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Commentaires de livres faits par Valfe

Extraits de livres par Valfe

Commentaires de livres appréciés par Valfe

Extraits de livres appréciés par Valfe

- Mollie Maggia est morte de la syphilis. Croyez-moi, Mr Roach, ces filles viennent de milieux défavorisés. Pour la plupart, ces filles viennent de milieux défavorisés. Pour la plupart, leur éducation laisse à désirer, elles sont enclines à céder facilement à la tentation.
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Krav tenta de s extirper des décombres tandis qu une sirène hurlait au-dessus de sa tête. Une abominable odeur de brûlé emplissait l air, et il toussa lorsqu elle lui gratta la gorge.
Commandant !
Cette voix semblait lointaine alors même qu il voyait un soldat se pencher au-dessus de lui.
Commandant Krav, tout va bien. On va vous sortir de là.
Le regard de Krav quitta son officier pour aller trouver le plafond qui s effondrait sur leurs têtes. L explosion y avait fait un trou béant, révélant des poutres en métal et des fils qui dansaient en crépitant devant des murs couverts de sang noir.
La dernière chose dont Krav se souvenait était d avoir vu ce Drexien, un instant à peine avant que la bombe n explose. Celui-là même qui avait enlevé sa femelle et gâché ses plans. Une vague de colère le traversa, mais elle se tut aussitôt pour laisser place à une douleur assourdissante tandis qu il essayait de bouger.
Il baissa la tête pour regarder les soldats Kronocks qui tentaient de soulever la poutre en métal qui lui était tombée sur les jambes. Lorsqu ils y parvinrent enfin, ses cuisses se mirent à gicler du sang et sa vision se troubla.
Vos ! Où est Vos, appela t-il à travers ses dents serrées.
Je suis là, Commandant.
Malgré le sang et la poussière, Krav poussa un long soupir soulagé en apercevant ce visage familier. Il prit la main du soldat qu il tira vers lui.
Tu dois terminer ce que j ai commencé.
Vous vous en chargerez vous-même, Commandant.
Krav secoua la tête aussitôt.
Non, c est toi qui le fera.
Agrippé à sa main, il poursuivit :
Tu le dois. Rappelle-toi ce que je t ai appris. Rappelle-toi mon plan. Notre plan.
Vos acquiesça, puis d une voix robotique, presque comme s il avait répété cette tirade un millier de fois, il dit :
Trouver une femelle humaine, récupérer sur elle ce que nous n avons pas eu le temps de prendre à l autre. La transformer en Kronock. Puis transformer tous les humains en Kronocks.
Kax fut ravi d entendre ses propres mots dans la bouche de son second. Il plongea son regard dans le sien.
C est ça. Si nous détruisons les humains, nous détruirons les Drexiens.
Vos se tendit.
Oui, Krav.
Et alors même qu il se vidait de son sang et que le hurlement de la sirène se faisait lointain, le commandant Kronock espéra ne pas s être trompé au sujet de Vos. Il avait tant investi dans ce soldat ; des années d entraînement, toute sa confiance et tous ses espoirs.
Tu ne seras pas seul. N oublie pas ceux de l intérieur. Ce sont eux, la clé de notre plan, dit-il.
Il cracha presque ces mots à travers la douleur.
Vos lui-même était une clé des grands projets de Krav. Il ne voulait pas se contenter d annihiler l ennemi. Selon Krav, la guerre devait servir une sorte de justice poétique. Il déglutit, le goût âcre de son propre sang emplissant sa bouche, puis il scruta les yeux bleus de son protégé.
Krav aurait aimé assister à la chute de l ennemi. Être témoin de leur surprise lorsqu ils découvriraient avoir été trahis par les leurs. Oh, ce que ça aurait été délectable, songea t-il en expirant pour la toute dernière fois alors qu un sourire suffisant traversait ses lèvres fines.
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Tori s accroupit. Pliées en deux depuis un bon moment, ses jambes lui faisaient mal. Elle ramena ses boucles épaisses sur le dessus de sa tête et les fixa avec ses piques mortelles, sentant une perle de sueur couleur le long de sa nuque.
 Ce conduit n a pas été construit pour deux, tu sais, marmonna-t-elle entre ses dents.
Vrax déplaça ses pieds, s asseyant sur ses talons, l air de ne pas être gêné par cette position inconfortable.
 Ce n est pas si mal, nous deux ici.
Il ne transpirait pas non plus, ce qui donnait à Tori l envie de lui donner un coup de pied dans les couilles, si elle avait pu bouger sa jambe. Involontairement, son regard dérivait vers le renflement de son pantalon en cuir, difficile à ignorer, vu la façon dont il était positionné. Elle détourna le regard avant qu il ne puisse s en apercevoir. Elle se maudit.
Tu es ici pour accomplir une mission, pas pour baiser un extraterrestre, se réprimanda-t-elle. Surtout pas celui qui semblait faire tout son possible pour l irriter.
La dernière chose dont elle avait besoin était de penser à quel point l exaspérant Dothvek était bien bâti. Ou de se demander quelle était la texture de ses longs cheveux noirs qui retombaient sur les épaules. Ou de se demander si les marques géométriques sur ses biceps étaient aussi lisses qu elles en avaient l air. Ne pas penser au grand barbare n était pas si facile, vu qu elle était pratiquement sur lui.
Ils n avaient pas eu beaucoup de choix d endroits pour se cacher lorsqu ils s étaient faufilés à bord du vaisseau ennemi. L endroit grouillait des sbires de Mourad. Pour rester cachés, la seule solution avait été de pénétrer dans les entrailles du vieux vaisseau. Heureusement pour eux, le vaisseau comportait de larges conduits d aération, ce que l on ne trouvait pas dans certains vaisseaux plus récents ou plus élégants.
Deux chasseurs de primes baraqués marchaient sous eux, leurs bottes résonnant bruyamment sur le sol en acier, tandis qu ils parlaient à voix haute de la façon dont ils comptaient passer leur temps une fois que le vaisseau aurait atteint l avant-poste de Kressideen, également connu sous le nom d Allée du Diable.
 Cet endroit ne ressemble pas à un lieu que j aimerais visiter, murmura Vrax une fois les hommes partis.
Tori étouffa un rire.
 Tu as raison sur ce point, mais ce n est pas un mauvais endroit à visiter si tu veux commettre un crime. Ou plusieurs.
Il haussa un sourcil.
 Combien de crimes avons-nous l intention de commettre ?
 Tu as les jetons ?
Vrax inspecta sa poche.
 Je n ai pas de jetons sur moi, pourquoi ?
Tori résista à l envie de lever les yeux au ciel. Si elle réussissait à ne pas tuer ce barbare, ce serait un miracle.
 Je veux dire, est-ce que tu as changé d avis ? Tu ne veux plus leur faire du mal ?
Vrax lui lança un regard noir.
 Un Dothvek ne fuit jamais un combat, mais je pensais que tu souhaitais seulement éliminer Mourad pour avoir tué ta coéquipière.
Tori tressaillit en pensant à Max. Vrax et elle avaient atteint le vaisseau de Mourad juste à temps pour le voir dire à son homme de se débarrasser de son corps. Elle se souvenait encore de l aspect frêle du corps sans vie de Max et de son malaise en comprenant qu ils étaient arrivés trop tard. Max s était sacrifiée pour lui sauver la vie et elle n avait pas été capable de sauver la sienne.
Sans réfléchir, enragée, elle s était retrouvée à courir sur le vaisseau de Mourad, ne remarquant même pas que le guerrier dothvek l avait suivie jusqu à ce que la rampe métallique se referme derrière elle et qu elle le voit en se retournant.
Il n y eut aucun moyen pour l un ou l autre de descendre avant que le vaisseau ne décolle. Ils durent se cacher. Tori ne savait pas combien de temps s était écoulé depuis, mais cela devait faire assez longtemps pour qu elle en ait marre de rester immobile.
 Oh, j ai bien l intention de tuer Mourad. Pour Max et pour nous avoir fait nous écraser sur une planète déserte, sans vouloir t offenser.
Il fronça les sourcils, mais ne l interrompit pas.
 Mais surtout, je prévois de voler son putain de vaisseau, dit-elle en souriant à l extraterrestre à l air renfrogné. Et tu vas m aider, beau gosse.
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Leora pénétra dans une grande salle somptueuse, convoquée par le prince Zander.
— Vous m'avez fait venir, mon seigneur ?
Il l'avait convoquée dans son opulente salle du trône, sans doute pour l'informer qu'elle lui avait déplu en laissant sa fille, la compagne enceinte du prince, risquer sa vie en allant à la poursuite de sa sœur. Elle s'était attendue à être réprimandée, voire punie. Tout comme Lamira, sa fille, elle n’avait pas pu s’empêcher d’agir. Elles avaient réussi à sauver sa fille aînée, Lily, grâce à l'influence de Zander, et personne n'avait été blessé. Mais elles étaient revenues à la capsule la veille au soir, et le moment de rendre des comptes était maintenant arrivé.
Il passa un doigt sur la feuille d'une des plantes en pot de Lamira, son esprit comme absent.
— Oui.
Elle s'approcha de lui, s'arrêtant à quelques mètres.
— Vous êtes mon invitée ici, Leora.
— Oui, mon seigneur.
— Quand je vous ai achetée, c'était un cadeau pour Lamira. Je n'ai pas demandé à ce que vous serviez à autre chose qu’à lui tenir compagnie.
Elle baissa la tête, sentant les reproches arriver. Elle avait accompagné sa fille dans une mission non autorisée et dangereuse pour sauver Lily, son autre fille.
— Oui, mon seigneur.
— En tant que mère, j'attendais de vous que vous placiez sa santé et son bien-être au-dessus de toute autre considération. D'autant plus qu'elle porte mon enfant.
— Oui, mon seigneur, c'est pourquoi...
— Non, l’interrompit-il. Ne me donnez pas d'explication, je n'ai aucune patience pour vos excuses. Avoir laissé Lamira risquer sa vie comme elle l'a fait est inacceptable.
Elle gardait les yeux rivés sur le sol.
— Oui, mon seigneur.
— Vous m’avez déplu et j'exige que vous soyez punie.
Elle sentit un nœud dans sa poitrine. Est-ce que Zander allait la punir lui-même ? Lamira avait soupçonné, quand il avait acheté Leora, qu'il avait l'intention de l'utiliser aussi comme esclave sexuelle. Comment sa fille allait-elle réagir en apprenant que Zander l'avait punie ?
Un mouvement attira son attention vers la porte.
Maître Seke, le guerrier, se tenait là, parfaitement immobile. Depuis combien de temps était-il là ?
— J'ai demandé à Maître Seke de vous punir.
Son ventre s’agita tandis que le regard bleu-violet de Seke soutenait le sien.
— Étant donné qu’il vous faut un maître direct et qu'il est inapproprié pour moi d'assumer ce rôle, c’est à lui que vous répondrez désormais. Il sera responsable de vous et de votre comportement.
Elle eut du mal à respirer.
— Votre formation à l'obéissance commence aujourd'hui.
Les mots du prince rebondirent dans sa tête, ricochant comme une balle en caoutchouc.
Votre formation à l'obéissance commence aujourd'hui.
Maître Seke sortit de la pénombre et s'avança pour la réclamer, une expression impénétrable sur son visage. Comme tous les Zandiens, il était plus grand qu'un mâle humain avec une peau couleur violet et deux petites cornes sur le dessus de la tête. Le visage du maître d'armes était usé, marqué et toujours calme. Il se déplaçait avec une grâce féline qui semblait incompatible avec sa taille. Ses larges épaules faisaient tendre le tissu de sa tunique et une épée était accrochée à sa ceinture. Le bleu de ses yeux était bordé de violet, ce qui était inhabituel. Les autres membres de l’espèce qu'elle avait croisés avaient des iris marron-violet.
Contre toute raison, son sexe se serra à la seule idée d’être punie par le guerrier balafré.
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— Dis : « Oui, je le veux ».
— Hein ?
Les yeux fermés et les paupières trop lourdes pour les ouvrir, sa bouche aussi sèche qu’une pêche poilue et ayant besoin d’eau, l’esprit dans le brouillard, Teena lutta pour se réveiller de l’un des sommeils les plus lourds qu’elle n’ait jamais connu.
— Dis : « Oui, je le veux », siffla une voix avec un accent prononcé, pour la seconde fois.
— Je le veux ?
Qu’est-ce qu’elle voulait ? La dernière chose dont elle se souvenait, c’était de boire et de faire la fête au mariage de sa sœur, laissant un certain tigre russe flirter avec elle. Et après…
Rien.
Secouant mentalement son esprit, elle ouvrit les yeux, juste à temps pour voir le beau visage de Dmitri se pencher vers le sien et entendre quelqu’un dire :
— Je vous déclare donc mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Quoi ?!
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Avant-propos
Ce roman est un spin-off de "Recherche dom pour étude de terrain". En écrivant Recherche dom, j’ai fait la connaissance de Fred et Chérubin, un couple atypique et touchant dont l’histoire s’est peu à peu développée, jusqu’à me donner envie de l’écrire à son tour.
(....)
Petite précision sur la temporalité : si Recherche dom se déroulait en octobre 2019, j’ai décidé, pour ce roman-ci, de revenir sur la rencontre de Fred et Chérubin. Le récit débute donc en 2015. Le second opus, lui, se déroulera en 2019, encadrant les évènements de Recherche dom. Il y aura donc un saut de quatre ans entre le tome 1 et le tome 2. (...)
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- Merci à #Atypica pour cet extrait -


Foxfire

Un petit « pop » est le seul avertissement avant que ma soupe n’explose.

« Merde. » J’ouvre brusquement la porte du micro-ondes. Il ne reste que la moitié de ma soupe à la tomate dans le bol, et l’intérieur de mon four ressemble à une scène de crime.

Heureusement que j’ai déjà commandé une pizza.

Avec un soupir, je referme la porte sur les repoussantes éclaboussures rouges. Mon ventre gargouille comme si je n’avais rien avalé de la journée. C’est peut-être le cas ; je sais à peine quel jour on est. Huit jours après la Rupture Infernale, ma meilleure amie est tout ce qui me maintient connectée au monde extérieur.

En parlant de meilleure amie... Je presse la touche 1, mon seul et unique numéro favori. L’appel est directement envoyé sur messagerie, ce qui me surprend. Amber devrait être en train de déprimer chez elle, après que je suis venue la chercher pour la secourir de son rencard pourrave.

Je raccroche et lui envoie un message. Je viens de commander une pizza, tu viens manger la moitié ?

C’est sans doute trop tôt pour mentionner son rendez-vous désastreux. Elle ne connaît ce type que depuis quelques jours, mais c’est son voisin. Malaise. Et certes, il est canon, mais depuis quand est-ce que ce serait une excuse pour abandonner une femme dans la montagne en plein premier rencard ?

Mon ex est un trouduc, pourtant même lui ne ferait pas ça.

Je commence à écrire : Apporte une photo de Garrett. J’en ai une de Benny et des fléchettes... puis me ravise et efface. À la place, j’écris : Je tire définitivement un trait sur les hommes. Viens, on devient obèses et on adopte plein de chats.

Voilà. Ça la fera rire.

Je tourne en rond dans la maison, remarquant à peine les piles de lettres et de plats à emporter vides qui s’entassent ces derniers jours. Depuis ma rupture, je vis pratiquement en ermite. Benny n’est toujours pas passé récupérer ses affaires.

Même si je n’ai aucune envie de le voir. Face de rat.

Amber ne m’a pas encore répondu. Bizarre. À dix-huit heures un samedi soir, ma meilleure amie est généralement seule chez elle. Comme moi.

Bon sang, on est pitoyables. Peut-être qu’on devrait réellement adopter des chats.

Je lui envoie un autre message : N’adopte pas sans moi.

Ma mère avait raison. Les mecs sont nuls. Ça ne me dérangerait pas de ne plus jamais revoir un seul homme de ma vie... À part le livreur de pizza. Je ferai une exception pour lui.

Quand la sonnette de la porte retentit, je me précipite avec un peu trop d’enthousiasme pour aller ouvrir.

« Combien je vous... » La fin de ma phrase ne sort pas. Je lève la tête. Encore. Et encore un peu.

Merde, ce livreur de pizza est gigantesque. Et musclé. Un peu comme The Rock. Il doit faire plus de deux mètres, avec des épaules presque aussi larges que la porte. Les cheveux rasés façon militaire. Des lunettes miroir sur le nez... alors qu’il va bientôt faire nuit.

Salut mon grand, ronronne mon bas-ventre. Non ! Vilaine Foxfire !

« Foxfire Hines ? » Il semble un peu dubitatif, comme s’il avait du mal à croire que c’est vraiment mon prénom. Ça arrive souvent.

« Ma mère est une hippie, dis-je.

— Pardon ? » Ses sourcils apparaissant au-dessus des lunettes.

« Mon prénom. C’est parce que... ma mère est une hippie. Elle trouvait ça joli.

— Votre mère.

— Oui.

— Vous vous appelez vraiment Foxfire. » Il a l’air presque résigné, comme s’il n’arrivait pas à croire que la vie l’a mené devant ma porte. Je comprends. De mon côté, je n’avais jamais eu envie de faire des avances à un livreur de pizza. C’est une nuit de premières fois pour nous deux.

« Vous m’attendiez ? demande-t-il.

— Euh, ouais. » Je remarque enfin quelque chose malgré le désir intense qui m’embrume. Ce que mon cerveau criait pour se faire entendre par-dessus ma libido. « Mais... où est la pizza ? »

~.~

Tank

Foxfire. Putain, c’est ridicule. La nana a l’air aussi toquée que son nom. Sur le papier, ça va. Designer web, une bonne liste de clients, elle paie ses factures. Elle habite dans une respectable maison en briques près de l’université. Jusque-là, tout va bien. En personne, c’est un cirque ambulant. Ses cheveux sont teints dans les couleurs de l’arc-en-ciel comme un personnage de dessin animé et elle est minuscule, une petite lutine en minishort et débardeur. Je pourrais la soulever d’une seule main.

Oh, et elle est sublime. Même avec ses cheveux clownesques.

Ma mission va être soit très simple, soit vraiment casse-burnes.

« Où est la pizza ? » demande-t-elle en regardant derrière moi. Avant qu’elle ne puisse protester, je la pousse à l’intérieur et remarque des papiers entassés sur toutes les surfaces, des poufs en billes de polystyrène par terre, quelques attrape-rêves accrochés aux fenêtres et une lampe à lave dans un coin. La lutine de dessin animé vit dans La La Land.

« Qu’est-ce que tu fais ? » Elle me regarde avec ses grands yeux, sans la moindre peur. Un type qui fait deux fois sa taille vient d’entrer chez elle sans y avoir été invité, et elle cherche sa pizza. La plupart des femmes auraient flippé.

Pas celle-ci.

Comme je l’ai dit, La La Land.

« Il faut que je vous parle.

— D’accord, dit-elle avant d’ajouter d’un ton plein d’espoir : Tu as laissé la pizza dans la voiture ?

— Je n’ai pas de pizza. C’est à propos d’Amber.

— Amber ? » Elle lève la tête et retient son souffle.

« Mademoiselle Hines, vous feriez mieux de vous asseoir. »

À ma grande surprise, elle se laisse tomber sur un canapé usé, la seule place libre dans la pièce. Si elle faisait partie de la meute, je dirais que c’est une louve au tempérament de feu, mais soumise.

Ça va peut-être être facile.

« Quelque chose ne va pas ? Amber a des ennuis ?

— Pas encore. Pas si vous coopérez.

— Quoi ? » murmure-t-elle, le sang quittant son visage. Quand l’odeur de sa peur emplit la pièce, mon loup dresse la tête. Putain, il déteste ça.

C’est mon tour de retenir ma respiration. Mon loup ne fait jamais attention aux humaines. Pas même les jolies filles avec des cheveux bizarres.

« Je ne suis pas là pour vous faire du mal. » Pourquoi est-ce que je viens de dire ça ? Je suis censé l’intimider. Ma mission, c’est de découvrir ce qu’elle sait et de m’assurer de son silence. De protéger la meute. Facile. Mais voilà que mon loup est dans tous ses états parce qu’on risque de l’effrayer. C’est ridicule. Depuis quand est-ce qu’il s’inquiète de ce que peut ressentir une humaine au lieu de se soucier de la sécurité de la meute ?

« Ça peut être rapide et sans douleur, mais c’est à vous de voir. Amber vous a parlé cet après-midi. J’ai besoin de savoir ce qu’elle vous a dit. »

Elle me regarde fixement.

« Tout ira bien si vous faites ce que je dis. »

Immédiatement, son dos se raidit. « Tu viens de me menacer ?

— Mademoiselle...

— Tu as fait du mal à Amber ? Où est-elle ? » Elle est debout et commence à hausser la voix. Cette petite lutine haute comme trois pommes fait mine de vouloir me tenir tête. Et mon loup... il la trouve encore plus mignonne quand elle est en colère.

« Tu as intérêt à ne pas l’avoir touchée, mon pote, siffle Foxfire. Je l’ai déjà dit à cet abruti de Garrett ; je te le dis aussi. Pas touche à Amber. »

Elle me défie. Elle vient aussi de traiter mon alpha d’abruti. Elle est soit folle, soit suicidaire.

« Mademoiselle Hines...

— Je suis sérieuse. » Quand elle enfonce son doigt dans mon ventre, mon côté dominant se rebiffe. J’attrape son poignet, la tire en avant et la fais tourner au dernier moment. Elle se retrouve coincée contre moi, dos contre mon torse, mon corps collé au sien, mon nez plongé dans ses cheveux arc-en-ciel. Je sens son parfum : un shampoing à la fraise, de l’encre d’imprimerie, un peu d’encens et une odeur sauvage qui flotte hors de portée, familière sans que j’arrive à la replacer.

Elle se tortille mais elle est bloquée, ce petit bout de femme aux formes alléchantes partout où il faut. Ma bite choisit ce moment inopportun pour se dresser.

« Laisse-moi t’expliquer comment ça va se passer, ma jolie, dis-je à voix basse contre son oreille. C’est moi qui vais poser les questions, et tu vas me répondre. Et si tu es vraiment, vraiment sage, il n’arrivera rien à toi ou ton amie. Compris ?

— Lâche-moi. » Elle se cabre, écrase son pied sur le mien. Comme je porte des bottes de moto et qu’elle est pieds nus, elle a probablement plus mal que moi. Je la soulève et manque presque de la frotter contre mon érection. Je la décale sur le côté au dernier moment. Son pied rebondit sur ma cuisse.

« À l’aide ! Au meurtre ! Au viol ! » crie Foxfire d’une voix perçante. Je plaque ma main sur sa bouche. Elle me mord. Mon loup décide qu’il est amoureux.

Pendant les secondes suivantes, nous roulons au sol, ma main toujours sur sa bouche, et je pèse de tout mon poids pour la plaquer par terre. Une position intéressante pour faire toutes sortes de choses, remarque mon loup. Mon sexe est d’accord.

Je la retourne pour qu’elle soit face à moi. Sa poitrine se soulève rapidement et son odeur est pleine de peur, mais ses yeux lancent des éclairs.

« Ça suffit, dis-je en insufflant assez d’autorité dans ma voix pour faire plier une meute entière. Tu comptes coopérer, ou est-ce que je dois t’attacher ? »

Elle grommelle quelque chose contre ma paume qui ressemble beaucoup à va te faire. Je suis sur le point de lui dire ce que j’en pense quand on sonne à la porte. La satanée pizza est là.

Ça ne va peut-être pas être si simple, finalement.
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— Attention ! Lève la tête. Ou plutôt baisse-toi ?
Paf !
De toute façon, ça n’avait pas d’importance. Leo reçut le frisbee sur la tête, mais étant donné qu’il se trouvait dans le hall de l’immeuble, cela ne l’impressionna pas du tout. Certains auraient cédé à la colère – en poursuivant la fille qui avait lancé le frisbee et en la scalpant par exemple. D’autres se seraient sûrement livrés à une lutte sans merci. Mais en tant qu’oméga du clan, il avait un certain standing à respecter. Leo secoua les épaules – des épaules si larges que son coach de football à l’université pleurait presque quand il refusait de jouer – et laissa glisser sa colère.
Il continua de marcher en direction de l’ascenseur, là où le disque violet avait atterri.
Une odeur peu familière – féline et délicieuse – l’encercla puis le frôla lorsqu’une femme passa à côté de lui, en quête du frisbee. La blonde, qu’il ne reconnut pas, se pencha en avant pour attraper le disque en plastique. Son mini short athlétique moulait chaque courbe de ses fesses, des fesses que l’on avait envie de saisir, et des cuisses dignes d’être mordillées.
Tout en elle était grand, audacieux et voluptueux.
Miam. Et il n’y avait pas que sa bête qui pensait ainsi.
Qui est cette délicieuse fautrice de troubles ? Il ne se souvenait pas l’avoir rencontrée et il ne l’aurait certainement pas oubliée.
L’inconnue se releva et lui fit face, et il voulut dire par là qu’elle le regarda droit dans les yeux, ce qui était assez inhabituel étant donné qu’il mesurait près de deux mètres. Pourtant, cette femme aux courbes diaboliques faisait un mètre quatre-vingt, voire un peu plus.
Elle ne semblait pas très délicate, loin de là, pas avec la façon dont ses seins impressionnants étiraient son tee-shirt, déformant l’imprimé dessus qui disait « Une putain de fleur fragile ». Sa taille échancrée était accentuée par ses hanches élégantes. Son sourire excentrique allait bien avec son regard joyeux.
Bien qu’il ne soit pas un homme sujet à de vives émotions, Leo eut soudain très envie d’attirer cette femme dans ses bras et de… faire des choses torrides qui accélèreraient son rythme cardiaque pourtant si calme d’habitude.
— Eh bien, salut mon grand. Je ne crois pas que l’on se soit déjà rencontrés.
Effectivement, sinon il se serait souvenu d’elle – et il se serait rappelé de l’éviter, car n'importe qui pouvait voir, par l'inclinaison coquine de ses hanches et son regard perçant, qu'elle était synonyme d'ennuis.
Leo n’aimait pas les ennuis. Il préférait les moments calmes. Les sorties sereines. Les soirées tranquilles. Très tranquilles. Une tranquillité qu’elle avait perturbée avec ses pitreries et son frisbee, alors il décida de la prendre à partie.
— On n’est pas censé jouer au frisbee à l’intérieur. C’est l’une des règles du clan.
Il était bien placé pour le savoir, puisqu’il les avait aidés à les rédiger. Leo aimait les règles, et il s’attendait à ce que les autres les respectent. Quand tout un groupe de prédateurs vivaient proches les uns des autres, garder leurs tempéraments explosifs sous contrôle était important, d’où son travail qui consistait à faire respecter les règles et maintenir la paix.
— Ah, on ne peut pas non plus jouer à l’intérieur ? dit-elle en faisant une moue boudeuse avec ses lèvres. Tu sais que j’ai déjà eu des ennuis avec un gentil policier dehors, car je jouais dans la rue ? Si je ne peux pas jouer ni à l’intérieur ni à l’extérieur, où suis-je censée pouvoir m’amuser ?
En haut, au onzième étage, appartement 1101. Sa chambre était très spacieuse. Bien sûr, l’activité qu’il avait en tête n’impliquait aucun accessoire. Ni aucun vêtement d’ailleurs. Mais lui dire qu’elle pouvait jouer avec lui, nue, n’était probablement pas la réponse qu’elle attendait.
— Nous ne jouons pas en ville. Il n’y a pas assez de place. C’est à ça que sert le ranch.
— Ah oui, la ferme. Cet endroit existe toujours ? Génial !
— Tu la connais ? dit-il en fronçant les sourcils, car bien que ce ne fût pas un secret bien gardé, seuls les métamorphes agréés étaient autorisés sur la propriété. Qui es-tu ? Je ne crois pas t’avoir déjà vue ici.
— Ouais, ça fait un moment que je ne suis pas venue rendre visite. C’est ce qui arrive quand une fille se fait bannir pour plusieurs années à cause d’un malentendu idiot.
Bannir ? Attendez une seconde. Il savait de qui il s’agissait. Il avait entendu Arik parler d’une cousine du côté de son père qui venait rendre visite pour quelque temps. Elle avait besoin de se cacher à cause d’un scandale qui était en train d’éclater.
— Tu es cette fautrice de troubles originaire de l’Ouest, n’est-ce pas ?
— Moi, une fautrice de troubles ? Non, ça, c’est ma sœur, Teena. Moi je suis Meena, sa jumelle, plus connue comme étant une catastrophe ambulante. Mais tu peux m’appeler ton âme sœur.
Et sur ces paroles, elle se jeta sur lui et planta un gros baiser juteux sur ses lèvres.
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La main de Faris fut parcourue par des spasmes soudains, ce qui le fit lâcher le stylo et le pot d’encre qu’il utilisait pour écrire une missive à Rylin, le roi de la communauté des Noirs. Il chancela lorsqu’un refrain familier commença à jouer dans sa tête. Des chuchotements à voix basse. Des supplications appelant à la violence.
Tuer. Mutiler. Détruire.
Ce n’étaient pas ses pensées.
— Ce ne sont pas mes pensées, s’écria Faris pour les faire taire.
Il répéta ces mots avec difficulté et plaça une paume sur le mur pour s’équilibrer lorsqu’il traversa sa demeure pour rejoindre sa chambre. Des voix martelaient son cerveau à chaque pas. Des visions violentes de femmes et d’hommes déchiquetés par des dents et des griffes défilaient en continu dans son esprit. Des actes abominables avec des détails vivides repassaient en boucle dans sa tête.
Le manteau tremblait sous cette nouvelle attaque et Faris redoublait d’efforts pour calmer les envies diaboliques qui se bousculaient en lui. Il était conscient que celles-ci n’étaient ni ses pensées ni ses désirs. La folie voulait simplement le lui faire croire. Celle-ci rongeait Faris et souhaitait le noyer de besoins contre nature jusqu’à ce qu’il cède ou craque.
Cela était arrivé au Dracol Noir et avait conduit l’un des leurs à commettre un carnage sanglant. Récemment, un membre des Verts avait attaqué un futur bébé. Il n’en fallait pas beaucoup pour comprendre que le virus se propageait à travers les sectes. Et qu’il s’était installé en lui.
La dernière réunion avec les trois dirigeants des autres communautés avait été une révélation. Faris avait avoué ce qu’il affrontait depuis plusieurs mois. La folie. Elle avait une emprise conséquente sur son esprit et ce qui était autrefois périodique avait gagné en régularité. Même Simeon, son conseiller, ne connaissait pas la vérité.
Seuls ses confrères rois étaient au courant. Et Faris n’était pas entré dans les détails de ce à quoi il devait faire face à chaque lever du jour et à chaque tombée de la nuit. Se soustraire à ses pulsions était devenu une lutte sans fin. Un combat qu’il n’était plus sûr de pouvoir gagner.
Une douleur lancinante explosa dans ses tempes et se répandit le long de son échine. Faris planta ses dents dans sa lèvre inférieure pour retenir un cri de souffrance et s’affala sur son lit. Ses muscles s’étaient bloqués pendant qu’il s’était allongé et son cerveau se faisait désormais bombarder de fausses images montrant la mort, et des hurlements et des appels à la pitié envahissaient son esprit.
Le manteau avait du mal à fournir un équilibre pour aider Faris. À la place, il se chargea de pouvoir et sa puissance le brûla de l’intérieur.
La folie s’emplit d’énergie jusqu’à l’excès. Dans ses efforts pour résister, Faris alimentait la bête affamée involontairement. Ce qui avait commencé comme un tout petit noyau s’était transformé en un vortex sombre qui résidait dans son for intérieur.
Son Dracol rugit et des écailles argentées et teintées de nuances de noir apparurent sur toute la longueur de ses bras. Faris se cambra sur ses draps. Haletant, il bâtit une cloison mentale dans le manteau pour épargner son peuple du danger qui tentait de le tirer vers le bas.
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La pluie tombe sans discontinuer depuis hier au soir. Rien que le bruit des gouttes sur les volets fait baisser, encore d’un cran, mon moral déjà si bas. Je consulte mon portable pour vérifier l’heure, et me retourne dans mon lit. Je cherche au fond de moi le courage de me lever, mais n’y arrive pas. Pourtant, il le faut.
D’habitude les salariés en repos apprécient leur journée. Pas moi. Je sais qu’à tout moment le téléphone peut sonner, et m’entraîner vers ce job d’appoint dans lequel je suis tombée.
Cumuler deux emplois pour améliorer son quotidien et payer des dettes. Beaucoup le font, le souci n’est pas là. Ce qui me fait enrager c’est que ces dettes ne sont pas les miennes, mais celles du connard dont je suis tombée amoureuse, et qui m’a fait contracter un crédit. Je soupire au fond de mon lit. Putain que l’Amour rend conne !
Bien sûr, j’aurais pu trouver un autre emploi que celui proposé par une connaissance, il y a déjà plusieurs mois. Le créancier étant à cran, l’idée de me faire de l’argent rapidement m’avait fait accepter, sans vraiment réfléchir, cette proposition.
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Pour Marie Françoise, l'important est que les gens puissent connaître et comprendre les tenants et les aboutissants de la GPA plutôt que de se complaire dans une étroitesse d'esprit désespérante. Elle admet que cela puisse être difficile à concevoir pour certains, mais c'est une question de tolérance ; même si l'on ne peut pleinement saisir tous les enjeux d'une telle aventure humaine sans la vivre, il faut rester ouvert d'esprit et accepter qu'un couple homosexuel puisse souhaiter donner la vie, qu'une femme soit prête à faire à ce couple le cadeau le plus précieux, et que l'enfant qui naît de cette magnifique rencontre soit aussi équilibré, aimé, en bonne santé physique et mentale que n' importe quel autre enfant.
[...]
Marie Françoise va même plus loin [•••]. Ces enfants sont mieux aimés encore. Plus désirés en tout cas, que tous les enfants qui naissent plus ou moins par accident et se retrouvent parfois dans des familles un peu bancales.
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Une femme est élevée pour toujours se sentir honteuse de son corps, des plaisirs du sexe. Pour elle, la liberté sexuelle est inatteignable. Rien qu’essayer d’atteindre une béatitude aussi ouverte d’esprit attirera des mots comme pute, salope, ou traînée. Pourtant, ça ne devrait pas être ainsi...
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date : 13-02-2018
– Vous êtes le cascadeur, j’imagine ?
– Alistair McKay, se présente-t-il en me tendant une main bronzée. Enchanté.
Je regarde sa main – une belle main large – son visage, de nouveau sa main. Puis me décide à la saisir. Une chaleur, contrastant avec la température et mon agacement, se répand dans mon corps. Sous ma peau. Sur ma peau. Partout. Et un frisson remonte le long de ma colonne vertébrale pour se loger dans le creux de ma nuque. Je lâche subitement sa main comme si ce contact venait de me brûler.
– Pas moi, maugréé-je, en tentant de cacher mon trouble – et la rougeur qui a envahi mes joues.
– Pardon ?
– Je ne suis pas enchantée, moi ! Prenez votre… canasson et allez sur le tournage, s’il vous plaît ! ordonné-je d’un ton qui signifie que son humour douteux a assez duré.
Toujours l’oreillette dans une main, je m’apprête à tourner les talons quand une poigne ferme me retient. Le souffle d’Alistair, l’homme-le-moins-drôle-du-monde, effleure ma joue, des frissons me parcourent à nouveau et une espèce d’électricité se répand dans mes veines.
– J’ai bien entendu « canasson » ? chuchote-t-il près de mon oreille en épelant chaque syllabe, la chaleur de sa paume inondant la moindre parcelle de ma peau.
Je soupire, ferme les yeux une microseconde afin de reprendre mes esprits et de virer le trouble auquel ce prétentieux me soumet.
– C’est exactement ce que j’ai dit, oui, affirmé-je, fière de ma repartie.
– Retirez !
– Non, dis-je calmement. Monsieur McKay, vous êtes attendu sur le tournage. Immédiatement.
– Avec le magnifique cheval que j’ai dressé et qui s’impatiente à côté de vous.
Oh, ça, je le sais bien que cet animal s’impatiente. Il n’arrête pas de souffler bruyamment depuis tout à l’heure ! Comme si on pouvait oublier sa présence…
– Avec le gros truc tout noir qui a failli me provoquer une crise cardiaque à cause de votre humour débile !
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— Qu’est-ce que c’est, Jonah ? demanda Zev, sa voix apparaissant rauque et incertaine même à ses propres oreilles.

Il savait que sa confusion – merde, sa crainte – était évidente dans son expression. Jonah le connaissait trop bien pour manquer ça. Et même si ce n’était pas le cas, étant si proches l’un de l’autre, Jonah pouvait sûrement sentir le cœur battant à tout rompre de Zev.

Jonah leva la main et repoussa les mèches brunes du front de Zev, une expression tendre sur son visage.

— Nous avons fini le lycée, Zev, je vais à l’université dans deux jours. Je suis fatigué de faire semblant, dit Jonah en prenant une profonde inspiration avant de continuer. C’est de l’attirance, finit-il doucement.

La crainte se transforma en terreur tandis que les yeux de Zev s’écarquillaient, et il secoua furieusement la tête.

— Non, impossible. Je ne peux pas ressentir ça pour toi. Ce n’est pas possible.

En dépit de sa panique, Zev était toujours dur et il ne fit aucun mouvement pour séparer leurs corps. Mais Jonah ne le remarqua pas. Au lieu de ça, il continua à caresser les cheveux de Zev et parla doucement, comme s’il calmait un animal sauvage.

— Pourquoi ne serais-tu pas attiré par moi, Zev ? Ou bien penses-tu que tu ne devrais pas ressentir ça envers les mecs en général ?
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Mademoiselle Granger a le don remarquable de recevoir des visions rien qu’en touchant un objet. Ce talent est utile pour son travail d’investigation, surtout pour localiser des objets perdus. Que vous cherchiez une broche perdue ou une personne disparue, aucune mission n’est trop insignifiante pour Ivy Granger. Mais il vous faudra sûrement patienter sur sa liste d’attente. Espérons que vous n’aurez pas besoin de ses services en urgence. Suite au rôle qu’elle a joué dans de récents évènements, un rôle crucial pour sauver notre ville, les affaires de Mademoiselle Granger sont florissantes.
Si le problème est particulièrement sinistre, nous pouvons également fournir, sur demande, une liste de croque-morts des plus talentueux. Si vous avez besoin de leurs services, alors nous vous conseillons également d’aller à l’agence immobilière du cimetière de Harborsmouth. Il n’est jamais trop tôt pour les contacter, car notre marché de « logements » est florissant. La demande est très forte pour un caveau local, il y a tout le temps des gens mourant d’envie de trouver un endroit où se reposer.
Bonnes fêtes !
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« – À l’époque, j’étais l’Alpha de la meute, me dit Tyee, son regard d’ambre brillant d’une lueur particulière.
Je recule, sous le choc.
– Montrez-moi, demandé-je en relevant les yeux.
– Comment ça ?
– Vous dites vous maîtriser : montrez-moi comment.
Il enlève son tee-shirt comme si de rien n’était.
Mon souffle se bloque. Ce torse, cette musculature à la fois puissante et racée… ! Je sens mon corps réagir malgré moi. Tyee continue de se déshabiller. Il empoigne sa ceinture et la défait.
– Vous êtes quel genre de sorcière, gentille ou dure à cuire ? me demande-t-il en se tournant pour me présenter son dos musclé, orné d’un imposant tatouage représentant une balance et une épée.
Il baisse son pantalon, puis son boxer, dévoilant deux fesses rondes, musclées. C’en est trop ! Dès que j’arrive à la maison, c’est douche froide. Et, en attendant, je me retourne et j’arrête de le mater.
– Ni l’une ni l’autre, réponds-je le souffle court en suppliant le ciel qu’il ne remarque pas à quel point je suis troublée. Disons que j’ai mon propre style.
– OK. Promettez-moi une chose : si nécessaire, vous n’hésiterez pas à utiliser votre « style » pour me neutraliser.
– OK, acquiescé-je en me retournant.
Au bout d’une minute, la respiration de Tyee s’intensifie. Je sens qu’un changement s’opère en lui : il dégage une aura de plus en plus magnétique, de plus en plus animale…
D’un coup, son corps est pris d’un long spasme. À partir de ce moment-là, je suis surprise de l’allure à laquelle les choses vont. Je n’ai même pas le temps de réaliser que, l’instant d’après, ce n’est plus Tyee qui rouvre les yeux : c’est un superbe loup blanc aux yeux dorés. Un loup bien plus gros que l’animal véritable, bien plus puissant, bien plus majestueux que tout ce que j’ai vu dans ma vie. Il montre d’abord les dents, gratte nerveusement le sol. Finalement, il glapit puis se calme.
Je suis subjuguée. Tyee est un loup… Mais c’est aussi toujours lui. Je reconnais son regard, où se lit une immense humanité, une intelligence profonde.
Le loup blanc avance vers le devant de la cage, passe son museau entre les barreaux. Est-ce une invitation à s’approcher ? »
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Dans la mémoire
Une explosion retentissait sans arrêt dans l'esprit de Sora Sunrel. Le genre de détonation qui vous reste dans la tête pendant un bon moment, qui vous siffle dans les oreilles et vous bourdonne l'esprit. Était-ce un rêve ? Se demandait-elle en marchant dans le couloir du vaisseau spatial ravagé par les flammes. Elle était en train de reprendre ses esprits, mais impossible de comprendre comment elle en était arrivée là. Elle s’avança, tout en titubant vers la salle de contrôle illuminée par l'explosion étincelante des ordinateurs. Plus elle progressait et plus sa respiration augmentait aussi sûrement que les battements de son cœur. Elle frôla les murs du bout des doigts et sa vision trouble ne lui permettait pas de distinguer le secteur où elle était. Les couloirs semblaient bouger dans tous les sens, on aurait dit des images emportées par les vagues d’un océan.
Une fois au second couloir, elle passa délicatement une jambe dans la salle de contrôle dévastée. Elle balaya celle-ci du regard, mais il n’y avait personne, aucun mouvement, pas un seul bruit si ce n'est le crépitement des flammes dansantes sur les dizaines de tables renversées. Soudain, l'odeur du sang vint saisir son odorat. Sous le choc, elle passa sa main gantée sur le front afin d'essuyer sa transpiration, mais elle fut surprise de voir qu’elle saignait.
Je suis blessée, que s'est-il passé ? Je ne me souviens pas…
Sa vision semblait se stabiliser et elle vit que le secteur était en train de fondre, consumés par l'agressivité des flammes. Il faisait très chaud, le vaisseau s’était transformé en un four gigantesque. La sueur ne cessait de couler sur sa peau. Ses cheveux étaient trempés, avait-elle pris une douche ? Soudain, un gémissement l'alerta.
Elle se précipita vers la pièce suivante, c’était la cuisine. L’homme qui provoquait ses bruits était le commandant du vaisseau. Le malheureux était dans les vapes, allongé contre une table renversée. Rassurée de voir un visage ami, elle s’approcha de lui, tout en repoussant les décombres sur son passage. La jambe gauche du commandant était écrasée par une armoire électrique et du sang avait coulé depuis un moment, c'était un miracle qu'il soit encore en vie.
—Sora ! Fit-il. C'est trop tard ! Vous devez évacuer le vaisseau avant qu’il n’explose !
Soudain, elle vit une barre de fer sur le sol carrelé. Elle l’attrapa et la coinça dans l’armoire afin de faire levier. Elle serra les dents tout en forçant sur ses bras, mais rien ne vint, elle était trop lourde.
—Je n'y arrive pas Samuel, dit-elle. C'est trop lourd !
—Vous devez partir, reprit-il. Le vaisseau est en alerte, c'est terminé pour moi et vous le savez. Tâchez de faire sortir les autres. Sauvez-les !
—Ils sont déjà tous morts. Il ne reste que nous deux.
L’homme ferma les yeux.
—Allez-vous-en, dit-il. C'est entre Dieu et moi.
—Ne dites pas ça ! Je vais essayer encore une fois.
—Non ! C'est un ordre Sora !
Le commandant l'attrapa fermement par le bras et il lui lança un dernier regard. La lueur dans ses yeux s'éteignit alors. Elle se mit à trembler, la jeune femme était seule. Soudain, la voix masculine de l'unité centrale se mit à résonner dans le vaisseau, la forçant à sortir de ses pensées.
Ceci est un message d’alerte : veuillez évacuer le vaisseau. Je répète : veuillez évacuer le vaisseau.
Sora se leva, tout en ramassant le badge de sécurité qui était dans la main de Samuel. Tu peux le faire, répéta-t-elle dans sa tête. Elle se précipita vers l'ascenseur. Les flammes étaient en train de grignoter les murs et la tôle se plia sous ses pieds. Le sol se mit à bouillonner de rage tel un volcan prêt à entrer en éruption. Les lumières des alarmes clignotaient dans tous les sens. L'atmosphère de l'enfer s'était installée que trop rapidement dans le vaisseau. Mais que s'est-il passé ? Il était temps de renoncer à se poser ce genre de question, car il était évident qu'elle ne trouverait pas les réponses dans une situation aussi critique.
Sora atteignit les portes de l’ascenseur et elle passa le doigt sur le bouton « -2 » de la plaque murale. La navette de secours était prête à être propulsée dans l'espace, il ne lui restait que cinq minutes pour évacuer le vaisseau.
Une fois dans les étages inférieurs, elle se précipita vers la passerelle, mais un bruit inquiétant vint bouleverser sa volonté de fuir. Elle s’arrêta et se tourna lentement, une créature hideuse attendait derrière. C’était Wilson Keller, l'officier scientifique de l'équipage, appartenant à la race des coriniens. C’est en voyant ce monstre que tout lui revint. Ses yeux étaient gorgés de sang et il marchait en titubant.
—Je sais que tu es là, dit-il de sa voix monotone.
—Cessez cette folie ! Nous pouvons sortir d'ici vivants !
—Quelle ironie ! Fit-il. J'ai surchargé le noyau principal et j'ai massacré l'équipage tout entier, et tu tentes de me faire entendre raison ? Tu m’as privé de la vue, mais c’est toi qui es complètement aveugle ici !
Il sortit un pistolet laser et Sora recula lentement.
La passerelle semblait plutôt solide, mais elle le savait, dans quelques minutes la navette de secours allait être éjectée dans l'espace. Le monstre bondit sur elle, tout en poussant des cris inquiétants et hystériques. Il tenta de tuer la jeune femme en tirant dans tous les sens, mais Sora lui donna un grand coup de pied dans son tibia déjà bien déchiré, ce qui suffit à le faire trébucher sur le sol. La bête se mit à hurler et Sora entama sa course sur la passerelle.
Une fois devant la navette, elle actionna la porte menant à l'intérieur. Celle-ci s'ouvrit sans attendre ; elle venait de pénétrer dans l'unique endroit encore sûr du vaisseau. Le sas pneumatique se verrouilla et elle se précipita vers le poste de pilotage. Elle s’installa confortablement, tout en actionnant les commandes de démarrage. Les moteurs se mirent à ronronner progressivement, avant de rugir de puissance. Une seconde explosion fit sursauter la jeune femme, la passerelle venait de s'écrouler, il était temps de partir. Sora poussa le manche vers l’avant et le vaisseau s'éjecta à pleine puissance hors du hangar sous les flammes et les explosions. Elle hurla de toutes ses forces, quand tout à coup, l’habitacle s’embrasa et l’ordinateur explosa. Les morceaux de verre venaient de lui crever les yeux et elle criait encore plus fort.
Puis, une puissante lumière stoppa l'action, ne laissant planer que le silence. Le rêve venait de se terminer. La jeune femme se mit à gémir et elle commença à bouger. Son corps reposait dans une capsule cryogénique située au centre d’une grande pièce plutôt sombre. Les ordinateurs et les lumières s’activèrent. Elle était allongée sur le dos, totalement nue. Alors qu’elle était en train d’affronter la faible lumière qui s’intensifiait progressivement, une épaisse buée sortie de sa bouche tremblante. Son corps était froid, voir glacé.
MENACE OUBLIÉE
2
Le Réveil
Le rêve est un moment doux et paisible. Celui-ci permet à l’esprit de se reposer, mais le plus difficile lors des réveils, c'est de passer du monde des rêves à celui de la réalité. La stase sommeil est une forme de sommeil profond pendant lequel les fonctions vitales sont ralenties au minimum. Ce procédé est souvent utilisé pour les longs voyages dans l’espace. Le rêveur est placé dans un caisson à l’horizontale et il se retrouve enveloppé d’un voile glacé. Cette méthode est récurrente et efficace, mais l’installation d’une telle machine nécessite des coûts monstrueux. 500 ets, c’est le prix à payer pour l’installation de la machine, rajoutez à cela 800 ets pour relier le caisson à l’unité centrale d’un vaisseau spatial.
Sora était assise dans son caisson et elle s’étira d'un geste majestueux, tout en ayant le réflexe de cacher sa poitrine, mais elle venait de se souvenir qu’elle était totalement seule dans le vaisseau, il n’y avait aucun risque qu’on la surprenne dans son intimité.
Dix minutes venaient de passer, le temps de se remettre les idées en place. Ses muscles étaient encore froids et il était vivement conseillé de ne pas faire de geste brusque afin d’éviter un incident. Elle passa sa jambe par-dessus et elle se pencha vers l’avant afin d’attraper son peignoir sur la table. Les ronronnements des ordinateurs bercèrent le vaisseau encore endormi, mais elle avait pour habitude d’oublier la solitude en s'imaginant que le bruit des moteurs pouvait être celui d’un voisin bruyant.
La jeune femme noua une ceinture en coton tout autour de sa taille afin de maintenir son peignoir blanc, puis elle se dirigea vers l'ordinateur principal. Sora se mit à bâiller et elle frotta son épaule, tout en tapant sur les touches du clavier du tableau de bord.
Pour beaucoup de personnes, le monde des vivants est plus sombre que le monde des rêveurs. En effet, quoi de plus chaleureux qu'un rêve, qu'un silence, qu'une vie entière à dormir ? Pour elle, vivre était une sorte de mise à l'épreuve et il fallait réussir chacune des étapes que nous offrait la vie pour pouvoir atteindre la paix éternellement, dans le paradis des rêveurs. Mais cela relevait de la religion et elle n’y croyait plus tellement.
Sora était en train d’activer le réveil du vaisseau, mais son regard venait de se tourner vers son journal intime. Celui-ci était ouvert à la page 8. La jeune femme se mit à sourire et décida de lire un passage qu’elle avait écrit avant son sommeil…
Sora Sunrel
18e journée à bord du Notilus
Année 2180 - 17h02
Je suis fatiguée de courir, j’ai besoin de vacances. J’ai parfois du mal à comprendre le sens de la vie et je me sens si éloignée des choses, que je préfère me retrouver seule dans l’espace, sans repère et sans lumière, mais les étoiles sont de plus en plus silencieuses, à croire qu’elles n’ont plus rien à me dire. Je n’arrive même plus à les différencier, sont-elles en train de mourir ?
Nous, les vivants, il nous est impossible de voir le visage des personnes qui ne sont plus de ce monde, mais lorsque nous rêvons, il est parfois possible de les revoir. Cela me fait du bien ! Quand j’y réfléchis, je me dis que la vie n’est qu’un moyen de corriger nos erreurs commises dans nos vies antérieures, mais encore faut il y croire.
Je déteste la vie !
Pourquoi sommes-nous ici, si ce n’est pour améliorer notre âme afin qu’elle soit meilleure pour une vie ailleurs ? Dites-moi à quoi ça sert de vivre cette vie si triste, alors que nos rêves sont souvent meilleurs ? La stase sommeil est un moyen extraordinaire pour oublier de vivre, pour oublier ce que nous sommes… Sans eux...
Finalement, tout le monde aura son jour pour mourir, mais le but du jeu c’est d’arriver à accepter que la vie n’est qu’un mystère. Nous aurons tous une réponse, à la fin…
La suite avait été effacée, à croire qu’elle regrettait d’avoir écrit un tel chapitre. Dès qu’elle se faisait ce genre de réflexion, elle se sentait de plus en plus éloignée de la réalité. L’heure était venue de cesser de se poser sans arrêt des questions. Ses songes la faisaient sourire et elle se trouvait parfois ridicule de se torturer l'esprit ainsi, car il était évident qu'elle avait plus urgent à faire et autre chose à penser.
Après une bonne douche matinale, elle se mit à faire deux ou trois exercices de fitness afin de détendre ses muscles et de réveiller son mental. Elle chaussa et lassa ses bottes délicatement sans trop se presser. Le réveil fut aussi long que son voyage en stase sommeil, alors à quoi bon se presser ? Elle s'étira une énième fois, tout en baillant à s'en décrocher la mâchoire. Elle attacha ses cheveux en queue-de-cheval et se dirigea vers la salle de pilotage. Elle était impatiente de pouvoir enfin rentrer chez elle.
Une fois à l'autre bout du vaisseau, elle activa le sas pneumatique menant à la passerelle de pilotage et une voix féminine, agréable et synthétique, se mit en marche.
—Le pilotage manuel est maintenant enclenché, fit la voix de l’ordinateur. Madame Sora Sunrel, bonjour.
—Anna, dit-elle. Ravie de t’entendre.
—Comment était votre stase sommeil ?
—Difficile, comme toujours. Je ne cesse de faire ce même cauchemar. Sommes-nous loin de notre objectif ?
—L’Odyssée n’est plus très loin, répondit Anna. L’amiral Bergam souhaiterait s’entretenir avec vous, il dit avoir une mission d'ordre confidentielle.
—Une mission ? Reprit-elle.
—Votre employeur compte sur vous, reprit Anna. Dois-je l’avertir de votre réveil ?
—Peux-tu me dire combien de temps je suis restée en stase sommeil ?
—60 jours, 18 heures, 32 minutes et 10 secondes.
—J’espère qu’il n’y a rien de périmé dans le frigo…
—Puis-je me rendre utile madame ?
—Tu dois me programmer un appel pour l’Odyssée à l’adresse de l’amiral, dit-elle. Je vais me préparer un bon café, histoire de bien me réveiller.
—Je prends note.
Une tasse de café, rien n'avait plus d'importance pour elle de commencer la matinée, ou était-ce la nuit ? Les voyages dans l'espace ont tendance à déformer le temps, c'est pourquoi elle ne prêtait même plus attention à ce détail ; la seule chose qui l’agaçait plus que tout, c’est de devoir attendre que cette satanée cafetière se mette en route correctement, mais après une longue lutte acharnée, elle put faire marcher l’appareil et elle dégusta ce délicieux breuvage. Chaque gorgée lui rappelait le souvenir d’un été passé dans les champs de blé où elle se voyait courir, tout en caressant le vent qui lui passait entre les doigts, ces journées entières à se détacher du monde. Sora resta dans le vide à repenser à ces moments forts lointains dans son esprit. Elle regarda à travers le gigantesque hublot de la salle de pilotage, ce panorama splendide qui donnait sur la planète bleue de Jeni. Ce contraste, entre la nuit étoilée de la galaxie et le soleil, lui rappelait les soirées de printemps. Soudain, l'ordinateur se mit à clignoter et une petite alarme s'activa aux rythmes des battements de son cœur. Elle posa sa tasse, tout en s'asseyant confortablement sur son siège.
—Vaisseau d’exploration Notilus, ici Sora Sunrel.
Le son était saccadé, mais ces interférences ne durèrent que quelques secondes.
—Ici l’amiral, j’attends votre rapport.
—Monsieur, j’ai pu collecter plusieurs matériaux sur la planète Sendra, de quoi satisfaire nos scientifiques.
—Vos performances sont remarquables, dit-il. Vous êtes un élément très important pour Vanalek Corporation. Si j’ai ordonné votre réveil aussi vite, c’est pour une toute autre affaire bien plus urgente. En effet, un bâtiment de guerre corinien s’est amarré en orbite autour de Jeni, et un escadron de la mort à kidnappé des civils sur la planète. Le responsable de cette prise d’otages est le criminel de guerre Keeh-Dan-Han. Il doit être éliminé !
—Que dois-je savoir sur lui ? Demanda Sora.
—C’est un corinien de la race des berserkers, nous le recherchons depuis longtemps, mais nous avons perdu sa trace par le passé, et voilà qu’il refait surface. Infiltrez ce vaisseau, trouvez Keeh-Dan-Han et tuez-le !
L’appel se coupa, Sora se leva.
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date : 25-12-2016
C’est parti, je commence par le site qui ne m’attire pas du tout le fameux Heart 2 take !
Déjà, le graphisme est très chargé, et c’est pire que ce que je pensais il y a des petits cœurs partout ! Je clique sur inscription et c’est carrément un cupidon qui envoie une flèche pour valider mon choix ! Non mais ils sont sérieux ??? J’ai vraiment peur pour la suite…
Une grande inspiration et je continue, je rempli mon état civil jusqu’ici rien d’extraordinaire et le site me préviens qu’il me faut environ quinze minutes pour remplir mon inscription. Qu’est ce qu’il va me prendre autant de temps ?
On me demande un tas de choses parfois pertinentes comme le style d’homme que je souhaite rencontrer. Malheureusement le choix homme parfait ne figure pas donc je dois me contenter de répondre à leurs questions :
Couleur de cheveux, de la peau et des yeux. La taille, l’âge…j’ai l’impression de faire mon shopping à travers mon écran. Viens ensuite, les demandes du genre :
Quel métier faites-vous ? Quelle est l’importance de la fidélité pour vous dans un couple ? Si, si, je vous assure j’ai eu le droit à cette question ça en dit long non ? Puis, il y a aussi, voulez-vous des enfants ? Acceptez-vous qu’il est déjà un ou des enfants ? Êtes-vous du genre spontané ? Aimez-vous les surprises ? Et la meilleure d’entre toutes celles que tout le monde adore j’en suis certaine : Décrivez-vous en trois mots ! Puis celle qui vient en seconde position : Pourquoi vous et pas une autre ?
Je mets effectivement quinze minutes pour remplir leur stupide questionnaire, je choisi également une photo de profil mais rien d’exceptionnelle, je décide de mettre un cliché quelconque pour ce site et j’en ferai une plus jolie pour l’autre.
Bon, il y a pire comme photo. Mais là au moins je souris et je suis bien coiffée. Elle date des vacances d’été de l’année dernière, je n’ai pas changé en quelques mois.
Étape suivante, on me demande de choisir la formule pour accéder aux profils qui pourraient m’intéresser. Apparemment, j’ai une chance de folie puisque plus de cinquante hommes correspondent à mes critères…Impressionnant non ? Mais pour les voir il faut passer à la caisse, je me ferai une joie de donner la facture à Mickael ! Je prends donc la formule pour un mois tout de même soixante euros rien que ça !
Me voilà membre VIP, mes codes d’accès mémorisés je suis prête à trouver ma première victime enfin, mon âme sœur, je rigole moi-même de mes bêtises. Je farfouille un peu partout sur le site pour comprendre leur système il y a des icônes un peu partout, je trouve ça un peu fouillis mais ça reste tout de même compréhensible. Nous avons un éclair qui représente le coup de foudre rien que ça ! Une petite main, qui signifie que la personne vous salue, un cœur pour montrer qu’il a eu un coup de cœur pour vous et ainsi de suite…
Les profils des hommes s’affichent et ce que je vois me désespère déjà, j’ai demandé un homme sportif et je n’ai que des petits gringalets, j’ai demandé des bruns et on me présente tout de même des blonds voir des roux. Pourquoi perdre quinze minutes si ce n’est même pas pour obtenir ce que l’on souhaite ! Tant pis, ce n’est que pour le travail après tout autant jouer le jeu à fond. Il y a quelques photos qui sont sympa, je me lance et regarde d’un peu plus près :
Homme, (sans blague !), 34ans, bruns aux yeux bleus, 1m78, ancien militaire, cherche une compagne pour partager ma vie (sans rire ? ça aurait été pour partager un casse-croute ça l’aurait moins fait…), j’aime le sport, la nature, les soirées tranquilles. Je suis fidèle (ils le sont tous non ?) et je donne tout à la personne que j’aime (Oh comme c’est mignon…à d’autres !).
Je sais, mon sarcasme ne va pas m’aider à trouver mes rendez-vous. Mais il faut avouer que c’est tellement banal, il n’y a rien d’extraordinaire ! De passionné ou la petite touche qui nous dit allez clique sur mon profil et je te ferai vibrer ! Non rien de tout cela ! Je continue mon exploration quand un petit bruit sonore me fait arrêter mes recherches. Une petite enveloppe clignote sur mon profil. Trois messages en attente !
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– Votre dessin est magnifique, Léo ! Avec tout ce talent, je ne comprends pas pourquoi vous gâchez votre énergie dans ce job idiot de… go-go dancer de club de plage !
Mon sang ne fait qu’un tour. À nouveau le yoyo émotionnel : un compliment est forcément suivi d’une gifle chez Jake Henderson. Je n’ai pas à supporter davantage les jugements de valeur de ce fils à papa. Je rassemble mes affaires, les mains tremblantes de colère et de ressentiment, et lui lance au visage :
– Je ne suis pas go-go dancer, je suis serveur. Et je fais ce « job idiot » pour financer mes études, parce que je ne suis pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche, moi. Vous ne connaissez rien de moi, ni de mon passé, alors épargnez-moi vos commentaires.
– Dès que je dis quelque chose vous prenez la mouche, Léo !
– Vous ne vous rendez même pas compte que vous êtes condescendant, Jake, à force de vivre dans votre bulle. Savez-vous qu’il existe un monde parallèle au vôtre, où les gens ne conduisent pas de Porsche et où on ignore à quoi peut servir un club de golf ?
– Vous parlez sans doute de ce monde qui vous héberge gratuitement dans un décor de rêve ?
– C’est un coup bas, ça…
– Vous n’êtes pas tendre avec moi non plus, Léo.
– Je dois partir. On m’attend au Bunch, je dois aller danser en slip sur le bar, comme vous le savez.
– C’était une façon de parler.
– Et moi c’est ma façon de vous dire au revoir.
– Au revoir, Léo. Choisissez bien votre slip.
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– Comment m’avez-vous retrouvée ?
– J’ai fouillé tout Paris, engagé trois détectives, me répond Alec, très sûr de lui. Mais finalement votre adresse était sur la carte de visite.

Ah d’accord, il se fiche de moi…

– Vous avez des coupes pour qu’on fête nos retrouvailles ? poursuit-il en commençant à ouvrir la bouteille de champagne.

Non ! J’ai des verres à moutarde à l’effigie de Babar…

– Désolée, je n’ai pas de… Mais je n’ai pas le temps de finir.

Alec fait déjà sauter le bouchon et le champagne jaillit !

– Ce n’est rien, on va boire au goulot, s’amuse-t-il en portant la bouteille à sa bouche.

Ce n’est pas que je suis séduite, c’est que je suis complètement renversée ! Ce type est un caméléon ! Je ne peux pas décrocher mon regard de lui. Tout me plaît chez lui, mais je crois que ce que je préfère, c’est sa divine insolence !

– Désolé, j’ai bu le premier, mais je ne voulais pas tacher la moquette avec les éclaboussures, s’excuse-t-il, amusé, en me tendant le Dom Pérignon.
– Merci ! murmuré-je en essayant de soutenir son regard.

Je prends la bouteille en évitant de trembler. L’idée de poser ma bouche là où Alec a posé la sienne me trouble. Il me fixe toujours. Ses prunelles sombres aux éclats d’or me sondent jusqu’à l’âme. Je ne veux pas baisser les yeux, mais je crains qu’il y lise le désir qui m’assaille. Je bois donc à mon tour en fermant les paupières.
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date : 10-05-2016
— Je te préviens, je suis clitoridienne, annoncé-je à celui qui est, par la force des choses, devenu mon amant.
— C’est ce qu’on va voir, m’annonce-t-il, en arborant un sourire hautain et si sûr de lui.

Il tourne ses doigts en moi. Il semble chercher quelque chose.

— Tu cherches tes clefs, demandé-je pour tenter de détendre l’atmosphère, car je ne me sens plus très à l’aise face à cet homme qui est toujours habillé.
— Non, ton point G ! se contente-t-il de répondre le plus sérieusement du monde.

Après quelques tâtonnements, il ajoute.

— Voilà, j’y suis !
— Cela ne me fait rien de plu….

Je ne peux finir ma phrase, lorsqu’il agite ses doigts de façon méthodique en se concentrant sur ce fameux point.

— Oh putain, arrivé-je à prononcer tout de même.
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date : 19-02-2016
Dès qu’elle grimpe sur le lit, je la pousse et la bouge à ma convenance. Elle est un peu molle. Voyons un peu comment je vais la réveiller.
— Sur le dos. Écarte les cuisses, ordonné-je.
Dans un soupir un peu blasé, elle s’exécute et glisse un bras derrière sa tête.
— Note à moi-même : installer un poster au plafond de ma chambre pour avoir quelque chose de plus stimulant à regarder lors de mes prochaines baises. Un beau mec, de préférence.
Alors que je m’apprête à la rejoindre sur le lit, je me fige, étonné par sa remarque.
— Tu crois que tu auras le temps de contempler ton plafond, Poupée ? la questionné-je, sans essayer de masquer ma surprise.
Elle reporte son attention sur moi et rétorque:
— Oh, mais ne t’en fais pas. Tu ne seras pas le premier à qui ça arrive. Ni le dernier. Et puis, huit minutes, ce n’est pas la fin du monde non plus. Au moins, tu m’as fait jouir. Ce sera toujours ça de pris.
Je la scrute, la bouche ouverte, légèrement choqué par ses propos. Ma parole, elle me prend pour un incompétent ! Tant pis pour la baise, je jette le préservatif sur le sol et je ne prends même pas la peine de lui répondre. J’écarte ses cuisses et je viens embrasser son sexe. Elle sursaute à mon contact et je la sens qui se raidit.
— Mais… qu’est-ce que… ?
J’émerge de son humidité et je lui offre un regard malicieux.
— Regarde bien ton plafond, Poupée. Quelque chose me dit qu’il va bientôt disparaître de ton esprit.
Elle fronce les sourcils, mais je fais mine de ne pas le remarquer et je reviens dévorer son sexe. Dans un grognement, elle peste :
— Ne perds pas trop de temps. Je risque de m’endormir…
J’écrase son clitoris sous ma langue jusqu’à ce qu’elle étouffe un petit cri de surprise. C’est qu’elle me sous-estime, cette petite saleté ! D’autant plus déterminé à lui en faire voir de toutes les couleurs, je me déchaîne entre ses cuisses. Elle se tend et son souffle s’emballe. Quand elle se met à jouir, je me régale. Quel son ! Contrairement aux filles que je ramène des bars, Amy est vraie. Elle ne fait pas semblant de jouir. Je m’arrête pour lui jeter un air malicieux, le visage complètement trempé.
— Alors, ce plafond ? Il est bien ?
— Oh… bordel, retournes-y !
Satisfait par son impatience, je replonge et je mets toute mon expérience à profit. Pour avoir léché tant de chattes, il faut bien que ça paie ! Aussitôt, elle se met à se tortiller et sa main m’emprisonne entre ses cuisses. Ses ongles m’indiquent que sa chute approche. Oh ! Putain ! J’adore ! Je pourrais m’arrêter, juste pour l’entendre hurler de rage, mais comme j’ai l’intention de la baiser, juste après, autant lui donner sa petite gâterie. Elle sera d’autant plus réceptive…
— Oh… bordel de merde ! Oui !
Elle jouit comme une folle, en me retenant là, la bouche collée à son sexe. Essoufflé, je demande:
— Alors, ce plafond ?
Elle glousse avant de chercher mon regard.
— C’était pas mal. Je crois même que j’y ai vu des étoiles.
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— Allons, ne faites pas cette tête ! Comme je vous l'ai dit, la compagnie et moi-même s’assurerons de votre bien-être et de votre sécurité. Vous n'avez rien à craindre.

Mais pourquoi revient-il toujours sur cet aspect de sécurité. En sait-il d'avantage que je ne le soupçonnais ? « Voyons Nancy, ce n'est pas possible, tu as effacé toutes les traces ».

— Écoutez, il continue, vous commencerez avec ce projet de surveillance. Cela vous donnera l'occasion de vous familiariser avec la compagnie. Ensuite, comme je vous l'ai déjà dit, ça sera à vous de décider si vous êtes prêtes à continuer à nous faire bénéficier de vos « compétences ».
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date : 26-12-2015

Derrière lui il pouvait entendre des voix de levés
 

– Il est là ! Ne le perdait pas de vu surtout !




(Les fautes sont dans le livre !)
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"Il était beau, toujours si sûr de lui, toujours si charismatique. Avec ce quelque chose en plus dans le regard, une sévérité plus forte encore qu’à l’habitude. Je n’aurai certainement pas dû en être davantage excitée, car c’était liée à ma faute, mais je ne pouvais nier que lorsque son regard était si noir que je ne pouvais le soutenir, même si je le voulais vraiment, mon sentiment de soumission frôlait les limites de son apogée."


"Il me vit sourire et me demanda pourquoi. Je lui répondis la première chose qui me vint à l’esprit.
_ Parce que je suis à vous."
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Elle avait les yeux bandés lorsqu’il arriva. Elle portait une robe de soirée très moulante qui mettait son corps en valeur. Son dos restait dénudé et dévoilait une délicieuse chute de reins. Il profita du spectacle de ce corps offert avant de poser doucement les mains sur ses hanches. Il s’approcha et posa quelques baisers dans son cou avant de lui murmurer à l’oreille qu’elle était une jolie petite putain. Elle lui répondit qu’elle était à lui, que tout son corps était offrande et qu’elle se soumettrait à toutes ses volontés. Elle ajouta qu’elle serait vicieuse et perverse comme une catin, si telle était son envie. Il ne répondit pas. Il savait qu’elle lui était dévouée corps et âme et qu’il n’avait qu’à ordonner pour être servi. Il aimait ce pouvoir suprême qu’il ressentait profondément lorsqu’il éduquait une soumise aussi réceptive qu’elle.
Il fit glisser l’une des brettelles de sa robe avant de lui ordonner de se pencher en avant. Elle s’exécuta docilement avec beaucoup de grâce et un petit quelque chose de provoquant qui emplissait la pièce d’une ambiance de désir et de sexe. Le cul tendu et offert, les reins cambrés, elle avait naturellement écarté les cuisses et posé les mains sur ses genoux. Elle respirait vite, presque déjà gémissante tant elle était excitée.
Il leva doucement la robe le long de ses hanches pour découvrir ses fesses. Il prit son temps, appréciant le don qui lui était fait. Il admirait son corps, sa position parfaite, son immobilité. Il la caressa un instant avant de claquer fortement son cul, la faisant vaciller. Il lui fit lécher ses doigts d’une main tout en fouillant sa chatte de l’autre. Elle n’était qu’orifices à cet instant-là. Un joli jouet, rien de plus. Et il avait envie de jouer.
Il retira sa ceinture et lui en donna quelque coups sur la croupe, lui faisant fléchir les genoux. Puis, il lui ordonna de se caresser, sans quitter sa position. La main entre ses jambes. Elle obéit, le sentant derrière lui, observer son application. Dans cette position des plus impudiques, elle s’offrait pleinement, dans toute son intimité. Elle faisait rouler son majeur sur son clitoris et sentait qu’elle était trempée. Il ne se priva pas de le lui faire remarquer alors qu’elle commençait à gémir sous ses propres caresses. Il agrémenta son plaisir de quelques coups de ceinture sur les omoplates, lui répétant qu’il ferait tout ce qu’il voulait d’elle, qu’elle était sa chose.
Il dégrafa alors son pantalon et se plaça devant elle, lui ordonnant de ne pas s’interrompre. Elle dut trouver la bonne position pour le recevoir dans sa bouche, seulement en appui d’une main sur son genou, penchée en avant, elle avait beaucoup de mal à garder la position qui devenait douloureuse pour ses cuisses et ses épaules. Pourtant, elle s’appliqua, gardant sa queue en bouche faute de réellement pouvoir aller et venir dessus, elle jouait avec sa langue pour son plaisir. Les coups de ceinture lui rappelaient régulièrement qu’elle ne devait pas relâcher ses efforts et qu’elle devait s’appliquer davantage.
Enfin, il lui permit de s’agenouiller, et ressentit son soulagement. Il lui retira son bandeau et lui fit lever la tête pour croiser son regard. Juste une seconde, avant qu’elle ne baisse les yeux, soumise. Elle avança la bouche vers sa queue bandée lorsqu’il se recula et la gifla.
— T’ai-je ordonné de me sucer ?
— Non Maître, pardon…
— Tu as envie de ma queue ? Ma putain a envie de sucer son Maître ?
— Oui, Maître.
— Alors rampe. Et supplie.
Il s’éloigna pour aller s’asseoir à l’autre bout de la pièce, sur le bord du lit. Elle resta un instant figée, puis, elle s’exécuta, s’allongeant à plat ventre sur le sol, elle avança en rampant maladroitement jusqu’à lui. Il aimait la voir ainsi, humiliée. Elle qui était si belle, si bien apprêtée. Elle que tous les hommes devaient désirer secrètement. Elle était là, défaite, le cul rouge, la robe troussée, la chatte trempée. Elle rampait sur le sol pour venir à ses pieds lui supplier sa queue. Elle ferait n’importe quoi pour qu’il l’honore, pour qu’il la prenne, pour qu’il jouisse d’elle. Pour exister à ses yeux. Il la regarda baiser ses pieds, et supplier, dans un murmure. Il ne put résister au plaisir de la faire répéter."
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