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Bibliothèque de Vance : Liste d'argent

La Première Loi, Tome 1 : Premier sang La Première Loi, Tome 1 : Premier sang
Joe Abercrombie   
Un premier tome alléchant, qui réussit à accrocher le lecteur par ses atouts majeurs (des personnages forts, charismatiques et/ou ambivalents) et une intrigue pleine de rebondissements, de secrets et d'énigmes. Abercrombie a bien suivi son principe calqué sur la fantasy à la George R. R. Martin : un univers cohérent mais réaliste, violent et disparate, des personnages ambigus et des relations complexes. Pour la nouveauté, on repassera : malgré l'absence de carte et de glossaire, on se rend vite compte qu'on se trouve dans un monde médiéval où un empire tente de résister tant bien que mal aux assauts des royaumes frontaliers. Quant au style, c'est efficace, parfois redondant, sans fioriture ; on alterne entre des passages enlevés et rythmés et des pages plus laborieuses heureusement relevées par de nombreux dialogues plaisants. Un peu moins direct que du Gemmell, relativement agréable mais manquant terriblement de finesse.
Pour ma part, ce sont les personnages et l'intrigue principale au potentiel gigantesque qui me donnent l'envie d'y aller voir plus loin.
Dont acte.

par Vance
La Première Loi, Tome 2 : Haut et court La Première Loi, Tome 2 : Haut et court
Joe Abercrombie   
Le style s'affirme, l'histoire des contrées et le background s'enrichissent, des liens se tissent tandis que se profilent les lourds secrets entourant cette quête de l'impossible. On sent que progressivement Abercrombie s'entiche de ses personnages, jouant avec eux à "Je t'aime, moi non plus", les faisant invariablement souffrir avant que de les extraire de la fange encore plus forts - et plus charismatiques - qu'avant. Quoique parfois lourde ou maladroite, son écriture conserve une certaine fluidité et une réelle efficacité dans la narration et sait manifestement nous tenir en haleine lors de scènes intenses aux enjeux capitaux. Les victimes se comptent par milliers et le sort du monde ne dépend que d'individus qui ne savent pas encore pourquoi ils sont ensemble.
Captivant

par Vance
Alex Alex
Pierre Lemaître   
Mon premier Lemaître n'est pas le premier de la série plaçant le commissaire Verhoeven en vedette. Pas grave, car l'intrigue est suffisamment captivante pour qu'on ne regrette pas d'avoir manqué les chapitres précédents.
Lemaître y construit une histoire retorse avec une délicieuse perversité, maniant l'ironie comme un scalpel tout en détaillant finement - et avec un sens impeccable de la formule - le caractère des protagonistes. Le personnage central saura déjà plonger le lecteur dans le trouble : victime, sans doute, mais de qui, et comment ? Coupable, peut-être, mais de quoi, et pourquoi ? Son périple sanglant et cruel se déroule en parallèle d'une enquête fastidieuse où Verhoeven se retrouve face à ses démons et se doit d'exorciser son passé tragique pour pouvoir conserver la lucidité nécessaire car tout lui échappe dans cette affaire tordue où les rares indices n'expliquent rien et les motivations demeurent floues.
L'écriture du roman est le second point fort, vivante, alerte, caustique et imagée, parsemée de références littéraires sans en être empesée, encombrée et sans s'en enorgueillir. Il y a parfois ces détails artificiels qui semblent là pour que tout l'échafaudage tienne ensemble, mais on n'y fait guère attention tant cela respire l'harmonie et la maîtrise. Cela aurait pu n'être qu'un brillant exercice de style, c'est avant tout un polar accrocheur et magistrale.

par Vance
Tokyo Kaido, Tome 2 Tokyo Kaido, Tome 2
Minetaro Mochizuki   
Plus centré sur le personnage de Hashi (dont le manga personnel révèle quelques clefs de compréhension supplémentaire), cet opus peut légèrement décevoir en ce sens que beaucoup d'éléments restent encore en suspens, qu'on a parfois l'impression de ne pas savoir où va l'histoire et qu'il manque là-dedans un véritable fil directeur. Mais la qualité de la mise en page et la minutie du dessin associées à l'étrangeté émanant des personnages font qu'on meurt d'envie de lire la conclusion

par Vance
Tokyo Kaido, Tome 3 Tokyo Kaido, Tome 3
Minetaro Mochizuki   
La conclusion apporte son lot de frustrations, d'incompréhensions et de satisfactions. Le style somptueusement soigné l'emporte, tous ces inserts vaguement signifiants qui interrompent les trames délétères des rares événements, comme autant de points par lesquels l'étrange s'immiscerait dans le quotidien forcément nauséeux et stérile d'une clinique.
Comme ce livre dans le livre, le manga de Hashi qui trouve là un troisième et dernier opus assez aisé à lire entre les lignes/cases. Evidemment, on se pose encore des questions sur certains personnages, cette galerie hétéroclite de freaks qui, finalement, parviennent à s'accommoder peu ou prou de leur anormalité pour vivre dans cette singulière synergie où les sentiments affleurent et les mots font mal, parfois, pour découvrir la cruelle platitude d'un monde qui n'est pas fait pour eux mais qu'ils espèrent. Entre eux, ces jeunes malades philosophent sans le savoir et tissent dans la douleur des liens puissants qui transcendent leur condition, déchirant le tissu même du réel scabreux qui leur fait si peur.
De magnifiques points d'orgue émotionnels nous sont servis au long de ces pages douces-amères où les masques tombent et les langues se libèrent. Désillusions et fantasmes se mêlent à une doucereuse langueur et la peur terrible de cette solitude que tous cherchent, d'une manière ou d'une autre (et toujours maladroitement), à terrasser.
Contemplatif et mystérieux, sans doute vain pour certains, mais d'une richesse et d'une sensualité insoupçonnables. Vivifiant.

par Vance
Blade Runner : Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? Blade Runner : Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?
Philip K. Dick   
Un chef-d'oeuvre de science-fiction, tout simplement.
Réflexion sur l'être humain, sa psychologie, son humanité, dans un monde noir, pessimiste, sale (tellement propre aux obsessions de Dick), Blade Runner nous entraîne moins dans une chasse à l'homme que dans l'auto-introspection d'un homme, en proie à ses doutes et ses démons.
Notamment à cause de sa relation avec Rachel, qui va le mener à douter de son propre statut d'humain.

Le roman interroge aussi sur la définition même de l'Humain.
Par leurs ambitions, leur psychologie, les Nexus 6 ne sont-ils finalement pas plus humains que les humains eux-mêmes?
L'Homme est au centre du récit de Dick.Dans sa lumière comme dans son ombre.Ni glorifié, ni diabolisé.

Au-delà du "simple" roman de science-fiction (dont il est clairement un mètre étalon), Blade Runner est aussi un véritable essai philosophique particulièrement pertinent sur la nature humaine.
Une oeuvre culte, et à raison.

par Lonewolf
Rama, Tome 1 : Rendez-vous avec Rama Rama, Tome 1 : Rendez-vous avec Rama
Arthur Charles Clarke   
C'est un véritable roman auquel on a affaire, bien plus dense et équilibré que 2001 : Rendez-vous avec Rama reprend avec bonheur certaines des préoccupations du physicien auteur de SF qui n'aime rien tant que confronter des avatars non-terrestres à la mentalité humaine, pour mieux la confondre et la persuader, paradoxalement, de son importance. Bien que rédigé sur un ton hard science, avec beaucoup d'explications comme toujours convaincantes, une incontestable poésie se dégage de ces visions d'un ailleurs si proche et pourtant si difficile à assimiler, d'une culture fondée sur des critères échappant à l'analyse. L'exploration de cette arche stellaire, à la recherche de ceux qui (ou ce qui) la pilotent ou l'ont conçue, est pleine de révélations, de surprises et de réflexions passionnantes, d'autant que le temps presse : Rama quittera bientôt le système, et les hommes du commandant Norton devront obtenir le plus possible de réponses avant que l'objet soit définitivement hors d'atteinte, sans que rien ne puisse le stopper. Délicieusement frustrant.

par Vance
Le Cycle des Robots, Tome 2 : Un défilé de robots Le Cycle des Robots, Tome 2 : Un défilé de robots
Isaac Asimov   
Après avoir lu Les robots, ce fut le plus naturellement du monde que je me suis plongé dans ce que l’on peut considérer comme étant plus ou moins sa suite naturelle, c'est-à-dire, Un défilé de robots. Comme dans le premier ci nommé, bien plus connu, celui-ci est un recueil de nouvelles (AL-76 perd la boussole, Victoire par inadvertance, Première Loi, Assemblons-nous, Satisfaction garantie, Risque, Lenny et Le Correcteur) mettant en scène des robots et tous les problèmes rencontrés avec ceux-ci, que cela soit dut a des contradictions liées aux trois lois de la robotique ou bien, en raison de la peur innée que ceux-ci provoquent chez bien des humains. Bref, le lecteur qui aura apprécié le premier tome, ne sera pas perdu et trouvera même un certain plaisir à replonger dans un univers connu, où il possède ses marques, ce qui peut être rassurant mais ne suffit pas forcement à faire de cette « suite » une œuvre aussi marquante que son prédécesseur. Car en fait, un problème non négligeable ce doit d’être souligné et porté à la connaissance de tous ceux qui n’auraient pas encore lu Un défilé de robots.

Ce qui faisait la grande force des Robots, en plus du sujet abordé cela va de soit, c’était que cet ensemble de nouvelles, écrites sur plusieurs années, avaient été liées pas Asimov dans un certain ordre chronologique, non pas de création, bien évidement, mais afin de créer une histoire complète des robots, des modèles les plus anciens a d’autres, de plus en plus évolués, et ce, jusqu'à que, visiblement, l’un deux ne devienne le Grand coordinateur de la fédération mondiale. En usant une interview du personnage principal du cycle, et accessoirement, l’un des préférés de l’auteur, la robopsychologue Susan Calvin, Asimov avait sut proposer une œuvre complète, avec un début et une fin, bien plus proche du roman que de la simple compilation de nouvelles. Or, le principal problème d’Un défilé de robots, justement, c’est que celui n’est qu’une compilation de nouvelles. Certes, une fois de plus, on retrouve les robots, la plus part du temps dans des histoires écrites sur le même principe que dans Les robots, mais aussi le docteur Calvin et l’US Robot, mais cette fois ci, dans le plus parfait désordre, sans lien entre elles ; l’on passe ainsi, au fil des pages, d’une nouvelle où l’on suit les péripéties amoureuses d’une femme à la maison désespérée et de son robot a tout faire, a d’autres, où ces mêmes robots sont tout bonnement encore interdits sur Terre. Et là, le bat blesse fortement puisque ce qui est bel et bien un véritable fouillis chronologique vient gâcher indéniablement le plaisir de la lecture, ce qui n’était pas le cas dans Les robots.

Pourtant, il serait injuste de nier les qualités des nouvelles proposées dans cet ouvrage car en toute sincérité, même si elles ne sont pas toutes d’égal qualité, un bon nombre d’entre elles sont du même acabit que celles que l’on avait put lire dans Les robots. Par exemple, un récit comme Lenny, où l’on voit jusqu’où peut aller l’amour que porte Suzan Calvin pour les robots est une petite merveille, et dans le sens contraire, c’est le jusqu’au boutisme de celle-ci, dans Risque, qui est mis en cause, tandis que dans Le correcteur, c’est un éminent chercheur qui est prêt a toutes les extrémités pour en finir avec les robots. Indéniablement, la qualité est au rendez vous, c’est un fait, mais, comme je l’ai souligné, le manque de lien entre les nouvelles et le désordre où celles-ci sont proposées, nuisent tout de même a la qualité finale de l’ensemble, ce qui est fort dommageable.

Finalement, Un défilé de robots n’est pas forcement nécessaire si vous n’êtes pas un inconditionnel d’Asimov, cependant, malgré les défauts que j’ai évoqué, et que l’on ne peut nier, la qualité est tout de même au rendez vous et cet ouvrage mérite le coup d’œil. Par contre, après coup, moi qui désirais me lancer tout de suite dans la lecture d’un autre recueil de nouvelles, Le robot qui rêvait, je pense que je vais m’en abstenir pour le moment et plutôt me lancer immédiatement dans La fin de l’éternité, qui promet davantage.
Histoires extraordinaires Histoires extraordinaires
Edgar Allan Poe   
On frissone, on adore, c'est génial. Un style noir, mais pas malsain.
Le style est assez lourd, mais on ne changerait aucune phrase
Je conseille !

par Altanais
Le Pendule de Foucault Le Pendule de Foucault
Umberto Eco   
Bon, je reformule un commentaire laissé sur la version Italienne (je ne l'ai lu qu'en Français mais je me suis fait avoir par la jaquette)
Contrairement aux derniers lecteurs ici, je n'ai rencontré de difficultés qu'au premier chapitre.
Ensuite j'ai dévoré ce qui me semble être un véritable tour de force: Les ingrédients de nombreux Best Sellers sont mis ici à nu. Umberto a pu grâce effectivement à sa grande culture, monter un plateau de jeu humain, complexe certes mais lisible je trouve pour rationaliser 2000 ans d'histoire en une seule combinaison. époustouflant.
Et la leçon sur nos croyances, sur les manipulations et sur ce qui devrait nous rendre davantage prudent face aux théories...
Tiens, je conseille cette lecture à ceux qui par exemple croient au complot occidental pour expliquer le 11 septembre.
Une fois ce livre fermé il reste tout de même: Un sacré jeu ludique de construction, un portrait des groupes de croyances humains éclairants et aussi un dernier clin d'oeil en forme de rire Umbertien
Un livre en OR

par devantf

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