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Un paradis trompeur



Description ajoutée par x-Key 2013-08-27T15:41:59+02:00

Résumé

Le froid et la misère ont marqué l’enfance de Hanna Renström dans un hameau au nord de la Suède. En avril 1904, à l’âge de dix-huit ans, elle s’embarque sur un vapeur en partance pour l’Australie dans l’espoir d’une vie meilleure. Pourtant aucune de ses attentes ? ou de ses craintes ? ne la prépare à son destin. Deux fois mariée brièvement, deux fois veuve, elle se retrouve à la tête d’une grosse fortune et d’un bordel au Mozambique, dans l’Afrique orientale portugaise. Elle se sent seule en tant que femme au sein d’une société coloniale régie par la suprématie machiste des Blancs, seule de par la couleur de sa peau parmi les prostitués noires, seule face à la ségrégation, au racisme, à la haine, et à la peur de l’autre qui habite les Blancs comme les Noirs, et qui définit tout rapport humain. Ce paradis loin de son village natal n’est-il qu’un monde de ténèbres ?

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Classement en biblio - 55 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par amel78s 2019-02-22T00:56:31+01:00

Les soldats tirés du lit avaient ouvert le feu sur les émeutiers et depuis c’était le chaos, un véritable bain de sang.

— C’est donc une révolte, dit Hanna. Il doit y avoir une raison.

— Vraiment ? ironisa Andrade. Ces sauvages n’ont pas besoin d’autre raison que leur soif de sang ancestrale pour déclencher une émeute qui causera leur perte.

Hanna avait peine à le croire. Cela ne pouvait être aussi simple. Le jour où le bateau du capitaine Svartman était au port, elle avait déjà remarqué hostilité et tristesse dans les yeux des Noirs. Elle vivait sur un continent triste, où les seuls à rire, et souvent bien trop fort, étaient les Blancs. Mais ce rire, elle le savait, n’était souvent qu’une façon de cacher une peur qui se transformait facilement en terreur. A cause de l’obscurité, de ceux qui s’y cachaient, invisibles.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par amel78s 2019-02-21T21:07:31+01:00
Lu aussi

13/20

C’est toujours compliqué de lire un livre où l’histoire se déroule pendant la période coloniale, d'autant plus quand on se trouve du côté des colonisés.

Je savais que cette lecture n’allait pas forcément me plaire. Avant même de commencer, j’avais déjà trouvé le résumé un peu problématique : « Elle se sent seule en tant que femme au sein d’une société coloniale régie par la suprématie machiste des Blancs, seule de par la couleur de sa peau parmi les prostitués noires, seule face à la ségrégation, au racisme, à la haine, et à la peur de l’autre qui habite les Blancs comme les Noirs. »

Machiste ? Il est certain que nos sociétés sont machistes mais à cette époque, hommes blancs comme femmes blanches étaient racistes, cruels et suprémacistes donc ça n’apporte rien. J’ai l’impression que l’auteur s’appuie sur le fait que l’héroïne soit une femme pour attirer notre sympathie. Femme oui, mais colon quand même donc je n’ai pas ressenti d’empathie pour elle quoi qu’il arrive. De plus, on insiste beaucoup sur le fait qu’elle soit seule et effectivement, c’est triste. Mais n’oublions pas qui sont les véritables victimes dans cette histoire. Elle n’en fait pas partie.

Etant donné que l’auteur est blanc, je craignais également qu’il n’essentialise les noirs et qu’il exotise les corps des prostitués mais finalement, ce n’était pas trop le cas. J’ai été soulagé sur ce point au moins.

Enfin, ça, ce n’est que pour le résumé. Rentrons maintenant dans l’histoire.

Pour commencer, dès le prologue, ça parle de l’Afrique comme d’un pays. Comment exprimer à quel point ça me pique ? Donc, pour la millième fois, aussi incroyable que cela puisse paraître, l’Afrique est un continent (eh oui) composé (surprise) de 54 pays aussi différents, riches et variés les uns que les autres.

Malgré cela, j’ai bien aimé le fait que les chapitres soient courts. Ça apporte un vrai rythme au récit ce qui fait que ça se lit très vite. Ça m’a permis de rester concentrée sur l’histoire et de lire sans décrocher.

En revanche, certains personnages ont mis mes nerfs à rude épreuve. Racistes, méchants et si abominables qu’on a juste envie d’arrêter. Je pense à Jukka, Pedro Pimenta, Andrade, et surtout à Ana Dolores, une espèce de nonne infirmière qui en plus de haïr les noirs, maltraite les animaux. C’est le genre de personnages qui ne devrait même pas exister tellement ils sont détestables, ça enlève vraiment tout goût de la lecture. Le seul que j’ai apprécié, c’est Lundmark, Spoiler(cliquez pour révéler)mais évidemment, il meurt dès le début.

Autres choses qui m’ont fait grincer des dents sont les "mûlat***se", "nèg***" et autres qualificatifs racistes pour désigner les noirs. Je conçois parfaitement que l’auteur a voulu rendre la violence des propos de cette époque et restituer le cadre historique afin de donner un côté réel et authentique à l’histoire. Mais, encore une fois, l’auteur est BLANC ! Même dans le cadre d’une fiction, on n’a pas le droit d’énoncer ses insultes. Pour ma part, je ne supporterai pas qu’un auteur blanc écrive un roman sur l’Afrique du Nord coloniale et ose appeler mes semblables des bougn**** entre autres insultes, même si c’est pour "faire vrai". Je suis désolée mais ça me dérange beaucoup trop. Je ne peux pas accepter ça.

Ajoutons également les comparaisons affligeantes d’une femme noire à un chimpanzé ou d’un docile serviteur noir à un chien fidèle. Ah là là, heureusement que j’suis pas née à cette époque hein, j’aurai eu chaud au cul mdrr.

Pour revenir à Hanna, elle m’a été tout à fait antipathique. Je n’ai pas vraiment ressenti de compassion envers elle ni même de proximité. En fait, ce qui m’a agacé, c’est surtout sa naïveté. L’auteur a crée un personnage qui n’est pas au courant de ce qu’est la colonisation et l’esclavage à l’aube du XXe siècle. Ok, Hanna est jeune et n’a connu que la vie en Suède, mais il n’y a pas besoin d’être un génie pour comprendre la réalité des rapports entre noirs et blancs. Je n’ai pas aimé sa crédulité notamment lorsque ses pairs maltraitaient des noirs par exemple, et qu’elle n’avait aucune réaction. On dirait qu’elle n’arrivait pas à comprendre alors qu’il n’y a rien à comprendre, c’est juste de la violence, bête et méchante.

Le plus drôle reste le moment où, je cite : « Elle ne supporta plus de voir ces hommes maltraités et leurs tortionnaires ». Oui, oui bien sûr, c’est pas comme si 10 pages plus tôt, tu avais frappé la pauvre servante noire qui t’avais sauvé la vie au début, parce qu’elle a trébuché et fais tomber ton thé. C’était trop ironique, je me demande même si l’auteur a fait exprès.

Et en parlant d’ironie, une autre scène dans la partie III du livre m’a laissé sur le même sentiment et plus particulièrement cette phrase : « Est-ce que c’est cela que je ressens ? Toute cette haine dirigée vers nous autres, les Blancs ? »

Hahaha mais quelle horreur. Tenancière du plus grand bordel d’Afrique australe et richissime grâce à l’argent qu’elle se fait sur le dos de ses prostituées noires (qui ne couchent qu’avec des colons) mais c’est elle qui souffre de la haine. Pauvre petite blanche, elle a failli me faire chialer. Le pire, c’est que je ne saurai pas dire si l’auteur ironise dans le but de rendre Hanna ridicule ou s’il est vraiment sérieux !

Par conséquent, je suis arrivée à un moment où j’avais juste envie d’arrêter ma lecture. Le sujet que traite le livre m’était trop déplaisant. Naturellement, le racisme et la colonisation, ce ne sont pas des sujets festifs, je savais dans quoi je m’embarquais quand j’ai pris ce bouquin, mais l’histoire en elle-même ne m’avait pas captivé non plus.

Jusqu’à la partie III.

Car là, ça commence. Je lisais sans discontinuer et j’éprouvais une réelle curiosité pour la suite. Du coup, j’ai vraiment fini par apprécier ce que je lisais.

C’était très intéressant d’observer l’évolution d’Hanna. L’Afrique a fait d’une pauvre paysanne suédoise, une femme riche et influente à la tête du bordel le plus lucratif du Mozambique portugais. En revanche, on voit vers la fin qu’Hanna se détache des préjugés racistes et j’ai trouvé que c’était trop rapide. De même, quand elle décide subitement de lier son avenir à celui d’Isabel, je n’ai pas trouvé cela naturel. Ça n’avait pas de sens pour moi. Elle et Isabel n’étaient pas proches donc le fait qu’elle se sacrifie comme ça, d’un coup, alors qu’elle était plutôt passive tout au long de l’histoire m’a paru dissonant. De plus, je n’ai pas su saisir si ses sentiments (son obsession ?) pour Moses vers la fin relevaient du véritable amour ou du fétichisme. Beaucoup trop rapide. On ne peut pas tomber brusquement amoureuse d’une personne noire quand on vient tout juste de se libérer de sa négrophobie. Je trouve ça bizarre.

N’empêche, j’ai bien aimé la touche de magie et de mystère à la fin. C’était jolie et ça concluait bien cette incroyable aventure qu’Hanna a vécu, un peu malgré elle. Eh bien, si elle restée en terre d’Afrique, espérons qu’elle et Moses se sont trouvés un vrai petit coin de paradis cette fois-ci, pour vivre heureux loin des mensonges et de la haine des hommes.

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Commentaire ajouté par Serafima 2017-12-20T23:23:54+01:00
Bronze

J'ai beaucoup aimé suivre les aventures de cette jeune femme partie de rien et à la vie pleine de remous.

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Commentaire ajouté par lilyanne 2017-05-10T17:34:59+02:00
Diamant

très beau livre !! à lire absolument

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Commentaire ajouté par nannoug 2016-10-17T18:49:55+02:00
Diamant

très beau livre sur fond d'histoire de l'Afrique!

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Commentaire ajouté par BrunoMae 2015-10-15T12:17:41+02:00
Or

Roman prometteur sur le thème de l'Afrique colonial, Au début du XX° siècle, un paradis éphémère. Il se lit facilement et l'écriture est belle, la peinture psychologique d'Hanna n'est pas assez détaillée, ce qui nuit un peu à la profondeur du livre. J'ai passé un bon moment malgré le manque de passion.

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Commentaire ajouté par VictorineS 2015-08-04T13:26:24+02:00
Or

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.

L'histoire est inspirée de faits réelles, on le sent c'est bien documenté.

On en apprend beaucoup sur cette colonie portugaise où atterrira Hanna le personnage principal, le déroulement de la vie quotidienne et la séparation Noirs/ Blancs avec leurs préjugés.

Dés le début, nous sommes saisis par les aventures d'Hanna, on a envie d'en savoir plus sur elle et voir ce qu'il va se passer.

C'est un livre addictif, bien écrit mais on reste à la fin sur notre ... faim.

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Commentaire ajouté par maeve81 2014-05-18T07:28:02+02:00
Argent

1904, Hanna Renström quitte le Nord de la Suède à ses 18 ans pour une vie meilleure. Elle prendra donc le bateau pour l'Australie mais atterrira au Mozambique. Elle est installée dans le plus grand Hôtel qui se trouve être le plus grand bordel de cette ville coloniale dont elle est la propriétaire.

Mankel nous livre quelque chose de bien différent ; une aventure ou plutôt une reconstitution effrayante et impitoyable d'une afrique coloniale.

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Date de sortie

Un paradis trompeur

  • France : 2013-10-10 (Français)

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Les chiffres

Lecteurs 55
Commentaires 7
Extraits 7
Evaluations 13
Note globale 7.38 / 10

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