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- Rose... à propos de ce qui s'est passé...

Je poussai un grognement.

- Je le savais ! Je savais que ça allait se produire...

Il me jeta un regard surpris.

- Que quoi allait se produire ?

- Ça ! Le moment où tu me ferais la leçon en m'expliquant que ce que nous avions fait était mal, que nous avions eu tort et que ça ne se reproduirait plus jamais !

Je n'avais pas compris à quel point j'avais peur qu'il me tienne ce discours avant que ces mots s'échappent de mes lèvres.

Il avait toujours l'air surpris.

- Pourquoi crois-tu que je vais dire ça ?

- Parce que c'est ta manière d'agir ! répliquai-je. (J'avais conscience que je devais lui paraître un peu hystérique.) Tu veux toujours faire ce qui paraît bien. Quand tu fais quelque chose qui te paraît mal,tu as besoin de le corriger pour faire quelque chose qui te paraît bien à la place. Voilà pourquoi je sais que tu vas dire que ce qu'on fait n'aurait pas dû se produire et que tu veux...

Je n'eus pas l'occasion de finir ma tirade parce que Dimitri m'enlaça la taille et m'attira contre lui dans l'ombre d'un arbre. Nos lèvres se rencontrèrent et notre baiser me fit oublier la crainte qu'il considère que nous avions commis une erreur. Alors que cela me semblait impossible, j'en oubliai même le massacre que les Strigoï avaient perpétré. Un instant seulement.

Il ne me lâcha pas lorsque notre baiser prit fin.

- Je ne pense pas que ce que nous avons fait est mal, me dit-il avec douceur. J'en suis heureux. Si je pouvais remonter le temps, je le referais sans hésitation.

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chap 23 Dimitri et Rose:

-Je t'aime Roza.(il m'embrassa encore). Je serai toujours là pour toi. Je ne laisserai jamais rien t'arriver.

Ces mots étaient aussi merveilleux que dangereux. Ils n'aurait jamais dû me dire une chose pareille. Il n'aurait jamais dû me promettre de me protéger, moi, alors qu'il devait consacrer sa vie à protéger des Moroï. Je ne pouvais pas occuper la première place dans son coeur, tout comme il ne pouvait pas l'occuper dans le mien. Voilà pourquoi je n'aurais pas dû lui répondre comme je le fis; mais rien n'aurait pu m'en empêcher.

- Et je ne laisserai jamais rien t'arriver non plus, lui promis-je. Je t'aime

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Ma mère me gifla et la douleur me tira de ma stupeur.

- Cours! me hurla-t-elle. Il est mort! Il n'est pas question que tu le rejoignes.

Je découvris de la panique dans ses yeux. Elle était terrorisée à l'idée que sa fille se fasse tuer. Je me souviens que Dimitri m'avait dit qu'il préférerait mourir plutôt que de me voir morte. Si je restais là et laissais les Strigoï m'avoir, je les trahirais tous les deux.

- Cours! cria-t-elle encore.

Les joues inondées de larmes, je me mis à courir.

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Chapître 23:

-Non, m'interrompit Dimitri avec douceur en se penchant vers moi jusqu'à ce que nos front se touche presque. ça ne t'arriveras pas. Tu es trop forte. Tu parviendras à vaincre cette force obscure, comme tu viens de le faire à l'instant.

-je n'ai réussi que parce que tu étais là. ( je sentis ses bras m'envelopper et pressai mon visage contre son torce. ) Je n'y arriverai pas toute seule.

-Tu y arriveras, répéta-t-il d'une voix qui tremblait légerement. Tu es forte... tellement forte. C'est pour ça que je t'aime.

Je fermai les yeux.

-Tu ne devrais pas. Je vais devenir un monstre. J'en suis peut-être déjà un.

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Dimitri s'arrêta brutalement et se planta devant moi en me barrant la route. Je manquais de lui rentrer dedant. Il me saisit alors le bras pour m'attirer vers lui, plus près que je m'y serais attendue en public. Ses doigts s'enfonçaient dans ma chair sans me faire mal.

- Rose, dit-il d'une voix si douloureuse que je sentie mon coeur rater un battement. Je ne devrais pas découvrir ça maintenant! Pourqoi ne m'as-tu rien dis? Sais-tu ce que j'ai ressenti? Sais-tu quel effet ça m'a fait de te voir dans cet état sans comprendre ce qui se passait? Sais-tu à quel point j'ai eu peur?J'étais stupéfiée, à la fois à cause de sa crise et de notre proximité. [...]

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Il m'embrassa encore, utilisant l'ombre des derniers arbres comme couverture. Dans un monde normal, cela aurait été une promenade romantique après une nuit d'amour. Nous n'aurions pas été en train de nous préparer à livrer bataille ni de nous inquiéter pour ceux que nous aimions. Nous aurions ri et plaisanté en planifiant en secret notre prochaine escapade amoureuse.

Nous ne vivions pas dans un monde normal, bien sûr, mais un tel baiser nous rendait facile de l'imaginer.

Nous nous écartames l'un de l'autre à contrecoeur et nous dirigeâmes vers le bâtiment des gardiens. Nous avions des heures sombres devant nous, mais son baiser, qui me brûlait encore les lèvres, me donnait l'impression d'être capable de tout.

Même d'affronter une bande de strigoï.

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j'aurais du savoir que mon plan d'évasion était voué à l'échec, mais je n'arrivais pas à réfléchir correctement.

- Lâche-moi! hutlai-je pour la centième fois cette nuit-là en essayant de dégager mes mains.

-Non! répondit-il avec presque autant de déséspoir dans la voix. Pas avant que tu te soit calmée. Ce n'est pas toi!

J'avais des larmes plein les yeux.

-Si, c'est moi! Lâche-moi!

-Non. Ce n'est pas toi! Ce n'est pas toi!

Il semblait au déséspoir.

[...]

-Rose, murmura Dimitri.

Ce n'était que mon prénom mais il lui permettait d'exprimer tant de choses... Dimitri avait une telle confiance en moi, en ma force et mon désir de faire le bien. Lui aussi était fort, et je savais qu'il n'hésiterait jamais à mettre sa force à ma disposition si j'en avais besoin.

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Il ne s'agit pas de toi, d'accord? Cette fois, il s'agit de moi. Pas de toi. Toute ma vie, Lissa ... toute ma vie, ç'a été la même chose :" ils passent avant tout." Je t'ai consacré ma vie. je me suis entraînée pour devenir ton ombre, mais tu sais quoi? Je veux passer avant. J'ai besoin de m'occuper de moi, pour changer. J'en ai assez de veiller sur tout le monde en laissant toujours de côté ce que je veux. C'est ce que nous avons fait, Dimitri et moi, et regarde où ça nous a menés! Il est parti. Je ne le serrerai plus jamai dans mes bras ... Désormais, je lui dois de tout faire pour le libérer de cet enfer. Je suis désolée si cela te blesse, mais c'est mon choix!

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Je détestais me faire réprimander, et encore plus par Dimitri.

Par-dessus tout, je détestais me faire réprimander par Dimitri lorsqu'il avait raison.

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Chapitre 5

[...]

Dimitri m'observait en attendant toujours ma réponse.

— Je ne sais pas ce qui s'est passé. J'étais pleine de bonnes intentions. J'ai seulement... commis une boulette.

— Tu mens très mal, Rose.

Je levai les yeux.

— C'est faux. J'ai inventé des tas d'excellents mensonges que les gens ont crus...

Il esquissa un sourire.

— J'en suis certain. Mais ça ne marche pas avec moi. Pour commencer, tu évites mon regard. Ensuite... je ne sais pas. Je sais faire la différence, c'est tout.

Et merde ! Il savait effectivement faire la différence. Je me levai et me dirigeai vers la porte sans me retourner. D'habitude, je chérissais chaque minute que je passais auprès de lui, mais je ne pouvais pas m'attarder davantage, ce jour-là. Comme je ne supportais pas de lui mentir et que je ne pouvais pas non plus lui dire la vérité, il fallait que je m'en aille.

— Écoute... je te remercie de t'inquiéter pour moi, mais je t'assure que tout va bien. J'ai seulement raté mon coup. Ça m'embarrasse beaucoup et je suis désolée d'avoir fait si peu honneur à tes entraînements géniaux, mais je vais me reprendre. La prochaine fois, je botterai les fesses de Stan.

Soudain, Dimitri se retrouva juste derrière moi sans que je l'aie entendu arriver. Il posa une main sur mon épaule qui me pétrifia devant la porte. Il ne me toucha pas ailleurs et n'essaya pas de m'attirer contre lui. Pourtant, cette main sur mon épaule me parut la chose la plus puissante du monde.

— Rose... (Je compris à son ton qu'il ne souriait plus)... je ne comprends pas pourquoi tu mens, mais je sais que tu ne le ferais pas sans une bonne raison. Si quelque chose ne va pas... quelque chose dont tu aurais peur de parler aux autres...

Je me retournai vivement en réussissant à pivoter sur place d'une manière telle que sa main atterrit sur mon autre épaule sans même qu'il ait bougé.

— Je n'ai pas peur ! m'écriai-je. J'ai mes raisons et ce qui s'est passé avec Stan n'était rien, crois-moi. Vraiment. Ce n'est qu'un truc stupide qui a pris des proportions gigantesques. Ne te sens pas désolé pour moi, ni obligé de faire quelque chose. Ce qui s'est passé est un problème, mais je vais faire avec et accepter la sanction. Je vais m'occuper de tout. Je vais m'occuper de moi...

Le simple fait de m'empêcher de trembler mobilisait toutes mes forces. Comment cette journée avait-elle pu devenir si bizarre et dégénérer à ce point ?

Dimitri ne répondit rien. Il se contenta de m'observer avec une expression que je ne lui avais jamais vue et que je ne parvins pas à interpréter. Était-il furieux ? réprobateur ? Je n'aurais pas su le dire. Ses doigts se crispèrent légèrement sur mon épaule, puis se détendirent.

— Tu n'as pas besoin de le faire toute seule, dit-il finalement.

Son ton était presque mélancolique, ce qui n'avait aucun sens. C'était lui qui me répétait depuis si longtemps que je devais me montrer forte. J'eus envie de me jeter dans ses bras, mais c'était impossible.

Je ne pus m'empêcher de sourire.

— Tu dis ça... mais sois sincère : est-ce que, toi, tu cours demander de l'aide lorsque tu as un problème ?

— Ce n'est pas la même chose.

— Réponds-moi, camarade.

— Ne m'appelle pas comme ça.

— Alors n'élude pas ma question.

— Non. J'essaie de régler mes problèmes tout seul.

J'échappai à sa main.

— Tu vois ?

— Mais il y a beaucoup de personnes à qui tu peux te fier dans ta vie, des gens qui se soucient de toi... Ça change beaucoup de choses.

Je l'observai avec surprise.

— Tu n'as donc personne qui se soucie de toi ?

Il fronça les sourcils et songea à ce qu'il venait de dire.

— Eh bien... il y a toujours eu des gens très bien dans ma vie, et des gens qui se souciaient de moi. Mais cela ne signifie pas nécessairement que je peux me fier à eux ou leur parler de tout.

Je me focalisais tant sur l'étrangeté de notre relation que je pensais rarement à la vie que Dimitri pouvait avoir en dehors de moi. À l'académie, tout le monde le respectait. Professeurs et élèves le considéraient comme un gardien redoutablement efficace. Chaque fois que nous rencontrions des gardiens extérieurs à l'académie, ils le connaissaient et le respectaient aussi. Mais je ne me souvenais pas lui avoir jamais vu la moindre relation sociale. Il ne semblait pas avoir d'amis parmi les autres gardiens. Il ne les traitait que comme des collègues qu'il appréciait. Je ne l'avais vu se montrer amical envers quelqu'un que lorsque Tasha ozéra, la tante de Christian, était venue rendre visite à son neveu. Ils se connaissaient depuis longtemps, mais même ce lien n'avait pas été assez étroit pour que Dimitri entretienne la relation après son départ.

Tout à coup, je pris conscience que Dimitri était terriblement seul. Lorsqu'il ne travaillait pas, il se contentait de s'enterrer avec ses romans de cow-boys. Même si je me sentais seule, je devais bien reconnaître que j'étais presque toujours très entourée. Comme c'était mon professeur, j'avais tendance à voir les choses unilaté- ralement : c'était lui qui me donnait quelque chose, qu'il s'agisse d'instruction ou de conseils. Sauf que je lui apportais quelque chose, moi aussi, qui était plus difficile à définir : un lien avec une autre personne.

— As-tu confiance en moi ? lui demandai-je.

Il n'hésita qu'un instant.

— Oui.

— Alors fais-moi confiance sur ce coup-là et ne t'inquiète pas pour moi.

Je reculai hors de portée de son bras sans qu'il dise quoi que ce soit ni essaie de m'arrêter. Je traversai la salle dans laquelle on m'avait interrogée, puis me dirigeai vers l'entrée principale du bâtiment et jetai mon reste de chocolat chaud dans la première poubelle que je croisai.

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