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Vandi'a : l'Origine



Description ajoutée par MarkusCharret 2021-01-06T11:52:36+01:00

Résumé

Ao créa les dieux, et les dieux créèrent Vandi’a, la terre des Pensants.

Septième ère du monde neuf. Une nuit calme sur les berges d’un marais séculaire, un disciple assiste à l’illumination de son maître. Les dieux, encore inconnus des mortels, ont pris contact avec leur élu. Ils les veulent, lui et son disciple, partir à la recherche du Savoir afin de le transmettre aux leurs.

Démarre alors un tumultueux voyage jusqu’aux confins du Connu, sur une route pavée de périls mortels et de rencontres insolites. Plus loin encore, au cœur de la Création, sont couchés à les attendre dans l'ombre tous les secrets divins.

Ceux-ci, tels que reportés par l’élu, sont consignés en première partie de cet ouvrage. Quant aux pérégrinations menant à leur découverte, vous les trouverez relatées dans la seconde partie, le journal de voyage de son disciple.

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Classement en biblio - 1 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par MarkusCharret 2021-01-06T11:51:16+01:00

Exergue

« Ao est. Il n'a pas été et ne sera pas : Il est. Et ainsi en va-t-il de toute chose en Ao. Ao choisit de laisser le passé prendre place et le futur advenir. Ao est présent. Il est l'avant, Il est l'après, Il est le tout. Ao est »

Extrait de « L’Origine », passage repris textuellement dans « Le Pensant, quintessence d'Ao »

L'Origine (extrait)

Premier Miracle

Note au lecteur averti : l’extrait que tu t’apprêtes à lire, cher étudiant des sagesses d’Ao, est tiré d’un ouvrage consacré auquel il ne nous est évidemment pas loisible de modifier la moindre lettre. Sache donc que sa lecture n’est pas des plus aisées. Mais sache aussi que, en retour, cette complexité t’aidera à t’approcher d’autant mieux de la sagesse du Grand Tout. Si cependant tu souhaites d’ores et déjà en apprendre plus sur les périples de notre vénérable Saint Daselgan, je t’enjoins à te rendre directement en seconde partie d’ouvrage, où t’attend le descriptif romancé de sa quête divine.

Nous sommes Ao. Tout est Ao. Ao est partout et tout le temps. Si nous pouvons nous mouvoir, si nous pouvons nous lever à l'aurore et nous coucher au crépuscule, c'est grâce à la volonté d'Ao. Même l'alicar, qui nous éclaire et nous réchauffe, est à la volonté d'Ao. Tel en a-t-il toujours été, et tel en sera-t-il à jamais, tant qu’il siéra à Ao.

Mais n'ayez crainte du regard d'Ao, car Ao ne juge pas. Ao ne voit pas, il n'entend pas. Ao ne ressent pas. Ao est, simplement. Ao est en nous comme nous sommes en Ao. Il n'a donc aucunement besoin de savoir, car Il est. Nulle nécessité d’écouter notre bras pour le savoir à notre flanc. Nulle nécessité de goûter ces lignes pour profiter de leur contenu. Ainsi en va-t-il de même pour Ao, mais à un niveau qui dépasse toute compréhension : Ao a le savoir absolu, à chaque lieu et à chaque instant.

Vénérez Ao, mais ne le priez pas. Ao est, mais Ao n'écoute pas. Seules ses manifestations entendent. Seules ses manifestations ressentent. Seules ses manifestations nous jugent. Ao est le Témoin Éternel, et nous ne sommes qu'insignifiante pierraille au pied de son incommensurable montagne. Ao est, et notre vie s'éteint aussi vite qu'elle s'allume en son sein. Priez les manifestations d'Ao, car c'est à leur seule supervision que toute chose doit de se développer en Vandi'a.

Ainsi donc, à un moment indéfini et indéfinissable, Ao sortit de l’éternité originelle et conçut Alicar, première de ses manifestations masculines et son sympathique primordial. Et Alicar fit naître la lumière, donnant un visage à Ao, son créateur. Un visage infini, rempli d'un vide infini, si ce n'était la seule présence d'Alicar, point infime dans le corps sans bords d'Ao.

Alicar, première manifestation d'Ao, se vit alors accorder le droit de penser, car tel fut le bon vouloir de son créateur. Et Alicar pensa. Des pensées déchaînées, incontrôlables. Comment des pensées auraient-elles pu se structurer dans un vide infini et sans aucun autre point de repère qu'elles-mêmes ? La lumière d’Alicar s'en vit décuplée, attisée par la grande confusion de sa nouvelle capacité. Jusqu'à atteindre une puissance telle que nul autre qu’Ao ne pourrait jamais la décrire.

Alicar, première manifestation et sympathique primordial d'Ao, sombrait dans la folie de ses propres pensées.

Ao, par pure compassion, émit alors deux autres manifestations : Zella, première manifestation mouvante, à laquelle Il permit de tourner autour d'Alicar pour lui donner un repère afin de focaliser ses pensées ; et Pfios, seconde manifestation mouvante, toujours avec le même objectif.

Mais Zella et Pfios étaient fondamentalement différents. Zella était douce et d'affinité féminine alors que Pfios, d'essence masculine, brulait de choisir sa voie. Aussi, ce dernier refusa-t-il de se courber et fila droit dans le corps d’Ao. Zella resta ainsi seule à orbiter autour d’Alicar, qui grâce à elle put enfin concentrer et calmer ses pensées. Sa lumière décrut, décrut encore, jusqu'à recouvrer un apaisement chaleureux.

Ses trois manifestations achevées, Ao leur donna une dernière capacité : celle d'interagir entre elles. Puis Ao sombra dans son éternité, laissant ses manifestations exister en son sein selon leur propre volonté. Car tout était pour le mieux : Pfios filait à l'envi, Zella se prélassait à la lumière d'Alicar, et ce dernier, fasciné par sa nouvelle compagne, rayonnait paisiblement dans le vide un peu moins vide.

Cet équilibre parfait dura plusieurs éternités. Jusqu'à ce que, à un moment indéfini et indéfinissable, Pfios, le droit filant, reparût. Son envie d’indépendance n’avait fait que croître durant sa course infinie, se muant en une fougue singulière, en une vitesse enivrante dont il ne pouvait plus se départir. Une course à la passion telle qu’elle lui avait fait oublier l’existence même de ses pairs ! Au point qu’à cet instant inopiné de leurs retrouvailles, leur souvenir déferla en lui et le plongea dans une euphorie d'une ampleur que nulle autre création d’Ao ne connaîtrait jamais. Perdant toute maîtrise, en une fraction de rien sa vitesse devint infinie et, empli de la joie de ces retrouvailles inopinées, il fondit sur ses frères et sœurs.

Les trois manifestations s'unirent alors et fusionnèrent dans une explosion de bonheur, de pensées partagées et de lumière. Ce fut le Premier Miracle, tel que l'avait voulu Ao lorsque, plusieurs éternités plus tôt, il avait à dessein accordé cette faculté d'interaction à ses manifestations. Et cette interaction-là, la première de toutes et la plus puissante que connut Son vide, ne dura qu'un instant, qui lui-même dura une nouvelle éternité. Lorsqu'elle prit fin, Pfios reprit sa course folle et Zella sa rotation autour d'Alicar. Tout était de nouveau normal et pour le mieux.

Tout était normal… et cependant quelque chose avait changé. Le corps infini d'Ao avait, semblait-il, gagné un peu en substance. Au début ce ne fut qu'une impression, partagée par Alicar et Zella seuls, l’impétueux Pfios ne ressentant rien d’autre que l’extase de son propre état. Mais comme elle ne se dissipait pas, Alicar en fut suffisamment interpellé pour enfin se détourner de Zella. Focalisant son attention de point en point, il scruta de ses feux le vide autour d’eux. Et plus il scrutait de ses sens, plus la lumière de son être devenait vive, radieuse. Jusqu'à ce qu'enfin, à cette clarté accrue, il perçût ce qui jusque-là n’avait été.

De nouvelles manifestations d'Ao, qui répondaient à sa lumière par leur propre éclat !

Plus petites, moins visibles, mais tout aussi pensantes et interactives que les manifestations originelles qui les avaient enfantées. Tel était le Premier Miracle, qui avait pris corps au travers de leur existence : par les capacités accordées à ses manifestations, Ao leur avait permis d'invoquer de leur propre chef de nouvelles manifestations de Son être !

Aussi, après l'avènement des trois manifestations primordiales d’Ao, le Premier Miracle marquait l'émergence des Créateurs, premières manifestations nées de manifestations. 

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Shury 2021-01-16T12:50:46+01:00

Il y a deux parties dans ce roman. L’auteur précise qu’il n’est pas obligatoire de lire la première partie pour comprendre la seconde. Dans celle-ci, on met en place l’univers de l’auteur. Un peu comme si on assistait au big bang ou alors à la création du monde dans la Bible en sept jours. Ici, on voit la création de ce monde d’où se déroule Ao. Au départ, j’ai pris cette partie comme une explication de l’univers.

La seconde partie raconte l’histoire des héros et de leurs quêtes. C’est le héros qui le raconte. Donc on se place comme une personne qui trouverai un manuscrit ou un journal intime romancé. On suit la vie de chaque personnage par le biais d’une histoire racontée. On le remarque surtout par l’absence de dialogues. J’ai trouvé cette partie assez longue. Comme il n’y a pas vraiment de rebondissements ou d’actions. C’est comme une promenade dans le récit.

Il faut le prendre comme un récit contemplatif. C’est ce que j’ai fait après quelques pages d’incompréhension. Je m’attendais à quelque chose qui bouge mais après avoir compris cela, on se laisse porter. Pourtant, l’auteur m’avait prévenu. Mais on se fait toujours des idées soi-même. J’ai aimé le lire mais lentement n’ayant pas l’habitude de ce genre de récit. Il faut prendre son temps pour l’apprécier.

https://shurylecture.com/2021/01/16/fantsy-vandia-tome-1-lorigine/

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