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Liste des extraits

Extrait ajouté par Judice 2011-09-16T22:35:02+02:00

«Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel.»

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Extrait ajouté par Judice 2011-09-16T22:35:02+02:00

L'imagination, c'est de la mémoire passée à la moulinette et reconstituée en puzzles différents. Un être humain qui aurait été élevé uniquement dans du rouge, derrière des vitres rouges, ne pourrait jamais imaginer le bleu.

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Extrait ajouté par Punchina 2019-01-27T16:26:37+01:00

Roseline aurait bien voulu s'asseoir, mais toutes les banquettes étaient occupées pas des femmes enceintes. C'était une rame spéciale, qui les emmenait au défilé. Le rendez-vous était à la Concorde. Les femmes enceintes arrivaient sans arrêt sur la place par hélicoptères, autocars, autobus et métro. Elles furent bientôt plus de cent mille qui tourbillonnaient lentement en attendant le départ vers l'étoile.

Les organisatrices avaient décidé, pour faciliter la mise en place, et parce que ça ferait plus gai, d'habiller les femmes d'une même couleur pour chaque mois. Celles qui étaient enceintes de neuf mois étaient vêtues de rouge et , comme Roseline et Mme Jonas, décorées d'une grande fleur à leur choix. Les huit mois étaient en orangé, orné d'un quadrupède: chat, chien, chinchilla ou même taureau, girafe ou éléphant, les sept mois jaunes avec un oiseau, les six mois vertes avec un poisson, les cinq mois bleues, etc., jusqu'aux trois mois qui terminaient l'arc en ciel avec le violet et un fruit. les deux mois étaient blanc, et les un mois et au-dessous en noir avec un légume en couleur. Cette présentation avait un troisième avantage: celui de rappeler à toutes ces femmes, et à tous ceux et celles qui les verraient défiler, des visages de la nature presque oubliés, certains même en train de disparaître ou déjà disparus.

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Extrait ajouté par Palmyre 2018-05-10T14:11:14+02:00

L'arche était un cylindre d'acier enfoncé verticalement dans la terre. Sa hauteur étai de cent-vingt mètres, et son diamètre de trente.Elle se composait de plusieurs étages superposés, celui du haut étant réservé aux humains.

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Extrait ajouté par anonyme 2015-12-24T13:36:12+01:00

« Ni moi ni mes ingénieurs n'avons prévu sa part d'oxygène... L'air qu'il va prendre ne sera pas remplacé. Au début, ce ne sera pas très grave, mais tout sera, pourtant, déjà perturbé. Il nous fallait être si économes et si précis, pour une si longue durée, que si, aujourd'hui, une souris s'éveillait et se mettait à faire fonctionner ses poumons, tout l'équilibre de l'Arche serait subtilement fissuré, puis lézardé, jusqu'à l'écroulement... »

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Extrait ajouté par anonyme 2015-12-24T13:35:55+01:00

« On ne construit un monde imaginaire qu'avec des matériaux pris dans le monde connu. L'imagination, c'est de la mémoire passée à la moulinette et reconstituée en puzzles différents »

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Extrait ajouté par dadotiste 2013-12-30T11:14:24+01:00

France Loisir (1981), p.160

"Une mayonnaise quand ?

M. Jonas se rendit compte qu'il ne mangerait sans doute plus de mayonnaise de sa vie. La mayonnaise était le fruit de toute une civilisation."

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Extrait ajouté par dadotiste 2013-12-30T11:07:15+01:00

France Loisir (1981), p.96

"Un jour, il demanda à sa mère :

- C'est M. Gé qui a fait le Dehors, et le soleil ?

- Oh ! Dit Mme Jonas indignée, il faut quand même pas le prendre pour le Bon Dieu !

- Qu'est-ce que c'est, le Bon Dieu ?

Mme Jonas resta bouche ouverte, puis reprit souffle et répondit :

- Ça, franchement, je ne peux te le dire...

Elle venait de se rendre compte, brusquement, que pour son fils, M. Gé, le Tout-Puissant, était effectivement Dieu, et le Dehors le paradis.

Paradis merveilleux, inexplicable, inimaginable, qu'on lui avait promis, qu'il espérait de toutes ses forces et qu'il doutait parfois de ne jamais atteindre.

Dieu charnel, présent, qu'il pouvait voir, entendre, interroger, et qu'il osait même parfois toucher, qui avait créé le monde et dont dépendait la vie de chacun.

Dès cet instant, elle lutta, sans répit, pour détruire dans l'esprit de son fils cette hérésie grotesque.

C'était pas pensable : M. Gé le Bon Dieu !

Elle ricanait...

Mais qui a jamais pu détruire la foi d'un vrai croyant ?

Surtout quand il a vraiment Dieu sous la main..."

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Extrait ajouté par dadotiste 2013-12-30T11:02:12+01:00

France Loisir (1981), p.93

"- Quel Mur ?

- Le mur du dehors !...

- Dehors, il n'y a pas de mur ! Quand on est entre les murs, c'est qu'on est dedans ! Dehors y en a pas... Enfin, si, y en a... mais pas partout... Et on peut passer à côté !...

- A côté ?

Jim ouvrait des yeux effarés.

- Bien sûr ! Sans quoi, où on irait ? Et dans la campagne y en a pas du tout !

- Mais alors, qu'est-ce qu'il y a au bout ?

- Au bout de quoi ?

- Au bout !... Il y a toujours un mur, au bout !...

- Dehors, y a pas de bout !...

Cette affirmation jeta Jim dans un tel désarroi que sa mère eut peur. Et quand elle relata la scène à son mari, elle lui dit sa crainte :

- Quand nous allons sortir, et qu'ils ne verront pas de mur, et pas de bout, nos petits vont attraper le vertige !

Un vertige horizontal !..."

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-04-12T16:57:42+02:00

Elle n’avait que faire d’un crayon. Quand il lui en eut donné un, elle dit « Merci » puis resta là debout, immobile, muette, attendant qu’il la prît dans ses bras ou qu’il fît un geste. Elle avait, avant d’entrer, ouvert un peu le zip de son pull blanc, juste ce qu’il fallait pour ne pas paraître provocante mais tout de même… Elle avait ôté son soutien-gorge. Elle sentait les pointes de ses seins qui commençaient à faire du cinéma en relief à travers le pull. Mais il ne les regardait même pas, l’idiot ! Il était debout lui aussi, devant elle, à un pas, il n’avait qu’un pas à faire ! Mais il ne le faisait pas ! Il la regardait gentiment, il ne disait rien, il ne bougeait pas, il souriait, elle se sentait devenir stupide, elle avait envie de le mordre 

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