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Extrait de Unité d'élite, tome 1 ajouté par LoralineBradern 2018-02-08T22:21:52+01:00

Elle tressaillit quand elle l’entendit marmonner :

— Merde, une femme !

Alyssandra grimaça. Il avait compris qu’il avait affaire à une femme. Il pouvait donc être tenté d’utiliser sa force contre elle, mais il risquait aussi de la sous-estimer… Elle devait le laisser prendre l’initiative pour pouvoir réagir en conséquence.

Les deux captifs restèrent ainsi dans le noir et le silence pendant de très longues minutes. Au bout d’un moment, l’homme s’adressa à elle :

— Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?

— Et vous ?

— Pourquoi ne me répondez-vous pas ?

— Pourquoi devrais-je vous répondre ?

— Nous nous retrouvons tous les deux dans une prison au fin fond de je ne sais quel bled de Somalie et vous préférez qu’on reste là à se regarder en chiens de faïence ?

La surprise, mais aussi une touche d’énervement étaient perceptibles dans la voix de l’inconnu.

— Vu l’obscurité qui règne ici, nous aurions du mal à nous regarder. Vous ne croyez pas ?

— Bordel, c’est bien ma veine ! Il a fallu que je tombe sur une pimbêche qui essaie de faire de l’humour ! maugréa l’homme.

— Vous vous prenez pour qui ? Qu’est-ce qui vous donne le droit de m’insulter ?

— Désolé, je ne voulais pas vous insulter. C’est votre faute ! Si vous ne faisiez pas la snob et me répondiez quand je vous parle, nous n’en serions pas là !

— On ne se connaît pas et je devrais vous faire la conversation ?

— Je ne vous comprends pas ! Nous sommes tous les deux prisonniers dans ce trou infâme et vous ne voulez pas qu’on essaie de s’entraider ?

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Extrait de Unité d'élite, tome 1 ajouté par LoralineBradern 2018-02-08T22:19:32+01:00

Progressivement, elle prit conscience de la chaleur bienfaisante qui l’enveloppait, de la pression des bras autour de son corps, de la fermeté du torse sur lequel elle s’appuyait. Puis vint la sensation de la barbe qui griffait sa tempe, du souffle calme dans ses cheveux et enfin de l’odeur de la peau de son compagnon d’infortune. Malgré la captivité et ce qu’il avait subi, Woody ne sentait pas mauvais. Il dégageait des effluves divers qu’elle avait du mal à isoler, mais qui se combinaient en une odeur chaude, enivrante, un peu âcre et boisée. Mélange improbable de sang, de transpiration, de musc, de girofle et de cèdre, mais qui n’était pas désagréable. Une fragrance qui la troublait profondément. C’était insensé ! Être avec ce type la fragilisait et la réconfortait en même temps. Avec lui, elle baissait sa garde et devenait beaucoup plus sensible à son environnement. Elle avait l’impression qu’elle réagissait avec plus d’intensité. Et elle devenait plus vulnérable alors que, paradoxalement, elle se sentait protégée dans ses bras.

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