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Bibliothèque de Vance : Liste d'argent

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La Saga des Hommes-Dieux, tome 2 : Les portes de la création La Saga des Hommes-Dieux, tome 2 : Les portes de la création
Philip José Farmer   
L'univers de Farmer, le monde à plateau de Jadawin, le jeu sadique des hommes dieux, qui n'ont rien trouvé de mieux pour se distraire de leur éternité , que de s'entretuer, de se voler leur créations, de s'emprisonner et de se torturer...
tout au long de se roman Jadawin va être en butte aux pire des seigneurs...Sa famille..
Livre excellent, la suite de "Le faiseur d'univers", un livre captivant, des mondes rêvés (y compris des mondes cauchemardesques) un livre qui vous tien du ddébut à la fin

par Daranc
Kick-Ass 2, Tome 1 : Restez groupés ! Kick-Ass 2, Tome 1 : Restez groupés !
John Romita Jr    Mark Millar   
Toujours aussi bon, encore plus violent. Le réalisme cru ajoute beaucoup d'impact à cette violence, âmes sensibles s'abstenir. Certains personnages en prennent plein les dents et on sent que ça ne va pas s'arrêter là, au contraire !
Les graphismes ne baissent pas en qualité, le rythme va crescendo. L'histoire est bien ficelée et nous promet son lot de rebondissements.

par Miney
Jusqu'au bout du festin Jusqu'au bout du festin
Michèle Reiser   
Un petit livre puissant, plutôt bien écrit, sur un drame que traverse un couple fusionnel. Lui a un cancer des os, il doit se faire amputer et choisit de la demander en mariage. Mais auparavant, elle doit lui promettre de faire quelque chose, quelque chose d'inhumain... le style enlevé, très dynamique, tempère le caractère morbide et réussit à faire vivre les personnages.

par Vance
Chronique des Rivages de l'Ouest, Tome 1 : Dons Chronique des Rivages de l'Ouest, Tome 1 : Dons
Ursula Le Guin   
Dons se laisse porter par le rythme lent d'une chronique, attachée aux détails, parfois insignifiants mais si importants pour l'enrichissement de l'univers décrit, à ces petits riens qui peuplent une vie.
Une fois qu'on a passé les trois premiers chapitres, alors qu'on souhaiterait accélérer le mouvement, on s'aperçoit qu'on est happé par ce monde décrit avec tant de méticulosité et de poésie, dans une langue d'une rare élégance tout en privilégiant l'intelligibilité. Dons est peut-être destiné à un public plus jeune (il est vrai que Le Guin avait délaissé la pure SF dans les années 80, pour se consacrer à une fantasy plus juvénile) mais il n'en garde pas moins un fort pouvoir de fascination. Pourtant, le monde dans lequel évoluent Gry et Orrec est loin d'être glamour : les ressources sont faibles, on y cultive et élève ce que produit la nature, on entretient les liens avec les domaines voisins tout en renforçant les barrières et défenses – car les incursions, les pillages, s'ils sont peu nombreux, existent toujours, et certaines inimitiés entre clans font redouter aux paysans et aux serfs (qui ne possèdent, eux, aucun don) de terribles ravages. On est loin de l'heroic fantasy haute en couleurs : pas de monstres, pas de chevaliers en armure. Néanmoins, les valeurs sont les mêmes (on insiste sur les responsabilités qui accompagnent l'usage, voire la seule possession d'un pouvoir), et on s'éprend du caractère de la jeune et indépendante Gry, de la quiétude polie de la douce Melle, de la force tranquille de Canoc tout en passant par de nombreux états d'âme à propos de ceux d'Orrec, successivement fils obéissant et respectueux puis farouche et revêche. Et, au travers de ces souvenirs magnifiquement mis par écrit, transpirent une vraie adoration des délicates merveilles naturelles (ces petites cascades cristallines, ces landes brumeuses, ces chevaux tous dépeints avec un luxe inouï de détails) ainsi qu'un profond respect envers le pouvoir des mots – qui s'avère aussi créatif ou destructeur que la magie des brantors.
Les choix d'Orrec surprennent rarement : il s'agit avant tout d'un récit d'initiation avec ses passages obligés. Mais on évacue la frustration de l'absence de réelle surprise car on prend un plaisir étonnant à lire le récit de ses années d'adolescent.
Vivement la suite.

par Vance
USA 1972 : A travers l'Amérique avec Mott the Hoople USA 1972 : A travers l'Amérique avec Mott the Hoople
Ian Hunter   
Un livre passionnant grâce aux réactions « à chaud », au témoignage en temps réel d'un pur rocker anglais au pays où tout prend des proportions inimaginables : USA 1972 est autant le remarquable (et très vivant) portrait d'un groupe refusant de suivre la mode que la description de l'intérieur (caustique et objective) d'un mode de vie américain idéalisé, mais c'est aussi, peut-être même avant tout, une réflexion désespérée sur les contraintes et les à-côtés méconnus du show business.
C'est que, grâce à Hunter, on se retrouve carrément en plein dans ce monde enténébré, fait de paillettes et de gloire éphémère mais aussi de fêtes arrosées et de rencontres psychédéliques. le rythme de vie d'un rocker en tournée nous éclate en pleine tronche, et le revers de la médaille est souvent amer, voire pénible – mais s'efface lorsque le concert a été une réussite totale. Hunter et ses potes (dont le guitariste Mick Ralphs, qui trouvera la renommée avec Bad Company) [...] ne vivent et respirent que pour le Rock. Plus que le nombre de spectateurs ou l'argent récolté, c'est la qualité de leur prestation scénique (et, surtout, le son) qui les intéresse : un concert raté, voire annulé, va les miner plusieurs jours et leur faire appréhender le prochain ; un concert triomphal ne les fera redescendre sur terre que de très longues heures après, leur laissant de ces souvenirs inoubliables.
Tout au long de ce périple de cinq semaines éprouvantes (la météo hivernale déroutera leur avion plus d'une fois), l'auteur nous trace un portrait inhabituel des States, fustigeant par exemple les hôteliers anglais pour leurs prestations au regard de ce que propose le plus petit établissement américain, s'émerveillant du décorum lié aux services culinaires comme de l'immensité des paysages survolés, pestant contre l'attitude de ces bourgeoises trop fardées pour être honnêtes et s'indignant à propos de la condition des Noirs et des Indiens. On voit à quel point ce Britannique pur jus (qui a épousé une New-Yorkaise) aime l'Amérique, tout en détestant les Américains.
Et combien il aime la musique.
Jubilatoire, ludique et enrichissant.

par Vance
Qu'a-t-elle vu, la femme de Loth ? Qu'a-t-elle vu, la femme de Loth ?
Ioànna Bourazopoùlou   
On se retrouve donc à lire rétrospectivement ce qui survint dans cette Colonie du Proche-Orient, bâtie sur le site même de l'ancienne Sodome – dont le symbole biblique marque au fer rouge l'ensemble du récit – et où le Gouverneur est retrouvé mort un matin. Les jours qui suivirent cette macabre découverte sont alors racontés par les épistoliers, tous proches de la personne du décédé, membres influents de la Colonie mais entièrement soumis à feu son dirigeant qui la régissait d'une main de fer. Les profondes inimitiés et rancoeurs qui les tiraillent transparaissent aisément dans ces lettres volontairement volubiles, chacun suspectant les autres et cherchant à se sortir du piège tendu : alliances, mésalliances qui entretiennent une paranoia aiguë les poussant aux pires extrémités. La femme, le juge, le secrétaire, le respondable de la Sécurité et le médecin expliquent leurs agissements en mettant en avant un passé douteux et des motivations obscures. le 6e personnage, qui n'écrit pas mais intervient de temps en temps dans ces lettres est la fille du juge, la seule personne née sur cette Colonie infernale (cernée par le désert et la mer et constamment plongée dans un brouillard humide chargé de sel) et également le seul autre témoin du drame.
Dans ce monde qui ressasse un passé perdu à jamais (car défintivement englouti), on se prend à attendre la conclusion de l'enquête menée depuis Paris avec un intérêt grandissant, même si quelques tics d'écriture agaçants et de trop nombreuses coquilles sapent la lecture. Personnages complexes, sentiments exacerbés, décors surréalistes et construction ludique : des sensations contradictoires et une ambiance laconique qui rappellent le Philippe Curval de la Forteresse de coton.
Un bel essai, un roman à découvrir.

par Vance
Avengers vs X-Men, Tome 6 Avengers vs X-Men, Tome 6
Adam Kubert    Olivier Coipel    Jason Aaron    Brian Michael Bendis   
Ce comics est trop bien. Conclusion d'AVX. Olivier Coipel et Adam Kubert dessine super bien. Ce cross-over est énorme.

par ewen45
Before Watchmen #2 Before Watchmen #2
Collectif   
Après un lancement en fanfare, le numéro de Before Watchmen de tous les dangers sort, toujours avec 2 couvertures, le 18 Mars 2013. En effet, la série s’est très vite essoufflée aux USA si bien que la ligne semble être au point mort aujourd’hui, le public Français, curieux par nature va-t-il continuer à lire Before Watchmen ou laisser tomber !

La couverture A est signée Andy et Joe Kubert, la couverture B est signée… Jim Lee !

par oboys
Elric, tome 1 : Le trône de rubis Elric, tome 1 : Le trône de rubis
Jean Bastide    Didier Pöli    Robin Recht    Julien Blondel   
Cette version nous arrive auréolée d'un premier titre de gloire, avant même son exploitation en librairie : l'agrément du maître en personne ! En effet, et les éditeurs ne manquent pas de le rappeler, Michael Moorcock a déclaré qu'il s'agissait de ce qui s'était fait de mieux dans le genre et a constamment été tenu au courant de l'évolution du projet, apportant force conseils et approbations.

Et il faut reconnaître que c'est de la belle ouvrage. L'album est élégant, il s'ouvre sur une carte (assez peu lisible, dommage) des Jeunes Royaumes très proche de celle disponible dans le jeu de rôles, et la première édition profite en outre de 16 pages supplémentaires contenant des crayonnés et des commentaires des auteurs. Se pose tout de suite un souci : le nombre d'albums requis pour un seul volume. Celui-ci ne représente que le quart du premier roman (dans l'ordre chronologique, et pas dans l'ordre d'édition), Elric des Dragons. Le collectionneur devra donc s'acquitter d'une belle somme s'il compte compléter la série.
Parlons de l'adaptation en elle-même. Dans mon souvenir, elle me semble assez fidèle au niveau de la retranscription des faits, mais surtout de l'atmosphère : Blondel n'y va pas de main morte lorsqu'il évoque les turpitudes d'une cour décadente, avec des choix qui rappellent certaines illustrations des jeux de rôles ou même une iconographie manga (les femelles esclaves enchaînées). Ainsi, j'avoue avoir été choqué par la manière dont Cymoril soigne son bien-aimé, et dont lui-même (Elric) se repaît du sang de ses victimes : quand bien même il serait différent de ses prédécesseurs sanguinaires et vindicatifs, il n'en est pas moins un pur produit d'une nation dévoyée, où les Nobles passent leur temps dans les orgies et s'abreuvent de potions hallucinogènes (Imrryr est bien surnommée « la Cité qui rêve » !). De même, le choix des couleurs me semble cohérent : du rouge et du noir principalement, et de nombreux effets de brume qui rendent les contours un peu flous. J'approuve aussi l'interprétation de certains éléments (les navires de guerre melnibonéens sont très réussis) même si on a souvent du mal à assimiler la structure des édifices. Je suis un peu plus circonspect sur les personnages (Cymoril est censée être d'une beauté surnaturelle) dont les visages sont mal définis.
Mais dans l'ensemble, c'est plus qu'honnête : splendide, violent, passionnant, alternant entre des monologues et des dialogues virulents. La représentation de la magie fait partie des bons points également, les élémentaires comme les démons étant vraiment convaincants. Et cette vision d'Arioch est géniale ! J'ai franchement hâte d'en arriver au moment où Elric partira en quête des Epées noires, mais ce ne sera pas, au mieux, avant le troisième tome.
A suivre donc.

par Vance
Délivrance Délivrance
James Dickey   
Les éditions Gallmeister proposent un bel ouvrage aux pages très agréables, à la présentation sobre et élégante. L'histoire m'étant connue, le tout était de savoir quelle part du roman avait été utilisée par le réalisateur d'Excalibur. Très vite, je me rendis compte que le film s'est appliqué à coller au mieux à l'oeuvre.
Délivrance m'a happé, comme la rivière, terriblement belle, a happé Ed, le narrateur, et ses trois compagnons fraîchement débarqués de la ville pour aller se frotter à la Nature l'espace d'un long week-end.
Ca a commencé par le style. J'ignore dans quelle mesure la version originale a été respectée, mais je dois avouer avoir été d'abord séduit, enchanté même, puis conquis quoique parfois légèrement irrité par l'écriture lourde de sens de Dickey. L'auteur joue avec les perceptions, les stimule et les gonfle au moyen d'un recours systématique à la métaphore, multipliant les propositions juxtaposées, quitte à friser par moments une redondance plus ou moins calculée.
Délivrance bouillonne de sens. Ses anaphores agressent le lecteur, l'accrochent pour mieux lui révéler la puissance de ses visions, les énergies inconcevables parcourant la parcelle d'univers arpentée par les protagonistes de ce quasi huis-clos en plein air, ses prosopopées inondent l'esprit de signifiants absolus comme autant de repères lexicaux annonçant l'irruption d'émotions ataviques.
En cinq chapitres assez longs, au tempo grandissant (l'intensité graduelle s'accompagne d'une accélération haletante), on se retrouve abasourdis par la tension permanente entourant la survie de nos citadins empêtrés dans leurs pâles certitudes. Délivrance réussit l'inattendu : fasciner, époustoufler par moments, annihilant les séquelles des rares souvenirs qui pouvaient rester du film – que j'ai pourtant diablement envie de revisionner !
Un roman rare, un style d'une brutale élégance. A lire absolument.

par Vance