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Une vie comme les autres



Description ajoutée par adeleh 2018-01-12T18:51:58+01:00

Résumé

Épopée romanesque d’une incroyable intensité, chronique poignante de l’amitié masculine contemporaine, Une vie comme les autres interroge de manière saisissante nos dispositions à l’empathie et l’endurance de chacun à la souffrance, la sienne propre comme celle d’autrui.

On y suit sur quelques dizaines d'années quatre amis de fac venus conquérir New York. Willem, l’acteur à la beauté ravageuse et ami indéfectible, JB, l’artiste peintre aussi ambitieux et talentueux qu’il peut être cruel, Malcolm, l’architecte qui attend son heure dans un prestigieux cabinet new-yorkais, et surtout Jude, le plus mystérieux d’entre eux. Au fil des années, il s’affirme comme le soleil noir de leur quatuor, celui autour duquel les relations s’approfondissent et se compliquent, cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l’ampleur.

Révélant ici son immense talent de styliste Hanya Yanagihara redonne, avec ce texte, un souffle inattendu au grand roman épique américain.

Traduit dans vingt-trois pays, Une vie comme les autres, lauréat du Kirkus Award et sélectionné pour le Man Booker Prize, a déjà conquis plus d’un million de lecteurs.

(Source : Buchet-Chastel)

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Classement en biblio - 51 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Florilege 2020-09-03T21:12:57+02:00

En quoi une relation amicale était-elle plus dépendante qu'une relation amoureuse ? Pourquoi considérait-on l'amitié admirable à vingt-six ans, mais suspecte à trente-six ? Pourquoi l'amitié valait-elle moins qu'une relation amoureuse ? Pourquoi ne valait-elle pas plus, même ? Elle consistait en ce que deux personnes demeuraient ensemble, jour après jour, liées non par le sexe ou l'attirance physique, par l'argent ou la propriété commune, mais seulement par un accord partagé de continuer, un dévouement mutuel envers une union qui ne pourrait jamais être codifiée. L'amitié comprenait d'être témoin du lent écoulement des malheurs d'un autre, ainsi que de longues périodes d'ennui, et d'occasionnels triomphes. Elle consistait à se sentir honoré du privilège d'être présent pour quelqu'un dans ses moments les plus sombres, et de savoir que l'on pouvait en retour se sentir déprimé en compagnie de cette même personne.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Florilege 2020-09-06T19:44:30+02:00
Argent

Un roman très difficile à "noter" pour moi. Je m'attendais à une claque monumentale suite aux critiques élogieuses, et finalement, bof. Quelques longueurs, une émotion qui tarde à venir. Je sais que Jude est le personnage central, mais je trouve que les autres personnages sont trop relégués à l'arrière plan. Un roman sombre, très très très (trop?) négatif. Alors oui, toutes les histoires ne finissent pas bien, et son aspect tragique est sûrement la singularité du roman. Mais pour moi, c'était juste trop. Un drame, de l'espoir, un nouveau drame, de l'espoir, un drame qui me touche dans sa brutalité (qui correspond à la réalité de la vie), de l'espoir, un drame, un drame, un drame. À l'arrivée, je n'étais même plus étonnée. Quand au bout de 300 pages (sur 1100), tu sais déjà parfaitement comment va finir cette brique, tu as tendance à être plus détaché. Cependant, ce roman ne peut pas me laisser totalement indifférente. D'où ma notation en demi-teinte. À voir quel souvenir il me laissera.

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Commentaire ajouté par isild 2020-05-03T18:03:35+02:00
Diamant

Absolument magistral. Très dur, mais fascinant. Histoire très bien construite, personnages crédibles, très fouillés. Une vraie claque... mais attention aux âmes sensibles

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Commentaire ajouté par marie-nel 2020-03-04T12:02:33+01:00
Or

J'ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche, il fait partie de la sélection de février. Dans un premier temps, j'ai été impressionnée par la taille du livre, un peu plus de 1100 pages au format poche, ça fait un beau bébé, un beau pavé. Il perdrait même sa fonction première du livre de poche qui est de tenir dans une poche justement...

Dans ce roman, on va suivre la vie de quatre jeunes hommes pendant une trentaine d'années de leur vie. Ils se sont connus à la fac et sont devenus amis. Il y a JB, Malcolm, Willem, et Jude. JB est d'origine haïtienne, a perdu son père tôt, il est artiste peintre et prêt à tout pour réussir. Malcolm, lui, est métis, issu d'une famille riche, il vit encore à 30 ans avec ses parents, et est architecte. Willem, est acteur, il est originaire de Suède et a vécu dans une ferme avec un frère handicapé. Et Jude, lui, est avocat, on ne connait rien de son passé, il ne dit rien et garde tout pour lui, on sait juste qu'il souffre de son dos, il boite et est handicapé par ses souffrances, il dit qu'il a eu un accident de voiture, mais sans plus de précisions. Tous les quatre sont liés par l'amitié, ils viennent d'horizons différents, ont eu des jeunesses différentes, n'ont pas les mêmes familles. Ces différences ne vont pas les empêcher de s'apprécier et de nouer une profonde amitié. Certains s'entendront mieux que d'autres, la vie met parfois des batons dans les roues. On va suivre plus précisément l'un des quatre, Jude. On sait très peu de choses sur lui, on comprend très vite qu'il est orphelin, mais on se pose des questions sur son mal-être évident, sur le pourquoi de ses difficultés à vivre parmi les autres et à s'accepter, et on cherche à savoir ce qu'il a vécu. Il ne se confie pas, il garde tout pour lui, il a honte de lui. Au fur et à mesure, des bribes de son passé vont se dévoiler, on va en apprendre un peu plus sur lui, sur ses souffrances, sur son martyr. En fait, Jude essaiera toujours de vivre « une vie comme les autres » tout en ayant eu une enfance pas comme les autres du tout...

Jude est le catalyseur du quatuor, celui qui relie les amis entre eux. Ils seront toujours là pour lui, pour l'aider, le réconforter, pour essayer de le comprendre, et ce malgré le silence persistant de Jude. Il se cache, il s'auto-mutile. Il est suivi par un médecin fort compétent, Andy, qui deviendra au fil du temps bien plus, il sera son ami, celui qui verra son mal concrètement en soignant ses scarifications. Un autre personnage important viendra prendre soin de Jude, c'est Harold. Il a été le professeur de Jude à la fac, et, avec sa femme Julia, il deviendra bien plus que cela au fil des ans. Mais pareil, il avance dans le flou car il n'arrive pas à savoir les secrets de Jude qui le font atrocement souffrir. Nous, en tant que lecteurs, nous en apprendrons plus vite qu'eux. Les souvenirs de Jude seront nous seront délivrés parcimonieusement, au fil de sa vie. Il faudra avoir bien souvent le cœur bien accroché, car ce qu'il a vécu est souvent synonyme d'horreur. Je comprends son mal-être et son besoin de se scarifier. Je me demande même comment il a fait pour résister aussi longtemps et vivre avec de tels souvenirs. Je me disais surtout qu'on ne pouvait pas faire pire, et à chaque nouveau souvenir, si, ça l'était. Je me suis pourtant fait la réflexion à un moment du livre, que c'était peut-être un peu trop, que l'auteure en faisait trop et en sur-ajoutait. Je sais bien qu'il y a des personnes qui ont la poisse et ne rencontrent que des gens mauvais, mais là, à chaque nouvelle rencontre, Jude vivra un drame.. Même dans sa vie d'adulte, malgré ses amis, il y aura un homme pour lui faire du mal. J'avoue que parfois, ça m'a semblé un peu de trop. Mais bon, je sais aussi qu'il y a des gens qui n'ont pas de chance, et surtout que blessés une fois, ils ne rencontreront que des personnes qui leur feront le même schéma à chaque fois. J'ai juste trouvé que l'auteure surenchérissait de trop. Ceci est un point de vue personnel, bien sûr. J'ai lu des avis sur ce roman où cela n'a pas été ressenti de cette façon. J'ai trouvé qu'à trop vouloir faire ressentir de l'empathie pour Jude, l'auteure allait trop dans l'excès.

Je dois bien avouer que j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages au début du roman, et qu'il a fallu attendre un premier quart avant de ressentir quelque chose. Ça commence à peu près au moment où on a les premiers souvenirs de Jude, où on commence à apercevoir la vérité. J'ai trouvé le début long à lire, il a fallu que je m'accroche, je me doutais bien que les premières pages et premiers chapitres étaient là pour présenter les personnages, leurs vécus et leurs émotions. Mais je me suis souvent un peu perdue, à me demander qui était qui ou faisait quoi. Passé un premier quart, ça a été bien mieux. En fait, pour moi, une fois que l'histoire commence à tourner plus particulièrement sur Jude et non plus sur chacun des autres, j'ai trouvé la lecture plus addictive et intéressante. Je me suis parfois perdue dans des explications, car l'auteure en parlant d'une situation part en explication par rapport à d'autres personnes ou d'autres faits, et ce, généralement entre parenthèses, ce qui fait qu'arrivée à la fin de la phrase, je ne me souvenais plus de quoi on parlait, et il fallait que je relise pour comprendre. L'auteure part souvent dans des grandes phrases avec beaucoup de ramifications, et ça m'a un peu perdue. Mais bon, c'est mon ressenti à moi, d'autres aimeront cette façon d'écrire. Les descriptions aussi sont parfois longues. Et en même temps, il y a des parties dans le livre qui se lisent tout seul, sans aucun problème. En fait, j'ai trouvé que ça alternait entre des moments longs et d'autres plus captivants et plus rythmés surtout.

Je ne me suis pas tout de suite attachée à l'un ou l'autre des quatre amis. J'ai eu beaucoup de mal. Cela s'est fait petit à petit, au fur et à mesure des révélations sur Jude. J'ai réussi à m'attacher à lui lorsque je me suis rendue compte de ce qu'il avait vécu. Le choix narratif n'aide pas non plus. Il est fait à la troisième personne du singulier, c'est déjà une façon de faire qui, pour moi, ne m'aide pas à ressentir ce que vivent les personnages. Il y a quelques chapitres (mais très peu) qui sont à la première personne, le « je » représente alors Harold, et à ce moment là, j'ai très bien pu ressentir les émotions qui le traversaient. Mais encore une fois, ceci est un ressenti personnel, je suis plus sensible à la narration à la première personne, ceci n'engage que moi, d'autres se sentent plus à l'aise avec la troisième personne.

Je ne suis tout de même pas restée de marbre devant la vie de Jude et ses événements. C'est quand même difficile de ne pas être remuée par ce qu'il a connu. L'auteure fait passer à travers lui de nombreux messages sur la maltraitance enfantine, sur la pédophilie, sur la construction de l'adulte. Comment peut-on se fabriquer en tant qu'homme quand on a été autant humilié dans son enfance. L'auteure donne également de beaux messages sur l'amitié, l'amour, l'acceptation de soi et des différences. J'ai été bien souvent triste, l'auteure n'hésite pas à faire souffrir ses personnages, entrainant ainsi une profonde empathie pour eux. Je ne m'attendais pas non plus à certains événements qui m'ont laissée bouche bée. Le final, quant à lui, est dans la continuité du reste du livre. Et puis, on va vivre trente années avec ces hommes, trente années où le monde va changer, en bien ou en mal, où on va assister à l'évolution des villes et notamment ici, New York. On assiste à la transformation de la société, à ce qu'elle ne tolère plus et ce qu'elle a laissé passer avant. C'est en même temps une fine analyse de trente années de vie humaine.

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé cette histoire, j'ai aimé oui. Cependant, je l'ai trouvée trop longue, elle aurait pu faire trois cents pages de moins que ça n'aurait rien fait de spécial au reste du contenu. C'est le problème avec les gros livres, il est difficile de les juger s'il n'y a qu'un pourcentage qu'on a aimé. Mais malgré les longueurs et les petits défauts de ce livre, il me restera en mémoire, Jude et les autres seront marqués et je ne pense pas les oublier de sitôt. Donc, quelque part, quand on ressent cela à la fin d'une lecture, c'est que celle-ci a rempli son objectif et a été bonne.

Si vous lisez ce livre, je pense que la première recommandation à vous faire est de vous accrocher à votre lecture, à ne pas l'abandonner même si vous passez les cent premières pages à tourner un peu en rond. Vous verrez que l'intérêt vient après pour ne pas redescendre jusqu'à la fin. Je suis contente d'avoir fait cette lecture, et cette découverte. C'est le premier roman de Hanya Yanagihara, et je me demande déjà comment va être le prochain et quel va en être le sujet.

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Commentaire ajouté par Armenia 2020-02-08T13:10:41+01:00
Diamant

Une fiction contemporaine qui ne paraît pas si fictionnelle que ça, tant les personnages sont réalistes, humains, torturés et désolants. C'est également un roman long, très long, mais j'ai trouvé cela nécessaire pour comprendre la psyché de ces quatre personnages, et se laisser immerger dans cette épopée romanesque intense en émotions.

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Commentaire ajouté par Aline-100 2020-01-24T18:14:45+01:00
Or

Gros coup de coeur de l'année 2017 !

Avec A Little Life, Hanya Yanagihara nous fait passer par toutes les émotions.

Je n’ai jamais lu un roman aussi intense. D’une page à l’autre, on passe de la joie à l’horreur, du calme à la tempête. Et, loin d’être déstabilisante, cette succession d’émotions les plus diverses est, au contraire, parfaitement en phase avec les histoires qui nous sont racontées.

Toutes ces émotions viennent de Jude et de l’histoire dramatique qui est la sienne. On rencontre le jeune homme et ses amis alors qu’ils sont à peine âgés d’une vingtaine d’années et, déjà à ce moment, on constate que Jude n’a pas eu une vie aussi simple que celle de ses amis. Même si JB a grandi sans père, si Malcolm a des difficultés avec ses riches parents et si Willem est orphelin, leurs problèmes ne sont rien par rapport à ceux de Jude.

Peu à peu, des pans de l’histoire de Jude nous sont révélés. Ces passages sont durs et cruels. Ils sont aussi extrêmement réalistes et permettent de mieux comprendre les réticences que Jude éprouve à l’idée de se confier même à ses amis les plus proches : le jeune homme n’a pas envie d’être perçu comme un handicapé et d’être pris en pitié, lui qui s’est tant battu pour « y arriver ».

Mais A Little Life ce n’est pas seulement une histoire triste. Même si le roman est empreint de mélancolie et si la fin est assez dramatique, les moments de joie sont nombreux, eux aussi et ils sont aussi intenses que le reste du roman.

Plusieurs passages du roman sont également très marquants du fait que l’auteure nous assène quelques vérités qui, loin d’être uniquement valables pour la vie de ses personnages, le sont aussi pour les nôtres. Yanagihara parle de l’amitié, du temps qui passe, du sentiment d’impuissance que l’on peut ressentir face à son propre corps lorsqu’on est malade, des relations sentimentales ou professionnelles, de l’ambition… Et elle le fait avec tellement de justesse que l’on comprend parfaitement ce que les personnages du roman peuvent ressentir : les mêmes choses que nous.

Du fait de ce réalisme, A Little Life reste longtemps présent à l’esprit une fois la lecture terminée. Les différents personnages deviennent presque familiers et, plusieurs jours après avoir refermé le livre, je me suis surprise à encore penser à leur histoire. Celle de Willem, en particulier, car c’est sa trajectoire qui m’a le plus touchée.

En bref : A Little Life est l’une des plus belles découvertes de ma vie de lectrice. Je ne peux que vous le conseiller !

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Lu aussi

"Coup de maître, magistral, bouleversant"....le père Noël a sans doute été attiré pas ces superlatifs.

Pour ma part, je m'en méfie souvent. Par contre le visage de souffrance était, en ce qui me concerne, beaucoup plus attirant, et m'intriguait...

Alors je suis entré dans le livre confiant d'un bonheur à venir...

Quatre jeunes étudiants décident de louer ensemble un appartement et de l'aménager à New-York, afin de s'épauler, et de faire des économies...Quoi de plus banal..une banalité des premières pages pour éprouver la résistance du lecteur sans doute. Une banalité qui s'installe...on cherche le coté "bouleversant"

J'avoue que je me suis demandé, un temps, si j'arriverais au bout de ces plus de 1100 pages (en édition Livre de poche). Je tournais les pages, et je cherchais toujours pourquoi tant de superlatifs. Au point d'envisager même de passer à une autre lecture. Puis, progressivement des petits riens m'on titillé... .

L'auteure bouscule les époques, va et revient dans le temps. Très vite, on quitte leur statut d'étudiants, mais l'auteure y reviendra plus tard.

Tous ont réussi leur vie. Le lecteur fait connaissance avec JB, l'artiste, le peintre, avec Malcolm, fils de riche, devenu architecte, avec Willem, acteur. Et enfin avec Jude, étudiant en droit, miné par des crises d'angoisse, se scarifiant en douce, handicapé aussi...On s'attache à lui, on s'interroge quant à son malaise, quant à ses infirmités. Comme ses amis et Andy le médecin, on aimerait comprendre l'origine de cette douleur morale et physique. Il dit de lui : "Je ne pense pas que le bonheur soit fait pour moi...." On a bien quelques idées, qui nous sont soufflées...mais il nous faut attendre, attendre...

Personnage principal autour duquel tous gravitent, et que chacun aimerait aider et comprendre, Jude nous ouvre les portes de la société américaine, du fric, du succès, de ces avocats retors, du bling-bling à la mode, de ces feuilletons-télé américains, mais aussi des tarés et obsédés qui existent sous toutes les latitudes, et les portes de l'amitié vraie et pure, sans arrière pensée.

On pressent le pire...soyez patients!

Subitement, tout s'éclaire avec violence. Certaines pages sont pénibles, violentes, repoussantes de vice, glauques. Rien ne nous est épargné ! A plusieurs reprises !

Jude est à la fois le gamin et l'adulte qu'on a envie d'aider, mais le peut-on? Le veut-il ? Encore faut-il le comprendre. Il est également celui qui écrasera, sans état d'âme, ses adversaires devant les tribunaux, grâce à sa compétence et à sa roublardise professionnelle.

Roman sur l'amitié masculine et l'homosexualité aussi, sur l'amour. 4 hommes, 4 américains nés dans des milieux différents, blancs ou noirs forment un quatuor dont l'amitié résistera au temps et aux épreuves. Pendant 30 ans nous allons les suivre, les connaître, en s'éloignant rarement de Manhattan et de ses luxueux appartements. Des personnages souvent complexes.

Roman dérangeant, voire repoussant parfois de vice et de violence, dont, effaré, on tourne les pages ... trop nombreuses sans doute, notamment celles qui n'apportent rien ou reviennent sur des faits connus, déjà écrits.

Un roman qui aurait, gagné à être un peu moins long, en évitant des redites, sans que la personnalité fouillée des personnages, ou la description de leurs relations en souffrent. https://mesbelleslectures.com/2020/01/23/une-vie-comme-les-autres-hanya-yanagihara/

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Argent

Je ne sais pas trop ce que j'ai envie de penser de ce livre. Ai-je envie de crier au génie ? A l'imposture ?

C'est tellement dommage d'y avoir placé tant d'espoir, et de refermer le bouquin dans une indifférence partiellement totale (contresens ?)

Repassons sous des ondes positives. La destination est censée importer plus que le voyage. Et quel voyage ! Une histoire d'amitié, comme on en voit peu, dans une narration légère et efficace.Une narration qui a quelque chose à dire, en dépit du fait qu'elle raconte ''une vie comme les autres". On découvre ainsi que Spoiler(cliquez pour révéler)Harold est le vrai narrateur, et que son récit survient après les événements tragiques de la fin du livre.

Cette fraîcheur, qu'on ne peut que saluer, nous tient en haleine pendant des centaines de pages, et ce tour de force est bien évidemment applaudi de tout cœur par mes mains réticentes.

Il faut maintenant passer à ce qui a constitué le contrepied de la réussite de Yanagihara. Le récit, même s'il était plaisant dans sa construction et sa progression, comporte la faiblesse majeure d'être beaucoup trop mathématique.

ATTENDEZ, je m'explique : les actions les plus simples de la vie sont débitées (et je n'ai aucune idée dans quelle mesure c'est volontaire ou pas) comme des données, ce qui, en plus de couler l'effet qu'aurait apporté un rapport plus personnel, les rend particulièrement redondantes. Je m'explique encore : c'est comme si on avait une énumération sans saveur de ce qui constitue leur vie (genre, je mange un kebab, je regarde l'heure, mon kebab n'est pas ouf, je jette le reste à la poubelle, je cours attraper le dernier train de dix-sept heures cinquante-trois, je le rate, et je patiente jusqu'à demain midi FUCK la SNCF)

Alors si cela concernait uniquement Jude, ce serait assez pertinent. Pour celui dont la vie est réglée comme du papier à musique, et pour qui s'écarter des prescriptions qu'il s'est tracées est impensable, et dont la vie a une connotation plus ou moins algébrique, c'est un message assez bien inséré.

Bien sûr, peut-être qu'on perd à la traduction, ou que je n'arrive pas à pardonner le style de l'auteure, mais ça me reste en travers de la gorge, alors que je n'ai pas l'habitude de faire tout un foin de détails aussi superflus qu'une impression isolée.

Le second point obscur est purement personnel. C'est dans le traitement des personnages que j'ai un petit doute. On comprend rapidement qui est le personnage central de cette histoire, pardon, je devrais dire, autour de qui gravite l'univers entier, mais on comprend également qui est le maillon faible de la bande des quatre : le rejeté au second plan, voire à l'arrière-plan, voire hors du tableau.

C'est assez dommage car je l'apprécie assez et j'ai été déçue de constater que l'auteure avait décidé de lui imposer une restriction par rapport aux autres, et que son quart-d'heure de gloire n'arrive....Spoiler(cliquez pour révéler)jamais ! (ou dans sa mort lol, RIP Malcolm)

C'est sans doute encore quelque chose de voulu, mais je suis tellement en désaccord total avec décision...

PARCE QUE Jude, merde ! Les choses horribles qu'on apprend au fur à mesure sur son passé, les petites victoires sur la vie qu'il parvient à obtenir, ses disputes, ses réconciliations...

Trop d'ascenseurs émotionnels pour moi, je démissionne.

J'ai senti ce que l'auteure voulait que je ressente, mais le hic, je ne le trouve pas. L'amour, l'amitié, tout ça se développe comme ça se développe, et les leçons qui en découlent sont enrichissantes, même si Jude donne parfois envie de s'arracher les cheveux.

Malheureusement, on commence à s'éprendre de lui, de ses malheurs, à regretter que ce soit tombé sur lui, à avoir envie de tout faire pour lui redonner le sourire et l'amour qu'il mérite, à croire qu'on trouverait les mots justes, à l'instar des autres, à avoir envie de prendre soin de lui, l'embrasser et lui dire : Ne t'en fais pas, moi, je ne t'abandonnerai pas.

Spoiler(cliquez pour révéler)Si je dis malheureusement, c'est bien sûr à cause de cette fin, qui m'ôte les mots de la bouche. C'est assez symbolique, d'ailleurs. Comment réagir à la mort d'une personne que vous avez toujours cru qui mourrait après vous ? #NosEtoilesContraires.

Willelm ne reviendra pas. Augustus non plus. Le deuil est dur à faire, mais quand on est brisé comme l'est Jude ? Quelle réponse adopter à part celle qui nous évitera d'avoir à répondre à aucune autre ?

Je comprends cette fin, vraiment. Mais c'est à ce moment-là que l'auteure m'a perdue. S'il n'y a pas de place pour l'espoir, la rédemption et toutes les casseroles qui l'accompagnent pour les êtres brisés ? Et si on ne pouvait sauver personne ?

Je pense que je n'avais pas besoin qu'on me rappelle à quel point ce monde peut défaillir et décevoir, à quel point on est malbarrés, à quel point on n'a plus d'espoir.

Sur cette note cynique d'une négativité absolue, je vous dis bonsoir.

PS : c'est cool de parler aussi librement de la sexualité.

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Commentaire ajouté par Pamie 2019-10-04T03:18:33+02:00
Or

Le destin s'acharne sur le personnage principal et nous, les lecteurs, y assistons impuissants. Si vous cherchez une lecture pour vous remonter le moral, ce livre n'est pas pour vous. L'histoire est déchirante et dépressive. Je me suis surpris à verser quelques larmes à divers moments de l'histoire. Ce qui m'a empêché d'apprécier le roman davantage, c'est le fait que la lecture était longue par moments. L'auteure aurait facilement pu réduire de 50-150 pages au total selon moi. J'ai trouvé que certains passages étaient plus lents et répétitifs. Autrement, j'ai beaucoup aimé ma lecture. Je désirais un roman triste et horrible et ''une vie comme les autres'' était exactement ce que je recherchais. Je le recommande fortement si c'est également ce que vous recherchez et si êtes avertis que ce roman contient beaucoup de ''triggers'' possibles concernant des agressions sexuelles, des troubles alimentaires, de la mutilation, des chocs post-traumatiques, des relations abusives, etc. Bonne lecture!

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Commentaire ajouté par Lea-86 2019-02-17T01:38:14+01:00
Or

J'ai transporté ce livre partout avec moi pendant 2 semaines et ce soir c'est terminé. J'ai achevé ce pavé ou devrais-je dire que c'est lui qui m'a achevé. J'en ressors en larmes et si profondément touché par son histoire.

Pourtant j'ai du m'accrocher au démarrage, le roman souffrant de quelques longueurs, de chapitres parfois trop longs et d'une traduction approximative par endroits.

Mais je suis resté pour son intrigue immersive et ses personnages: tous si terriblement humains. Je suis resté parce que j'avais vraiment envie de connaître le dénouement de l'histoire et obtenir des réponses.

On est dans du pur mélo, il y a des scènes souvent difficiles à lire et en tant que lecteur on est poussé dans ses retranchements. Si bien que je ne pensais pas aimer et finalement je suis conquise.

On aime ou on aime pas mais je recommande ce livre en vous conseillant de vous accrocher et en affirmant que vous n'oublierez pas de si tôt son histoire.

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Commentaire ajouté par Granny-1 2018-10-31T04:35:48+01:00
Lu aussi

Bonjour les lecteurs ……….

90% de critiques dithyrambiques.

Présenté comme "LE" roman le plus poignant de LA DECENNIE ( ????????)

Un bref résumé ...

4 hommes.

Un peintre, un avocat, un architecte et un acteur

Ces 4 hommes, issus de milieux différents, de couleurs différentes, aux idées différentes forment un quatuor indestructible que le lecteur va suivre pendant 30 ans.

parmi ces 4 lascars .. il y a Jude.

Jude est sont passé..Jude et son enfance brisée.

Et bien moi, je suis passée à côté.

Je n'ai ressenti aucune empathie pour les 4 protagonistes.

Je n'ai pas eu les larmes aux yeux à la lecture.

Mes sentiments ne se sont pas retrouvés chamboulés, bouleversés.

Moi, je suis restée de glace

La lecture est dense, il y a des digressions, des répétitions encore et encore..bref.. je me suis ennuyée.

Je peux comprendre l'engouement de certains lecteurs fascinés par le NY branché. Ce milieu est loin de celui dans lequel je gravite et ne m'intéresse guère

Je me suis forcée à lire 300 p ( sur 800) espérant un déclic tardif .. et bien que nenni … je jette l'éponge sans aucun regrets et ce livre partira en livre voyageur .. il fera le bonheur d'autres lecteurs.

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Date de sortie

Une vie comme les autres

  • France : 2018-01-04 (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • A Little Life - Anglais

Distinctions de ce livre

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 51
Commentaires 13
extraits 16
Evaluations 22
Note globale 8.5 / 10

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