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Extrait ajouté par MaMt 2014-07-10T15:04:02+02:00

_ Oui, mademoiselle Hathaway?

_ Est-ce que les mesures d'isolement que vous avez prescrites m'empêchent d'aller à l'église?

_ Pardon?

_ Vous avez dit que je devais rester dans ma chambre quand je n'étais pas en cours ou dans le gymnase, mais vous n'avez pas parlé de la messe du dimanche. Je pense qu'il ne serait pas juste de m'empêcher d'assouvir mes... besoins religieux.

Ni de me priver d'une occasion, si brève et si rébarbative soit-elle, de voir Lissa.

_ J'ignorais que vous aviez des besoins religieux, ironisa-t-elle en rajustant ses lunettes.

_ J'ai trouvé Jésus pendant mon absence.

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Ce soir-là, je pleurai pour la première fois depuis des années.Les larmes me calmèrent un peu. Alors que je m’apprêtais à enfiler mon pyjama, on frappa à la porte. Dimitri. Il me dévisagea puis détourna le regard, visiblement gêné par mes yeux rougis. De mon côté, j’étais certaine que la rumeur était remontée jusqu’à lui. Il savait.

— Est-ce que ça va ? me demanda-t-il.

— Ce que j’éprouve n’a aucune importance, tu te souviens ? Est-ce que Lissa va bien ? Ils ont été durs avec elle aussi...

Il me jeta un regard étrange, comme s’il était surpris que je m’inquiète encore pour elle dans un moment pareil.

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A tout hasard, je suggérais à Dimitri de me laisser en paix pour cette première journée.

Il éclata de rire et il ne fit aucun doute qu'il se moquait de moi.

- Qu'y a t-il de si drôle ?

Son sourire s'évanouit aussitôt.

- Ah ! tu étais sérieuse...

- Bien sûr que j'étais sérieuse ! Je n'ai pas dormi depuis deux jours... Pourquoi devons-nous commencer ses entraînements aujourd'hui ? Laisse-moi aller me coucher..., implorai-je. Ce n'est qu'une petite heure de sport...

Il me toisa de la tête aux pieds en croisant ses bras sur sa poitrine. Le guerrier impitoyable était de retour; j'allais en baver.

- Comment te sens-tu après tes entraînements de ce matin ?

- J'ai mal partout.

- Ce sera pire demain.

- Et alors ?

- Alors, autant en profiter à présent que tu ne te sens... pas si mal.

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C'était lui : L'homme qui nous avait espionné depuis le jardin. Il était plus âgé que Nous, Sans doute dans les 25 ans, Et mesurez plus de deux mètres. Dans d'autres circonstances, mettons, s'il n'était pas en train de ruiner tous les espoirs de fuite, Je l'aurais trouvé absolument craquant. Il avait le regard sombre, des cheveux bruns, attaches en queue de cheval, qui devait lui arriver aux épaules et portez un long manteau marron. Mais il y avait plus urgent à faire que de détailler ses charmes.

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Un instant plus tard, il se penchait au-dessus de moi pour me soulever dans ses bras comme il avait dû le faire le jour où je m’étais cassé la cheville.

— Dis donc, camarade…, murmurai-je d’une voix pâteuse. Tu avais raison pour les Strigoï…

Le monde commença à trop tourner pour que je garde les yeux ouverts.

— Rose ! Roza… ouvre les yeux ! (Je ne l’avais jamais entendu si inquiet.) Ne t’endors pas… Pas maintenant !

Je parvins à ouvrir un oeil alors qu’il courait presque en direction de l’infirmerie.

— Est-ce qu’il disait vrai ?

— Qui ?

— Victor. Il a dit que ça n’aurait pas pu marcher sinon… Le pendentif…

Alors que je m’apprêtais à m’évanouir encore, la voix de Dimitri me raccrocha à la conscience.

— Qu’est-ce que tu veux dire ?

— Le sort. D’après Victor, il fallait que tu aies envie de moi… que tu t’intéresses à moi pour que ça marche. (Comme il ne répondait pas, j’eus envie de le secouer par la chemise, mais ne parvins même pas à bouger les doigts.) Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que tu avais envie de moi ?

— Oui, Roza, finit-il par répondre d’une voix rauque. J’avais envie de toi. C’est toujours le cas. J’aimerais… qu’il nous soit possible d’être ensemble.

— Alors, pourquoi m’as-tu menti ?

Nous venions d’atteindre l’infirmerie, dont il réussit à ouvrir la porte sans me lâcher. Il appela aussitôt à l’aide.

— Pourquoi m’as-tu menti ? répétai-je.

Tandis que des pas précipités approchaient, il baissa les yeux vers moi.

— Parce que nous ne pouvons pas être ensemble.

— À cause de la différence d’âge, c’est ça ? Parce que tu es mon mentor ?

Il essuya doucement la larme qui avait roulé sur ma joue.

— En partie. Mais surtout… parce que nous allons tous les deux être les gardiens de Lissa. J’ai le devoir de la protéger à tout prix. Si une bande de Strigoï l’attaquait, je devrais me jeter entre elle et eux.

— Je le sais bien…, murmurai-je en recommençant à voir des points noirs danser devant mes yeux.

— Non, tu ne comprends pas. Si je m’autorisais à t’aimer, c’est entre eux et toi que je me jetterais.

L’équipe médicale m’arracha à ses bras.

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Je commençais surtout à me demander si je ne m’étais pas complètement trompée sur son compte. D’accord, il était sarcastique, inquiétant, et adorait mettre le feu aux gens. D’un autre côté, il était intelligent, drôle, à sa manière tordue, et avait un effet étrangement apaisant sur Lissa.

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- J'ai vu la robe.

- Est ce qu'elle te plait ?

Je pris son absence de réponse pour un "oui".

- Crois-tu que je vais mettre ma réputation en danger si je la porte pour le bal ?

- C'est l'académie tout entière que tu vas mettre en danger, répondit-il d'une vois à peine audible.

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Chapitre 4

[...]

— Rose?

Nos deux regards s'élevèrent vers le visage de Dimitri. J'espérai qu'il n'avait pas entendu mes derniers mots.

— Tu es en retard à l'entraînement, poursuivit-il d'une voix égale avant de s'incliner poliment devant Lissa. Princesse...

En le suivant jusqu'au gymnase, je ne pus m'empêcher de m'inquiéter pour Lissa. Était-ce vraiment une bonne idée de rester? Ses émotions, sans être alarmantes, étaient puissantes et désordonnées : c'était un mélange de peur, de confusion, de nostalgie et d'impatience.

Je sentis l'attraction juste avant que cela se produise. Exactement comme dans l'avion, ses émotions devinrent si intenses qu'elles m'«aspirèrent» dans sa tête sans que je puisse résister. Je vis et ressentis ce qui lui arrivait.

Elle contournait lentement le réfectoire en direction de la petite chapelle orthodoxe qui pourvoyait aux besoins religieux du personnel et des élèves de l'académie. Contrairement à moi, Lissa avait toujours assisté à la messe. Pour ma part, j'avais préféré passer un arrangement avec dieu : j'acceptais de croire en lui, à peine, tant qu'il me laissait dormir le dimanche.

Je compris dès qu'elle fut à l'intérieur qu'elle n'était pas venue pour prier. Sa visite avait une raison précise, dont j'ignorais tout. Elle scruta la pénombre pour s'assurer que personne n'était en vue.

Rassurée de trouver la chapelle déserte, elle poussa une porte latérale et monta un escalier grinçant qui menait au grenier. L'endroit était sombre et poussiéreux. La seule source de lumière provenait d'un grand vitrail qui fragmentait les rayons du soleil levant en dizaines de taches multicolores.

Lissa ne m'avait jamais dit qu'elle avait l'habitude de s'isoler dans ce grenier, mais je ressentis à cet instant qu'elle en avait fait sa retraite, l'endroit où elle se réfugiait quand elle désirait être seule et réfléchir. Son angoisse s'apaisa un peu lorsqu'elle retrouva l'environnement familier. Elle grimpa sur le rebord de la fenêtre, posa sa tête contre la pierre et s'abandonna au plaisir du silence et de la lumière.

Contrairement aux Strigoï, les Moroï pouvaient supporter une exposition limitée à la lumière naturelle. Assise là, protégée par le verre coloré du vitrail, elle pouvait s'imaginer qu'elle baignait en plein soleil.

Respire, se répétait-elle. Ça va aller. Rose va s'occuper de tout.

Elle en était absolument certaine, comme toujours, et cela l'aida à se détendre.

Alors une voix grave résonna dans la pénombre.

— Je veux bien te laisser l'académie mais pas le banc du vitrail.

Elle se leva d'un bond, le cœur affolé.

— Qui est là?

Une forme se détacha de derrière une pile de caisses, à l'extrême limite de son champ de vision. La silhouette s'avança, et la faible lumière révéla des traits familiers. Des cheveux noirs en bataille. Des yeux bleu pâle. Un inamovible sourire sardonique aux lèvres.

Christian Ozéra.

— Ne t'inquiète pas, je ne mords pas, ajouta-t-il. En tout cas, pas de la manière que tu crains...

Sa propre plaisanterie le fit bien rire.

Lissa, elle, ne la trouva pas drôle. Elle avait complètement oublié Christian Ozéra. Moi aussi.

Peu importaient les aléas du monde, il y avait quelques vérités éternelles pour les vampires : les Moroï étaient vivants, les Strigoï étaient morts-vivants; les Moroï étaient mortels, les Strigoï étaient immortels ; on naissait moroï, on devenait strigoï.

Et il n'existait que deux manières de devenir strigoï. Premier cas : ceux-ci pouvaient transformer n'importe quel humain, dhampir ou Moroï en nouveau Strigoï par une simple morsure. Deuxième cas : un Moroï pouvait devenir Strigoï de son plein gré en se nourrissant jusqu'à tuer sa victime. Cette pratique était jugée maléfique et perverse. C'était le plus grand des crimes qu'un Moroï pouvait commettre contre ses semblables et contre la nature elle-même. Ceux qui s'égaraient sur cette voie ténébreuse y perdaient leur magie et la possibilité de s'exposer au soleil.

Voilà ce qui était arrivé aux parents de Christian. C'étaient des Strigoï.

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- On est tous amenés à faire des choses qui ne nous plaisent pas. C'est la vie...

Son commentaire me rendit ma verve.

- A quoi tu joues ? T'a s eu une révélation ? T'as vu la lumière ?

Lui recouvra son sourire sarcastique.

- Sans ta tendance psychotique, tu serais plutôt rigolote à fréquenter...

- C'est marrant, je me disais la même chose de toi...Il ne répondit rien, mais son sourire s'élargit, puis il s'éloigna.

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Jesse déglutit péniblement. Il ne restait plus rien de son impertinence habituelle. Mais il y vait les jours « habituels » et les jours où on se retrouvait agrippé par le col de chemise par un Russe très grand, très fort et très en colère.

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