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Extrait ajouté par Daliana 2016-12-20T17:26:28+01:00

Sur le seuil, armée du couteau le plus tranchant que j'ai pu trouver, je jette un coup d'œil aux trois murs remplis de penderies de costumes et chemises de grands couturiers sur mesure. Ou de masques. Je les vois comme des masques. Quelque chose qui permet à Miller de se cacher. Son armure, sa protection.

A cette idée, je me mets à hurler, prise de folie, et commence à arracher les rangées de vêtements hors de prix. Je les taille en pièces en laissant le couteau tomber de manière sporadique pour déchirer le tissu luxueux. La force dans mes bras rend la tâche facile, ma colère devenant ma meilleure alliée. J'utilise le couteau uniquement pour faire des trous au hasard, puis je déchire à mains nues.

- Je te hais !

Je lacère ses cravates en criant.

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Extrait ajouté par Cassandra-15 2016-06-16T01:17:14+02:00

Miller

— Elle est le sang dans mes veines, dit-il clairement et avec douceur. Elle est l’air dans mes poumons.

Il marque une courte pause et je suis certaine d’entendre William, choqué, inspirer brusquement.

— Elle est la lumière brillante et pleine d’espoir dans mon obscurité torturée. Je te préviens, Anderson. N’essaie pas de me l’enlever

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Extrait ajouté par mariecarotte 2015-11-08T20:18:50+01:00

Je suis revêche parce qu’il m’a cernée et a cerné mon fil de pensées, mais transportée parce que ses jolies lèvres esquissent un tout petit sourire à cause de mon effronterie.

— À quoi pensais-tu ?

— Pourquoi veux-tu que je te le dise ? Qu’essaies-tu de prouver ?

— D’accord, je vais le dire. Je vais t’expliquer pourquoi j’ai failli retourner apprendre à ce type les bonnes manières.

— Je t’écoute.

— Chaque fois que quelqu’un te rend malheureuse ou te parle mal, cela te fait réfléchir. Tu sais ce que je pense du fait de trop réfléchir ?

Il m’encourage à nouveau en renforçant sa thèse.

— Oui, je sais.

— Et ma douce et magnifique chérie réfléchit déjà trop toute seule.

— Oui, je sais.

— Alors, quand ces gens font s’emballer cette jolie petite tête, ça me rend fou parce que tu te mets à douter de nous.

Je le fixe en plissant les yeux, mais je ne peux pas le nier. Il a raison à cent pour cent.

— Oui, je sais.

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Extrait ajouté par Milka2B 2019-05-30T21:44:41+02:00

Je suis déjà anéantie. Pas seulement brisée, mais bel et bien anéantie. On peut réparer une personne brisée, mais pas quelqu’un d’anéanti. Il n’y a plus d’espoir pour un être anéanti;

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Extrait ajouté par TERVERCHANTAL 2018-11-26T15:08:07+01:00

Je me réveille tout doucement, emplie d'un sentiment de sécurité et de sérénité, le torse ferme de Miller plaqué contre mon dos, ses bras encerclant solidement ma taille et sa tête blottie dans mon cou. Je souris et me recule pour mouler encore plus mon corps au sien, comblant tout espace, serrant sa main contre mon ventre. À cette heure matinale, le soleil diffuse une lumière douce par la fenêtre. Je suis bien au chaud. Mais j'ai aussi soif. Je meurs de soif.

Je n'ose même pas envisager l'idée de quitter l'étau de ses bras, mais je pourrai revenir m'y blottir aussitôt que je me serai désaltérée. Alors, je commence à lentement décrocher ses mains de ma taille, glissant d'entre ses bras pour me rapprocher du bord du sofa en prenant soin de ne pas le réveiller. Je me lève alors et le contemple un moment. Il a les cheveux tout ébouriffés, ses grands cils noirs déployés et les lèvres entrouvertes. Il a l'air d'un ange entortillé dans ses couvertures....

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Extrait ajouté par feedesneige 2015-07-05T16:30:39+02:00

Prologue

William Anderson reposa lentement le téléphone, l’air songeur, puis s’adossa au fond de son fauteuil de bureau. Ses grandes mains jointes formaient un triangle devant sa bouche, tandis qu’il se repassait les dix minutes de leur conversation en boucle, à en friser la folie. Il ne savait pas quoi penser, mais, ce qu’il savait, c’est qu’il avait besoin d’un verre. Un grand. Il marcha jusqu’à son meuble à alcool et souleva le couvercle ancien en forme de globe.

Il ne prit pas la peine de choisir son whisky préféré : pour l’heure, n’importe lequel ferait l’affaire. Se versant un verre de bourbon à ras bords, il en descendit la moitié avant de le remplir aussitôt. Il avait chaud, il transpirait. L’homme posé qu’il était d’ordinaire avait été anéanti par les révélations de cette journée, et la seule chose qu’il voyait, c’étaient de magnifiques yeux saphir.

Peu importe où il regardait, ils étaient là, le torturant, lui rappelant son échec. Il tira sur son nœud de cravate et défit le premier bouton de sa chemise, espérant respirer mieux une fois son cou dégagé. Peine perdue. Sa gorge le serrait. Le passé était revenu le hanter. Il avait déployé tant d’efforts à ne pas s’attacher, à demeurer indifférent. Et voilà que les choses reprenaient le même chemin.

Dans le monde où il évoluait, les décisions se prenaient avec un esprit clair et objectif, et, en temps normal, il excellait à cet exercice. En temps normal… Dans son univers, tout se produisait pour une raison, et cette raison était généralement qu’il l’avait décidé : il était écouté, respecté. Mais il sentait tout contrôle lui échapper, et cela ne lui plaisait pas. Tout particulièrement en ce qui la concernait.

— Je suis trop vieux pour ces conneries, maugréa-t-il en se laissant tomber dans son fauteuil.

Il prit une autre gorgée de bourbon, longue et salutaire, puis bascula sa tête contre le dossier et fixa le plafond. Une fois déjà, elle avait mis sa vie sens dessus dessous, et il était en train de la laisser recommencer.

Il n’était qu’un idiot. Mais le fait que Miller Hart vienne s’ajouter à cette équation compliquée ne lui laissait guère le choix. Sa morale aussi le mettait au pied du mur… ainsi que l’amour qu’il ressentait pour cette femme.

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