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— Tu sais ce que j’aime chez toi, Mason ? C’est que tu penses exactement comme moi.

— C’est une idée effrayante…

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Je sentis mes joues s'embraser et fus surprise de découvrir que son regard avait plus d'effet sur moi que tous les baisers de Jesse. Dimitri était calme, souvent distant, mais il dégageait une force et une intensité que je n'avais encore jamais ressenties chez personne. Je ne pus m'empêcher de me demander comment cette intensité se traduisait... sexuellement parlant. Je tâchai d'imaginer ses mains sur mon corps et... merde!

Avais-je perdu la tête? Je dissimulai mon embarras sous l'insolence.

- Est-ce que tu aimes ce que tu vois?

- Rhabille-toi.

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— Excusez-moi, monsieur Nagy… Je n’arrive pas à me concentrer avec Lissa et Rose qui ne cessent de se passer des petits mots.

[...]

M. Nagy, qui s’était fait une spécialité d’humilier les élèves en lisant leurs petits mots à voix haute, nous tomba dessus comme un missile. Il nous arracha le bout de papier, en même temps que tous les élèves se tournaient vers nous. Je ravalai un grognement et tâchai de prendre un air dégagé. Lissa eut envie d’aller se cacher dans un trou.

— Ça alors ! s’écria-t-il en parcourant la feuille des yeux. Si seulement vous vous donniez la peine d’écrire autant dans vos devoirs… L’une de vous a une écriture atroce : je la prie de me pardonner si je déforme quelque chose. (Il se racla la gorge.) « J’ai vu J. hier soir », commence celle qui écrit le plus mal. À quoi il est répondu : « Que s’est-il passé ? », suivi d’un, deux, trois, quatre, cinq points d’interrogation ! Vous admettrez qu’il y a des cas où quatre ne suffisent pas… (Les rires fusèrent, et Mia m’adressa un sourire particulièrement vicieux.) La première répond : « À ton avis ? On s’est branchés dans un des salons abandonnés. »

De nouveaux rires firent lever les yeux à M. Nagy. Ses mimiques et son accent britannique ajoutaient beaucoup au comique de l’humiliation.

— Dois-je déduire de votre réaction que le verbe « se brancher » a un sens plus charnel que celui que je lui connais ?

Je ne pus m’empêcher de réagir.

— Oui, monsieur ! répondis-je en me mettant au garde-à-vous. C’est correct, monsieur.

J’obtins un certain succès.

— Je vous remercie pour cette confirmation, mademoiselle Hathaway. Où en étais-je ? Ah oui ! La seconde demande : « Comment c’était ? » Ligne suivante : « Bon », auquel est accolé un visage souriant qui renforce l’adjectif. Voilà qui est flatteur pour le mystérieux J…. Nouvelle question : « Jusqu’où êtes-vous allés ? » J’espère, mesdemoiselles, que la suite de ce texte ne va pas devenir trop sulfureuse pour notre auditoire… « Pas très loin. On s’est fait prendre. » La gravité de la situation est alors soulignée par un visage qui ne sourit pas. « Que s’est-il passé ? » « Dimitri a débarqué. Il a jeté Jesse dehors et m’a passé un savon. »

La découverte de l’identité du personnage principal provoqua une véritable liesse.

— Êtes-vous donc le mystérieux J., monsieur Zeklos ? demanda M. Nagy lorsqu’il put se faire de nouveau entendre. Celui à qui la jeune femme à l’écriture illisible a décerné un visage souriant ? (Le visage de Jesse vira au cramoisi, mais il ne paraissait pas vraiment mécontent de voir ses exploits étalés au grand jour. Il n’avait encore raconté l’aventure à personne, sans doute parce que Dimitri l’avait terrorisé.) Eh bien, monsieur Zeklos ! Même si je suis toujours friand d’une bonne mésaventure, je vous prierai de rappeler à vos « amies » que mon cours n’est pas un salon de thé. (Il jeta le morceau de papier sur le cahier de Lissa.) Puisqu’il n’y a aucun moyen de punir Mlle Hathaway, qui cumule déjà toutes les punitions prévues par le règlement, vous allez faire deux colles au lieu d’une, mademoiselle Dragomir. Veuillez ne pas quitter la salle.

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À tout hasard, je suggérai à Dimitri de me laisser en paix pour cette première journée.

Il éclata de rire et il ne fit aucun doute qu’il se moquait de moi.

— Qu’y a-t-il de si drôle ?

Son sourire s’évanouit aussitôt.

— Ah ! tu étais sérieuse…

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Je rangeai le pendentif dans sa boîte et la posai sur la table de chevet avec un sourire béat.

— Tu as bien dit « des » cadeaux, n’est-ce pas ? C’est-à-dire plus d’un…

Il éclata franchement de rire et ce son m’enveloppa comme une caresse. Comme j’aimais l’entendre rire !

— Et ça, c’est de ma part.

Il me tendit un petit sac en papier. Je l’ouvris fébrilement et y découvris un bâton de rouge à lèvres, de ma couleur préférée. Je m’étais plainte d’innombrables fois devant lui d’arriver au bout de mon tube, sans avoir jamais songé qu’il pouvait m’écouter.

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[...]

Il lâcha mes poignets pour laisser ses doigts glisser lentement le long de mes bras. Tout en me dévorant de son regard ténébreux, il m'attira contre son torse. L'une de ses mains vint se poser sur ma nuque pour jouer avec mes cheveux et incliner mon visage vers le sien. Ses lèvres effleurèrent à peine les miennes.

- Est-ce que tu me trouves jolie ? répétai-je.

Comme toujours, il me répondit avec un sérieux absolu.

- Je te trouve magnifique.

- "Magnifique" ?

- Si belle que j'ai parfois du mal à te regarder...

Ses lèvres se pressèrent contre les miennes, d'abord légèrement, puis avec une avidité croissante. Son baiser me fit perdre la tête. Je sentis ses mains glisser le long de mes bras, puis de mes hanches, pour se refermer sur le satin de ma robe et commencer à la soulever. Je m'abandonnai à son baiser et à la sensation de ses mains qui montaient de plus en plus haut jusqu'à ce qu'il fasse passer ma robe au-dessus de ma tête et la jette sur le sol.

- Tu... t'es vite débarrassé de cette robe, remarquai-je entre deux soupirs. Moi qui croyais que tu l'aimais...

- Je l'aime, répondit-il, le souffle aussi court que le mien. Je l'adore...

Alors il m'emporta sur le lit.

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Je sentis sa peur avant d'entendre ses cris. son cauchemar résonna dans ma tête et me tira de mon propre rêve, où in était question d'une plage et d'un garçon sexy qui m’étalait de la crème solaire sur le corps. des images, les siennes et non les miennes, se bousculèrent dans mon esprit: du feu et du sang, une odeur de fumée, le métal broyé d'une voiture accidentée. la scène me submergea à m'en faire suffoquer jusqu'à ce que la part rationnelle de mon cerveau se souvienne que ce rêve n'était pas le mien.

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Je penchai la tete et écartai mes cheveux pour dégager mon cou.

Je la sentis hésiter un instant, mais l'attrait de ce que j'avais à lui offrir était trop puissant.Une expression vorace passa sur son visage tandis que ses lèvres s'entrouvraient pour découvrir les canines qu'elle dissimulait aux humains au milieu de qui nous vivons.

Ces canines offraient un contraste bizarre avec son joli visage et ses cheveux blonds, qui lui donnaient plutot l'air d'un ange que celui d'un vampire. Lorsqu'elle se pencha sur ma peau, mon coeur s'emballa sur le coup de la peur et du désir. Meme si je détaistais toujours cette impression, je ne pouvais m'empecher de la resentir chaque fois.C'était une faiblesse donc je ne pouvais me débarasser.

Je laissai un cri de douleur au moment de la morsure,mais cette sensation fut vite remplacée par une joie délectable qui se répandit dans tout mon corp.

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Chapitre 2:

Malgré ma rage, je dus admettre que Dimitri Beli-machin-chose était intelligent. Il nous conduisit à l'aéroport, nous fit embarquer dans le jet privé de l'académie et exigea aussitôt qu'on nous sépare.

— Ne les laissez pas se parler, ordonna-t-il aux gardiens qui nous conduisaient à nos sièges. Il leur suffirait de cinq minutes pour mettre au point un plan d'évasion.

Même si nous avions bel et bien commencé à conspirer, je lui décochai un regard hautain avant de me laisser entraîner.

À ce moment de l'intrigue, la situation de vos héros, ou plutôt de vos héroïnes, en l'occurrence, n’était guère brillante. Après le décollage, nos chances de leur échapper diminuèrent considérablement. Même si un miracle m'avait permis de neutraliser les dix gardiens, nous aurions encore dû trouver un moyen de sortir de cet avion. Je me doutais bien qu'il devait y avoir des parachutes quelque part, mais, en admettant même que je sois capable d'en actionner un, nous serions tombées au beau milieu des Rocheuses, avec des chances de survie assez minces.

Non, nous n'allions pas quitter cet avion avant qu'il ait atterri dans les forêts du Montana. C'était de là-bas que nous allions devoir nous enfuir, c'est-à-dire d'un endroit protégé par la magie et dix fois plus de gardiens. Un jeu d'enfant...

Lissa avait été installée à l'avant de l'appareil, près du Russe. Malgré la distance entre nos deux sièges, sa peur martelait l'intérieur de mon crâne, au point que l'inquiétude ne tarda pas à prendre le dessus sur ma colère. Ils ne pouvaient pas la ramener là-bas... Dimitri aurait-il hésité à remplir sa mission s'il avait ressenti ce que je ressentais et bien compris la situation ? Sûrement pas... Ce n'était pas son problème.

Les émotions de Lissa devinrent si puissantes que j'eus bientôt l'impression déstabilisante d'être assise à sa place, voire dans sa peau. Cela arrivait parfois, en général sans que je m'y attende. Je me retrouvai donc assise à côté de la masse impressionnante de Dimitri, une bouteille d'eau dans la main – dans sa main. Lorsqu'il se pencha pour ramasser quelque chose, j'aperçus six symboles tatoués sur sa nuque: ses molnija. Ils ressemblaient à des éclairs entrecroisés et tenaient le compte des Strigoï qu'il avait éliminés. Une ligne sinueuse s'étirait au-dessus de ceux-ci : la marque de la Promesse, qu'il avait reçue le jour où il était devenu gardien.

Je clignai des yeux, puis regagnai péniblement ma propre peau. Je détestais que cela se produise. Le fait de ressentir les émotions de Lissa avait ses avantages, mais ces moments de fusion nous contrariaient l'une et l'autre. Comme elle les considérait comme des violations de son intimité, j'avais pris l'habitude de les lui cacher. Ni elle ni moi ne pouvions contrôler ce phénomène : c'était l'un des effets secondaires d'un lien que nous comprenions mal. Certaines légendes évoquaient bien l'existence d'un lien psychique entre des Moroï et leurs gardiens, mais aucune des histoires que j'avais entendues ne ressemblait à ce qui nous arrivait. Nous étions donc obligées de nous débrouiller avec au jour le jour... Vers la fin du vol, Dimitri vint prendre la place du gardien qui me surveillait. Je tournai ostensiblement la tête vers le hublot.

— Avais-tu vraiment l'intention de nous attaquer tous ? me demanda-t-il après un long silence.

Je ne me donnai pas la peine de répondre.

— C'était très... courageux. (Il hésita.) Stupide, mais tout de même courageux. Pourquoi as-tu seulement essayé ?

Je me tournai vers lui, et repoussai une mèche de cheveux pour le regarder droit dans les yeux.

— Parce que je suis sa gardienne, répondis-je, avant de revenir au hublot.

De longues minutes de silence s'écoulèrent avant qu'il se résigne à regagner son siège.

Dès que nous eûmes atterri, le commando nous conduisit directement à l'académie. Notre voiture s'arrêta quelques instants à la grille afin que d'autres gardiens s'assurent que nous n'étions pas des Strigoï venus commettre un massacre. Après quelques échanges de politesse, ils nous laissèrent au campus, que les ombres du crépuscule commençaient à envahir. C'était le début de la journée pour les vampires.

L'académie était exactement comme dans mon souvenir: gothique et immense. Les Moroï étaient des enragés de la tradition; avec eux, on pouvait être certain que rien ne changerait jamais. Cette institution n'était pas aussi ancienne que les académies européennes, mais elle avait été construite dans le même style. Les bâtiments à l'architecture compliquée, ornés de statues et de gargouilles, rappelaient les édifices religieux. De petits jardins et des passages mystérieux se dissimulaient çà et là derrière des grilles en fer forgé. Après avoir vécu sur d'autres campus, je pouvais apprécier à sa juste valeur la majesté de celui-ci.

Le site était divisé en deux secteurs: l'un réservé au collège, l'autre au lycée. Chacun était constitué de bâtiments, encadrant une vaste cour de verdure rectangulaire plantée d'arbres centenaires, et sillonnée de chemins pavés. On nous conduisit directement dans la section du lycée. Les salles de cours s'élevaient d'un côté, tandis que le dortoir des dhampirs et le gymnase occupaient le côté opposé. Le dortoir des Moroï se dressait à l'une des extrémités de l'immense rectangle, tandis que les bâtiments administratifs, communs aux deux sections, lui faisaient face. Les élèves du collège dormaient de l'autre côté de l'académie.

Tout autour, l'espace s'étirait à l'infini. Après tout, nous étions dans le Montana, à des kilomètres de toute civilisation. L'air froid était chargé d'une odeur de sapin et de feuilles mortes. La forêt encerclait l'académie et l'on pouvait voir les montagnes à l'horizon si l'on était réveillé pendant la journée.

Lorsque les bâtiments administratifs furent en vue, j'échappai à mon gardien pour rattraper Dimitri.

— Hé ! Camarade !

— Tu as envie de parler, maintenant ? riposta-t-il sans me regarder.

— Est-ce que tu nous emmènes chez Kirova ?

— Chez Mme le proviseur, me corrigea-t-il.

Lissa, qui marchait près de lui, me décocha un regard qui signifiait : « ne commence pas ! » — Mme le proviseur, si tu veux... Ça ne l'empêche pas d'être une vieille peau mal...

Mon flot d'insultes se tarit dès que les gardiens nous introduisirent dans le réfectoire. Je soupirai. Ces gens étaient-ils vraiment si cruels ? Il devait bien y avoir une dizaine de manières d'accéder au bureau de Kirova. Pourquoi nous faisaient-ils passer par là ?

Et c'était l'heure du petit déjeuner.

Les apprentis gardiens, des dhampirs, tout comme moi, et les Moroï se mêlaient pour manger et discuter des derniers ragots qui agitaient l'académie. Notre apparition interrompit instantanément toutes les conversations, comme si quelqu'un avait appuyé sur un interrupteur. Des centaines de regards se tournèrent vers nous.

Je décochai un sourire en coin à mes anciens camarades de classe en essayant de mesurer à quel point les choses avaient changé. Non. Tout semblait parfaitement à sa place. Camille Conta, cheftaine autoproclamée de la clique des Moroï de sang royal, ressemblait toujours à la peste parfaitement coiffée et maquillée de mon souvenir. Natalie, la cousine empotée de Lissa, nous regarda passer avec des yeux écarquillés. Apparemment, elle n'avait rien perdu de sa naïveté.

De l'autre côté de la salle... Voilà qui était intéressant. Aaron. Le pauvre Aaron, à qui le départ de Lissa avait dû briser le cœur. Il était toujours aussi mignon, peut-être même davantage, avec ses boucles blondes si bien assorties à celles de Lissa. Il épiait ses moindres gestes. Non: il ne l'avait pas oubliée. C'était triste, d'ailleurs, puisque Lissa n'avait jamais été aussi éprise de lui que lui d'elle. À l'époque, j'avais surtout eu l'impression qu'elle était sortie avec lui parce qu'il semblait le candidat le plus logique.

Il y avait plus intéressant encore: Aaron semblait avoir trouvé un moyen de tuer le temps en son absence. Il tenait la main d'une Moroï qui paraissait avoir onze ans mais devait en avoir plus, à moins qu'il soit devenu pédophile durant notre absence. Ses joues bien rondes et ses anglaises lui donnaient l'air d'une poupée de porcelaine. Elle suivit Lissa des yeux avec tant de haine dans le regard que j'en restai bouche bée. Mais que lui voulait-elle ? J'étais presque certaine de ne l'avoir jamais vue. Elle devait être jalouse de l'ex-petite amie... J'avoue que je n'aimerais pas non plus que mon copain regarde une fille avec ces yeux-là.

J'éprouvai un certain soulagement lorsque notre calvaire prit fin, même si notre destination, le bureau de Mme le proviseur Kirova, n'offrait pas une perspective très réjouissante. La vieille bique n'avait pas changé non plus : son nez busqué et ses cheveux gris étaient exactement tels que dans mon souvenir. Elle était grande et mince, comme la plupart des Moroï, et m'avait toujours fait penser à un vautour. Le temps que j'avais passé dans son bureau m'avait permis de bien la connaître.

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— Allez, reconnais que c’est toi qui as tué le renard, ricana-t-il. Tu essaies de faire croire à Kirova que tu es cinglée pour pouvoir t’échapper une deuxième fois…

— Va te faire foutre, grognai-je.

— Est-ce que c’est une proposition ?

— D’après ce que j’ai entendu dire, ça ne vaut vraiment pas le détour.

— Ça alors ! s’écria-t-il en feignant la surprise. Tu as bien changé… D’après mes souvenirs, tu n’étais pas si difficile dans le choix de tes partenaires quand il s’agissait de te mettre toute nue devant eux.

— D’après les miens, les seules filles que tu aies jamais vues nues se trouvent sur Internet.

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