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Un prince pour amant



Description ajoutée par Underworld 2018-11-08T00:23:39+01:00

Résumé

Lors d’un séjour professionnel à Moscou, Paige fait la rencontre du très séduisant Alexeï Voronov, dans de bien étranges circonstances. Comment aurait-elle pu imaginer, en effet, en se promenant près de la Place Rouge, qu’un beau prince russe viendrait à son secours au moment où des inconnus tenteraient de l’importuner ? Mais si Alexeï la séduit aussitôt par son charisme et sa beauté virile, il ne tarde guère à éveiller en elle une sourde appréhension. Car dès qu’il apprend qu’elle est l’assistante de Chad Russel — son rival en affaires —, il semble croire qu’elle a provoqué leur rencontre à seule fin de l’espionner…

* * *

C’est sous la neige de Moscou que Paige fait la connaissance d’Alexeï Voronov. Mais, si le beau prince russe la charme aussitôt par son charisme et sa beauté virile, elle sait aussi qu’il est le principal rival en affaires de son patron, et qu’elle ne peut en aucun cas céder au désir qu’il lui inspire…

* * *

Description en VO :

‘Kiss me,’ he growled… ‘And make it believable. ’

Alone and scared on the dark streets of Moscow, staid, bespectacled Paige Barnes has no choice but to comply with the handsome stranger’s command… Little does Paige know she’s been rescued by Alexei Voronov – a Russian prince and her boss’s deadliest rival.

Now he has Paige unexpectedly in his sights, Alexei is prepared to play emotional Russian roulette to keep her close and discover her true motives. But in his splendid gilded palace his game of chance spins out of control and passion takes over… It’s only when she’s back home that Paige realises she’s pregnant with the Prince’s baby…

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Classement en biblio - 12 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Underworld 2019-10-21T02:04:04+02:00

** Extrait offert par Lynn Raye Harris **

1.

Lorsqu’un cri strident déchira soudain la nuit, Alexeï sentit un frisson glacé lui traverser le dos. Tous les sens en alerte, il se figea et regarda autour de lui.

Une neige légère tombait sans relâche, recouvrant les pavés de la place Rouge d’une fine couche poudreuse. Sur sa droite s’élevaient les murs du Kremlin, tandis qu’à l’extrémité de la place déserte, la tour Spassky, ornée de sa gigantesque horloge, se dressait comme un phare devant les coupoles colorées de la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux.

Immobile au coin du musée d’Histoire, protégé par une zone d’ombre, il poussa un juron quand le cri retentit de nouveau. Un cri de femme…

S’il s’éloignait, il risquait de manquer son informateur ; mais il ne pouvait pas rester ainsi sans réagir, même s’il ne s’agissait que d’une altercation entre ivrognes. De toute façon, son rendez-vous avait déjà quinze minutes de retard, à tel point qu’Alexeï commençait à se demander s’il n’avait pas changé d’avis.

Quoi qu’il en soit, il ne pouvait pas demeurer les bras croisés alors qu’une femme avait peut-être besoin d’aide.

Il s’avança vers le grand magasin Goum, dont les façades illuminées étincelaient de l’autre côté de la place, en face du Kremlin. A cet instant, il entendit un bruit de pas précipités et s’arrêta aussitôt. Une seconde plus tard, une femme surgit brusquement de l’obscurité. Il n’eut pas le temps de s’écarter et elle le heurta de plein fouet, si bien qu’ils furent presque projetés tous deux à terre.

Alexeï prit les bras de l’inconnue et l’aida à retrouver son équilibre, tout en reculant lui-même d’un pas pour se stabiliser. La femme ne dit rien mais le repoussa de toutes ses forces, en essayant de le frapper au visage avec son coude. Instinctivement, il évita le coup, avant de la faire pivoter sur elle-même. Puis il la maintint le dos pressé contre son torse. Dans le même temps, il lui avait posé la main sur la bouche.

— Si vous criez de nouveau, lui chuchota-t-il calmement à l’oreille, celui qui vous pourchasse saura où vous trouver. Et je n’interviendrai pas dans votre querelle d’amoureux.

Pourquoi avait-il fallu qu’il se mêle de cette histoire ? A présent, l’heure de son rendez-vous était largement dépassée ; mais son contact pouvait encore arriver. Un marché d’une importance capitale était en jeu, dans lequel il avait concentré tous ses efforts depuis des années.

Alors pourquoi manquer cette rencontre décisive pour une prise de bec entre amoureux ? Il était encore temps de laisser là cette femme et de regagner son poste, au coin du musée.

Sa captive n’avait pas été calmée par ses paroles : elle essayait toujours de se dégager, en se contorsionnant. C’était peut-être une touriste. Ces temps derniers, il y en avait beaucoup à Moscou. Aussi Alexeï répéta-t-il sa phrase en anglais.

Quand elle inspira profondément, il comprit qu’il avait deviné juste. Il parlait également allemand, français et polonais, mais l’anglais lui avait semblé plus judicieux — presque tout le monde pratiquait cette langue de nos jours.

— Je ne vous ferai aucun mal, insista-t-il. Mais si vous criez, je vous laisse entre ses mains. Vous avez compris ?

Elle hocha brièvement la tête tandis qu’il la faisait tourner de nouveau dans ses bras.

Ses yeux couleur d’ambre étincelèrent dans la lumière diffusée par la vitrine du magasin. Le capuchon de sa veste était tombé en arrière, découvrant des cheveux brun foncé retenus en une épaisse queue-de-cheval. Ses traits étaient fins, délicats, mais le bras qui avait tenté de le frapper au visage était vigoureux. Une femme à la fois délicate et forte.

Lorsque Alexeï ôta la main de sa bouche, elle le regarda avec méfiance mais ne cria pas.

— Je vous en supplie, aidez-moi, l’implora-t-elle en refermant les bras autour de sa poitrine. Ne les laissez pas m’emmener !

Une Américaine, nota-t-il aussitôt. Il aurait dû s’y attendre. Mais que faisait une Américaine ne parlant pas russe seule sur la place Rouge à presque 1 heure du matin ?

Alexeï fronça les sourcils. Il ne fallait surtout pas qu’il s’implique dans cette histoire. Cependant, il ne put s’empêcher de considérer le fin visage de l’étrangère avec attention.

— De qui parlez-vous ? De la police ? Si vous avez commis un acte illégal, je ne peux pas vous aider.

— Non, répliqua-t-elle en jetant un regard furtif derrière elle. Ce n’est pas du tout cela. Je cherche ma sœur et je…

Des cris rageurs retentirent à travers la place et, sans attendre la réaction d’Alexeï, la jeune femme s’élança dans la nuit. Après l’avoir rejointe en trois enjambées, il lui prit le bras et la força à se retourner.

— Par ici ! fit-il en l’entraînant vers le grand magasin.

— Non, c’est trop éclairé, ils vont nous voir.

— Justement !

Un bruit de bottes résonna sur les pavés, de plus en plus proche. Il leur restait quelques secondes avant que les hommes descendent la colline Borovitskaïa. En dépit de ses protestations, Alexeï appuya la jeune femme contre l’une des immenses vitrines.

— Enroulez vos jambes autour des miennes.

— Lâchez-moi ! s’exclama-t-elle, les yeux écarquillés. Vous ne…

— Comme vous voudrez, maya krasavitsa, lança-t-il en reculant d’un pas. Bonne chance !

— Non, attendez ! D’accord, je ferai ce que vous dites.

— Speciba, répliqua Alexeï avec un sourire froid. Nous allons faire comme si nous étions un couple d’amoureux. Ecartez les jambes.

Après l’avoir de nouveau adossée à la vitrine, Alexeï lui dénoua les cheveux. Sans protester cette fois, la jeune femme lui passa les bras autour du cou ; puis il lui souleva les cuisses et s’appuya contre elle, entre ses hanches. Son manteau étant long, il dissimulait leurs corps : s’ils s’y prenaient bien, tout spectateur éventuel penserait qu’ils faisaient l’amour.

Quand il poussa plus fermement contre son ventre, l’Américaine laissa échapper un faible gémissement, qui se répandit dans les veines d’Alexeï comme une vivifiante gorgée de vodka. En dépit de sa volonté, son corps réagissait à la chaleur de celui de l’inconnue.

Elle était petite, douce, et sentait délicieusement bon. Le parfum qui émanait d’elle lui rappela celui de l’été dans l’Oural : un mélange de fleurs, de soleil et d’eau fraîche.

Une bouffée de colère lui monta à la tête : ces effluves ramenaient des souvenirs, faisant renaître en lui des émotions qu’il ne voulait plus ressentir. Il n’avait pas de place pour ce genre de chose, et c’était beaucoup trop dangereux pour son équilibre.

— Embrassez-moi, ordonna-t-il en entendant les pas se rapprocher. Et débrouillez-vous pour que cela soit crédible.

***

Paige regarda l’étranger sombre qui la serrait contre lui de façon si intime. Comment avait-elle pu se fourrer dans ce pétrin ? Dès qu’elle avait constaté la disparition d’Emma, elle aurait dû aller voir Chad au lieu de partir ainsi à l’aventure dans cette ville inconnue, au beau milieu de la nuit !

D’une beauté somptueuse, fortuné, Chad Russell était l’un des célibataires les plus en vue de Dallas. Pour la durée de ce voyage à Moscou, Paige suppléait sa secrétaire particulière. En effet, Mavis souffrait d’un problème de circulation lui interdisant tout vol de plus de trois heures.

Elle avait été ravie d’avoir été préférée pour cette mission en Russie à d’autres secrétaires plus expérimentées de Russell Tech, et était bien déterminée à assister son boss le mieux possible.

Récemment, Chad l’avait invitée à déjeuner à deux reprises. Chaque fois, son cœur avait battu la chamade durant tout le repas, d’autant qu’il lui avait posé des questions sur sa vie personnelle, sur sa sœur, et sur ses goûts et ambitions. Non seulement Chad était suprêmement beau et sexy, mais il possédait tous les atouts qui la séduisaient chez un homme.

Depuis l’instant où elle l’avait vu se diriger vers elle avec un sourire aux lèvres, presque deux ans plus tôt, elle avait un faible pour lui. Mais elle n’avait jamais pensé que quelque chose de sérieux aurait pu se développer entre eux. Et puis il était le patron, et elle une simple employée.

Aussi avait-elle jugé qu’il était hors de question d’aller l’ennuyer avec la disparition d’Emma : il avait assez à faire sans se charger des problèmes de sa secrétaire par intérim. Il était venu à Moscou pour conclure une affaire importante, pas pour se lancer à la recherche d’une jeune irresponsable de vingt et un ans.

D’autre part, Paige était si habituée à résoudre ses problèmes sans l’aide de quiconque qu’elle avait refoulé son inquiétude grandissante et avait décidé de retrouver Emma toute seule. Et à présent, elle se reprochait amèrement ce choix.

— Il n’y a pas de temps à perdre, dit sourdement l’étranger.

Sa voix était profonde, riche, et il roulait les voyelles sur sa langue d’une façon très sensuelle. Son accent n’était pas très prononcé, mais il était bien russe.

Quand il la serra encore davantage contre lui, Paige sentit son cœur frémir violemment. Avait-elle le choix ? Si ses poursuivants l’attrapaient, elle ne pourrait peut-être pas s’enfuir une seconde fois.

Elle ne savait même pas ce que voulaient ces types. Après s’être aventurée trop loin de l’hôtel, elle s’était perdue et soudain retrouvée nez à nez avec un groupe d’hommes ivres qui lui avaient fait peur. Au souvenir du géant blond affirmant, en mauvais anglais, qu’il l’aiderait à condition qu’elle se montre gentille, Paige tressaillit des pieds à la tête.

Ensuite, il avait éclaté de rire, imité par ses comparses. Leurs horribles rires gras lui avaient donné la chair de poule. Mais quand le géant lui avait pris le bras, elle avait crié, avant de lui décocher un coup de genou dans le bas-ventre. Puis, profitant de ce que les autres venaient au secours de leur ami, elle s’était enfuie.

Pourquoi pensait-elle maintenant que celui qui la tenait dans ses bras essayait vraiment de l’aider ? Elle n’en savait rien. Mais entre deux maux, il lui sembla le moindre.

Le contact de son corps ferme contre le sien la troublait. En dépit des épaisseurs de tissu qui les séparaient, elle sentait la preuve évidente de sa virilité pressée contre son ventre, faisant palpiter tous ses sens.

Le temps pressait… La bande d’ivrognes approchait. Les yeux gris acier de l’inconnu scrutèrent les siens, l’exhortant à lui obéir.

Paige ferma alors les yeux et ses lèvres se mêlèrent à celles de son sauveur — elle décida cependant de garder la bouche serrée. Un simulacre de baiser devrait suffire à abuser ses poursuivants.

Mais l’homme ne partageait pas son avis. Sa langue chercha à s’immiscer entre ses lèvres, si bien que, surprise par la rapidité et l’ardeur de son geste, Paige laissa échapper un halètement. Aussitôt, il en profita pour approfondir son baiser, avec un tel art que Paige se mit à trembler.

Il avait un goût de cognac et de menthe, masculin et puissant. La langueur qui se déployait dans tout son être surprit Paige. Pourtant, cet homme ne ressemblait en rien à Chad, qui la faisait fantasmer depuis bientôt deux ans. Malgré tout, elle fut traversée par le désir fou de se perdre dans cette étreinte.

Aucun des quelques baisers qu’elle avait échangés n’avait ressemblé à celui-là. Certes, elle n’avait eu en tout et pour tout qu’une seule expérience sexuelle, dont il n’y avait pas grand-chose à dire. Quand on se retrouvait avec sa petite sœur à charge à l’âge de dix-huit ans, donc obligée de terminer sa scolarité en assumant toutes les responsabilités d’un foyer, on n’avait pas beaucoup de temps à consacrer aux sorties, ni aux relations amicales ou amoureuses…

Les caresses de la langue et des lèvres de l’inconnu étaient incroyables, provoquant toutes sortes de sensations fabuleuses en elle. Paige se sentait brûlante ; elle avait l’impression de se liquéfier comme du métal en fusion.

Comment pouvait-elle se conduire ainsi dans un moment pareil ? se demanda-t-elle brusquement, choquée par ses propres réactions.

Elle n’était plus elle-même, c’était la seule explication. Elle n’était plus la secrétaire travaillant pour un homme qu’elle n’aurait jamais, elle n’était plus la sœur aînée responsable, elle était devenue une aventurière internationale, sensuelle, totalement maîtresse de son destin. Elle vivait une existence pleine de dangers, excitante, veinée de passion, rencontrant des Russes qui parlaient anglais avec un accent sexy et l’embrassaient à pleine bouche.

Des voix résonnèrent non loin d’eux, la faisant redescendre brutalement sur terre. Son partenaire improvisé poussa une plainte sourde en la serrant dans ses bras. Puis, quelqu’un siffla sans équivoque, et Paige sentit son cœur sombrer dans sa poitrine.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Elinaewen 2015-02-04T01:21:21+01:00
Or

Un livre sympathique qui change un peu. Un moment agréable

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Commentaire ajouté par Atharamis 2012-05-25T13:52:04+02:00
Lu aussi

Livre plutôt sympathique pour se détendre. J'aurais aimé que la jeune femme oppose un peu plus de résistante même si elle ne tombe pas non plus en totale pâmoison. C'est bien de penser mais c'est aussi bien d'agir.

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Dates de sortie

Un prince pour amant

  • France : 2011-10-01 - Poche (Français)
  • USA : 2011-06-14 - Poche (English)

Activité récente

Titres alternatifs

  • Royal Secrets, Tome 2 : Un prince pour amant - Français
  • Behind the Palace Walls - Anglais
  • Prince Voronov's Virgin - Anglais
  • Behind the Palace Walls (Royal Secrets #2) - Anglais
  • O príncipe russo - Portugais
  • Sedotta per gioco - Italien
  • Entscheidung im Palast des Prinzen - Allemand
  • El príncipe ruso - Espagnol
  • Machteloos in zijn armen - Hollandais

Les chiffres

Lecteurs 12
Commentaires 2
Extraits 2
Evaluations 2
Note globale 7 / 10

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