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Bibliothèque de Valeena : Ma PAL(pile à lire)

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Semiosis Semiosis
Sue Burke   
Gros coup de cœur, décidément cette collection fait des ravages, les deux derniers que j’ai lu (Une cosmologie de monstres et donc Semiosis) m’ont transportés.

Nous sommes dans un "Planet Opera » qui commence de manière assez classique, des colons humains débarquent sur une planète pour s’y installer, et là où l’originalité arrive (entre autres) c’est que le livre est séparé en chapitres qui décrira à chaque fois une nouvelle génération, donc d’un chapitre à l’autre, plusieurs années s'écoulent et nous voyons l’évolution de la colonie dans sa globalité, si elle arrive à se développer, si l’objectif de départ tient la route, les rituels ou encore les stratégies de survie, et comment vont évoluer les personnages après plusieurs générations. Sur le dernier tiers du roman on passe à un chapitre par an, afin de bien comprendre les tenants et les aboutissants de toute cette histoire qui fini en apothéose. J’espère sincèrement qu’il y aura une suite, même si le livre se suffit à lui-même.

Il y a également un côté écolo assez prononcé, sans non plus que ce soit de la propagande, ce qui est difficile à écrire très certainement, surtout sur un premier roman. Sue Burke nous a construit tout un écosystème original, attrayant, intriguant, avec de nombreux éléments surprenants, une faune et un flore magnifiques avec lesquels vous aurez de sacrées surprises.

Les amateurs de SF, de Planet Opera, d’écologie, ou même tout autre lecteur souhaitant simplement s’essayer à la science-fiction peut lire ce livre en prenant beaucoup de plaisir et en trouvant une originalité hors du commun.

J’ai adoré cette lecture et j'en parle beaucoup autour de moi afin de faire connaitre un maximum le livre tellement celui-ci m’a impressionné.

https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2019/10/semiosis-sue-burke.html

par Maks
Le Complexe de la Sorcière Le Complexe de la Sorcière
Isabelle Sorente   
Même si votre ancêtre n' a pas été brûlée, vous pouvez être sûr qu'elle a vécu dans la terreur. La sorcière vous regarde, cela n'a rien de surnaturel. C'est européen.

par plumanna
La fin de l'homme rouge La fin de l'homme rouge
Svetlana Alexievitch   
Ce texte est terrifant. Très bien écrit,d'une construction pas toujours facile à suivre, il met en lumière 3 générations de gens simples, sacrifiés par les folies de l'histoire. Mais au delà de l'histoire contemporaine de l'ex URSS, les questions sont beaucoup plus universelles et intemporelles : jusqu'où des individus lambdas, "normaux " et pacifiques en apparence dans leur vie personnelle, peuvent ils adopter des comportements collectifs inhumains,se mettre à tuer, torturer, piller, violer ? Est ce sous l'effet de la peur seulement ou bien l'être humain recèle t-il forcément une part de monstruosité qui ne demande qu'à s'exprimer ? La question est clairement posée dans les dernières pages : pourquoi malgré l'enseignement, la littérature se transmet -elle moins bien que les méthodes de torture ?
D'un point de vue politique, on ressent bien , à chaque génération , le désenchantement flagrant: communisme et capitalisme se retrouvent avec le même point commun : le passage de la théorie à la pratique. Ces théories sont à chaque fois perverties par la corruption, la cupidité, la haine. Alors l'être humain semble capable de toujours réfléchir au meilleur... tout en finissant par réaliser le pire, sans jamais apprendre de ses erreurs. Désespérant et très pessimiste, mais au vu de l'actualité, je ne suis pas loin de penser que l'auteur est d'une absolue claivoyance sur le genre humain.
L'Institut L'Institut
Stephen King   
Il y a deux choses dont je raffole chaque début d’année : la galette des rois, et la sortie du nouveau Stephen King.

La différence entre les deux ? Si la galette s’attaque à notre foie et/ou à notre tour de taille, Stephen King lui s’amuse plutôt à torturer notre état mental !

Alors qu’en est-il cette année avec L’Institut, son petit dernier ?

Déjà, comme souvent, son dernier né se porte bien avec ses 25cm et ses 600 pages.

Ensuite, et encore une fois comme bien souvent, ce bon gros bébé n’a aucune intention de vous accorder du temps pour vous reposer.

Quel est donc se mystérieux Institut dans lequel on retient des enfants après avoir assassiné leurs parents ?
Vu les horreurs endurées à l’Avant, que peut-il bien se passer une fois qu’on les envoie à l’Arrière ?

Et quel rapport tout cela a-t-il avec Tim Jamieson, ancien flic devenu, par un étrange concours de circonstances, veilleur de nuit à DuPray, petite ville à plusieurs centaines de kilomètres de l’Institut ?

Avec le King, rien n’arrive réellement par hasard, tout est minutieusement conçu pour entraîner ses lecteurs sur les chemins tortueux qu’il leur propose, avant de les abandonner là, avec la lourde tâche d’essayer de trouver la sortie et les réponses qui vont avec.

Oui, Stephen King est sadique envers son lectorat. On le sait, et comme on est un peu maso, on en redemande toujours plus.

Avec ce nouveau roman, l’auteur prend son temps pour installer l’intrigue. Au point que l’on en vient même à se demander à quel moment tous les chemins vont se rejoindre.

Ne vous inquiétez pas, ça viendra.
Et à partir de là plus rien ne parviendra à vous faire poser ce livre avant sa toute dernière page.

Mais pour en arriver là, il faut le mériter, et tenter patiemment de dénouer les fils ténus (mais étroitement serrés) qui balisent les nombreux chemins de traverse créés par SK.

On s’attache énormément à ces enfants si spéciaux à qui des monstres font vivre l’enfer.
On aimerait tant les sortir de là.
Autant qu’eux aimeraient y parvenir.

Y arriveront-ils ? À quel prix ?

Pour le savoir je vous invite à embarquer à bord du Southway Express. Et à bien attacher votre ceinture.
Car le voyage sera aussi mouvementé que captivant.
Les Étoiles sont Légion Les Étoiles sont Légion
Kameron Hurley   
Ce roman est génial :D !
D'abord, ce qui est le plus chouette, c'est que c'est un space opera... sans homme. Strictement aucun. Le mot « homme » n'est même pas écrit une seule fois. Ça paraît incroyable, mais le meilleur c'est que c'est totalement et complètement crédible dans l'univers que développe l'auteure :).
D'ailleurs, cet univers est très beau et original, on a dans un seul monde plein de cultures et d'environnements aussi différents qu'étonnants (un peu comme dans un grand rainbow cake en version sphérique, si vous voyez ce que je veux dire ;)). On a à la fois une ambiance de space opera et des éléments qui font penser à de la fantasy, et le mélange est très sympa.
Concernant le scénario, il est très prenant et complexe, avec une bonne dose de suspense. L'auteure nous réserve bien des surprises, qui sont parfois assez traumatisantes... Mais au moins on ne peut pas dire qu'on s'ennuie :).
Et puis les personnages sont aussi très bien réussis. J'ai adoré l'héroïne, Zan :D, et les autres sont tout aussi chouettes ; Casamir, Sabita, Jayd, Das Muni, Arakandash, Rasida, on les aime ou on les déteste, mais en aucun cas elles ne nous laissent indifférentes.
Voili voilou, tout ça pour dire que c'est un roman très intéressant. Dommage que les autres livres de cette auteure n'aient pas été traduits en français...
Nuits d'encre Nuits d'encre
Françoise Rey   
Un court recueil de nouvelles plutôt bien faites, je recommande pour les débutants dans ce domaine.

par Serafima
Le Livre des morts Le Livre des morts
Glenn Cooper   
Au début, j'ai eu peur de me perdre dans la narration qui alterne les dates, passant du XXIème siècle à un temps beaucoup plus lointain ou à une année ou quelques mois auparavant parfois, simplement en passant d'un chapitre à l'autre. Finalement, on plonge dans l'histoire très facilement, et une fois les éléments mis en place, on a plus qu'une envie : savoir la fin. Ce livre est excellent, les faits s’enchaînent à la perfection et nous tiennent en haleine jusqu'à la dernière page.

par x-Key
La Voie Verne La Voie Verne
Jacques Martel   
Autant le dire tout de suite : si ça parle de Jules Verne, je lis, peu importe que ce soit bon ou mauvais. Jules Verne est un auteur que j’adore. Je lis ses romans depuis que je suis gamine, depuis qu’un de mes profs de français (je ne sais plus lequel, pardon à vous), nous a un jour fait lire « Le tour du monde en 80 jours ». Qu’est-ce j’ai aimé ! Depuis, j’en ai lu des tonnes, toujours avec le même plaisir. Sauf peut-être « Cinq semaines en ballon » que je trouve barbant, mais il en faut bien un.
Enfin, on n’est pas là pour parler de ça, mais de « La voie Verne », dont le nom, la couverture et le résumé m’ont tout de suite donné envie de le découvrir. Ai-je eu raison ? Oui, oui, cent fois oui !

Dès le début du roman, Jacques Martel nous plonge sur une Terre futuriste diablement crédible (presque effrayante, du coup) : catastrophes climatiques, prédominance de la technologie et du Halo, cet e-nivers, ou univers virtuel, où tout est possible, mais où les hommes sont noyés par des infos et des publicités sans intérêt. Au milieu de ce Halo évoluent d’autres humains qui, eux, ont saisi le plein potentiel de cette e-réalité : ce sont les codeurs, les nerds, les geeks, ceux qui sont nés avec le Halo et qui le comprennent mieux que personne.
Entre en scène John Erns, postulant majordome chez Mme Dumont-Lieber, et qui cache un secret. Si j’aurais aimé plus de subtilité dans l’annonce de ce mystère, plutôt que la répétition systématique de « j’étais là mais je devais agir prudemment pour ne pas me dévoiler », le secret en question est juste énorme. J’ai adoré le découvrir, et la façon dont l’auteur nous le dévoile est excellente. Il y a un je ne sais quoi d’Alain Damasio dans la plume de Jacques Martel, dans sa narration, dans ses descriptions, dans ses envolées philosophiques (la rencontre entre « John Erns » et l’homme qui décidera de son destin est particulièrement marquante). Et quand je parle de Damasio, c’est chez moi un compliment car j’adore cet auteur. Indéniablement, certains passages de « La voie Verne », certaines phrases, m’ont touchée tant ils sont vrais, tant ils sont profonds. Nul doute que je les relirai pour m’en imprégner encore.

Si la progression du roman est relativement lente dans sa première partie, elle s’accélère brutalement quand le narrateur décide de s’investir vraiment pour obtenir ce qu’il désire. L’auteur transcrit parfaitement ce que ressent John Erns : l’impuissance, tout d’abord, à travers un récit lent et calme, l’action, avec un récit qui prend du rythme, puis le dépassement total de son héros, par les exclamations hallucinées de son acolyte dans le Halo. On se retrouve soudain entraînés dans ce flux, nous aussi, lecteurs, assistant avec les mêmes yeux que notre narrateur à l’incroyable mise en marche de cette fameuse voie Verne. Moi qui ne suis pas friande des récits à la première personne, d’ordinaire, j’ai ici été emportée, avide de connaître la suite.
L‘ambiance rétro-futuriste inversée donne une couleur particulière à l’histoire. Dans un monde où tout n’est que modernité, le parfum de désuétude qui imprègne le manoir des Dumont-Lieber fleure une époque dont nous sommes tous un peu nostalgiques : celle où l’humanité rêvait de découvertes et d’explorations, avec une politesse et un code de conduite stricts surannés.

J’ai beaucoup aimé les personnages, en particulier John Erns, désespéré qui commence peu à peu à croire en ce qu’il fait. Chaque intervenant est parfaitement dépeint, à tel point qu’on l’identifie sans mal et qu’on se le représente avec facilité. L’originalité tient au personnage principal (du moins, de mon point de vue, il s’agit du personnage principal) : Gabriel, le petit garçon autiste, qui révélera au fil des pages son incroyable potentiel. Et Pearline, la vraie raison de tout ceci, est une aventurière comme Verne aurait pu en rêver, à ceci près qu’elle est une femme. Merci Jacques Martel d’avoir comblé cette lacune dans l’œuvre de Verne, en ajoutant le nom de Pearline Khan à la liste des héros des Voyages Extraordinaires.

Au niveau du livre lui-même, peu de choses à reprocher aux éditions Mnémos. La couverture est de très belle facture et elle incite à se plonger dans le voyage. En revanche, j’ai relevé beaucoup de coquilles (mais avec un tel pavé, c’était presque obligé).

Cet ouvrage est un véritable hommage à Jules Verne. Un héros, contre le sort qui s’acharne, contre les « nains » qui l’oppressent, va se dresser et parcourir des lieues (virtuelles, ici) pour atteindre son but. La part belle est laissée à l’espoir, chose assez rare pour être soulignée et pourtant tellement typique de Verne ! Jacques Martel signe une œuvre à la fois divertissante et profonde, à la plume stylisée et poétique. Il nous parle d’immortalité, de flamme, de héros et d’humanité, et on se souvient avec émotion de tous ces « géants » dont l’Histoire a retenu le nom. Indéniablement, Jules Verne en fait partie, et un peu plus grâce à ce roman.

Mon blog spécialisé SFFF francophone : https://autresmondes.blog/

par Sophie-78
L'abominable L'abominable
Dan Simmons   
Il s’agit de mon tout premier Dan Simmons et je n’ai pas été déçue ! Ce roman nous happe dès l’introduction magistrale et ne nous lâche plus jusqu’aux dernières lignes. Il s’agit en effet d’une lecture addictive. Lorsque l’action démarre, le rythme est très vite soutenu et nous tient en haleine.
Ce roman est impressionnant de par ses qualités littéraires, mais surtout de par son intrigue, et cette mise en abyme à travers le procédé littéraire des cahiers envoyés au protagoniste par Richard A. Durbage Junior vingt ans après la mort de Jacob Perry.
Ce texte basé en partie sur une réelle expédition est glaçant !
Il est très documenté, passionnant (que ce soit la préparation de l’expédition ou l’expédition elle-même !) et pose la question de la passion de ces hommes qui bravent les éléments dans des conditions effroyables pour atteindre le sommet et leur rêve !
Une excellente lecture !