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Bibliothèque de Upsilonn : Mes envies

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Cœur tambour Cœur tambour
Scholastique Mukasonga   
Un journaliste retrouve des informations sur la vie de la mystérieuse chanteuse rwandaise Kitami, qui s’accompagne avec des tambours. Chanteuse, prêtresse, sorcière, Kitami est morte dans des circonstances étranges.

Après quelques informations sur la vie des musiciens du groupe, on plonge à la découverte de cette jeune fille, Prisca, très bonne élève, qui semble « possédée » par l’esprit de la déesse africaine Nyabinghi incarnée par la reine Kitami, un esprit craint, diabolisé parfois, mais qui peut également apporter la guérison et la paix. Prisca essaye donc de gérer cette partie d’elle-même, jusqu’à rencontrer le fameux groupe de joueurs de tambours, partis à la recherche d’un tambour de légende.

J’ai eu du mal à rentrer dans le roman, avec ce début presque journalistique et qui semblait avoir peu d’intérêt puisqu’on ne connaissait pas les personnages. Le « vrai » roman commence donc un peu tardivement, mais j’ai découvert avec beaucoup de plaisir la vie au Rwanda, avec des sujets comme l’éducation des filles, la religion, les anciennes croyances païennes et les divisions toujours présentes entre Tutsi et Huttu. Du coup, la partie avec Prisca et l’ancienne divinité était même un peu courte, avec parfois des répétitions, alors que j’aurais aimé rester plus longtemps sur cette histoire dans l’histoire en somme.

L’écriture est fluide et très agréable, néanmoins, d’après ce que j’en sais, ce n’est pas forcément son meilleur roman. C’est du coup une auteur que j’aimerais bien redécouvrir avec un autre de ses romans.

Je la classe de plus dans mon challenge Découverte !

par heleniah
Corniche Kennedy Corniche Kennedy
Maylis De Kerangal   
Corniche Kennedy est un livre que je conseille très fortement, aux adolescents plus particulièrement – puisque j’en suis une et qu’il m’a plu, mais surtout car c’est là le point d’ancrage du récit. Je trouve qu’il dépeint justement les pensées et les agissements des adolescents ; le questionnement qui fait doucement surface face au sexe opposé, le besoin de se trouver une activité grisante – ici sauter du haut d’une corniche – pour se sentir libre et en vie avant de retourner chaque soir chez soi, face à la réalité.
J’ai également beaucoup apprécié le style d'écriture de l'auteur, plutôt original, et que j'ai personnellement trouvé très fluide à la lecture.
Cependant, un aspect que j’ai moins apprécié est cette fin énigmatique, ouverte, où tout peut arriver sans que nous n’en n’ayons pour autant la révélation. J’ai certes apprécié le dénouement très réaliste qui montre qu’au-delà des côtés sympathiques accordés aux personnages se cachent également des côtés moins valorisants [spoiler] – la bande de la Plate refuse d’intégrer Suzanne, Eddy les trahit en préférant la jeune fille à eux, Mario finit par les dénoncer en se sentant abandonner. [/spoiler] Mais après cela, que se passe-t-il ? [spoiler] Eddy et Suzanne sont au bord de la corniche, à quelques centimètres du vide, un kilo de drogue entre les mains, le commissaire Opéra juste derrière eux. Vont-ils sauter ensemble ? Se rendre ? [/spoiler] J’aurais souhaité une fin plus concrète. Mais outre cela, je n’ai pas de reproches particuliers à faire à cet ouvrage et il m'a globalement beaucoup plu~


par Line-Chan
Exercices de style Exercices de style
Raymond Queneau   
vraiment très drôle. Comme quoi avec un peu d'imagination on peut rendre une histoire banale intéressante et même drôle. Je me suis aussi amusée à faire la même chose avec d'autre thème, très bon pour stimuler le cerveau

par Alienor
La décomposition La décomposition
Anne F. Garréta   
Au heurt syncopé, de rail en rail, des roues, vous revoyez la gare où vous avez embarqué, promise à la démolition, sa grande verrière opacifiée à force de fiente, son ballast roux qui grisonne, la crête de ses voies ternie par un voile de rouille, les trains trop rares – quelques lignes au tableau d'affichage résumant le jour entier – pour le décaper, leurs wagons verts zébrés de filets bruns au gré du ruissellement obstiné des pluies acides, tandis que par la vitre abaissée l'air changeant de la nuit s'engouffre et dans les plis de ses turbulences apporte aux narines du voyageur étendu solitaire sur sa couchette des nouvelles des paysages invisibles à travers lesquels, immobile, il est lancé : prairies condensées en effluves humides, velouté vert des sous-bois, humus, mousses, bords d'eau croupissants, goudron des routes exhalant en vapeur nocturne les vestiges de de la chaleur du jour que vous humez encore tandis qu'un train d'autrefois vous emporte dans la nuit où des mondes endormis, muets et clos roulent à rebours de sa fuite, leur lumière venant poindre jusque contre les parois du compartiment obscur, y étirant un vitrail vacillant et momentané qui luit encore après qu'ils ont disparu du pan de ciel noir qu'encadre la fenêtre : embrasements au passage des gares désertes que l'on brûle, étoiles filantes, traits qui cinglent, galopent, balaient, consument au passage la surface d'une photo noir et blanc affichée sous verre, sous clé contre la cloison et que vous vous acharnez à regarder quoiqu'elle soit invisible dans l'obscurité et illisible sitôt qu'illuminée [...].

par Kid_A
Beloved Beloved
Toni Morrison   
Ce roman dérangeant, bouleversant, où se cotoient les atrocités de l'esclavage et l'amour inconditionnel d'une mère nous emmène aux confins de la folie. L'écriture superbe, parfois difficile à suivre, nous révèle peu à peu les souvenirs enfouis , inacceptables des différents protagonistes, et leur cheminement vers l'acceptaton, le pardon, ou le rejet. Une grande leçon d'humanité.
Cent milles milliards de poèmes Cent milles milliards de poèmes
Raymond Queneau   
C'est au collège qu'un professeure nous l'a montré et j'ai trouvée la technique d'écriture très maligne

par titia1
La vie mode d'emploi La vie mode d'emploi
Georges Perec   
Jamais un livre ne m’a donné tant de fil à retordre. Jamais je n’ai autant haï un livre. Pourtant, j’estime être une lectrice ouverte, sévère dans mes jugements mais malgré tout assez disposée à découvrir de nouveaux horizons littéraires. Sortir de ma « zone de confort » (même si je doute d’en avoir réellement une) ne me pose en aucun cas problème. Mais quand lire un pavé de 650 pages s’avère être une torture, c’est une autre histoire.

J’ai lu ce livre dans le cadre de mon premier semestre de licence de lettres modernes. Je n’avais jusque-là jamais lu de romans de Georges Pérec même si je connaissais de nom son fameux livre « La disparition ». L’étude du roman s’est finalement révélée bien plus intéressante que sa lecture. Plusieurs mois après, je ne comprends toujours pas comment on peut trouver du plaisir à parcourir les pages de « La vie mode d’emploi ». A mes yeux les mille et un récits qui le composent présentent un intérêt stylistique et artistique, mais ce dans le cadre d’une analyse, et non dans celui d’une lecture dite « plaisir ».

Le roman entier repose sur une description d’un tableau, et donc, par extension, de l’immeuble peint. Je n’ai rien contre les descriptions, j’aime même particulièrement cela quand elles sont savamment maîtrisées et dosées. Mais ici, les descriptions prennent très rapidement l’allure de listes, qui m’ont perdue et m’ont fait tomber le livre des mains à maintes reprises. De plus, le fourmillement de personnages m’a complètement désorientée, je confondais tous les noms et n’en retenais aucun. Ils m’ont tous laissée de marbre. Quand je lis un livre, je ne m’attends pas nécessairement à « m’attacher » aux personnages dans le sens positif du terme – c’est-à-dire à avoir de la sympathie pour eux. Cependant, je souhaite me sentir un minimum intéressée par leurs préoccupations et leurs destinées.

Je n’ai absolument pas adhéré à l’humour de l’auteur, qui n’a pas su m’arracher un seul sourire de tout le roman. J’ai fini par tout lire en diagonale, tant les énumérations d’objet de toutes sortes me vrillaient les neurones.

Néanmoins, je tiens à saluer l’intelligence du projet artistique de Pérec. Celui-ci a construit son livre comme un puzzle, et y a appliqué bon nombre de principes mathématiques pensés lors de sa genèse.

En règle générale, l’innovation touche à la fois au génie et à la folie, et une œuvre peut pour rien basculer d’un côté ou de l’autre. Pérec, en poussant toujours plus loin son désir de création moderne, a franchi la ligne rouge et est passé du côté de la folie. C’est un jugement personnel, je respecte son travail, mais ce n’est décidément pas le genre de livres que je « dévorerai à plat ventre sur mon lit », pour citer l’auteur.
L'Attrape-cœurs L'Attrape-cœurs
J. D. Salinger   
Un très bel ouvrage traitant de l'adolescence dans son état « brut », son fonctionnement et les sentiments qu'il en découle. Car, c'est certainement la compréhension de la vie et du monde qui entoure le narrateur et l'amène à être si déçu.
Le spontané Holden est très attachant. Il décrit (avec un langage argotique) l'absurdité de la société de perdition et ses valeurs perverties par le sexe et l'argent.
On passe du sarcasme méprisant du début à la bonne âme tourmentée au fil du texte. Mais, on ne lâche jamais la souffrance et l'humanité de cette adolescence. Le désenchantement de sortir de l'enfance pure.
Alors, ne serait-ce pas l'intelligence de l'adolescence qui refuse simplement cette adaptation à la société trouble ? Et finalement se jette dans le désespoir de cette noirceur, cet avenir d'adulte méprisable, perverti que tout être doit devenir.
Seules les âmes sensibles auraient une adolescence difficile ?
Cela amène de belles réflexions et en tant que parent, je trouve que le contenu de cet ouvrage est philosophiquement intéressant... Je comprends tout à fait qu'il soit qualifié comme tel !
Ça Ça
Stephen King   
Splendide "pavé" de King, qui joue sur plusieurs registres : le fantastique et l'épouvante, bien entendu, mais aussi sur de fines descriptions psychologiques concernant l'enfance, l'amour, l'amitié, et une certaine vision des USA avant qu'ils ne perdent leur innocence.
Le Pacte des Marchombres : L'Intégrale Le Pacte des Marchombres : L'Intégrale
Pierre Bottero   
J’ai grandi avec Ewilan, et découvert Ellana avec beaucoup de plaisir. L’attente entre les tomes était terrible, et je me rappelle très bien du jour où j’étais allée acheter le dernier tome du Pacte…
Pierre Bottero est et restera un de mes auteurs préférés, un dont aucun des livres ne m’a jamais déçue. Le Pacte des Marchombres est, à mon goût, sa meilleure trilogie. Que dire de plus ?
Vous aviez apprécié Ellana dans les trilogies d’Ewilan ? On retrouve ici avec jubilation ce personnage. Son enfance, une bouffée d’oxygène, sent les fleurs et la menthe poivrée… On découvre le peuple des Petits. Beaucoup de plaisir, de sourires. Une envie de framboises aussi… On explore Al-Far. Cité remplie d’enfants des rues, on saute de toits en toits au côtés de la jeune Ipiutiminelle, qui sera rapidement rebaptisé Ellana. On rencontre Jilano Alhuïn. Admiration, respect, sérénité. Le Maître Marchombre nous guide nous aussi vers l’Harmonie. Toujours.
Les pages défilent, on découvre le deuxième tome.
Sang et larmes.
Rires et joies.
Amour et trahison.
La Greffe, le Rentaï… Autant de mots obscurs mystérieux. Autant de mots qui prennent pleinement leur sens dans ce livre. On y découvre aussi Eijil et Doudou. Eijil, la petite fille sans âge, qui dessine sur les pages blanches de son cahier. Doudou, le troll qui cueille des fleurs pour Eijil. Les Gardiens de la Sérénissime.
Pour moi, c’est le plus beau tome parce que c’est un Passage. Passage entre adolescence et l’âge adulte. Passage entre la statut d’Apprentie et celui de Marchombre. Passage entre deux trilogies. Un pont jeté par-dessus l’abîme.
Enfin, on arrive au troisième. Le plaisir de savoir ce qui se passe après. Après quoi ? Après Ewilan. Car les événements des deux trilogies précédentes s’insèrent entre le deuxième et troisième tome du Pacte.
Ce dernier tome est un accomplissement. En dire plus serait gâcher la lecture.
Je crois qu’on peut raisonnablement dire que c’est un bon investissement ! (En plus les versions intégrales ont une joli couverture bien solide et puis une chouette reliure toute colorée)

par Vavi