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Un monde à portée de main



Description ajoutée par x-Key 2018-06-02T11:28:49+02:00

Résumé

Le monde à portée de main s'attache à la technique du trompe-l'oeil, en privilégiant le destin d'un personnage, Paula Karst, et son itinéraire d'apprentissage. Nous la découvrons au sortir de l'adolescence, alors qu'elle intègre en 2007 le fameux Institut supérieur de peinture, rue du Métal, à Bruxelles.

Là-bas, elle va découvrir toutes les façons de reproduire des textures minérales, végétales, animales, et nouer une relation troublante avec son colocataire, Jonas - énigmatique jeune homme à casquette qui s'avère déjà un peintre en décor surdoué -, ainsi qu'une forte amitié avec une autre étudiante, Kate - grande gigue écossaise aussi débrouillarde qu'impulsive.

Ensemble, ils forment un trio indéfectible qui nous initie aux mystères de la maille de chêne, aux veinules d'or du marbre noir Portor et aux écailles imbriquées d'une carapace de tortue.

Une fois diplômée, Paula commence à exercer son métier à Paris, à Moscou, et surtout en Italie, en particulier au coeur de la « Fabbrica dei sogni » : Cinecittà. Elle va y déployer son savoir-voir notamment pour le décor du film Habemus Papam, avant de tomber sous le charme d'un « faussaire » aguerri, le Charlatan, qui lui fait découvrir les splendeurs et décrépitudes des studios romains. Au final, sept années épuisantes et ensorcelantes.

Au terme de ces expériences, Paula reçoit en janvier 2015 une proposition de rêve, via Jonas qui a décliné l'offre : être embauchée dans le vaste projet de reconstitution de la grotte de Lascaux. La voilà qui migre en Dordogne, s'imprègne de l'archéologie des images rupestres pour participer au « fac-similé ultime », Lascaux IV. Les origines du monde sont « à portée de [sa] main ». Maintenant, elle se sent fin prête à peindre, comme aux premiers jours de l'humanité.

Ce roman d'apprentissage esthétique et existentiel s'intéresse autant au parcours d'une jeune femme en devenir qu'aux enjeux majeurs d'un artisanat du faux, culminant dans la réplique à l'identique des oeuvres pariétales de nos lointains ancêtres. En consacrant sa fiction à un mode mineur, sinon méprisé, de la peinture, Maylis de Kerangal nous donne aussi la clef du matérialisme enchanté qui habite son écriture.

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Classement en biblio - 18 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par zhorvirginia 2018-08-31T19:13:47+02:00

si belle en ce jour qu'elle aurait blessé l'oeil de jean valjan

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par pujols 2019-02-20T16:20:27+01:00
Or

J'avais commencé doucement cette lecture, puis abandonné par lassitude, et repris trois mois plus tard : quelle merveille de lecture ! Pourquoi avoir stoppé ? A recommander vivement. L'écriture est exigeante et demande de l'attention, mais sa richesse nous amène vraiment dans l'action et dans les sentiments des personnages. Apprendre à recopier les sujets de l'origine minérale du monde tout d'abord, pour finir par celles de l'humanité, en passant par les décors de cinéma, fallait y penser. Sincèrement, bravo.

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Commentaire ajouté par Phil_33 2019-01-22T17:16:26+01:00
Diamant

Pourquoi aime-t-on un livre ? Pour son écriture ? Ses idées ? Ses évocations ? Son originalité ? Que sais-je… J’ai fréquenté pendant vingt ans un atelier de peintres amateurs et, toutes proportions gardées, les pages de ce livre me renvoient quarante ans en arrière… Nostalgie ? Peut-être. Pourquoi pas ? N’en déplaise à ces messieurs et dames du “Masque”, on peut aimer ce livre et ne pas s’y ennuyer ! Il y a les mots, les phrases, l’aspect littéraire, mais il y a surtout ce qu’ils évoquent, le motif, les fragrances, le contact, la résonance, les doutes, les difficultés, les espoirs, les abattements et les euphories, l’acharnement et la prostration, le combat, la vie…

Maylis de Kerangal, femme de lettres française, est née en 1967 à Toulon et passe son enfance au Havre, elle est fille et petite-fille de capitaine au long cours. Elle édite son premier roman en 2000. En 2010, elle publie Naissance d'un pont qui remporte à l'unanimité et au premier tour le Prix Médicis. En 2012, elle remporte le Prix Landerneau pour son roman Tangente vers l'est. En 2014, elle est la première lauréate du Roman des étudiants France Culture-Télérama (ancien prix France Culture-Télérama), pour son roman Réparer les vivants qui a été aussi couronné par le Grand Prix RTL-Lire 2014.

Avec "Un monde à portée de main" Maylis de Kerangal nous prend par le cœur et, pour notre plus grand bonheur, nous entraine dans le monde imaginaire des faiseurs d’illusions. L’une des magiciennes se prénomme Paula, en 2007 elle a vingt ans, l’âge idéal pour s’émerveiller, s’enthousiasmer et mordre dans la vie avec toute la détermination de sa jeunesse et, accessoirement, prouver à ses parents qu’elle n’est pas si dilettante qu’ils le pensent. Elle intègre l’Institut supérieur de la peinture, à Bruxelles, où elle découvre l’art de reproduire les minéraux, et plus particulièrement les marbres, les végétaux, dont toute une palette de bois aux veines complexes, les animaux, à l’instar des écailles de tortue. Elle noue des liens étroits avec deux autres étudiants de l’Institut, son colocataire, Jonas et une jeune écossaise, Kate.

Ces mois d’apprentissage à l’institut sont un calvaire :

« C’est novembre, il fait froid, elle a la peau rêche et le nez qui coule, les commissures des lèvres fendues de crevasses, une gueule de lit défait. Si fatiguée qu’il lui arrive de s’endormir sans se déshabiller… ».

Le doute les saisit à tour de rôle : un jour de découragement Kate confie :

« On finira tous par camoufler des ruines pour pas cher, par recouvrir des pans de murs crades par des façades fleuries ou par décorer des chambres à thème dans des hôtels merdiques. »

Mais lorsque Paula réalisera son tout premier chantier, le plafond d’une chambre d’enfant, elle est alors transfigurée, transportée dans un monde où seuls existent la création et sa créatrice :

« Elle peint. Les bruits du dehors ont disparu, le silence tient les murs, et seule la respiration de Paula au travail fait entendre une vibration qui monte. »

On ne parle plus de faussaire, de copiste mais bel et bien de de créateur, même si le ciel peint au plafond est le plus réaliste possible, Paula y met toutes ses tripes, c’est son œuvre.

On dit que c’est un roman d’apprentissage, où il est beaucoup question du vrai et du faux, où il est beaucoup question de copies et de faussaires, mais ce ciel peint au plafond d’une chambre d’enfant, peint par un autre apprenti “copiste” eut été différent, il ne s’agit donc pas d’une copie mais d’une interprétation, d’une vision du créateur qu’est devenu le peintre. La preuve en est que le même marbre représenté le plus fidèlement possible par chaque élève de l’Institut reste parfaitement attribuable à son auteur, chacun y met quelque chose de lui-même, sa « patte ».

Après avoir obtenu son diplôme, Paula va exercer son métier à Paris, à Moscou sur le tournage d’Anna Karenine, à Cinecittà où elle travaille au décor de Habemus Papam de Moretti, jusqu’au projet de reconstitution de la grotte de Lascaux, ce « fac-similé ultime » que représente Lascaux IV.

Et là c’est l’apothéose, par la bouche de Paula, l’auteure nous donne sa version détaillée des péripéties de la découverte de la grotte, un morceau de choix, et l’esprit de Paula vagabonde par-delà l’Histoire, elle en vient à s’identifier aux artistes magdaléniens pour mieux pénétrer leurs œuvres et rêve un jour de pouvoir admirer les fresques originales, mais existent-elles ?

« Paula a imaginé la grotte sous terre, sa beauté retirée, la cavalcade des animaux dans la nuit magdalénienne, et elle s’est demandé si les peintures continuaient d’exister quand il n’y avait plus personne pour les regarder. »

Et mois je me sens doublement coupable !

J’ai vécu à Périgueux, pas très loin de la grotte de Lascaux, de 1946 à 1963. Pendant les dix premières années, entre 1946 et 1956, je crois bien l’avoir visitée deux, sinon trois fois ! Malheureusement, j’étais sans doute trop jeune pour en conserver plus qu’un vague souvenir ou pour avoir été touché par l’importance de ce que j’avais sous les yeux. Pour le bien que j’en ai tiré, je réalise, aujourd’hui que j’ai participé à deux ou trois reprises à sa pollution qui a conduit à sa fermeture ! (La grotte est restée ouverte au public de 1948 à 1963)

Comme je l’ai dit plus haut, le 31 août 2018, sur France-Inter, les intervenants du “Masque et la Plume” s’expriment sur cet ouvrage :

Pour Arnaud Viviant « Elle s'introduit dans des corps de métiers. C'est un roman technique, sur la technique. […] Elle écrit un roman en trompe-l’œil, avec des choses un peu lourdingues. Mais il manque l'impulsion romanesque, les personnages n'existent pas vraiment. » Pour Frédéric Beigbeder « Pour moi l'héroïne existe, elle est même attachante. Je n'avais jamais réussi à terminer un livre de Maylis de Kerangal, bonne nouvelle cette fois-ci j'ai réussi. » quant à Nelly Kapriélan : « Je n'ai pas lu la fin. Je suis affligée par la vacuité de la littérature et du propos. Je n'ai jamais vraiment accroché. Elle montre de façon khâgneuse qu'elle a révisé et qu'elle a ses fiches. » Enfin, pour Michel Crépu, elle est l'une des seules à s'attaquer à la technique dans le roman : « La démarche m'intéresse. Je partage pas mal de choses qui viennent d'être dites mais le projet m'intéresse. On part d'une chambre d'ado et on arrive à la grotte de Lascaux. […] L'histoire de la technique, traitée dans le champ du roman en France, Maylis de Kerangal est pratiquement toute seule à essayer de le faire. »

« Elle montre de façon khâgneuse qu'elle a révisé et qu'elle a ses fiches. » (Dixit Nelly Kapriélan) Et bien là, je dis Bravo ! Car elles sont rudement bien rédigées ses fiches, sacrément complètes ces fiches, drôlement exhaustives aussi ! Parce que la technique, c’est une chose, mais le vécu du peintre devant la toile blanche… l’angoisse, le désarroi ressenti devant incapacité d’assouvir sa volonté, ou au contraire l’exaltation de la création, la frénésie qui étreint le peintre emporté par son œuvre et bouleverse ses sensations… s’il existe des fiches qui expliquent et développent ces états, je suis acheteur !

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Commentaire ajouté par MaryLpt 2018-09-05T12:58:02+02:00
Lu aussi

Un livre déroutant.

Je ne saurais pas vraiment dire si j'ai aimé ou non, je sais seulement que je me suis forcée pour pouvoir le finir. L'histoire, le cadre, les personnages attachants : il y avait tout pour plaire.

Mais l'écriture de l'auteure, que j'avais tant aimé dans "Réparer les vivants", se transforme ici en une écriture longue et laborieuse. Des phrases longues d'une page et demie, des accumulations, des répétitions. un rythme compliqué à suivre et qui pêche sur l'histoire. Malgré la forme, le contenu nous immerge dans le monde de l'art et du trompe l'oeil, et cette immersion nous fait vivre des moments forts.

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Lu aussi

on peut pas se tromper c un livre qui parle d'art et de peinture je l'ai pas aimé personnellement peut etre parce que je suis pas fan de peinture ou peut etre c a cause de l'auteur elle meme qui ne sait pas comment nous faire vivre le sujet de son livre bon y'a des points positives et des points negatifs dabord je commence par les points positifs: le livre est interessant il nous livre tout le lexique de peinture, tout les couleurs dont je ne me souviens pas les noms, les types de marbre qui existent : le skylos, le portor,le carrare, cerfontaine.ah! et j'ai absolument aimé un passage j'ai beaucoup ris quand l'auteur parle de l'anomalie de paula: elle avait un oeil qui louche je repete ici ce qu'elle dit:"elle a une coquetterie dans l'oeil, un oeil qui dit merde a l'autre" en somme le style d'ecriture est bien on voit bien que l'auteur est tres cultivée son lexique est bien recherché

passant au choses negatives dabord l'auteur se noie dans les description et aussi elle s'attarde beaucoup on parlant d'une chose qu'on se perd et on perd le fil de la lecture tellemnt c ennyeux parfois on saute des feuilles c tres dur et meme on ne se rend pas compte si elle parle du present ou du passé, je ne suis arrivé a imaginé les personnages et j'ai pas senti leurs presence et meme prfois paula se trouve dans le labyrinthes des paragraphes et je la cherche dedans l'autre bemol c que y'a beaucoup de mots compliqués on doit avoir un dictionnaire a prtée de main pour comprendre et sa bousille toute la lecture dommage surement il est pas concu pour tout le monde ce livre.

trops de details casse le livre

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Date de sortie

Un monde à portée de main

  • France : 2018-08-16 (Français)

Activité récente

pujols le place en liste or
2019-02-20T16:13:16+01:00
Phil_33 l'ajoute dans sa biblio or
2019-01-19T15:12:25+01:00
dibenet l'ajoute dans sa biblio or
2018-11-13T15:19:19+01:00
c-dll le place en liste or
2018-10-30T11:45:50+01:00

Les chiffres

Lecteurs 18
Commentaires 4
Extraits 1
Evaluations 7
Note globale 8.14 / 10

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