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Extrait ajouté par CapClaire 2018-06-05T17:51:27+02:00

Mais j'ajouterais ceci, qui me paraît le plis important: je n'étais pas mécontent de voir mon aventure devenue un jeu d'enfants. Je serais encore plus heureux qu'elle le reste, et que les adultes, eux, n'aient plus jamais envie d'y jouer.

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Extrait ajouté par Books__passions 2017-10-22T10:55:23+02:00

«Peut-être ai-je cru jusqu’à présent me sortir indemme de cette guerre, mais c’est peut-être cela l’erreur. Ils ne m’ont pas pris ma vie, ils ont peut-être fait pire, ils me volent mon enfance, ils ont tué en moi l’enfant que je pouvais être… Peut-être suis-je déjà trop dur, trop méchant,Spoiler(cliquez pour révéler) quand ils ont arrêté papa, je n’ai même pas pleuré. Il y a un an, je n’en aurais même pas supporté l’idée. »

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Extrait ajouté par floriane_grd 2017-07-03T09:20:48+02:00

Je l'aime bien, il est bon d'avoir la Terre dans sa poche, les montagnes, les mers, tut ça bien enfoui.

Je suis un géant et j'ai sur moi toutes les planètes.

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Extrait ajouté par Maks 2017-02-01T20:35:41+01:00

Passez par le sentier du fond, évitez les routes, vous devez avoir un train vers sept heures. Au revoir les enfants.

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Extrait ajouté par anneso16 2016-02-15T16:26:43+01:00

« - Votre affaire traîne depuis trop longtemps, nous ne pouvons plus vous garder ici ...

Ça, c’est également mon avis. Il poursuit :

- Toi, le plus grand, tu sors ? Tu as quarante-huit heures pour ramener les preuves que tu n’es pas juif. Il nous faut des certificats de communion, retrouver le prête à Nice. Débrouille-toi.

L’Allemand ajoute quelque chose. L’interprète intervient :

- Si dans quarante-huit heures tu ne reviens pas, nous découpons ton frère en morceaux. » p152/223

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Extrait ajouté par anneso16 2016-02-15T16:11:38+01:00

« Ce que je comprends le moins c’est la violence de ce soldat. Sa mitraillette braquée, ses bourrades, ses yeux surtout, j’ai eu l’impression que le rêve de sa vie aurait été de m’enfoncer dans le mur et je me pose la question : pourquoi ? Je suis donc son ennemi ? On ne s’est jamais vus, je ne lui ai rien fait et il veut me tuer. Ce n’est qu’en cet instant que je comprends un peu maman ou des gens qui venaient au salon à Paris et que j’entendais discuter, ils disaient que la guerre était une chose absurde, stupide et cela ne me paraissait pas juste. Il me semblait qu’il y avait dans la lutte armée un ordonnancement, une raison d’être qui m’échappait mais qui existait dans le crâne des gens importants et responsables. Aux actualités, les régiments défilaient en bon ordre, bien alignés ; les chars roulaient en longues lignes, des individus à mine grave, cravate stricte ou poitrine constellée discutaient, signaient, parlaient avec force et conviction. Comment pouvait-on dire que tout cela était absurde ? Ceux qui le disaient ne comprenaient pas, ils tranchaient, dans leur ignorance, mais la guerre aux yeux de l’enfant que j’étais ne ressemblait en rien au chaos, au désordre, à la police. Même dans mon livre d’histoire, en plus des belles images qui me la rendaient pittoresque et exaltante, on me l’avait représentée entourée d’accords, de traités, de réflexions, de décisions ... Comment penser que Philippe Auguste, Napoléon, Clémenceau et tous les ministres, les conseillers, tous ces gens pleins de savoirs, occupant les postes les plus élevés aient été fous ? Non, la guerre n’étais pas absurde, ceux qui disaient cela ne comprenaient rien. Et puis, voilà que cette guerre, voulue faite par des adultes aux cravates toujours très strictes et aux médailles toujours plus glorieuses, aboutissait en fin de compte à me jeter moi, un enfant, à coup de crosse, dans une pièce fermée, me privant du jour, de la liberté, moi qui n’avais jamais rien fait , qui ne connaissais aucun Allemand, voilà ce que maman voulait dire, elle avait raison finalement.

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Extrait ajouté par anneso16 2016-02-15T15:23:35+01:00

« Les deux soldats remettaient leurs casquettes.

- Vous êtes satisfaits, vous avez été bien coiffés ?

- Très bien, excellent.

- Eh bien, a dit mon père, avant que vous partiez, je dois vous dire que tous les gens qui sont ici sont des Juifs.

[...] Le S.S. n’a pas bronché. Ses lèvres m’ont paru plus fines soudain.

- Je voulais parler des Juifs riches. » p8/223

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Extrait ajouté par anneso16 2016-02-15T15:22:58+01:00

« J’ai ramassé mon cartable, j’embrasse maman. Papa m’arrête.

- Et maintenant tu sais ce qui te reste à faire ?

- Non.

- A être le premier à l’école. Tu sais pourquoi ?

- Oui, répond Maurice, pour faire chier Hitler.

Papa rit.

- Si tu veux, dit-il, c’est un peu ça. » p12-13/223

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Extrait ajouté par anneso16 2016-02-15T15:22:07+01:00

« Du plat de la paume il lisse sur son revers gauche l’étoile jaune cousue à gros points :

- Pleure pas, tu vas l’avoir aussi ta médaille. [...]

Quand on a ça, il n’y a plus grand-chose que l’in peut faire : on n’entre plus dans les cinémas, ni dans les trains, peut-être qu’on aura plus le droit de jouer aux billes non plus, peut-être aussi qu’on aura plus le droit d’aller à l’école ? Ça serait pas mal comme loi raciale, ça. » p12/223

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Extrait ajouté par Moeuwy 2015-01-02T21:05:08+01:00

Derrière les vitrines, malgré les reflets, j'aperçois Albert, il coiffe. Derrière lui, Henri manie le balai. J'ai déjà vu maman. J'ai vu aussi que papa n'était plus là, j'ai compris qu'il n'y serait jamais plus... C'en était fini des belles histoires contées le soir à la lumière verte de l'abat-jour.

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