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Bibliothèque de Upsilonn : Liste d'argent

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Les Chants de Maldoror Les Chants de Maldoror
Isidore Ducasse Comte de Lautréamont   
C'est un livre sombre duquel on sort abasourdi... Phénoménal de puissance.

par 100drine
Une chambre à soi Une chambre à soi
Virginia Woolf   
Pas du tout aimé. Je n’ai pas vraiment compris où l’auteur voulait en venir. Okay, elle disserte sur la femme et le roman mais, à part ça, quelle perte de temps et que de divagations inutiles. C’est mon premier Virginia Woolf (que j’ai dû lire pour les cours) mais je suis vraiment déçue car j’avais prévu de lire un livre de cette auteure pour m’en faire une idée. Je pense que je lirai un de ses romans pour vraiment voir si ses livres sont bien car celui-ci (qui n’est pas un roman) n’est pas très représentatif.

par Debby
Légendes des lacs et rivières Légendes des lacs et rivières
Bernard Clavel   
Lu pour l'école. Les histoires sont simples mais certaines sont vraiment intéressantes à lire.
Assez sympa au final mais plus pour les 10/11 ans.

par Nocturis
Pas un jour Pas un jour
Anne F. Garréta   
Elle avait donc une incroyable histoire à te raconter. Toutes ses histoires sont incroyables.
*** a la passion de l’hyperbole, et ces hyperboles ne manquent jamais de te faire sourire et plaisir. Elles t’offrent le loisir de jouer et plaider la modération sage. Tu fais l’ange. L’histoire était de fait purement romanesque.
Revenue (elle vivait maintenant à N.Y. tout proche) sur le campus rendre visite à des amis d’une promotion immédiatement après la sienne (pourquoi n’était-elle pas venue te voir aussi à cette occasion ? Tu devais être ailleurs, en vadrouille tu ne sais où…), *** s’était trouvée un soir en voiture avec une demi-douzaine d’étudiants. Et là, l’une d’entre eux avait raconté que dans son cours de sport, il y avait, chose rare, parmi quinze élèves, une prof, et qu’elle était incredibly cool, exciting et French.
Et qui pouvait-ce donc être parmi la faculté ?… Car elle fréquentait le même cours de self-defense que toi, et te trouvait vraiment la plus cool de toutes, mais tellement cool et French et prof qu’inapprochable. L’exotisme incarné… N’était-ce pas wild ?
Tu plaisantas un peu de cette déclaration qui te parvenait par ricochet et surprise. Tu t’enquis du nom de ton admiratrice. *** l’ignorait, c’était une rencontre de hasard, a friend of a friend. Tout cela très lointain. Une description peut-être ?
Mais il faisait nuit et la voiture était obscure et tout le monde empilé au retour d’une sortie. L’histoire incroyable, c’est qu’une inconnue soupirait après toi, sans doute depuis qu’elle avait eu l’occasion de t’envoyer au tatamis pour ton instruction, ou encore de se défendre contre tes fraternelles tentatives de l’étrangler.

So, what are you gonna do ? *** se proposait de rameuter ses amis du convoi fatidique et d’enquêter, de te révéler un nom. Mais pour qu’en faire ? De telles aventures sont contraires à l’honneur professoral. *** objecta que l’étudiante ne suivait pas tes cours, il se trouvait simplement que vous fréquentiez la même classe de sport. Qu’enfin, on ne saurait t’accuser de harcèlement ni même de tentative de séduction en ce cas. N’étais-tu pas l’objet du désir ? Casuistique, my friend, casuistique. Elle n’est pas ton étudiante, mais qui dit qu’elle ne le deviendra pas. Et puis, ce n’est pas raisonnable, vraiment, en conscience, de céder comme cela à un crush passager et irréfléchi, pur effet de la transgression imaginaire d’une frontière institutionnelle.Tu étais flattée, terriblement, qu’une étudiante te trouve cool au point de craquer pour toi, mais en l’occurrence, que satisferais-tu ? ta vanité ?

*** te jugeait bien sévère. L’inconnue se consumait de passion en silence ! C’est bien cruel, mais ça ne dure jamais… Et puis, de quoi aurais-tu l’air ? En plein milieu d’un assaut, si possible une pédagogique simulation de tentative de viol, lui glissant à l’oreille : « So you think I’m cool ? Shall we do it for real ? »
Ridicule.

Et de fait, tu riais beaucoup, assise par terre sur le parquet au milieu de ton living-room parfaitement vide et zen où tu répétais tous les jours tes katas, et t’infligeais quelques étirements, quelques pompes. La conversation téléphonique glissa à d’autres histoires incroyables et se termina sur ta profession d’incrédulité. Tu avais cependant de la curiosité. Tu passas cette nuit-là en revue mentalement avant de t’endormir les participantes de ce cours de self-defense for women.
Tentas de te ressouvenir d’événements qui eussent pu trahir à l’interprétation rétrospective le sentiment dont il avait été fait aveu si hyperbolique (mais peut-être l’hyperbole était-elle le fait de la narratrice et non du personnage de cette incroyable histoire) et si public dans une voiture pleine d’inconnus. C’était comique : tu étais la dernière personne à savoir, et par accident encore, l’intérêt qu’on te portait.

Puis tu n’y pensas plus jusqu’au moment, deux ou trois jours après, de te changer pour te rendre au gymnase. Tu te changeais toujours dans ton bureau, évitant ainsi à ta pudeur la promiscuité des vestiaires. Tu avais plaisir aussi à marcher comme cela en kimono sous les arbres du campus. C’était habiter le lieu d’une certaine manière, faire mieux que simplement le traverser comme on est condamné à traverser par exemple les universités françaises. Tu compris ce soir-là en te dépouillant de tes habits et en revêtant ton uniforme que ce rituel avait eu aussi pour fonction de te donner le temps de ta métamorphose de prof qui reçoit gravement aux heures de bureau en élève prête à s’exercer au corps à corps martial avec d’autres. Tu repensas en nouant ta ceinture à l’inconnue qui, en dépit de ta métamorphose, discernait toujours le prof et le frog sous l’uniforme de l’élève. Et, marchant sous les arbres, tu te promis de prêter ce soir une attention sans faille à tous vos gestes et de tâcher, sans pour autant rien trahir de ta part, de déceler sous l’uniforme l’inconnue du désir.

Ce cours de self-defense était une bien intéressante affaire. On s’y battait sous la direction d’une sensei très remarquable : petite, pas mince, noire élevée dans le Bronx, vivant dans le Bronx, ceinture noire de jiu-jitsu, et merveilleusement capable d’inspirer de la combativité et du courage aux plus timorées des jeunes filles bien élevées qui formaient une part importante de la classe.
Vert paradis de féminisme sympathique, aux méthodes pragmatiques : on y disséquait toutes les situations d’agression qui se peuvent rencontrer, que la visée en fût la bourse, la vertu ou la vie.
Analyser, inventer les parades. Mimer l’affrontement s’il était la seule stratégie jouable. A tour de rôle, chacune se faisait victime ou agresseur. Le corps à corps était franc mais plein de prévenance et de précautions. Au point qu’en fin de semestre et pour confronter sa classe à des situations plus musculeuses et des adversaires moins délicats, sensei invitait l’équipe de football américain de l’université à venir servir d’agresseurs.

Voilà à quoi, trois fois par semaine, tu allais t’entraîner. Et après que *** t’eut révélé l’incroyable histoire tu t’y rendis avec une trépidation supplémentaire et une conscience redoublée. Chaque femme qui t’abordait (car on faisait tourner les partenaires pour varier les poids, les tactiques et les morphologies) pour s’offrir en victime à tes violences ou en perpétratrice, tu la regardais comme une adversaire, une partenaire mais aussi comme la possible inconnue que peut-être un geste un peu plus appuyé ou un peu plus doux trahirait. Il t’advint une conscience aiguë, inédite, du poids des corps, de la proximité des visages, de la pression des mains, des membres, de leur abandon à tes efforts, de leur résistance.

Dans ta quête pour discerner, pour deviner parmi ces corps lequel était habité de désir à ton endroit, il arriva que pour toi tous leurs gestes, mouvements, contacts s’érotisèrent. Tu assaillais tour à tour ces corps successifs avec tendresse, tu t’offrais à leurs entreprises avec curiosité. Tu te rendais à présent aux entraînements comme on se rend à un rendez-vous amoureux. Sensation de légèreté physique, perspective du vertige. Et pourtant, ton soupçon non plus que ton désir diffus ne se fixait jamais sur aucun corps. L’inconnue ne se décelait pas. Ou alors, si tu croyais discerner un signe, aussitôt le doute te saisissait : dans l’état d’exaltation quasi érotique où tu étais jetée, qui te garantissait la validité de tes interprétations ?
Et puis, si telle avait eu, pour s’emparer de ta tête et te heurter la face contre le tatamis, une douceur inouïe, suspendant le geste, retenant fermement et précautionneusement ton crâne avant de lui imprimer la poussée fatale, une autre plus tard, tandis que tu t’appliquerais à peser sur elle de tout le poids de ton corps recouvrant le sien, n’aurait-elle pas, avant de te retourner comme crêpe et de t’asséner en des gestes qui s’arrêtaient précisément suspendus à un centimètre de ton sternum ou de ton pubis, des coups effrayants, n’aurait-elle pas tardé, attendu, laissé durer ton étreinte ?

Tu n’as jamais su qui était l’inconnue. Jamais aucune déclaration de son désir ne te fut adressée. Aucun signe certain. Tu lui en sais gré. Le mystère de son identité, la quête des signes, la passion herméneutique qu’il t’inspira firent de ce semestre de self-defense la plus troublante expérience érotique de ta vie. Et d’un érotisme d’autant plus étrange qu’il n’arrivait à se fixer, à s’attacher à aucun corps, mais te liait à tous, et que flottant, il te conduisait à prêter à chacun une attention intense et infinie. Exercice, ascèse délicate et secrète pour deviner le désir énigmatique de l’autre, et qui enchantait littéralement le corps. Le tien, les vôtres.
[...]

Copyright © Éditions Grasset & Fasquelle

par Cast-23
Le Parti pris des choses Le Parti pris des choses
Francis Ponge   
Francis Ponge à réussi par ses poèmes à rendre les objets banals de la vie quotidienne en quelque chose de plus fascinant. Il choisit des thèmes plus qu'insolites et originaux.
Nous pouvons retrouver dans ce recueil très textes très imagés qui ont le pouvoir de transformer la banales réalité.

par Adria
La Terre qui penche La Terre qui penche
Carole Martinez   
Même s’il est plus sympa d’avoir lu le Domaine des Murmures avant celui-ci, ce n’est pas obligatoire. Certains thèmes, personnages s’y retrouvent, mais l’histoire se passe quelques 200 ans plus tard, à la fin de la Guerre de Cent Ans.

Blanche a douze ans, peu aimée par son père, chétive et au caractère bien affirmée, elle a survécu à la Grande Peste et souhaite apprendre à lire et à écrire.

Un jour, son père l’emmène sans rien lui expliquer au Domaine des Murmures (où vivait Esclarmonde dans le roman précédent). Elle apprend alors qu’elle a été fiancée à un jeune homme, dernier garçon du seigneur du domaine des murmures, un simple d’esprit, gentil enfant dans sa tête, attendrissant et joueur.

Après s’être lamentée sur son sort, elle se rend compte qu’il est bien plus enviable, puisqu’elle a le droit d’apprendre à lire, elle peut se promener dans les allentours.

Mais ce récit nous est conté par deux personnes, l’enfant qui vit l’instant présent et découvre la vie, mais aussi la vieille âme, qui partage la tombe de l’enfant et qui des siècles plus tard repense à son enfance, jugeant et comprenant ce qu’elle n’avais pas saisi, petite fille.

Comme le roman précédent, ce livre mélange réalité et conte, musique et légende. Le personnage de la Dame Verte, la Vouivre, Berangère, la personnification de la Loue, la rivière qui passe par le Domaine des Murmures, était déjà apparu dans le livre précédent. À la fois créature mythique, séduisante et dangereuse, la Loue prend une place à part dans le roman, racontant le passé (tout ce qui concerne notamment le père de Blanche qui est lui aussi un personnage à part, même si ce n’est souvent qu’à travers des souvenirs), tout en gardant son rôle de rivière (détestée souvent car elle a noyé plusieurs personnes).

Les personnages sont très attendrissants et on se laisse vite prendre par les aventures des enfants, du cheval Bouc qui accompagne Blanche partout et de la Loue et ses souvenirs.

Premier vrai coup de cœur de la rentrée littéraire, Carole Martinez a su marier légendes et Histoire avec grâce et les côtés irréalistes m’ont moins gêné que dans le Domaine des Murmures.

Une très belle découverte, un Moyen-Âge à peine exploré qui réserve certainement encore de belles surprises !

par heleniah
Du domaine des murmures Du domaine des murmures
Carole Martinez   
Un beau roman écrit avec beaucoup de raffinement et de poésie.
Ayant entendu dire que certaines jeunes filles, au Moyen-Age choisissaient délibérement de vivre recluses, emmurées pour consacrer et offrir leurs vies à Dieu, l'auteur se glisse dans la peau d'Esclarmonde, 15 ans, au moment de son choix; et nous livre son témoignage.

par juju7402
Le Corps exquis Le Corps exquis
Poppy Z. Brite   
Glauque, malsain, dérangeant, mais tellement beau.
J'ai dévoré ce livre (pour rester dans le contexte!^^), j'ai aimé me perdre dans la cruauté et la beauté de Jay et Andrew, et de leur histoire d'amour si particulière,passionnelle et cruelle, je me suis vraiment attachée à Tran, et j'ai été touchée par la tristesse de Luke.
Alors oui, on y trouve du sexe, du sida, de la nécrophilie et du cannibalisme, mais la plume de l'auteur est tellement tranchante, tellement sublime, qu'elle ne nous laisse pas le choix que de s'attacher à des personnages comme Andrew & Jay, qu'on oublierait presque qu'ils sont des psychopathes, assassins sanguinaires, nécrophiles et cannibales qui jouissent de la mort de leurs amants.
Sans compter que la Nouvelle Orléans est une ville que j'ai adoré visiter, et me replonger dans Bourbon Str, Royal & Decatur a été un vrai plaisir.

Certains passages donnent vraiment froid dans le dos, mais on ne peut tout de même détacher nos yeux de ces mots, de ces lignes.


par bazinga
Regarde les lumières mon amour Regarde les lumières mon amour
Annie Ernaux   
Pendant un an, Annie Ernaux s'est rendu en tant que cliente lambda au centre commercial les 3 fontaines à Cergy, lieu que je fréquente depuis des années. Il est tout d'abord assez incroyable de voir le lieu décrit puis étudié si précisément. A travers les lignes, j'ai été impressionné par la description si authentique d'un lieu que je connais comme ma poche. L'hypermarché est à la fois un lieu social mais aussi un lieu "d'attente" où beaucoup de personnes flânent, soit en attendant quelqu'un, soit avant de rentrer s'enfermer chez soi.

Annie Ernaux y décrit tous les milieux sociaux qu'elle a pu y croiser et ce en fonction des heures de ses visites. Elle n'hésite pas à y inclure des extraits de conversation, que ce soit avec des clients ou avec des salariés d'Auchan par exemple. Son analyse est très intéressante et nous donne une autre vision - plus vaste et surtout plus juste - de ce qu'est l'hypermarché en général. A titre d'exemple, elle souligne les transformations subies par le centre commercial en fonction des périodes de l'année (Noël, fête des mères, pâques...) tout en décortiquant le comportement des différents profils de consommateurs qu'elle a pu observer.

Même si l'ouvrage est succinct, je l'ai trouvé brillant et intéressant avec - en bonus - la satisfaction de voir un cadre que l'on côtoie très régulièrement décrit par une grande écrivaine française.

par Abyssos
Le maître ignorant : Cinq leçons sur l'émancipation intellectuelle Le maître ignorant : Cinq leçons sur l'émancipation intellectuelle
Jacques Rancière   
Intrigant.. la démarche de Jacotot donne envie d'y croire, mais laisse aussi dubitatif. Les premières pages sont un peu répétitives et les exemples donnés ne convainquent pas... les parallèles avec les apprentissages que l'on fait tout seul au quotidien le sont plus...
A suivre...