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Commentaires de livres faits par uneliseuse

Extraits de livres par uneliseuse

Commentaires de livres appréciés par uneliseuse

Extraits de livres appréciés par uneliseuse

date : 09-04
Il sombre ! Il sombre ! Il descend ! Il s'enfonce vers l'abîme infernale !
Ce n'est pas le Soleil, c'est la citadelle embrasée de notre espoir !
Et l'homme ne fera point de pas en haut que son chemin ne se rue avec lui !
Vous, sources, tombe des forêts où j'ai longtemps habité, branches chargées de malédictions, chemins, routes profondes,
Voyez quelle iniquité je supporte.
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date : 09-04
- Je vois mieux maintenant. Je vous vois tous. L'ombre en vérité ne vous cache point, ni cette lumière de la lampe.
C'est moi. Que me voulez-vous ?
Vous songiez à moi, dites-vous ? Et bien, me voici !
- Pourquoi tenez-vous les yeux baissés ? Craignez-vous de me voir ?
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date : 09-04
« Cébès. — Mère, mon frère ! ô ma nourrice aux côtes cuirassées !
Tête d'Or. — Quoi donc ?
Cébès. — Je n'ai plus le temps ! écoute-moi ! cela m'est égal ! je ne me cacherai pas !
Tête d'Or. — Parle, poussin !
Cébès. - Je t'aime, Tête d'Or !
Tête d'Or. — Tu m'aimes ? […]
Cébès. — Voici ce qu'il faut penser :
Comment faire tenir dans une seule minute un siècle d'embrassements ?
Songe que je suis funèbre, et que cela augmente ton cœur ! Songe que nous sommes
Comme deux amants qui, un seul moment avant jamais, se débaisent. […]
Tête d'Or. — O nos noces rompues !
[…] J'agite les lèvres pour une parole plus vaine que le silence même : Ne meurs pas !
Cébès. — Il le faut.
Tête d'Or. — Non, ne meurs pas ! nous deux et pas autre chose que nous ! Jamais bras ne retinrent une telle sœur ! […]
Cébès. — Simon ?
Tête d'Or. — Eh ?
Cébès. — Tu ne m'as jamais aimé, avant !
Tête d'Or. — Si.
Cébès — Non ! Jamais avant ! Et c'est maintenant que je meurs. […]
Je t'aime au moment de la mort !
et maintenant aie pitié de moi ! La Mort,
La Mort m'étrangle avec ses douces mains nerveuses.
Tête d'Or. — O mon frère ! ô mon épouse
Il faut donc que je te soulève sous les bras
Comme le petit enfant à qui on apprend à marcher !
Mais appuie ta tête contre mon cou. Comme c'est beau, un soir d'été !
Le silence béni s'emplit
De l'odeur du blé qui fait le pain.
Les seigles, et les luzernes, et les sainfoins, et les haies,
Les rondes au sortir des villages, la tranquillité de tous les êtres !
L'arbre fait silence ; l'insecte attardé court sur le chemin.
Déjà ! les claires étoiles brillent, et le rossignol, le sombre oiseau qui chante sa plainte quand se lève le grand Chariot...
Cébès. — Noir, de plus en plus noir tout tourbillonne et s'éteint !
Ah je sombre ! Mon cœur meurt
Donne ta tête que je t'embrasse !
Dis, dis, chère âme...
(Il meurt.)
Tête d'Or (il reste un moment immobile, puis il rejette le corps en frissonnant). — Horreur !
Je suis seul. J'ai froid. »
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date : 09-04
Je ne suis pas triste ! L'oiseau chante et je chanterai aussi ! Qu'il chante et je chanterai aussi !
Et ma voix s'élèvera comme la force de la flûte.
Plus haut, plus fort ! emplissant la ville et la nuit.
Je chanterai et je me contiendrai point !
L'oiseau chante l'été et il se tait l'hiver ; moi, je chante dans l'air âpre et dur, et vers le ciel désert, quand tout gèle, je m'élève éperdument !
Car ma voix est celle de l'amour et la chaleur de mon coeur est comme celle de la jeunesse.
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Tu aurais probablement choisi de revenir car soit la vie à un sens, et il est trop compliqué à déchiffrer, soit elle n'en n'a aucun, et alors il vaut mieux manger, boire, danser, et faire l'amour le temps que ça dure. J'en sais quelque chose. Promets-moi d'en profiter.
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Et moi, pauvre ingénu qui m'inquiétais pour rien, alors je viens de lui apprendre que son deuil ne durerait pas trop longtemps. Sa dissection n'est pas aortique, elle est romantique.
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date : 04-01
Votre petit frère commence sa vie (pensez-vous) à l'intérieur des solides portes de votre imagination. Il est ce que vous croyez qu'il est ; il est tout ce que vous n'êtes pas ; et il est, bien que vous ne le lui disiez jamais, bien meilleur, bien plus beau et bien plus précieux que vous. Cela parce que vous êtes déjà là et que, lui, il vient d'arriver. Vous êtes déjà usé et il vient de naître. Vous êtes sale et il est propre. Vous voulez la lune pour votre frère ; vous oubliez que vous l'aviez voulue autrefois pour vous-même. Votre vie peut désormais être réécrite à neuf sur son ardoise vierge à lui ; quel fardeau pour votre petit frère !
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date : 04-01
Il est étonnant de contempler - de supporter - une beauté à laquelle vous êtes lié inexorablement et pour l’éternité, et qui jamais, jamais ne vous appartiendra, jamais ne se soumettra à vous. Il est bouleversant d’être confronté à la vulnérabilité qui fait céder la pierre et l’acier.
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date : 04-01
Être témoin du bonheur de quelqu’un que vous aimez c’est recevoir un grand cadeau : vous devenez l’invité privilégié d’une rare cérémonie (...). Le bonheur de quelqu’un que vous aimez prouve que la vie possible.
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date : 04-01
...il rêve de Jimmy et en vient, presque, à préférer le rêve parce que les rêves paraissent sans danger : les rêves ne blessent pas. Les rêves n'aiment pas non plus, et c'est ainsi que nous sombrons. Arthur doit atteindre l'endroit d'où il pourra dire à Paul, son père, et à Hall, son frère, au monde entier et à son Créateur : Prends-moi tel que je suis !
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date : 04-01
Arthur est stupéfait par son bonheur. C'est comme si quelqu'un lui avait donné par erreur un portefeuille contenant une fortune, pensant lui rendre un service, persuadé de le lui avoir vu perdre. Le portefeuille ne lui appartient pas : mais il est entre ses mains, à présent, et l'amical inconnu a disparu au coin de la rue glaciale. Il n'y a plus personne à qui il puisse exposer son dilemme, personne à qui il puisse exposer son dilemme, personne à qui il puisse donner ce portefeuille : en fait, il ne peut guère demeurer plus longtemps ici, comme un imbécile, le portefeuille à la main. Il risque de devenir une occasion de péché pour les autres. Qu'il le mérite ou non, il est heureux et que faire de l'argent sinon le dépenser ?
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date : 04-01
incipit :
Cette saloperie de sang jaillit d'abord à travers ses narines, puis fit vibrer les veines de son cou, explosa en torrent écarlate dans sa bouche, atteignit ses yeux, l'aveugla et le fit choir, choir, choir.
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date : 04-01
Il y a là de quoi vraiment s'émerveiller : voici votre père, voici votre mère, voici votre frère et vous voici vous, assis sous l'arbre, en train d'ouvrir vos présents. La lumière est étrange, ou bien vous la trouvez étrange : c'est une lumière de cérémonie. Elle recèle une crainte inavouée, tandis que vous déballez votre cadeau. Ce cadeau vous dira si quelqu'un vous aime, si quelqu'un vous voit -spécialement votre père, votre mère, votre frère -et, si vous savez le déchiffrer, le cadeau vous dira ce qu'ils voient.
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date : 04-01
Etre témoin du bonheur de quelqu'un que vous aimez c'est recevoir un grand cadeau : vous devenez l'invité privilégié d'une rare cérémonie. C'est la vérité : mon âme en est témoin. Après des jours ou des semaines de désespoir et d'inertie, vous retrouvez la force de sortir vous battre pour gagner l'argent du loyer ou pour aller rechercher votre montre au mont-de-piété. Le bonheur de quelqu'un que vous aimez prouve que la vie est possible.
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date : 04-01
Il contemple Guy. L'angoisse se transmet, elle voyage bien, elle possède autant de langages que de véhicules : mais le désir est parmi les principaux et si le désir n'est pas un aveu, il ne peut être qu'une malédiction. Jamais, dans la vie d'Arthur, personne ne s'est autant abandonné dans ses bras, personne n'a voulu ni exigé ni donné autant. Il se sent transformé : en une nuit il a beaucoup vieilli.
Il contemple Guy et souhaite le protéger. Il ne trouve pas ce souhait ridicule : ou bien, s'il l'est, il s'en moque. Il sait que Guy aussi souhaite le protéger - il ne trouve pas cela ridicule non plus. Il devient réel pour lui, pour la première fois que c'est ce que les amants font l'un pour l'autre - en osant se mettre à nu, en se donnant réciproquement la force de n'avoir rien à cacher.
Personne ne peut accomplir cela seul.
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date : 04-01
C'était dimanche soir. Il sortirait - elle espérait qu'il sortirait, qu'il ramasserait une bonne femme et qu'il ne reviendrait jamais. Mais il reviendrait. Soûl. Il s'affalerait dans son lit à elle, la suffoquant de son haleine, lui brûlant le visage de ses larmes. Elle subirait les caressez qu'elle redoutait et auxquelles elle avait fini par s'abandonner avec le sentiment d'être une chose qui se débattait au fond de la mer. Ses jours et ses nuits étaient drogués. De tout son cœur elle souhaitait s'enfuir - elle ne pouvait pas bouger
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date : 04-01
Il chantait pour Crunch -pour protéger Crunch et le faire revenir, et il chantait pour moi, pour me protéger et me faire revenir : il chantait pour sauvegarder l'univers. Et dans sa voix pénétra alors une douceur solitaire d'une telle puissance d'émotion que les gens en demeuraient pétrifiés, métamorphosés : il chantait leur amour et leur inquiétude, il chantait leur espoir. Avec son chant, il se confessait au public au pied du trône de la miséricorde et, tandis que sa voix s'élevait, il se savait racheté, aux mains d'un pouvoir plus grand qu'aucun sur terre. Son amour fut sa confession, son témoignage, son cantique.
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date : 04-01
Je suis un Kurde, borné, mon corps élancé et souple est un cyprès dressé sur la terre du Kurdistan, un chêne que ne peut déraciner même la pire des tempêtes, mon coeur est fait de ces pierres où j'ai grandi, il n'est pas lâche il ne bat pas à cause de la peur..
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date : 04-01
La nuit dans notre chambre, tu livrais les souvenirs vivaces, la Shéherazade de Sablakh étati de retour, nous contant ses histoires, les événements tirés de leur caveau tournaient autour du réchaud Aladin, les tirs des canons et des fusils d'antan tonnaient, un vacarme s'élevait en s'entremêlant avec ton jargon fait d'arabe, de kurde, d'araméen, de persan, de turc, d'allemand et d'anglais même, l'amour se mêlait à la haine, à la folie collective des humains, à la dignité de l'individu, la barbarie humaine, mais l'odeur de la poudre et du sag recouvrait tout cela au point de me boucher les narines
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date : 30-12-2020
Je partirai demain à la campagne" enveloppe l'infini. D'abord, en effet, il faut qu'il y ait un "demain" c'est-à-dire un système solaire, des constantes physiques et chimiques. Il faut aussi que je vive encore, qu'aucun événement grave n'ait bouleversé ma famille ou la société dans la quelle je vis. Toutes ces conditions sont, sans doute, implicitement requises par cette simple phrase. En outre, comme Binet l'a bien dit, le sens du mot "campagne" est inépuisable ; il faudrait ajouter : et le sens du mot "je" et celui des mots "partir" et "demain". Finalement, on recule, effrayé, devant la profondeur de cette innocente petite phrase.
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date : 30-12-2020
On était là. Une dizaine. Anonymes, comme le sont ceux qui n'ont à montrer d'eux-mêmes que leur indéchiffrable misère. Tassés, les uns contre les autres, sans nous connaître, sans nous être dit nos noms, et vraiment, vraiment, nos noms n'avaient pas d'importance. Hommes et femmes, silencieux et grelottants, réunis par le même profond délabrement de nos destins pourris.
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date : 30-12-2020
Attends, attends, ma petite éternelle, ne pense à rien d'autre qu'à nous, ferme tes yeux exceptionnels où je pourrais mourir, attends et je te donnerai l'or du monde. J'irai où il faudra pour te rapporter tout l'or du monde ! Ils t'ont couchée sur leurs lits, leur or collé à leur peau, j'arracherai leur peau s'il le faut pour pouvoir te rapporter tout l'or du monde...
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Profanation de la charité en Espagne:

C'est un sacrilège horrible de massacrer des prêtres - fussent-ils fascistes, ce sont les ministres du Christ - en haine de la religion; et c'est un autre sacrilège, horrible aussi de massacrer des pauvres - fussent-ils"marxistes", c'est le peuple du Christ - au nom de la religion. C'est un sacrilège patent de brûler des églises et les images saintes [...]. C'est un autre sacrilège - à forme religieuse - d'affubler les soldats musulmans d'images du Sacré-Cœur pour qu'ils tuent saintement des fils de chrétiens et de prétendre enrôler Dieu dans les passions d'une lutte où l'adversaire est regardé comme indigne de tout respect et de toute pitié."
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date : 30-12-2020
A la voir se balancer doucement dans son fauteuil on eût dit une créature vouée à une ingrate et longue entreprise où seul l'espoir pouvait servir. Pas même la patience. Comme si peut-être dans un avenir indistinct le fauteuil allait se mettre à monter pour l'emporter vers la gloire, assise avec ce farouche comme-il-faut dont elle avait le secret, et les pieds sans doute joints sous le barreau, s jupe ramassée autour d'elle. Elle fredonnait quelque chose avec son grêle bourdonnement nasal, lointaine évocation d'abeilles en été. Les braises craquaient, se tassaient avec des bruits de grains dans un tamis. Elle se balançait. Ainsi vint l'hiver cette année-là.
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date : 15-12-2020
MAX OPHULS A FRANCOIS TRUFFAUT, 17.2.1955

(...) J'ai le sentiment, sans pouvoir l'expliquer, que vous deviendrez un personnage important du côté de la création cinématographique et que votre changement - de la critique à la production - se fera sans heurt.
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date : 15-12-2020
A Robert Lachenay [25 juin 1945]

Je t'écris de St Brieuc. J'abrège car le tortillard qui fait la liaison entre St Brieuc et Binic est en gare.
Je t'en mettrai plus long demain

François

vite le v'la
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