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Extrait ajouté par Maddie-D 2014-06-30T14:35:50+02:00

20h00

Je n'aime pas les mariages. D'habitude.

Les mariages c'est gonflant. Un piège aussi. C'est à cette occasion que Tata Bertille essaie de vous caser avec le fils de la sœur du tonton de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. Parce que d'après ce qu'elle en a vu sur photo, il est super beau gosse (rappelons que Tata Bertille avec ses culs de bouteilles aux yeux a une super vue). Et qu'il a 40 ans. remarque perso après avoir VU la photo :de l’acné juvénile tardive, un appareil dentaire, les cheveux gras, pas d'humour.bon pour l'humour, il va de soi que j'extrapole, mais vu la tronche du mec je pense ne pas me tromper.

Mais qu'est ce qu'il est gentil et intelligent.

Traduction : c'est un nerd complet – collection complète des figurines Star Wars à l'appui + maquette du Faucon Millénium, fabriquée avec des allumettes – qui se promène avec le masque de Darth Vader en disant à qui veut l'entendre « Je suis ton père ! ».

Flippant. Puceau et flippant.

Autre cas de figure : vous vous retrouvez à la table maman. Elles tentent de vous vendre le côté magique que représente l'aventure de la maternité. Du moment où vous tombez enceinte, jusqu'au moment où vous accouchez. Ne font absolument aucun cas de votre tête limite effrayée/dégoûtée lorsqu'elle vous font le détail des affres de la douleur de l'enfantement. Et vous alors ? Voie basse ou césarienne ? Péridurale ou haptonomie ? Nan, Moi, sans rien, je suis une warrior ! Rien senti quand ils m'ont recousue du vagin jusqu'à l'anus.

Depuis, elles sont tellement, tellement contentes ! Jamais imaginé que devenir maman transformait la vie à ce point... Jamais eu autant d'énergie !

À qui elles vont faire croire ça ? Avec les têtes chiffonnées qu'elles se traînent, les cernes devenus des valises grisâtre, les sourires crispés, les tics faciaux, elles sont plus crédibles si on les imagine faire une pub pour un centre de repos, une clinique psychiatrique...

Le pire c'est quand on vous case aux deux tables – celles où personne de normalement constitué ne veut aller – parce que, je cite, il n'y avait pas de place ailleurs. J'ai nommé la table des enfants et celle des vieux (oups ! Du troisième âge).

Dans le premier cas, vous passez la moitié du repas à manger tranquillement parce que les marmots sont impressionnés de vous voir à leur table. Beh oui : vous êtes vieille ! À la seconde moitié du repas, vous n'avez qu'une hâte : celle de rentrer chez vous le plus vite possible avant de commettre un meurtre/infanticide/ tuage de môme-strueux...

Parce que OUI ! Disons les choses telles qu'elles le sont : en fait, un enfant c'est un monstre déguisé, qui vous suce votre énergie/moral/patience/les trois, tel un mini vampire. Je m'explique : au bout d'un moment, ces chères têtes blondes se sont habitués à votre présence.

D'abord, vous avez dû leur faire des dessins.

Puis, sans que vous vous y attendiez, ils vous ont tour à tour posé des questions toutes plus indiscrètes les unes que les autres : Comment tu t'appelles ? Pourquoi t'es là ? Quel âge tu as ? (réaction collégiale : Haaaaaaaaaan ! ! ! T'es vieille !) T'as pas d'copain ?

À peine avez-vous répondu, que la petite Clara (8ans, blondinette, les joues roses et potelées) vous explique d'un ton docte : « Si t'as pas d'copain c'est parce que t'es une vieille. Les vieilles elles zont pas d'amoureux, elles zont des chats. »

Que voulez-vous répondre à ça ?

Justement en parlant des vieilles qui ont des chats... On arrive au cas de figure où les mariés ont décidé de vous installer à la table du troisième âge. Et comment dire, bien que cela soit plus reposant que précédemment, c'est pas mieux pour le moral... Imaginez-vous, vous projeter 50 ans plus loin... Vous serez... Vieille ! Des rides, des tâches brunes sur la peau, des rhumatismes, vous serez dure de la feuille, vous oublierez de mettre du Polydent sur votre dentier, du coup, il se baladera à son aise dans votre bouche. Sans parler des fuites urinaires, des éructations et flatulences intempestives...

En résumé il faut remettre les choses à leur place et arrêter de se voiler la face : nous, célibataires, nous sommes stigmatisés ! Montrés du doigt, quantité négligeable (j'en fais trop ? Attendez de vous retrouver à un mariage sans cavalier et on en reparlera).

Pas que vous ayez fait quoi que ce soit d'anormal. Mais être célibataire dans un mariage, ce n'est pas bien vu. Sauf qu'on ne vous le dira pas. Bref, le jour où il faut faire les plans de table, les futurs mariés vous placent à l’écart, pas par méchanceté, non, mais parce qu'ils ne voudraient pas que vous preniez ombrage de voir tous ces couples heureux, alors que vous, vous êtes seul.

Et de ce fait malheureux.

Dans le cas présent, j'ai un cavalier (ouf !).

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Extrait ajouté par Maddie-D 2014-06-30T14:30:13+02:00

Nouvel extraitAout.

Il fait chaud. L'air fleure bon les épices et les lys roses - une odeur, sucrée, entêtante, avec une note de vanille - Le soleil se couche à l'horizon, embrasant l'océan qui s'étend à perte de vue. Je m'assieds sur le tapis volant, tissé de fils de soie chatoyants, Thor, le héros de mes rêves vient me rejoindre. Ses muscles roulent sous son plastron tandis qu'il se penche vers moi. Son visage se rapproche du mien. Oooh, il va m'embrasser... Il m'effleure de sa bouche, elles remontent le long de ma mâchoire, s'arrêtent près de mon oreille... Son souffle sur ma peau me fait frissonner. Va-t-il me dire qu'il m'aime et qu'il braverait tous les dangers pour moi ? J'en frémis d'avance. Je sens qu'il passe sa langue sur ses lèvres avant de me dire d'une voix suave et féminine : « Hoooooooooo ! ! ! Mel ! Réveille-toi ! Tu vas être à la bourre ! »

Je grogne. J'ouvre péniblement un œil, fais le point : je suis dans un lit. Le mien. Ma chambre. La voix haut perchée qui m'a sortie de ce rêve si agréable appartient à Vivi – Virginie – ma jeune sœur. Quelle idée j'avais eu de regarder deux films de super héros à la suite ? Bon d'accord, je l'avoue, j'ai un petit faible pour Wolverine, son torse musclé et ses excroissances en Adamantium. Des accessoires virils, s'il en est. Les griffes c'est sensuel, ça transperce, c'est dangereux mais c'est bien dur ! ! Quant à Thor, qui visiblement avait décidé sans me demander au préalable la permission, qu'il avait le droit de squatter mes rêves, ce géant blond venu du nord, ses muscles, ses cheveux longs et son marteau Mjolnir, ce symbole de force brute... Bref, gros déballage de testostérone = rêve érotique assuré ! Je tourne la tête en direction du réveil que je n'ai pas entendu. 8 h 00.

8 h 00 ? Ooh ! Mon Dieu ! Je vais être en retard au boulot !

Au fait, Salut ! Moi, c'est Mélanie Le-Guennec, j'ai 32 ans.

Je ne suis pas très grande – 1,68 m – mais peu m'importe, comme disait Coluche « la bonne taille c'est quand les pieds touchent par terre », je ne suis pas spécialement mince non plus, mais mes formes sont harmonieuses : mon 95D se marie très bien avec mon tour de hanches. Je n'ai donc pas à me plaindre. Ma peau est café au lait (allongé, avec 5 sucres) et mes cheveux – ma tignasse, devrais-je dire – un mélange entre le crépu (pensez aux Jackson Five, vous en aurez alors une petite idée) et la texture de ceux de Marianne James. Je dois être représentative de pas mal de monde : on me croit malgache, parfois brésilienne, ou bien marocaine... Mais non, juste métisse : pôpa breton, maman martiniquaise, ce qui n'est déjà pas mal !

Je vis avec ma sœur, de 10 ans ma cadette, depuis que nos parents sont partis s'installer aux Antilles. C'était leur rêve. Mais ils nous manquent beaucoup. Heureusement, Skype est là pour que nous les voyions une fois par semaine. Vivi et moi avons toujours été proches de nos père et mère. Il était plaquiste, elle était employée de restauration scolaire, ils ne roulaient pas sur l'or, mais ils ont fait leur possible pour que nous ne manquions jamais de rien. Papa et Maman nous ont donné confiance en nous, nous ont soutenues et poussées à aller jusqu'au bout de nos rêves et ambitions. Ma scolarité a été, disons, exemplaire, je suis titulaire d'un Master en image et communication. Et à ma grande satisfaction, j'habite à Fontainebleau : la ville est belle (et pas seulement son célèbre château), dynamique, animée jusque tard le soir et surtout, située à deux pas d'un écrin de verdure : La Forêt de fontainebleau. J'aime m'y balader des heures durant, escalader les rochers... J'y trouve réconfort, sérénité et inspiration.

Alors pourquoi suis-je insatisfaite ?

Mon poids ? Tout va bien de ce côté-là.

Mon job ? Depuis 3 ans, j'occupe un poste de chargée de communication pour les Éditions de la Lune Argentée, je mets en avant les auteurs et leurs œuvres, prends contact avec les médias, les bibliothèques, les salons culturels, je m’occupe de préparer les pubs et les slogans. Le travail rêvé pour la passionnée de lecture que je suis. Et je gagne assez bien ma vie... Pas assez pour vivre à Paris intra muros, mais je ne quitterais Fontainebleau pour rien au monde. Alors l'un dans l'autre, j'y trouve mon compte.

Ma vie ? Elle est parfaite ! Oui, enfin, si on excepte le côté sentimental. Du coup, je reviens sur ce que j'ai dit : pas SI parfaite ; 32 ans, je vis avec ma sœur... Enfin, vous avez compris…

Je ne cherche pas à tout prix l'âme sœur, mais j'aimerais bien... Enfin quoi ! Je ne suis pas pour autant une vieille fille ! Je sors beaucoup, je voyage, je fais des rencontres, je m’éclate dans mon boulot… Je n'ai pas le temps de m'ennuyer ! Je refuse qu’on me plaigne. Ne pas avoir d’homme régulier dans ma vie ne m’empêche pas d’avoir des histoires très agréables.

Je ne cherche pas à tout prix l'homme idéal, ce super-héros qui me sauvera de ma routine « boulot dodo » et me passera la bague au doigt. Bien sûr, je suis plus heureuse quand je suis « amoureuse », quand j’ai quelqu’un avec qui partager. Je n'ai pas de PQR (Plan Cul Régulier) en ce moment, et je ne serais pas contre le fait de signer un CDD avec un représentant de la gent masculine. Mais j'avoue que l'idée de me poser, me mettre un couple, peut-être fonder une famille me plairait assez. Beaucoup en fait. Voire énormément.

Ce qui me rassure, c'est que mon cas n'est pas désespéré.

En effet, Selon un autre sondage publié pour le site l'internaute.com il y aurait 51,85 % de célibataires dans la capitale. Sauf qu'ils ne faisaient pas le distinguo entre les hommes et les femmes.

Par contre, j'ai lu il n'y a pas longtemps dans Marie-Claire (le magazine, pas les boyaux de ma copine) qu'il y aurait 3 millions d'hommes célibataires en France (dingue ce que j'aime les sondages). Sans faire preuve de prétention, je devrais bien trouver le « mien » parmi eux.

Trêve de bavardages ma petite Mel, ton train est dans à peine 45minutes et je te rappelle que tu dois impérativement être au bureau à 10 heures pour la réunion de staff (appelée par mes soins: « brainstorming beurk-beurk »)

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