Livres
439 734
Membres
369 621

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Prologue

Cette fois, c'était certain, il allait mourir.

Mourir pour de bon... sans avoir rien pu faire pour elle.

Déjà, le froid engourdissait tous ses membres comme les griffes du trépas se refermaient lentement, mais implacablement sur lui. Même les serpents dans son dos semblaient s'être endormis pour ne plus jamais se réveiller. Une nouvelle qui l'aurait rempli de joie en d'autres temps, mais qui n'augurait rien de bon, finalement.

La plaie, béante, fatale, ne se résorbait pas. Et l'hémorragie n'en finissait plus.

Quelle quantité de sang avait-il pu perdre ? Il n'en avait aucune idée. Au demeurant, il ne pensait pas que le corps humain puisse en contenir autant...

Il savait ce qui l'attendait. Et il comprenait ce qu'il avait fait. Quel danger, de par son inconscience, il faisait désormais courir à la jeune femme.

Si elle mourait, elle aussi, ce serait sa faute.

Tout était sa faute...

Il était tellement arrogant. Tellement égoïste.

Afficher en entier

- Ne faites pas de mal au bébé, supplia Andraste.

Augustin se raidit, horrifié.

Par les dieux, il ne pouvait tout bonnement pas laisser faire cela !

Pour une raison connue d'eux seuls, sa mère et ses acolytes s'apprêtaient à infliger à la pauvre jeune femme le même genre de sévices que lui-même avait enduré. Leurs terrifiants instruments étaient là pour en attester. Et le feu sombre qu'il apercevait, embrasant les prunelles des hommes présents, montrait que l'enfant ne serait qu'un plus pour étancher leur soif de curiosité.

Il devait agir ... à tout prix ! Et tant pis pour les conséquences.

- Si elle dit vrai, ce n'est pas un problème, lui assura brusquement sa mère, décelant peut-être un certain malaise chez son fils. Nous la débarrasseront du bâtard. Ce sera réglé avant ce soir, ne t'inquiètes pas. Personne ne le saura.

Venant d'elle, ces paroles n'auraient pas dû le choquer ... pourtant, il en resta, l'espace d'un bref instant, totalement atterré. Et les nausées se firent alors subitement plus virulentes.

Les serpents sifflèrent tous en même temps, prêts à passer à l'attaque, et le son atrocement strident vrilla douloureusement les tympans d'Augustin.

- Non ! rugit-il soudain en relâchant le bras d'Andraste pour se placer devant elle, essayant de la protéger à la fois de Victoria et ses sbires.

Il était absolument inconcevable que quiconque ait à subir ce type de traitement par sa faute, dût-il pour l'empêcher défier ce monstre qui lui servait de mère.

Afficher en entier

« Mais il n’allait tout de même pas le lui dire. Pas plus qu’il ne lui avouerait qu’il avait plus que tout besoin d’elle, de son regard, du contact de sa peau contre la sienne, afin de se maintenir à flot, afin de ne pas sombrer tout à fait dans les ténèbres et la démence.

Dès que Léopoldine avait lâché sa main, les symptômes étaient revenus. Augustin luttait contre en s’évertuant de garder la tête baissée, évitant soigneusement de croiser les yeux de ses semblables. Cependant, la méthode n’était pas infaillible et il arrivait parfois qu’il avise par mégarde quelqu’un d’autre, qu’il aperçoive le feu noir niché au creux des pupilles d’un inconnu.

Et alors tout recommençait. La pluie rouge, la douleur, et le déchaînement brut de la cruauté, partout où il avait le malheur de se tourner…

Léopoldine lui mit brusquement un morceau de tissu en coton blanc sous le nez, sans doute prélevé à l’arrière, avec le reste de la marchandise qu’en tant qu’honnêtes marchands ils étaient censés transporter hors de la ville.

— Ton front est noir, Augustin, lui apprit-elle. Je pensais que la pluie pourrait nous être fatale »

Extrait de 

Victorian Fantasy T2 De velours et d'acier

Georgia Caldera

Afficher en entier

Il aurait voulu ajouter qu'il était exténué de courir après quelqu'un qui se complaisait à le rejeter encore et encore.

Afficher en entier

Sans cesse, lorsqu'il croyait avoir fait un pas en avant, elle le forçait au bout du compte à reculer de deux. Et si chaque avancée s'accompagnait d'un bonheur immense, indicible, chaque retour en arrière était un véritabe crève-coeur, une souffrance à nulle autre pareille.

Afficher en entier

Et son pauvre cœur, ce morceau de cendre sec, s’anima brusquement, s’emballa déraisonnablement, cognant contre sa poitrine comme jamais.

Afficher en entier

Augustin se massa les tempes, presque certain d’être atteint de fièvre tant ses pensées dérivaient. Où diable se situait le problème ? Il était prince, bon sang ! Un prince qui n’était certes là que pour faire illusion, assurer la pérennité de sa mère – ce dont elle n’avait évidemment guère besoin – sur le trône, qui sans aucun doute n’y monterait jamais, mais un prince tout de même ! Sa vie était ainsi faite, exactement telle qu’il l’avait désirée : futile, extravagante et inconsidérée, remplie de plaisirs… à outrance.

Afficher en entier

"Je t'aimais comme jamais de ma vie je n'avais aimé, insista-t-il, s'acharnant à remuer le couteau dans la plaie à ses propres dépens. Passionnément. ardemment. Avec l'intensité et la puissance de quelqu'un qui ignorait tout de ce qu'étaient les sentiments avant que dans une tempête presque insoutenable ravageant absolument tout sur son passage, de mes certitudes comme de mes plus obstinées résolutions, on le lui fasse découvrir."

Afficher en entier

"Il la voulait comme jamais de sa vie il n'avait voulu quelque chose.

Augustin réalisa alors ce qu'était le désir, le vrai. Il comprit à quel point il s'était mépris en le considérant tel un simple appétit, au même titre que les autres, à peu de choses près. Un appétit uniquement charnel, se dissociant parfaitement de tout lien affectif, que l'on pouvait assouvir avec ou sans art, selon l'humeur, avec n'importe qui, pourvu que lui en retire le plaisir escompté, et à outrance, sans la moindre conséquence.

Ce qu'il ressentait en cet instant était à mille lieues de tout cela..."

Afficher en entier

Léopoldine réajusta ses grosses lunettes de soudure revisitées sur son nez et baissa légèrement le bord de son vieux chapeau haut de forme, usé jusqu'à la trame, afin de masquer totalement son regard. Elle bouillait intérieurement, la rage et la colère l'avaient transformée en une pelote de nerfs, prête à écharper le premier imbécile venu - et les dieux savaient que la salle en regorgeait. Mais elle devait à tout prix se contenir et ne rien montrer de l'indignation qui l'étranglait.

C'était une question de vie ou de mort ...

Elle se racla la gorge pour chasser la boule qui s'y était formée, intima mentalement à ses vipères mécaniques de desserrer leur étreinte autour de son cou, quitte à ce que l'assemblée aperçoive légèrement l'inquiétante rune qui s'y trouvait gravée. Elle prit une profonde inspiration, puis s'exclama puissamment, s'imposant d'autorité, comme elle avait coutume de le faire :

- Silence, bande de rats !

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode