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Urbex Sed Lex



Description ajoutée par annick69 2020-06-05T10:59:38+02:00

Résumé

Contre une belle somme d'argent, quatre jeunes passionnés d'urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.

Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné...

Et très vite comprendre qu'ils n'auraient jamais dû accepter cette proposition.

JAMAIS !

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Classement en biblio - 36 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par GabrielleViszs 2020-07-11T20:51:54+02:00

Il les regarda à tour de rôle.

— On fait ce que je dis, OK ? On doit dégager d'ici et en vitesse. Avec moi dans le couloir de droite, et on cavale. Maintenez l'éclairage dirigé vers le sol. Attention où vous mettez les pieds. On y va ! Maintenant !

Les quatre amis commencèrent à courir de concert dans le sens indiqué par Fabrice, qui ouvrait la voie. Ses bras rythmaient la cadence, son sac à dos passant d'une omoplate à l'autre. Carine suivait, puis Chloé et enfin Théo. Chacun essayait de se concentrer sur sa foulée et sur ce qui se trouvait au sol dans le rayon stroboscopique des lampes. Toute chute signifierait potentiellement l'impossibilité d'échapper à d'éventuels poursuivants.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Louveceltique 2020-09-16T12:19:57+02:00
Or

C’est un thriller plutôt sombre que je viens vous présenter aujourd'hui, de ceux que j’affectionne tout particulièrement.

L’univers y est angoissant à souhait.

Dès les premières lignes les bases sont posées.

Quoi de plus flippant que l’urbex?

Je vous répondrais, l’urbex de nuit.

Non mais je vous assure.

Ces endroits déjà bien effrayants le jour, deviennent non seulement dangereux mais également terrifiants la nuit.

Nos 4 héros principaux sont 2 couples de jeunes adultes, fans d’urbex: Fabrice et Carine et leurs fidèles compères Théo et Chloé tous amis de longues dates.

Cette fois il s’agit de leur dernière incursion, ils se le sont promis.

Ils ont accepté pour l’appât du gain, car oui cet argent peut leur permettre d’envisager un avenir plus serein.

Mais voilà, tout ne va pas se passer comme prévu.

L’auteur Christian Guillerme a parfaitement su instaurer un climat de suspicion, d'angoisse.

J’ai frissonné pour eux je l’avoue.

Quand tout semblait calme, un événement inattendu surgissait de nulle part.

J’ai dévoré ce livre en quelques jours.

L’auteur dont je connaissais déjà le sadisme avec son premier livre " La corde de mi" a parfaitement réussit à me captiver à nouveau avec ce roman.

J’ai eu du mal à quitter les personnages avec qui j’ai courru moi aussi dans ces longs couloirs sans fin du sanatorium.

Je recommande ce thriller à tous les amoureux de roman noir.

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Commentaire ajouté par Julie-176 2020-09-14T20:02:41+02:00
Lu aussi

Voilà un thriller au titre bien énigmatique pour ceux qui ne connaissent pas. Qu’est-ce que l’urbex? C’est l’exploration urbaine de lieux abandonnés désaffectés. Cela peut être d’anciennes usines, d’anciens hôpitaux… Si vous craignez la poussière, les araignées, les bruits et lieux étranges, mieux vaut donc vous abstenir de pratiquer cette activité qui connaît un certain succès depuis quelques années. Rien que sur Youtube, vous pourrez trouver de nombreuses vidéos de youtubeurs qui se sont spécialisés dans cette activité.

Revenons à nos moutons : « Urbex Sed Lex » est un thriller assez divertissant. En effet, je me suis laissée facilement prendre au jeu. Il se lit facilement, sans prise de tête inutile ou perte de neurones dans la résolution d’énigmes. Simple mais efficace. Les chapitres courts mettent de la tension dans la lecture et défilent très vite (voire, peut-être trop vite).

Si je veux être à 100% honnête, je dois malgré tout vous faire part d’un petit point faible. C’est le fait qu’il aurait pu être plus approfondi et donc, compter un peu plus de pages. En effet, l’ambiance des explorations urbaines nécessite la mise en place d’un décorum tout à fait particulier pour être crédible un tant soit peu. En 251 pages, c’est très court et donc, certains éléments ont pu passer à la trappe (notamment, au niveau des personnages ou des motivations des « méchants » par exemple). Attention, ce n’est pas une critique méchante et gratuite mais je pense que l’auteur aurait pu aller creuser encore plus son thème. Cela ne reste pas moins une bonne lecture pour ce mois de septembre.

Je remercie les éditions Taurnada pour leur confiance.

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Commentaire ajouté par Goewin 2020-09-03T20:42:32+02:00
Diamant

Un excellent thriller, intense, captivant, haletant...

La première chose que j’ai faite, c’est rechercher ce qu’était l’urbex. Voici ce que j’ai trouvé sur Wikipédia : « L’exploration urbaine, abrégé urbex (de l'anglais urban exploration), est une activité consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l'homme, mais cette pratique inclut également la visite de lieux interdits, cachés ou difficiles d'accès, tel que des tunnels de métro, des catacombes, des chantiers de constructions/rénovations et des rooftop (sommets d'immeubles, monuments »

Quant au titre, « Urbex sed Lex », il s’agit de la devise de nos quatre personnages principaux qui, pour eux, signifie « L’Urbex c’est la loi ». Puis je me suis plongée dans ma lecture et j’ai été incapable de m’arrêter avant la fin tant j’ai été captivée par l’intrigue. Cela a commencé très fort. Quelqu’un, on ignore qui, fuit désespérément des poursuivants dont on ignore le nombre et qui ils sont. On sait seulement qu’il a ouvert un email et qu’une somme d’argent lui était proposée. Cela se termine très mal pour lui puisqu’il est rattrapé par ceux qui le traquaient et qu’il fait une chute qui ne peut qu’être mortelle.

Alors quand ensuite j’ai fait la connaissance de deux couples d’amis, Chloé et Théo, Carine et Fabrice, qui se voient proposer par email 8 000 euros chacun pour passer la nuit dans un endroit qui leur sera indiqué s’ils acceptent le défi, je n’ai pu qu’angoisser à leur sujet. Ces quatre jeunes, pleins de joie de vivre, bons vivants, sont très sympathiques et attachants, ce qui rend encore plus inquiétante leur décision de relever le défi. Même si j’ai appris que Carine et Fabrice pratiquaient depuis plusieurs années un sport de combat et que Théo était professeur d’éducation physique et avait une carrure de rugbyman, impossible de ne pas craindre le pire pour eux. Je suis donc restée scotchée à ma lecture.

Le lieu où ils sont envoyés est un immense sanatorium situé à Dreux, encore appelé clinique Laennec, connu pour ses légendes urbaines de malédictions et manifestations surnaturelles. Le décor est planté, l’aventure peut commencer. Christian Guillerme, nous offre un suspense époustouflant et il fait monter l’angoisse petit à petit. Il va nous réserver des surprises jusqu'au dernier chapitre. Ses descriptions sont documentées et d’autant plus réalistes qu’en faisant des recherches, j’ai découvert que cette clinique Laennec existait réellement et après avoir visionné les images et film trouvés sur le web, je n’ai eu aucun mal à me mettre dans la peau de nos héros et à trembler avec et pour eux Brrr ! l’auteur ne les ménage pas. Réussiront-ils à s’en sortir ? Rien n’est moins sûr. Une chose est certaine : très vite, ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls dans ce sanatorium et que leur vie est en jeu.

Je remercie chaleureusement Joël ainsi que les Éditions Taurnada pour l’envoi de ce service presse dont l’action m’a tenue en haleine du début à la fin. Grâce à « Urbex Sed Lex » j’ai découvert un monde dont j’ignorais tout. Chloé, Théo, Carine et Fabrice sont des passionnés et on ne peut que les suivre et les comprendre. Mais ils vont devoir se confronter à un ennemi redoutable, impitoyable. Ce thriller de Christian Guillerme m’a totalement séduite et j'en suis ressortie les nerfs en pelote tellement j'avais été prise par l'action. Il s’agit de son second roman et je me suis empressée de me procurer son premier ouvrage car j’ai vraiment apprécié ma lecture. Un auteur à suivre, je vous le recommande.

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Commentaire ajouté par Geraldine-65 2020-09-02T23:16:09+02:00
Argent

Très chouette livre mais trop court!

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Commentaire ajouté par Lauretlg13 2020-08-26T09:00:45+02:00

Impossible de poser ce roman une fois ouvert. Immergée dans l’histoire, j’avais la sensation de faire partie du groupe de ces urbexeurs grâce à la plume très visuelle de l’auteur. N’ayant jamais fait d’urbex, j’ai pris plaisir à découvrir cette activité à travers l’histoire, mais surtout j’ai aimé trembler aux côté de ces jeunes.

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Commentaire ajouté par Chevalerie 2020-08-11T07:54:58+02:00
Bronze

L'écriture de ce livre est très bonne. Il m'a cependant manqué quelque chose pour franchir un palier et que celà ne soit un excellent livre.

Peut-être un peu de rythme, peut-être les méchants un peu moins "basiques".

Ce livre manque peut être juste un peu de nuances et de subtilités pour être grand!

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Commentaire ajouté par EntreDeuxLivres 2020-08-01T18:43:09+02:00
Or

✔️Mon ressenti : Après un très remarqué « La corde de Mi » : thriller sous le signe de l’horreur, Christian vient de sortir son second roman.

Chloé, Théo, Carine et Fabrice sont quatre amis mais également deux couples. Ils se sont rencontrés autour d’une passion commune : l’exploration de lieux abandonnés. Alors que certains souhaitent prendre un peu de recul avec cette activité, une offre qu’ils ne peuvent refuser tombe : explorer un lieu mythique contre une belle somme d’argent. Mais cela semble un peu trop beau pour être vrai…

Christian n’a pas son pareil pour décrire les lieux et les actions. On vit l’histoire comme dans un film. Le climat est angoissant et ce qu’ils vont découvrir sur place fait froid dans le dos. Le roman se lit rapidement dès le prologue la lecture devient addictive.

J’ai regretté le manque de ressentis des personnages qui aurait encore augmenté d’un cran l’angoisse du lecteur. Mais bon, je sais que ce genre littéraire n’est pas friand de ressenti. Je dirais donc très bon second bouquin, à quand le troisième ?:D

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Commentaire ajouté par leslecturesdEsmeralda 2020-07-28T12:08:41+02:00
Or

Un dernier coup avant une éventuelle retraite, tels sont les pensées de Fabrice, Carine, Chloé et Théo. Passionnés d’urbex, discipline qui consiste à explorer les bâtiments abandonnés et souvent délabrés, ce passe-temps demeure dangereux. Tels des pros, ils préparent avec rigueur chaque expédition.

Contacter par mail, on leur propose un défi bien alléchant contre de l’argent. Si Fabrice est contre dans un premier temps, il se laisse convaincre par ses amis. Un lieu inédit où mille rumeurs circulent sur les forums. Rien d’alarmant pour ces experts mais l’appréhension quête rapidement le groupe. Plan préparé, sac à dos sur le dos, les voici armés pour cette exploration. Le sanatorium se dresse majestueux devant eux dans une nuit noire où recèle de nombreux dangers. Arriveront-ils à les surmonter ?

Fabrice est la tête pensante, Carine la fan de cinéma et toiturophile, tout comme sa copine Chloé, et Théo est le bout entrain de la bande. Quatre caractères différents qui aiment se chahuter et offrent une ambiance bon enfant tout en étant portés par leur passion commune.

Christian Guillerme m’a plongée dans un monde méconnu pour ma part. L’urbex est une discipline qui demande beaucoup de rigueur et de concentration. Ce n’est pas une balade commune. Elle demande beaucoup de préparation.

Christian Guillerme offre un thriller totalement prenant. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages. Très vite les couloirs deviennent un champ de mines prêt à anéantir quelconque vie. Pris au piège dans un jeu infernal, la fuite devient leur ultime but. La peur s’accroit, les larmes coulent, les cris fusent, le sanatorium devient le théâtre de la folie humaine celle où les plus bas instincts sont façonnés par la sauvagerie et la brutalité. Course poursuite meurtrière, elle n’a rien de salvatrice et de libératrice. Course haletante, chaque pas est une réussite vaine. Le désespoir ruisselle. La peur soulève le cœur et les tripes. Respirer, marcher, courir deviennent une notion embuée par l’instinct de survie. Porté par une plume 100% efficace, ce thriller emporte le lecteur dans l’horreur la plus pure. Rythme endiablé, scénario machiavélique, chaque ligne nous pousse davantage vers l’innommable. « La dure loi de l’urbex » est fascinant pour tous ces nombreux points.

Faites attention aux ombres !

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Commentaire ajouté par Root 2020-07-16T19:38:00+02:00
Lu aussi

Théo, Chloé, Fabrice, Carine. Quatre amis trentenaires amateurs d’urbex (pour urban exploration, visite de lieux abandonnés, dont ceux qui sont interdits et difficiles d’accès). Au sein du groupe, les décisions se prennent toujours ensemble : si un projet de sortie ne fait pas l’unanimité, il n’est pas retenu. Cette nouvelle virée à laquelle ils viennent d’être conviés ne réjouit pas Fabrice, pourtant, ses camarades de jeu sont aussi curieux qu’enthousiastes. Contactés anonymement via le site internet dédié à leurs explorations, ils sont invités à une étrange mission dans un sanatorium désaffecté, avec une belle somme d’argent à la clé.

Vous le sentez, le coup tordu ?

Pourquoi un inconnu vous offrirait-il 32 000 euros pour récolter des indices menant à un mot mystère qu’il vous demande de tagger dans ce vieux bâtiment ? Sans vouloir passer pour une rabat-joie, je pense que je me serais rangée du côté de Fabrice… Mais le goût du challenge et l’appât du gain auront raison du bon sens de nos quatre acolytes, qui vont foncer tête baissée dans ce qui, dès le départ, s’annonce comme un piège. Une fois sur place, l’immensité du site surprend tout le monde. Lugubre, labyrinthique… et il semblerait qu’ils ne soient pas seuls. Ce qui aurait pu être une bonne soirée option frissons va rapidement virer au cauchemar. Ça, les gars, c’était à prévoir ! Mais peut-être pas à ce point-là.

C’est ce qui m’a plu dans ce roman : ce sur quoi repose toute cette terrifiante aventure. Je ne pourrai pas vous en dire en grand-chose, le moindre indice risquant de vous rancarder sur les motivations du commanditaire, mais franchement, ce qui se cache derrière ce « jeu » est… extrême. Violent, et empreint de réalisme, et dans un tel décor… Ce qui m’a freinée, en revanche, ce sont les personnages, que j’ai trouvés trop « gentils ». J’ai eu un peu de mal à les situer au départ (qui est avec qui ?), et je dois dire que les surnoms mignons, ce n’est pas ma tasse de thé. Autant je me suis laissé embarquer par la description de la mission, autant les dialogues m’ont refroidie par leur manque de naturel. Heureusement, la découverte du sanatorium m’a un peu replongée dans l’ambiance, mais des caractères nuancés auraient été intéressants, offrant d’autres possibilités, ajoutant de la tension (comment ça, y en a déjà ?). Ici, on a les très gentils d’un côté, et les très méchants de l’autre. Je lis beaucoup de thrillers où les protagonistes sont assez barrés psychologiquement, ce qui n’a pas probablement pas aidé à me faire éprouver de la sympathie pour ceux-ci. L’idée est bonne, glauque à souhait, mais j’ai refermé ce roman avec une réelle frustration.

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Commentaire ajouté par juliesuitsonfil 2020-07-14T13:57:23+02:00
Pas apprécié

Je suis passée par plusieurs phases tout le long de cette lecture, alors que je n’en attendais rien de spécifique, puisque je n’avais lu aucun avis, ni regardé la bande annonce.

Mais l’exploration urbaine des lieux abandonnés est un domaine que je connais bien, pour l’avoir pratiquée, il y a quelques années. J’aime m’imprégner de ces lieux glauques que l’être humain a soit par choix, soit par nécessité, décidé de ne plus entretenir, laissant ainsi la nature ou l’homme reprendre ses droits. Je connais cette sensation d’euphorie qui prend aux tripes, lorsque l’on découvre l’usine désaffectée dont parlent les potes, ou cette maison de maîtres en ruine, ces catacombes interdites ou certains tunnels de métro… Bref, sans rien attendre de particulier sur l’intrigue, j’en attendais un minimum, vu le titre.

J’avais une vague sensation que le fantastique allait croiser la route des protagonistes, finalement, il n’en est rien, cela n’aurait pas été si gave si le reste avait été à la hauteur.

Le prologue qui sert de base à l’intrigue, laisse peu de place à la découverte, puisque l’on comprend vite dans quelle direction l’auteur va se diriger. Il est assez visuel, sympathique, pose les jalons de l’aventure que vont vivre les personnages évoqués dans la 4ème. On s’attend à entrer rapidement dans le vif du sujet, pourtant, il faudra patienter jusqu’au chapitre treize pour que l’on se retrouve dans ce sanatorium désaffecté de Dreux qui existe bel et bien puisque le préambule prend sa source dans un fait divers bien triste qui a eu lieu en 2016, lors duquel un gamin de 19 ans a fait une chute mortelle de cinq mètres.

Les relations entre les protagonistes sont d’ailleurs vite posées, l’intrigue débute dans l’appartement d’un des couples. Était-il besoin de préciser que l’appartement parisien était loué par Chloé et qu’elle était assise près de Théo son « amoureux »… Je suis certaine que vous m’imaginez lever les yeux au ciel… Et l’entrée en matière donne l’impression de se trouver devant une mauvaise scène de théâtre, où le ridicule des mots laisse la place au ridicule des gestes.

Plusieurs constructions sont maladroites, et ne font que creuser le déficit de bonne volonté, dont j’essaie de m’armer, notamment, dans cette phrase : « Le regard chevillé sur le ruban de goudron en mouvement… « , Ou ici : « Le bitume luisant… « Ou encore là « … La messagerie de leur site, désespérément orpheline d’une réponse à son envoi nocturne… »

J’ai aussi découvert, que l’on chevauchait de hauts tabourets, que l’on pouvait faire pivoter sa compagne vers soi et que l’on pouvait faire beaucoup de chose de concerts… Que l’on badigeonnait les cloisons de rayons lumineux (sous-entendant les lampes torches), qu’une pièce pouvait nous saisir au détour d’une cloison, que la sueur pouvait poindre sous nos aisselles… Bref, je vais m’arrêter là, car il y en a beaucoup.

Dommage, car l’auteur démontre à plusieurs reprises qu’il sait manier les mots, mais surtout qu’il a des connaissances linguistiques avec des mots recherchés qui font sens et pourraient donner corps au texte, mais deux lignes plus haut ou plus bas, on tombe sur des tournures maladroites qui cassent le rythme.

Concernant les personnages, ils manquent de construction et se ressemblent tous, même les fameuses ombres qui les traquent… Dommage d’ailleurs de ne pas avoir trouvé d’autres surnoms… Ombre 1, ombre 2… Comme si une paresse s’était saisie de l’auteur…

Alors qu’il arrive parfaitement à nous décrire une de ces ombres et à lui donner vie tout en la rendant antipathique !

Les couples manquent de crédibilité, les dialogues entre eux, sont creux et sans saveur, avec une pointe de fausseté qui m’a exaspérée. Les « ma puce », mon « grand bêta », même au cœur de l’horreur, n’ont aucun sens et n’ont pas leur place dans ce contexte. L’auteur, en réponse à l’un de mes commentaires sur Instagram me parle de parti pris dans la narration…

Je comprends que l’on puisse choisir tels ou tels mots, mais dans le contexte du livre, cela n’apporte rien et n’a pas sa place dans un thriller. Dans une romance tout au plus, mais dans un thriller, ça casse le rythme et c’est infantilisant.

L’auteur, dans un autre commentaire, sous un retour de lecture, parle de petits surnoms que l’on peut se donner dans la vie quotidienne… Sauf que dans la vie quotidienne, si je me retrouve en danger, je ne me vois pas utiliser des mots doux : « chérie, mon grand bêta, nous allons nous noyer… » Je dirais plus : « bordel de merde, on va se noyer! »

Les rires sonnent faux, comme si l’auteur avait du mal à leur construire une identité propre. D’ailleurs, aucun ne se démarque, même si l’auteur tente de présenter Fabrice comme le leader, cela ne matche pas.

Pour autant, la description qu’il fait du gardien du sanatorium, seul personnage dignement construit en si peu de phrases, démontre que l’auteur a cette capacité, lorsqu’il daigne élaguer et s’affranchir des images alambiquées et pseudo-poétiques, qui ne font qu’alourdir le récit.

Si comme moi, vous voulez frissonner, vous serez déçus. Comme on ne s’attache pas aux personnages, on ne s’angoisse pas pour eux non plus et franchement l’accent n’est même pas mis sur le glauque du lieu, puisque l’auteur se contente de décrire d’une manière succincte ce qui s’est passé dans ce sanatorium. Alors que son histoire est terrible…

C’est un texte qui aurait mérité plusieurs relectures et une correction plus poussée, qui fait davantage penser à un scénario qu’à un livre, les descriptions des lieux sont d’ailleurs très visuelles, ce qui montre que l’auteur a fait ses repérages et ses recherches.

Un sujet largement exploité au cinéma, qui ne laisse aucune surprise. On comprend rapidement la direction que l’auteur fait prendre à son quatuor, dont chaque personnage manque d’épaisseur.

https://julitlesmots.com/2020/07/14/urbex-sed-lex-de-christian-guillerme/

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Date de sortie

Sortie récente

"Urbex Sed Lex" est sorti 2020-05-07T12:57:04+02:00
background Layer 1 07 Mai

Date de sortie

Urbex Sed Lex

  • France : 2020-05-07 (Français)

Activité récente

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Evaluations 25
Note globale 7.74 / 10

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