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Bibliothèque de Valeriesther : Mes envies

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Jours de glace Jours de glace
Maud Tabachnik   
Chronique de Diana : https://followthereader2016.wordpress.com/2019/11/22/jours-de-glace-maud-tabachnik/

Ce thriller est glaçant et ne vous y trompez pas le titre est tout à fait annonciateur du contenu du récit. Ici, malgré les grands espaces blancs, on étouffe presque pendant notre lecture, alors accrochez-vous car rien ne vous sera épargné.

Dans ces terres où les histoires indiennes ont toutes leur importance, une tempête d’une extrême violence va s’abattre et permettre la libération de plusieurs détenus d’une prison de très haute sécurité hyper moderne. Après cette évasion, plusieurs corps sauvagement mutilés vont être découverts et le shérif Lou va être missionnée pour retrouver le ou les coupables.

Ce récit en plus de mettre en avant une enquête palpitante et inquiétante, va montrer toute la difficulté des rapports entre les ethnies qui cohabitent mais pourtant ne suivent pas les mêmes règles. Mais pas que, c’est aussi une étude sur le profilage des criminels, et enfin l’auteure met en exergue la complexité des rapports hommes/femmes dans un milieu hostile avec en fond l’appât du gain.

Maud Tabachnik va plonger son lecteur petit à petit dans cette ambiance glaciale où l’humain souffre et doit constamment se battre pour survivre au climat et l’hostilité de ce paysage. Au final, j’ai été happée sans m’en rendre compte, après la mise en place des divers éléments, impossible de lâcher le bouquin sans connaitre la suite.

L’auteure prend aussi le temps de nous faire découvrir que l’homme n’a pas que des mauvais côtés, elle met en avant la solidarité de ces communautés qui doivent être soudées pour leur survie. C’est d’ailleurs un des aspects les plus intéressants de ce roman. L’homme peut être aussi bon que mauvais, un véritable caméléon.

J’ai été au départ un peu déroutée par la construction du ce thriller, on alterne entre la découverte des coutumes indiennes et « le monde moderne empli de technologies ».

Une histoire complexe mais passionnante, je me suis fait la réflexion que si j’avais découvert ce policier sur grand écran, j’aurais probablement été horrifiée en sortant. Je ne ferai pas l’affront de commenter la plume de l’auteure car l’on sent toute l’expérience et la maitrise du sujet.

C’est un grand roman qui est parfait pour une soirée froide et noire, cette histoire ne manquera pas de vous tenir éveillé toute la nuit et peut être même plus en ayant terminé.
Les Jumeaux de Piolenc Les Jumeaux de Piolenc
Sandrine Destombes   
Coup de coeur! J'ai dévoré ce livre, un vrai page-turner enchaînant les rebondissements toujours imprévisibles! J'ai beaucoup aimé les personnages, le final incroyable... Je recommande à 200%!

par Daerinn
Tromperie Tromperie
Andrea Maria Schenkel   
Samedi 1er avril 1922, 10 heures,
commissariat de police de Landshut,
Johann Huther, officier supérieur de la brigade criminelle


Le temps était complètement détraqué cette année. On était à deux semaines de Pâques, et il avait neigé jeudi. Même si la neige avait été lavée le jour même par la pluie, il faisait bien trop froid pour la saison. Lorsque Johann Huther était sorti de chez lui ce samedi matin, le ciel semblait sur le point de s’éclaircir. Dans le vestibule de son appartement, il hésita un instant, tendit la main vers le parapluie appuyé au portemanteau à côté de la porte, mais les rayons de soleil qui entraient par la fenêtre le firent changer d’avis et il quitta la maison sans le prendre. Une décision qu’il regretta bien vite, car à peine était-il sorti qu’il se mit à tomber des cordes. C’est donc trempé des pieds à la tête et de fort mauvaise humeur qu’il arriva au commissariat.

— Tu ne vas pas en faire toute une histoire, Kreszentia, ce n’était pas si horrible que ça.

— Toi, tu es dans la police, pour toi c’est normal de voir ce genre de choses, mais moi j’en suis encore toute retournée. Quand je pense à ce poignard abandonné par terre, dégouttant de sang…

Josef Wurzer se tourna vers sa femme et la dévisagea dans la pénombre.

— Alors là, tu exagères, comment veux-tu que le sang goutte si le poignard est par terre ? Ça ne peut goutter que si c’est en hauteur, c’est bien pour ça qu’on dit goutter.

par Paraffine
Avant de t'oublier Avant de t'oublier
Rowan Coleman   
Attirée par le sujet de la maladie d'Alzheimer, qui reste peu courant j'ai été profondément touchée. Le récit a plusieurs voix est très bien écrit et permet une meilleure approche et compréhension de l'histoire. La lecture est de plus très fluide.
Ce qui m'a néanmoins le plus marqué est le développement des sentiments et le réalisme. L'auteur nous plongent dans les ressentis de Claire, de ses émotions qui peuvent être violentes et dures à supporter mais également de celui de ses proches qui nous montre la difficulté de gérer la maladie au quotidien.
[spoiler]l'auteur décrit également avec un realisme cru la façon dont les autres se comportent, comportement que je trouve révoltant, notamment les étrangers qui a cause de la maladie ne voit plus la personne qu'il y a derrière, un personne en souffrance[/spoiler]
Ce livre est donc une belle leçon de vie qui nous rappelle notre fragilité et impuissance dans certaine situation mais également notre force à surmonter les épreuves.
Un livre qu'il fait avoir lu donc.
La vie audacieuse La vie audacieuse
Elena Costa   
1987. Yves quitte le confort de la maison familiale pour suivre des études de droit à Paris. Très vite, le jeune homme se sent rejeté par la capitale et les autres étudiants, et rêve d’une «vie audacieuse». Dans un café, il rencontre Évelyne, âgée d’une trentaine d’années et professeure de piano. Elle s’occupe tous les dimanches de son fils de treize ans, Jérôme, qui vit chez son père car elle a refusé d’en assumer la garde. Évelyne est secrète, distante, insaisissable. Une relation amoureuse naît pourtant entre Yves et la jeune femme et, après la mort du père de Jérôme, ils vivent ensemble tous les trois quelques mois dans un appartement en banlieue parisienne.
Mais un jour Évelyne abandonne les deux garçons... Chacun va essayer à sa façon de combler cette absence.
L’écriture délicate d’Elena Costa installe une atmosphère de mélancolie douce et lumineuse pour dessiner, en creux, le portrait d’une femme éprise de liberté.

(Source: Gallimard)

par Raynna
Le Diable tient la chandelle Le Diable tient la chandelle
Karin Fossum   
Ca commence en douceur. Deux ados qui veulent faire une bêtise. L'un d'eux entre dans la maison d'une vieille et ne ressort pas ! Ce livre file la chair de poule.

par chapitres
Promenons-nous dans ce bois Promenons-nous dans ce bois
Nele Neuhaus   
Voici mon premier livre de Nele Neuhaus, bien que ce soit le huitième de sa série, elle réussit à offrir quelque chose de frais qui ne manque pas de dynamisme et reste inspirant. J’ai adoré rencontré le couple que forme les inspecteurs Bodenstein et Sander anciennement Kirchhoff.
Tout commence par un incendie et son corps carbonisé encore fumant brûlé vif de quoi faire des cauchemars dès le premier chapitre et ce n’est que le début, la liste des crimes et des victimes ne va faire que prendre de l’ampleur sans que l’on sache à qui l’on a affaire. L’enquête que vont mener Oliver et Pia va obliger celui-ci à un retour dans le temps, en 1972, il a onze ans et c’est l’année où a disparut son meilleur ami ainsi que son renard apprivoisé maxi qu’il aimait tant. Toute l’intrigue tourne autour du village dans lequel il a grandit, aujourd’hui il ne peut s’empêcher de penser que certains des villageois en savent plus et que la vérité ne sera pas facile a être révélée quarante ans plus tard.
Les allers et retours dans le temps sont bien équilibrés tout en collant au présent dans une belle fluidité et apparemment sans effort. Cela donne un puzzle complexe, facile à défaire et dont les pièces sont parfois difficiles. Le nombre de personnages mis en scène et leurs noms à caractère germanique ne m’ont pas facilité la tâche, heureusement que l’auteur à penser à nous car on trouve au début du livre, une liste de personnages ainsi que leur lien et croyez moi cela m’a bien aidé, de même que la carte géographique qui permet de visualiser les lieux de l’action.
Force est de reconnaître que ce livre est superbement bien écrit, on y trouve tous les éléments d’un polar/thriller, suspicion, angoisse, disparition, deuil, déni qui ont su garder mon intérêt éveillé du début à la fin. Bonne lecture.
La Vie très privée de Mr Sim La Vie très privée de Mr Sim
Jonathan Coe   
Un très bon "Coe", m'avait dit une vendeuse à l'achat du livre dans une librairie parisienne.
Comme "Coe" avait déjà mis la barre très haut, cela me paraissait difficile et pourtant.....
Ce mec a une patte, on te ferait lire un texte non signé que tu reconnaitrais du "Coe". C'est pas toujours très gai mais ça pétille d'humour. Avait-elle raison ou tort la vendeuse parisienne? Ce n'est pas son meilleur livre car il y a quelques longueurs, mais cela reste très bon.
Le summum de l'humour, le dialogue avec le GPS. Le final sur une plage près de Melbourne explose comme le bouquet final d'un feu d'artifice, une apothéose. Moi qui suis amateur du réalisme magique sud-américain, ce britannique m'a transporté. L'argentin Cortázar n'aurait pas fait mieux.

Commentaires à destination de l'éditeur:
On aurait dû s'en tenir à la traduction littérale du titre anglais "The terrible privacy of Maxwell Sim" et non en éliminer tout l'humour par un très plat "La vie très privée de Mr Sim".
Je fais sans doute une fixette sur le subjonctif mais, placés dans une proposition principale, certains verbes requièrent un subjonctif dans la proposition subordonnée et en outre le temps de ce subjonctif s'accorde avec celui de la principale. Il me semble que pas mal de traducteurs aient oublié cette règle. Je lirai donc mon prochain "Coe" en anglais où, aux dernières nouvelles, le subjonctif est absent.


par Biquet
Virus à l'hôpital Virus à l'hôpital
Sophie Jama   
Un virus dans le plus grand hôpital de Montréal (Québec) ! Mais de quel type de virus s'agit-il ? Avec ses amis, Déborah Klein va tenter d'enrayer la panique générale en menant l'enquête et en dénonçant la situation aux médias.
Les Quinze Premières Vies d'Harry August Les Quinze Premières Vies d'Harry August
Claire North   
http://delivreenlivres.blogspot.fr/2018/01/les-quinze-premieres-vies-dharry-august.html

C'est vrai que ce livre est assez spécial, la narration est très éparpillée et on n'a pas l'habitude, mais j'ai quand même pris un grand plaisir à ma lecture même si il ne rentrera pas dans mes coup de cœur.

Un lecture un peu spéciale cette fois ci vu que j'ai écouté la moitié de ce livre en livre audio, même si je l'ai terminé en livre papier ensuite.

Harry August est un Kalashaka, un homme qui revit ses vies les unes après les autres. Lors de sa onzième vie, alors qu'il est en train de mourir, une jeune fille vient à sa rencontre, une des siens. Elle transmet un avertissement : la fin du monde se rapproche de vies en vies et personne ne sait pourquoi ...

J'ai vraiment bien apprécié le principe de ce livre. Harry renait et entre 4 et 6 ans il retrouve tout ses souvenirs d'avant et se trouve donc adulte plus que centenaire dans le corps d'un enfant. Du coup pour lui l'enfance est la période la plus difficile car il ne peux pas vraiment la modifier ou faire quelque chose, il est obligé de passer par les années d'école et les études.
Il fait parti du club Chronus, un club dont tous les membres sont des kalashaka et qui œuvrent à faire en sorte que rien de majeur ne change dans l'histoire car ils se sont rendu compte que les changements avaient beaucoup de chance d’amener la fin du monde plus rapidement.
Du coup c'est toujours difficile de vivre en sachant des choses qui pourrait changer tout, empêcher des guerres, des assassinats, mais ne rien y faire et de laisser la vie se poursuivre telle quelle.

Le narrateur, Harry, nous raconte sa vie depuis le début. Et donc pas en commençant par la 11ième qui intéresse l'histoire principale. Il faut donc attendre un long moment avant qu'on en arrive vraiment à la période ou Harry se prend dans sa mission de sauver le monde et de découvrir ou se situent les changements. Et même quand on en arrive la, il lui faut plusieurs vies pour vraiment cerner le problème.
Du coup c'est vraiment une histoire de longue halène que l'on a ici, il ne faut pas du tout s'attendre à un thriller haletant ou un livre d'action car on serait tout de suite déçu.
Le titre prend donc toute sa signification car le sujet principal c'est vraiment Harry August et comment il gère le fait d'être un Kalashaka et de renaitre indéfiniment, plus que l'histoire de la fin du monde qui se rapproche, même si elle occupe toute la fin du récit, bien sur.
On suis Harry dans ses moments de doutes, dans ses choix de vie, quand il se tourne vers la philosophie, la religion ou la science, en gros on explore vraiment toutes les possibilités que rencontre le personnage au cours de ses nombreuses vies. Du coup il y a certains passages qui faisaient vraiment digression, et on se demande s'ils étaient vraiment nécessaire. Un petit élagage n'aurait peut être pas été de trop. Néanmoins je ne me suis pas du tout ennuyée.

Il passe aussi son temps à faire sauter de vie en vie son récit, qui n'est absolument pas linéaire.
J'avoue qu'en livre audio, surtout écouté comme moi en voiture sur plusieurs trajets à des jours d'intervalle, ce n'était des fois pas facile de s'y retrouver et à de nombreuses reprises j'étais perdu en essayant de remettre la temporalité dans le bon ordre.
Mais finalement ce n'est pas si gênant sur le long terme, on s'y fait et de toute façon quand c'est important il nous rappelle toujours dans quelle vie se situe l'événement.

En fait le seul point ou j'ai été un peu dubitative sur l'ensemble a été tout le blabla théorique scientifique, qui heureusement n'arrive pas souvent, mais m'a un peu perdu. Surtout que le but final de ces explications dans l'histoire est quelque chose que je n'ai pas réussi à vraiment accepter (je n'en dit pas plus pour ne pas spoiler). Après je sais bien que je ne suis pas du tout une spécialiste et donc que je peux me tromper mais ça m'a un peu fait sortir du récit.

Pour ce qui est du livre audio j'ai trouvé que le narrateur avait un ton qui allait bien avec le livre. Il donnait à Harry un coté limite insouciant, peu sérieux et un peu détaché du récit qui m'est resté jusqu'au bout même lors de mon passage en livre papier. Pourtant je suis un peu dubitative quand même car je ne sais pas si j'aurais eu la même image du personnage si j'avais lu uniquement le livre papier. En gros c'est un ajout qui n'était peut être pas nécessaire au récit mais qui allait quand même bien avec le texte.

Au final j'ai bien aimé ce livre, ce n'est certes pas un coup de cœur mais Harry à su m'intéresser é toutes ses vies et j'apprécie le coté différent du récit.

16/20

par lianne80