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Commentaires de livres faits par viedefun

Extraits de livres par viedefun

Commentaires de livres appréciés par viedefun

Extraits de livres appréciés par viedefun

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 20-05
— Ma sœur travaille pour vous ?
— Oui. Je l’ai embauchée il y a deux heures.
— Vous savez qu’elle n’a jamais travaillé de sa vie ?
— Elle m’a prévenue. Je lui trouve la mâchoire crispée. Il n’a plus l’air aussi décontracté que tout à l’heure. Tout d’un coup, je saisis : il croit que je l’ai engagée pour me rapprocher de lui.
— Je ne savais pas que c’était votre sœur jusqu’à ce que je vous voie entrer, juré.
— Je n’ai pas dit ça.
— Je sais. Mais je ne veux pas vous laisser croire que j’essayais de vous piéger d’une façon ou d’une autre. On n’attend pas les mêmes choses de la vie, vous et moi. Hochant la tête, il repose doucement mon pied sur la table.
— Exact, dit-il. Moi je suis amateur de coups d’un soir, vous êtes en quête du Saint Graal. Je m’esclaffe :
— Excellente mémoire !
— En effet, mais il faut aussi avouer que vous êtes difficile à oublier. Bon sang, il doit arrêter de dire ça. Je plaque les mains sur la table et redescends ma jambe.
— Là, j’ai une nouvelle pure vérité.
— Je suis tout ouïe, dit-il en se penchant vers moi.
— Voilà. Vous m’attirez énormément. Il n’y a pas beaucoup de choses que je n’aime pas en vous. Mais, étant donné qu’on n’a pas les mêmes aspirations, si on doit se revoir, je préférerais que vous cessiez de dire des trucs qui me rendent folle. Ce n’est pas loyal.
— Bon, à mon tour, maintenant. Posant ses mains à côté des miennes, il se penche. — Moi aussi, vous m’attirez. Il n’y a pas beaucoup de choses que je n’aime pas en vous non plus. J’espère qu’on ne se reverra plus jamais parce que je pense souvent à vous et je n’aime pas ça. Enfin pas trop souvent, mais déjà plus que je ne voudrais. Alors, si vous dites non aux coups d’un soir, il vaudrait mieux qu’on s’évite, ça nous rendra service à tous les deux.
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date : 20-05
— J’ai toujours très envie de vous baiser. Un léger cri retentit et ce n’est pas moi qui l’ai poussé. On se tourne ensemble vers la porte d’entrée où se tient Allysa, les yeux écarquillés. Elle tend l’index vers Ryle :
— Qu’est-ce que tu… Oh, Lily, pardon, désolée pour lui ! Ryle, tu viens de dire à ma patronne que tu voulais la baiser ?
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date : 20-05
— Je voudrais te dire quelque chose, reprend-elle. Pour l’oraison funèbre de ton père, je sais que tu n’as pas fait un blocage. Tu es restée silencieuse sur ce podium parce que tu refusais de dire un seul mot sur cet homme. Jamais je n’ai été aussi fière de toi. Tu es la seule personne qui ait pris ma défense. Tu étais forte quand j’avais peur. Une larme lui coule sur la joue quand elle ajoute :
— Continue comme ça, Lily. Reste intrépide.
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date : 20-05
Il est ivre, Lily », a-t-elle expliqué. « Il a entendu ta porte se fermer, alors il est allé dans notre chambre. Il a arrêté. Lily, si tu appelles la police, ça ne fera qu’aggraver les choses, crois-moi. Laisse-le dormir un peu, il sera calmé demain. » J’ai senti les larmes me couler des yeux. « Maman, il a voulu te violer ! » Quand j’ai dit ça, elle a baissé la tête en frémissant. « Ce n’est pas ça, Lily. On est mariés et parfois, le mariage, c’est… Tu es trop jeune pour comprendre. » Je n’ai pas répondu tout de suite, jusqu’à ce que je marmonne : « J’espère bien que ça ne m’arrivera jamais. » Là, elle s’est mise à pleurer. Elle s’est pris la tête entre les mains en sanglotant et tout ce que j’ai pu faire, ça a été de me jeter dans ses bras pour pleurer avec elle. Je ne l’avais jamais vue dans cet état. Bouleversée, si blessée, si effrayée. Ça m’a brisé le cœur, Ellen. Ça m’a brisée. Quand elle a commencé à se calmer, j’ai regardé autour de nous.
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date : 20-05
Mon père était violent. Pas avec moi, avec ma mère. Pendant leurs disputes, il piquait de telles colères que, parfois, il la frappait. Quand ça arrivait, il passait la semaine ou les quinze jours suivants à essayer de se faire pardonner. Il lui achetait des fleurs ou nous emmenait dîner dans un bon restaurant. Et puis il me faisait des cadeaux parce qu’il savait que je détestais leurs disputes. Quand j’étais petite, j’en venais à espérer qu’il la frappe un bon coup, ainsi j’étais sûre que les semaines suivantes seraient géniales. Je marque une pause car c’est bien la première fois que je le reconnais. — Bien sûr, si j’avais pu, j’aurais tout fait pour qu’il ne la touche jamais, mais ces violences semblaient faire partie de leur mariage, c’en était presque devenu normal. En grandissant, je me suis rendu compte qu’à force de ne pas intervenir, je me rendais tout aussi coupable. J’ai passé la moitié de ma vie à le détester, mais je ne suis pas sûre de valoir mieux que lui. On est sans doute des gens aussi négatifs l’un que l’autre.
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date : 20-05
Les gens passent leur temps à se demander pourquoi les femmes ne s’en vont pas. Où sont les gens qui se demandent pourquoi les hommes les maltraitent ? Ce n’est pas sur eux qu’il faudrait plutôt tourner ses reproches ?
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date : 20-05
Le temps a fini par m’apaiser mais, parfois, je tombais sur un détail qui me faisait penser à lui et ça me remettait le moral à zéro. Jusqu’au moment où, étudiante depuis deux ans, alors que je sortais avec un autre mec, je me suis avisée qu’Atlas ne pourrait jamais combler toute ma vie. Il n’en représentait sans doute qu’un passage. L’amour n’est pas forcément un anneau fermé. Il va et vient, comme les gens dans la vie. À la fac, un soir où je me sentais particulièrement seule, je suis allée me faire tatouer à l’endroit où il aimait tant m’embrasser. Un petit cœur de la taille d’une empreinte de pouce, qui ressemble à celui qu’il m’a sculpté. Il n’est pas complètement fermé en haut et je me demande si Atlas l’a fait exprès. Parce que c’est ainsi que je vois mon cœur chaque fois que je pense à lui. On dirait qu’il y a un petit trou dedans, pour laisser passer l’air.
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date : 20-05
Imaginez tous les gens que vous rencontrez dans une vie. Tant de gens. Ils arrivent par vagues, et se retirent avec la marée suivante. Certaines sont plus puissantes que d’autres et ont un impact plus profond. Parfois, les vagues apportent avec elles des traces venues du fin fond de l’océan et les lâchent sur le rivage où elles laissent une empreinte de leur passage, longtemps après qu’elles se sont retirées. C’était ce qu’Atlas me disait en avouant qu’il m’aimait. Il me racontait que j’avais formé la vague la plus puissante de son existence. Et que je lui avais tant apporté qu’il en garderait sans cesse la trace, même lorsque la mer se serait retirée.
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date : 20-05
Je t’aime, Lily. J’aime tout ce que tu es. Je t’aime. » Je sais qu’on lâche fréquemment en l’air ce genre de paroles, surtout parmi les ados. Souvent prématurément et sans réfléchir. Pourtant, quand il m’a dit ça, j’ai compris que ce n’était pas un simple compliment de gamin amoureux. Qu’il y avait autre chose derrière.
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date : 20-05
On se ressemble », a-t-il dit. Là, je l’ai regardé dans les yeux. « Toi et moi ? » « Non, les plantes et les humains. Les plantes ont besoin d’amour pour survivre. Les humains aussi. Dès la naissance, on a besoin de l’amour de nos parents pour survivre. S’ils nous accordent assez d’attention, on devient de meilleurs humains. Mais s’ils nous négligent… » Il s’est interrompu, l’air triste, s’est essuyé les mains sur ses genoux comme pour en ôter les dernières traces de terre. « S’ils nous négligent, on se retrouve S.D.F. et incapable d’accomplir aucune action valable. » Ses paroles m’ont mis le cœur à l’envers. Je ne savais pas quoi répondre. Était-ce ainsi qu’il se voyait ? Il allait se relever quand j’ai prononcé son nom. Du coup, il s’est rassis dans l’herbe et je lui ai désigné la rangée d’arbres qui longeaient la clôture gauche du jardin. « Tu vois le plus haut de tous ? » Au milieu se dressait un chêne qui dominait les autres. « Il a poussé tout seul. La plupart des plantes ont besoin de beaucoup de soins pour survivre. Mais d’autres, comme les arbres, sont assez fortes pour ne se fier qu’à elles-mêmes. » Je ne savais pas trop s’il comprenait où je voulais en venir, mais il devait comprendre qu’il était assez fort pour survivre à tout ce qui avait pu lui arriver dans l’existence. Je ne le connaissais pas bien, mais je voyais qu’il était résistant. Infiniment plus que je ne le serais sans doute à sa place. Il ne quittait plus l’arbre des yeux, au point de ne plus cligner des paupières. Quand, enfin, il les a remuées, ça n’a été que très légèrement, avant de se remettre à considérer la pelouse. À la façon dont sa bouche se tordait, j’ai cru qu’il allait faire la grimace, et puis non, il a souri légèrement.
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date : 20-05
— Vous voudriez savoir ce que seuls les locaux savent ?
— Bien sûr, dit-il en reportant son attention sur moi.
— Vous voyez ce bâtiment ? Avec le toit vert ? Il hoche la tête.
— Derrière, il y a un building qui donne sur Melcher Street, avec une petite maison au sommet. On ne l’aperçoit pas de la rue et peu de gens sont au courant. Il semble impressionné.
— C’est vrai ?
— Oui, je l’ai vue en examinant Google Earth. Apparemment, son permis date de 1982. Cool, non ? Vivre dans une maison au sommet d’un building !
— On a tout le toit pour soi. Je n’avais pas songé à ça. Si ça m’appartenait, j’y planterais tout un jardin où je pourrais me détendre.
— Qui y habite ? demande-t-il.
— On ne sait pas, en fait. C’est l’un des plus grands mystères de Boston. Il se met à rire puis m’interroge du regard.
— Parce qu’il existe d’autres grands mystères à Boston ?
— Votre nom. À peine ai-je dit ça que je me frappe le front. Ça fait trop drague à deux balles ; je n’ai plus qu’à éclater de rire, comme si je plaisantais.
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date : 20-05
D’accord. Puisqu’on en est là… Le premier mec avec qui j’ai fait l’amour était un S.D.F. Il dresse l’oreille.
— Là, je veux entendre le reste.
— J’ai grandi dans le Maine. On vivait dans un quartier plutôt sympa, mais la rue qui donnait sur le fond du jardin était assez mal entretenue, avec des terrains vagues et une maison abandonnée. J’ai fait la connaissance d’un certain Atlas qui occupait la baraque en ruine ; j’étais la seule à savoir qu’il habitait là. Je lui apportais à manger, mais aussi des vêtements et d’autres trucs. Jusqu’au jour où mon père nous a découverts.
— Et il a fait quoi ? Je serre les dents. Je ne sais pas pourquoi j’ai amené ça sur le tapis alors que j’ai encore du mal à évoquer ce souvenir.
— Il l’a battu. La voilà, la vérité toute nue.
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date : 20-05
Racontez-moi votre dernière pensée la moins avouable. Recroisant les mains derrière la tête, il fixe son regard sur moi.
— J’ai envie de vous baiser. Je reste bouche bée, incapable de répondre. Il me décoche un coup d’œil innocent.
— Vous m’avez demandé ma dernière pensée, alors voilà. Vous êtes belle. Je suis un homme. Si vous étiez amatrice de coups d’un soir, je vous emmènerais en bas, dans ma chambre, et je vous baiserais. Là, je baisse vite la tête. Cette déclaration provoque une multitude de réactions en moi.
— Désolée, je ne suis pas amatrice de coups d’un soir.
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date : 20-05
Je suis anéantie. Cinq minutes. Il n’en faut pas davantage pour anéantir quelqu’un.
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date : 04-05
Quand je pense aux tests qu'ils ont fait passer à Maman pour déterminer comment c'est arrivé, comment on en est venues à exister, je me dis qu'ils risquent d'empêcher, à l'avenir, à des gens comme nous de naître.
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date : 04-05
Les détails de nos corps restent secrets. Sauf si l'on décide d'en parler. Et les gens veulent toujours savoir. Ils veulent savoir exactement ce qu'on partage, là-bas en bas. Alors on le leur dit parfois. Pas parce que ça les regarde, mais pour qu'ils arrêtent de se poser la question. - C'est ce point d'interrogation sur notre corprs qui dérange. Donc : Tippi et moi sommes un cas d'Ischiopagus Tripus. Nous avons deux têtes, deux coeurs, deux paires de poumons et de reins. Nous avons quatre bras aussi et deux jambes qui fonctionnent parfaitement deuis que la jambe vestigiale a été coupée - clic ! comme la queue d'un chien de concours. Nos intestins commencent séparément puis s'assimilent. Au-dessous de cela nous sommes une.
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date : 04-05
Maman ne peut pas faire autrement que de nous surveiller. Elle ne peut pas faire autrement que de s'inquiéter. Et c'est normal étant donné que si peu d'entre nous arrivent à l'âge adulte. Plus on vieillit, plus elle s'inquiète. A chaque tic-tac les risques qu'on cesse soudain d'exister grandissent encore et encore et encore. C'est simplement un fait qui ne nous quittera jamais.
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date : 04-05
Les gens nous trouvent grotesques, surtout de loin, quand ils nous voient comme un seul être, ces deux corps distincts qui se confondent, tout à coup à la taille. Mais si on nous prenait en photo, juste tête et épaules, à partir de ces portraits, la seule chose que les gens remarqueraient, ce serait qu'on est jumelles, l'une - moi - les cheveux mi-longs, l'autre - Tippi - un peu courts, le nez retroussé toutes les deux, sourcils exactement circonflexes. C'est vrai qu'on est différentes. Mais moches ? Allez. Me faites pas rigoler.
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date : 04-05
Je suis hypnotisée par Dragon, ses jambes, ses bas, ses tournoiements qui la propulsent si haut qu'elle semble suspendue en l'air - pas un dragon maladroit, non, un oiseau de feu, une libellule, une abeille. Je suis bouche bée et un instant jalouse parce que avant le Lac des cygnes je ne savais pas que les autres personnes pouvaient faire ce genre de choses si elles prenaient le temps de s'entraîner - Je ne savais pas que les gens normaux pouvaient voler.
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date : 04-05
J'ai fini Jane Eyre. Je suis tombée amoureuse de Mr Rochester. Je pense que c'est quelqu'un comme ça dont Tippi et moi on a besoin, un aveugle qui a tout perdu.
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date : 04-05
Ce serait horrible d'avoir un cancer. Ce serait horrible d'être attaché à une machine une fois par semaine qui me pomperait du poison dans les veines dans l'espoir de me sauver la vie. Notre oncle Calvin est mort d'une maladie du coeur à trente-neuf ans laissant derrière lui trois fils et une femme enceinte. La soeur de Grammie s'est noyée dans un tonneau de pêches pourries et d'eau stagnante quand elles vivaient à la ferme étant enfants. Les actualités sont pleines d'histoires d'enfants battus et de famine et de génocide et de sécheresse et je ne me suis jamais dit, pas une seule fois, que je voudrais échanger ma vie avec les existences tragiques de ces gens-là. Parce que avoir une jumelle comme Tippi ce n'est pas. La pire. Chose. Au monde.
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Les nymphes n’étaient pas que des monstres, elles en avaient seulement une part. Comme nous en avions tous une, humains y compris. Cette prise de conscience me remua désagréablement les entrailles, comme si je venais soudain d’avaler des clous rouillés.
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Je ne discernai que quelques humains dans la rame, la plupart de ses occupants étant des vampires – comme la plupart des habitants de cette ville se trouvaient en être, d’ailleurs. Une ville remplie de testostérone… Pourquoi les vampires n’étaient-ils que des hommes ? râlai-je intérieurement en grattant une tache du bout de ma chaussure. Cette question tournait en boucle dans ma tête depuis que mon corps avait découvert l’effet des hormones… Et que j’avais compris le fonctionnement de notre macabre société.
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La photo d’un homme, aussi séduisant que menaçant, apparut alors à l’écran. Je connaissais son visage par cœur, il hantait chacune de mes nuits. Eidon Callaghan avait le physique d’un dieu grec, mais exerçait le métier du diable en personne. Il était le meilleur exécuteur du continent. Je connaissais chaque trait de son visage, chaque ombre, chaque relief de son corps. J’aurais pu le dessiner les yeux fermés. Je le détestais plus que quiconque, mais il exerçait sur moi une fascination morbide. Chaque fois que son nom me parvenait ou que son visage apparaissait à la télévision ou dans les journaux, j’étais obligée de lui prêter attention. Il était tout ce que je redoutais le plus au monde.
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— Soyez honnête, agent Callaghan… Les nymphes n’ont aucun droit, elles ont été réduites à l’état de simple désagrément à exterminer.
— Non ! rugit soudain le vampire. Vous, soyez honnête ! Si vous n’aviez pas attiré mon attention avec votre ADN sur un cadavre de vampire ou en me tirant dessus, je me serais désintéressé de vous ! Vous avez vingt et un ans, Enza Vergara, vous savez comment vous protéger des tueurs comme moi. Pourquoi avez-vous soudainement échoué ? La question de l’agent Callaghan m’ébranla bien plus que ce qu’elle n’aurait dû. Je me repassai tous les évènements depuis le Pointage et le doute m’envahit… J’avais toujours gardé un œil sur l’agent Callaghan, il m’avait toujours fascinée intensément. L’avais-je inconsciemment laissé m’approcher pour connaître le frisson de sa présence ? C’était un homme mystérieux à la force impressionnante et dont la seule voix parvenait à couvrir mon corps de chair de poule.
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L’Assemblée s’est lancée dans cette quête meurtrière avant même que les nymphes aient eu le temps de se défendre. Les vampires ne nous ont pas laissé le choix ! Mais nous ne sommes plus des créatures primitives incapables de parler et de régler leurs problèmes autrement que par la violence ! Nous aurions pu cohabiter. Les vampires et les humains cohabitent bien, pourquoi pas les vampires et les nymphes ? J’avançai d’un pas et soutins le regard noir et glacial de l’agent Callaghan.
— Je vais vous dire pourquoi, agent Callaghan. Car les vampires refusent de ne pas être au sommet de la chaîne alimentaire, ils refusent d’être inférieurs à qui que ce soit. Les vampires tuent les nymphes par pur égoïsme, ce n’est pas pour protéger le monde. Vous vous protégez déjà des nymphes avec vos pilules anti-nymphi, nos pouvoirs n’ont aucun effet sur vous.
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