio, tel un coup de poing aux tripes le pliant en deux, ses mains toujours enfouies dans les cheveux de Devan. Son loup hurla, défait par la douleur du plaisir, si proche du frisson sauvage de la transformation. Zio hurla, son don se déchaînant sans qu’il ne puisse l’arrêter, secouant la terre et achevant l’arbre fracturé qu’il avait endommagé plus tôt. Des branches tombèrent et le sol gronda. L’extase le traversa, brûlante, imparable, embrasant tout sur son passage alors qu’il déversait sa semence dans la bouche impatiente de Devan.

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Varian les rassembla près de lui.

— Emma était notre guérisseuse et notre sœur. L’empreinte qu’elle a laissée sur nos vies ne s’effacera jamais, mais nous devons continuer. Nous avons peu de temps pour porter le deuil. La guerre est sur nous, et elle le restera jusqu’à ce que nous trouvions la paix avec les meutes du sud.

Son regard se dirigea vers le ciel, faisant savoir à Zio et à Bomber qu’il sentait leur présence.

— La paix était quelque chose qu’Emma désirait ardemment. Elle y a consacré sa vie. À partir de ce jour, notre quête de paix aura plus de signification que jamais.

Les mots passèrent au-dessus de Zio alors que la pluie s’abattait sur lui, le trempant à travers ses vêtements, coulant sur son visage à la place de larmes qu’il n’avait jamais versées. La paix. Il serra les poings plus fort, laissant ses griffes ressortir et s’enfoncer dans sa chair, se raccrochant à l’odeur de son propre sang, combattant l’envie de faire plier la terre au rythme de sa rage. La paix était une plaisanterie. Trop de vies avaient été perdues. Il ne restait plus que la vengeance, et Zio avait bien l’intention de l’obtenir.

Il l’obtiendrait, que la guerre se poursuive ou non. Fatigué de la vie et assoiffé d’envies meurtrières, il était la machine à tuer ultime, le soldat parfait pour l’équipe de combat de Varian.

Et jusqu’à ce que les tueurs d’Emma soient réduits en poussière, c’était tout ce qu’il serait.

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- Nous avons une tâche pour toi, lui répondit Dash.

- Une mission, corrigea Luca.

Dash leva les yeux au ciel, un geste permettant à ses traits virils de démentir son grand âge.

- Oui, d’accord. Appelle ça une mission si tu veux, mais les détails sont sémantiques. Devan n’est pas un soldat.

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Effacés. Décimés. Anéantis. Tous les termes s’accordaient, et chacun d’eux laissa une trace plus profonde de peur dans le cœur de Zio. Il pouvait vivre avec sa propre mort, mais pas avec celle de ses frères. Sa famille. Sa meute.

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Il rugit. Un plaisir brûlant le porta jusque dans les derniers retranchements de sa forme humaine. La puissance brute se répandit en lui sous toutes ses facettes, et seule la peur de blesser Zio l’empêcha de se transformer, alors qu’une nouvelle lumière illuminait le lien qu’ils partageaient.

Zio se répandit en criant, le bout de ses griffes éraflant le sexe de Devan. La sueur et le sang fusionnèrent avec leur libération combinée.

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— Ton clan est venu à notre secours. Il a pris d’assaut la base et l’a reprise. Luca les a guidés. Dash m’a aidé à te trouver, mais je ne savais pas que c’était lui.

— Il est doué pour passer… inaperçu. Zio eut un mouvement de recul.

— Oui, je croyais que c’était un enfant. Tu aurais pu me dire que le plus puissant métamorphe de la planète ressemble à un gamin de douze ans.

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Devan grimpa plus haut dans le puissant chêne. Les deux groupes étaient hors de vue l’un de l’autre, mais proches ; dix mètres, sinon moins. Un léger tremblement secoua le sol. Au début, Devan pensa l’avoir imaginé ; puis, les loups de tête de l’ennemi disparurent, avalés par la terre alors qu’un gouffre s’ouvrait sous eux.

Bon sang. Mais il n’y eut pas un souffle à dépenser en choc ou en crainte. Durant le temps qu’il avait fallu à Zio pour détruire les éclaireurs du sud, les forces du nord avaient convergé, brisant les barrières frontalières qui les séparaient, utilisant l’avantage de leur position sous le vent. Un éclair de lumière. Un cri. Des grognements remplirent l’air alors que tous les loups qui en étaient capables se transformaient et fonçaient dans la mêlée.

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— Ne pense pas à ce que tu es déjà en train de penser. On n’est là que depuis dix minutes, et on n’a pas le temps pour ça.

Devan échantillonna les émotions de Zio. L’irritation était la base de tout, l’impatience, la frustration, mais il y avait aussi de la chaleur, d’un genre différent du brasier qu’il ressentait quand ils étaient ensemble, mais quand même.

— Est-ce que je rate quelque chose ?

Alors que le sourire de Danielo s’agrandissait, Zio s’emporta :

— Non. Simplement, c’est impossible de dissuader ce clown de baiser. Peu importe où nous sommes ou ce qui est en jeu.

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Une explosion secoua la terre, déchirant le sol devant lui. Le loup qu’il suivait disparut dans un horrible nuage de chair déchirée et d’os pulvérisés.

Devan fut projeté dans les airs et atterrit sur le sol dans un bruit sourd, ses oreilles sifflantes et ses deux bras cassés. Putain d’os fragiles. Bien que plus résistants que la moyenne humaine, ils n’arrivaient pas à cheville de ceux de sa forme de métamorphe. Il contracta ses muscles abdominaux et s’assit, les fractures cicatrisant déjà, mais cela n’arrêta pas la douleur. Ni la sienne ni celle de ses camarades de meute.

Une énorme entaille sur la jambe de Devan répandit du sang dans la terre. De ses mains raides et à peine guéries, il la répara et rampa pour s’en remettre à la relative sécurité d’un fossé voisin.

Immergé dans la flaque boueuse qui se trouvait au fond, il trouva Danielo, blessé mais suffisamment conscient pour arborer un sourire d’acier.

Devan le soigna, établissant une nouvelle fraternité entre lui et la meute.

— Tu as perdu beaucoup de sang, expliqua-t-il. Tu pourrais être étourdi quand tu te lèveras. Repose-toi un moment.

— Je ne pense pas que nous ayons un moment, souffla douloureusement Danielo. Et c’est toi qui parles de perdre du sang. Ça va, Devan ?

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Celui qui accompagnait Gale sortit de l’ombre. Ses cheveux blond platine captaient la lumière du réverbère et, même de loin, le regard aiguisé de loup de Zio repéra ses yeux bleu océan, si typiques du Clan de l’Ombre ; du moins, c’était ce qu’on lui avait dit. Que leurs yeux se transformaient eux aussi au cours du changement. Il n’en avait jamais vu un d’assez près pour tester la véracité des rumeurs. Il n’avait fait qu’entendre quelques histoires sur leurs célèbres alphas, le guérisseur suprême et son compagnon vampire devenu métamorphe.

Mais… ses yeux. Dépassé, Zio sentit ses genoux se ramollir. Il n’avait pas vu le visage du guérisseur dans le club. Ni relevé sa petite corpulence et ses splendides pommettes. Il était plus petit qu’il ne l’avait imaginé, mais magnifique à tous égards… sauf ses foutus gènes. Si ça avait été un loup…

Mais ce n’était pas un loup. C’était le Clan de l’Ombre, et il était là pour prendre la place d’Emma. Pour dormir dans son lit et effacer son odeur de la maison de Zio une fois pour toutes.

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