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Bibliothèque de vichenet : Liste d'Or

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L'Analyste L'Analyste
John Katzenbach   
j'ai découvert cet auteur grâce à "faux coupable" que j’avais adoré, avec "l'analyste", il nous plonge dans une histoire palpitante découpée en 3 actes .

sans spoiler :

la première partie, est un peu longue mais elle nous met à la place de l'analyste, dans ses pensées, elle nous fait entrer dans cette spirale infernale.

Seconde partie, plus intéressante.

La troisième est haletante, formidable avec un suspense incroyable! Il devient alors difficile de lâcher le livre.
Dans la lumière Dans la lumière
Barbara Kingsolver   
Etudiant les papillons de près, je n'ai pas pu résister à acheter ce bouquin piquant ma curiosité et mon envie d'en connaître davantage sur cette espèce éphémère et si lumineuse.
C'est le tout premier Kingsolver que j'ai lu et je n'en suis pas du tout déçue! Ce fut un excellent roman sur les papillons (et plus précisément, les Monarques) et le dérèglement climatique ainsi que les bouleversements biologiques que celui-ci entraîne. Ce livre aborde de nombreuses thématiques actuelles et des questions encore non résolues. Le discours du livre est simple, sans fioritures, peu intellect et représentatif des personnages vivants dans ce petit village paumé et quelque peu démuni j'ai trouvé. Puis un événement arrive, Dellarobia (le personnage principal) est précipité dans la lumière. Des scientifiques se retrouvent sur place dans son petit bout de terre et viennent bouleverser sa vie monotone et cabossée sentimentalement. Puis c'est le choc social, intellectuel, culturel qui se fait sentir aux travers des échanges qui sont extrêmement bien transmis à travers le discours des personnages. Dellarobia et ses proches sortiront grandis de cette expérience qui les poussera à avancer dans leur vie et dans leur soif de connaissances. Très très bon livre!

par J_Carax
Les voyageurs du temps Les voyageurs du temps
Philippe Sollers   
Tout va très vite, maintenant, en plein dans la cible. Plus de temps mort, pas un moment perdu, enveloppement, lucidité, repos et vertige. Soleil nouveau chaque jour, bleu, gris, froid, chaud, pluie, vent, c'est pareil, mais derrière, à chaque instant, la lumière fait signe.

Merci au corps d'être là, en tout cas, silencieux, à l'œuvre. Il me dit que c'est lui, rien d'autre, qui a toujours pris les décisions, choisi les orientations, les situations. Les maladies, les douleurs? C'est lui. Les dépressions, les crises, les pertes, les oublis? Lui encore. Les détentes, les joies, les plaisirs? Toujours lui. Je ne suis pas à toi, dit mon corps, mais à moi. Comment as-tu pu me faire ça? Et çà? Et puis ça?
Il me parle sèchement, mon corps. Ta main, insiste-t-il, est la mienne. Si tu respires à fond, tu me trouveras tout au fond. Tu ne contrôles quand même pas tes poumons, ton cœur, ta circulation, tes os, tes cellules? Laisse-moi faire comme j'ai toujours fait, ne me trouble pas, ne me gêne pas.

Nous ne sommes pas toujours d'accord, mon corps et moi, exemple l'histoire Lila autrefois. D'emblée, je ne l'aime pas, il l'aime. Je la trouve fermée, butée, coincée dans son ennuyeux roman familial-social, mais lui, mon corps, bande pour elle. Elle m'assomme au bout de dix minutes, elle me vole du temps, alors que lui peut l'écouter pendant deux heures, les yeux dans les yeux, en admirant son cou, ses épaules, ses gestes, sa voix. Je suis plutôt raffiné, mon corps est vulgaire. Elle me casse les oreilles, il adore ses répétitions. Je la trouve jolie, sans plus, mais pour lui c'est une beauté d'enfer. Il va la baiser une fois de plus, c'est sûr. Je le suis, mon corps, tout en regardant discrètement ma montre, trois quarts d'heure pour une séance, ça ira comme ça. Une fois qu'il a joui, mon corps s'éclipse, et me laisse seul avec le bavardage de Lila, les soucis de Lila, les intrigues de Lila, les jalousies de Lila, la mauvaise humeur de Lila.
J'ai envie de m'amuser, mon corps me freine. Je veux écrire, il veut sortir. Une femme m'attire, mon corps me murmure « à quoi bon? », et il n'a pas tort, on connaît le disque, appartement, enfant, argent, triste salade. C'est amusant un moment, mais c'est crevant.

Comme, une fois de plus, je suis merveilleusement seul et qu'une grande étrangeté me gouverne, je vais faire un tour dans le jardin d'à côté. Je me branche sur ondes mentales ultra-courtes, j'ai besoin de visions, de sons. Ces giroflées, par exemple, je les vois pour la première fois dans leur note aiguë jaune et brune, et c'est comme si je pénétrais mes rétines. Je préfère qu'elles ne se décollent pas, bien que je puisse marcher très bien, au nez, dans le noir. Tiens, elles sont tout à coup géantes, ces giroflées, elles viennent du fond des temps, gaies, imposantes, menaçantes, rafraîchissantes. Le mot giroflée me plaît, il entraîne avec lui le clou de girofle, et, du coup, j'ai l'impression de manger ces fleurs, je les bois.

Même surprise, dans la rue, avec les bruits, les voix, les phrases entendues, et, la nuit, dans les rêves. Mon cerveau a son propre orchestre, il improvise, il compose, il enchaîne, il va dans tous les sens, et c'est souvent le bordel. Il a tendance à n'en faire qu'à sa tête, mais moi, j'ai besoin de ma tête. Je la récupère, c'est entendu, mais parfois de justesse, avec sa lumière qui ne faiblit pas. Lumière cardiaque, on dirait, lumière de tout le corps à la fois. Ici, mon corps proteste: il ne veut pas être englobé, compris, analysé, défini, réengendré dans une autre forme. Il tient à son mouvement incompréhensible, l'animal.

Je regarde les passants: aucun doute, ils se croient eux-mêmes, mais eux aussi sont incompréhensibles. L'étonnant est qu'ils se prennent tous pour des corps, ou plutôt pour de simples images. Mon corps, lui, est malin: il sait qu'il n'est pas une image, et il a du mérite dans cette époque terminale de projection. Cela dit, il veut rester maître à bord, être lavé, nourri, soigné, habillé, reconnu, flatté, désiré, caressé, aimé. Il aime parler, et tente, sans arrêt, de parler à ma place. Il a ses souvenirs, dont je préférerais parfois me passer. Et puis les rêves, presque toujours les mêmes: il a perdu sa voiture, son téléphone portable, ses papiers d'identité. Il se retrouve loin, dans des quartiers impossibles, des parkings inconnus où il n'a que faire, des hôtels où il n'a jamais mis les pieds, des soirées où il n'est pas le bienvenu, comme l'indiquent ces silences quand il apparaît, cette hostilité sournoise et les fausses informations qu'on lui donne, ces visages tendus ou réprobateurs, cette lourdeur de l'air qu'il apporte.

Je suis obligé de l'interrompre, mon corps, je l'étire, je le retourne, je décide de programmer moi-même mes nuits et mes traversées. Ce n'est pas toujours évident, je suis repris par le cauchemar de l'existence, mais j'ai quand même mes clairières, mes plages, mes bois, mes lévitations contrôlées, mes apparitions bienveillantes. C'est comme ça, après les grimaces, que j'arrive à dormir, ou plutôt à me reposer dans les foules. Je vois distinctement les milliards d'humains en circulation, des embouteillages monstres dans la pollution, et puis ça se dégage, ça coule, ça roule. Mon corps, de temps en temps, aimerait dire « nous », mais je m'y oppose. Il doute souvent d'être seul au monde, et ses raisons, il faut en convenir, sont solides. Enfin, je ne cède pas, et il est bien forcé de me suivre.

(...)

Je ne m'entraîne pas au tir pour tuer, mais pour faire vivre. Et revivre. Parlant d'un voyageur céleste de l'Antiquité, un excellent voyageur du passé lui fait dire: «Je vois de loin, j'atteins de même. » Parfait sniper, avec arc et flèches. « Tout est mystère dans l'amour, ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance/Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour que d'approfondir cette science. »
Qui connaît encore le mot carquois? Qui s'intéresse à l'amour comme science?

J'ai rendez-vous avec Viva après l'entraînement. Elle rentre d'un «accompagnement» en Chine (elle fait du chinois depuis cinq ans). Quelques banalités de voyage: planète bouclée, gigantisme technique, exhibition de richesses, misère cachée. Pas un mot, bien entendu, sur ses clients ou ses contacts, l'ennui, la routine. Séance, donc, et détente. L'amour militaire permet de mieux goûter la délicatesse du temps et sa tendresse. Petites choses, petits gestes, simplicité, ferveur, parfum, peau, écarts.

J'admire Viva, son ordre, sa propreté, son honnêteté, son chic naturel, sa discrétion, sa gaieté, sa désinvolture. Elle devient très femme pendant trois quarts d'heure, et reprend ensuite son allure de garçon réussi. Enfin un vice net! Enfin une prostitution gratuite! Enfin l'intelligence! Enfin le véritable amour!

T. E Lawrence, à coup sûr un génie militaire de son temps auquel sa hiérarchie, comme d'habitude, n'a rien compris, décrit avec précision la science de la guérilla. C'est un vrai voyageur du temps, lui aussi, et son expérience, très particulière, vaut pour tous les espaces et pour tous les temps.
Sa situation est le désert, et, contre lui, l'armée turque. Ses troupes: les irréguliers des pays arabes. Sa stratégie: ne jamais offrir de cible, procéder, non par poussées, mais par coups. On se déplace vite en chameau, on frappe, on se retire :
« Nos atouts étaient la vitesse et le temps, non la puissance de choc; ils nous conféraient là puissance stratégique plutôt que tactique. La portée joue stratégiquement un plus grand rôle que la force [c'est lui qui souligne]. L'invention du bœuf en conserve a modifié la guerre sur terre plus profondément que la poudre à canon. »

Il fallait y penser: le désert doit être traité non comme une étendue de sable, mais comme une mer, un océan, une masse fluide et liquide. Les chameaux sont des barques, les cavaliers des marins, des baleiniers agiles, mais cette flotte, au lieu de vouloir prendre l'avantage sur le Léviathan turc, le, harcèle, le pique, le repique, disparaît, surgit à l'improviste, et surtout, par-derrière, détruit ses communications, s'évanouit et réapparaît à des centaines de kilomètres, sans qu'on puisse l'observer puisqu'elle est dispersée. Chaque guerrier a son autonomie, sa nourriture, son eau, ses armes. «Dans la guerre irrégulière, si deux hommes sont ensemble, l'un d'eux est sacrifié.» Et aussi: « Notre idéal était de faire de l'action une série de combats individuels. »

par Aude
Le Cimetière des livres oubliés, tome 1 : L'Ombre du vent Le Cimetière des livres oubliés, tome 1 : L'Ombre du vent
Carlos Ruiz Zafón   
N'ayant plus vraiment une nature très sensible depuis quelques années, je ne pleure plus, et j'ai rarement les larmes aux yeux. La première et seule fois où je me souviens avoir pleuré pour un livre, c'était quand j'avais 13 ans, en lisant Harry Potter 2, et en apprenant la réalité du monde.
Mais pour ce livre-ci, ce fut très différent de tous ceux que j'ai lu entretemps. Dans les cent premières pages, j'ai eu les larmes aux yeux - ou du moins la gorge serrée - deux fois. Une fois de tristesse, et une fois de joie. Et de nombreuses fois par la suite de ma lecture, je me suis surpris à sourire naturellement - pas un rire du à l'humour, ou à une blague, mais un sourire qui me faisait un instant me sentir bien. Vraiment bien.
Ce n'est probablement donc pas un mensonge que j'ai lu, plusieurs fois, avant de commencer la lecture de l'Ombre du Vent, qui parlait de magie et de beauté. Car j'ai vraiment eu l'impression de lire un livre nouveau, de découvrir à quel point l'emprise de certains autres romans, ou l'abandon qui pouvait s'en suivre, était léger comparé aux sentiments que m'ont procurés celui-ci.

L'histoire se présente comme le récit d'un jeune garçon qui va, à partir d'un coup de foudre pour un livre, chercher à percer les mystères et secrets de l'auteur qui semblent se dresser sur sa route, comme des portes fermées, ou des poupées russes, ainsi qu'il est dit dans le quatrième de couverture. Je ne me souviens pas avoir déjà lu d'adaptation de l'espagnol, donc je ne saurais dire si le style est du au talent de l'auteur, ou s'il est inérent à la langue traduite, mais c'est un vrai régal, sans que ce soit simple pour autant. C'est toujours plein de poésie, de beauté, tout en gardant sa part de noirceur et de ténèbres lorsque l'histoire s'y prête. Seule chose que j'ai pu lui reprocher, c'est évidemment l'histoire, si nette, précise et parfaite, tellement bien huilée et dont l'éclat de la magie dissimule les accrocs de la réalité et lisse le tout. ça lui enlève de la crédibilité. Mais d'un autre côté, son caractère magique et envoutant surpasse ce détail, et on la prend pour ce qu'elle est : un conte, une aventure palpitante où on n'est toujours surpris, ou on rit, on pleure, et on a peur. Vraiment une réussite, donc. A lire.
Les aigles Les aigles
Cizia Zykë   
Ce dernier servit les quatre premiers rakis. Puis reposa lourdement la bouteille au centre de la table.
— Je ne suis pas d’accord pour les mineures.
— Tu es surtout devenu fou, rétorqua Dimitri Gambeta. On parle de faire des affaires, ici ? Est-ce qu’on parle de business, ou non ?
Dino haussa les épaules, l’air dégoûté.
— Je vole ce que tu me dis qu’il faut voler. Je passe tout ce que tu me dis de passer par la frontière que tu veux. Je tue le type que tu me dis qu’il faut tuer. Mais cette saloperie-là, je n’en veux pas.
Andoni l’orphelin n’avait eu qu’une famille, avant la prison. Une lointaine cousine. Elle s’appelait Zyliha. Une adolescente. Les images et les sensations laissées par Zyliha subsistaient dans sa mémoire. Agréables.
Dimitri Gambeta semblait à bout de patience.
— Non mais tu sais combien ils payent les mineures ? C’est un marché, tête de brute.
— Non, fit Dino.
— Qui tu es, toi ? Qu’est-ce que tu ferais, si tu avais le choix ? Tu prendrais un vieux gigot ou une petite ?
Au revoir là-haut Au revoir là-haut
Pierre Lemaître   
L'écriture est fluide , précise et maitrisée pour cette histoire à mi-chemin entre le thriller et le témoignage sur la "grande " guerre. Phrases longues, percutantes et angoissantes au début de l'ouvrage , comme pouvaient l'être les sensations d'agonie des soldats dans les tranchées. Le rythme s'accélère sur la fin , au fur et à mesure que s'accélère la course contre le temps des différents protagonistes. Les personnages sont fouillés , pleins de contradictions , mais bien ancrés dans cette époque elle même très ambivalente qui valorise ses morts mais ne tient pas compte de ceux qui sont revenus vivants de ce carnage .
Une belle réussite et un vrai plaisir de lecture.
Robe de marié Robe de marié
Pierre Lemaître   
La première partie Sophie, je me demandais , mais dans quel livre je met les pieds, ça me semblait décousu, je ne comprenais pas, j'ai trouvé ce chapitre long, sur le bord d'abandonner la lecture, ma tenacité a eu raison ..Ohhh je l'aurais regretté d'avoir abandonné car ....Frantz arriva et ...Je ne peux plus rien dire , mis à part que la partie Sophie avait bien sa raison d'être ...Un livre haletant que je n'ai plus lâché , machiavélique, pire encore ! Incroyable, essoufflant, délirant hallucinant ..A recommander assurément même si le début jusque la moitié on est comme enclin à vouloir laisser tomber ...Persévérez !! Vous ne serez nullement déçu .Belle écriture de l'auteur ..

par KattyE
L'analyste L'analyste
David Homel   
Dans une Belgrade contemporaine touchée par la guerre civile, Aleksandar se voit enrôlé dans une intrigue qui le mènera à enquêter sur l’âme de son pays. A la clinique où il est réquisitionné pour traiter des soldats traumatisés, il rencontre une femme étrange, Tania, mi-victime, mi-bourreau, qui l’entraîne dans un tourbillon de désir, de folie et de rébellion. Ensemble, ils naviguent entre les dédales du pouvoir, les trahisons et les méandres de la psyché, où les amis d’hier sont les ennemis d’aujourd’hui, et où toute certitude devient illusoire. Dans ce roman dostoïevskien par le ton et la voix qui le portent, les personnages ne cessent de se dérober à leur destin. Derrière cet Aleksandar à l’ironie et au cynisme irrésistibles se cache, en dernière analyse, la terrifiante beauté de l’être humain.

par Didie6
L'Evangile selon Sabbitha L'Evangile selon Sabbitha
David Homel   
Fuyant son village natal et des amours incestueuses, Sabbitha Hunter rencontre Nathan Gazarra qui sillonne les routes de la Côte du Salut, archétype de la région rurale d'Amérique. A bord de son fourgon poussif, le colporteur juif vend sa camelote dans des villages perdus et joue, à l'occasion, les prédicateurs. Gazarra s'éprend rapidement de Sabbitha en qui il voit un nouveau messie.

La verve blasphématoire du colporteur qui parle la langue de Dieu et le charisme sensuel de Sabbitha déchaînent l'adoration des foules et exacerbent les comportements humains. David Homel met en scène, dans son quatrième roman, la crédulité, l'ignorance et la violence de l'Amérique puritaine.

D'un ton grinçant et direct, il interprète des épisodes bibliques faisant de L'Evangile selon Sabbitha un grand roman païen, cruel et magnifique.

par LIBRIO64
La fille des Louganis La fille des Louganis
Metin Arditi   
Tragique, bouleversant. Un excellent moment de lecture.