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Commentaires de livres faits par viedefun

Extraits de livres par viedefun

Commentaires de livres appréciés par viedefun

Extraits de livres appréciés par viedefun

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
Ce phénomène est mondial. J’ai vu des enlevés en Turquie. J’ai eu des cas où les enlèvements avaient eu lieu en Israël, au Japon, en France, en Angleterre, partout ! Les enlevés proviennent de l’ensemble de la population. Il n’y a aucun profil culturel ou social. Tout le monde peut être concerné. Un ingénieur de la Nasa est venu me voir, ainsi qu’un chercheur de cette même agence spatiale... pour me parler de leurs expériences d’enlèvement ! Tous deux étaient des enlevés ! Je vois des femmes, des hommes. Huit psychiatres sont venus à propos de leurs propres expériences ! Des officiers de police, des militaires de haut rang, des artistes, des écrivains, des avocats : il est vraiment évident que cela ne concerne pas un groupe particulier, une partie identifiable de la population, mais tout le monde ! J’aimerais que les gens crédibles, à qui cela arrive, parlent publiquement de leurs propres expériences, mais si vous êtes un chercheur de la Nasa ou un lieutenant de police, par exemple, et que votre carrière dépend de votre crédibilité, jamais vous n’interviendrez publiquement pour évoquer une telle expérience. L’immense majorité de ceux à qui cela arrive tiennent à garder l’anonymat. Seul un jeune pompiste de dix-huit ans, par exemple, acceptera de raconter son histoire, parce que lui ne voit aucun risque professionnel à le faire. Mais les témoignages que le public attend sont ceux du chercheur de la Nasa ou de l’officier. Pas le sien, que personne ne croira !
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Si une seule personne, en lisant mon témoignage, peut se sentir réconfortée en se disant qu’elle n’est pas seule à faire ce genre d’expériences, si ça peut aider ne serait-ce qu’une seule personne... une famille, à ne plus vivre dans la peur, à ne plus vivre en pensant qu’ils sont fous... si je peux aider quiconque... je pense que beaucoup de gens sont concernés. Je pense que beaucoup de monde vit ce genre d’expériences sans comprendre ce qui arrive. Pour ce qui me concerne, j’ai eu sans doute beaucoup d’expériences dont je ne garde aucune mémoire. Ce n’est qu’à partir de l’âge de dix-neuf ans que j’ai commencé à me souvenir de bribes, de petites parties de ce qui se passait. Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui vivent cela sans en avoir aucun souvenir... ou qui pensent simplement faire des rêves étranges.
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La culture décide de ce qui est réel. Ce qui est réel dans notre culture est complètement différent de ce qui est vrai dans la réalité des Indiens d’Amérique, dans la réalité des bouddhistes tibétains, dans celle des Kauna d’Hawaii. Nous avons une certaine idée de ce qui est réel, elle est très limitée et devient de plus en plus limitée au fur et à mesure que passent les siècles. Je considère que la vision du monde que nous avons est arbitraire et mon expérience de médecin me pousse à croire mes patients, bien plus que je ne crois cette vision du monde. Ils sont bien plus convaincants ! Si nous voulons qualifier quiconque a un point de vue différent du paradigme dominant de psychotique, et d’une certaine façon c’est là où nous en sommes aujourd’hui, alors très bien, mais ce n’est pas le cas ! Rien ne permet d’établir que ces experiencers sont mentalement dérangés.
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En Afrique du Sud, John Mack découvre que les mêmes petits êtres gris ont été baptisés Mantindane par les Zoulous. Il cite Credo Mutwa, un guérisseur zoulou : « Demandez aux Pygmées, aux Bushmen du Kalahari, aux Ovahimba de Namibie, aux tribus du Zaïre. Tous vous parleront de la présence grandissante parmi nous de ce que vous appelez en Occident les extraterrestres. » Des différences évidentes subsistent entre les témoignages, mais John Mack remarque qu’elles portent davantage sur l’interprétation qui est faite des expériences dans les différentes cultures, que sur le cœur de l’expérience elle-même. Les caractéristiques principales – le type d’entité, l’émotion intense, les circonstances des rencontres – sont identiques ! Les conclusions auxquelles John Mack aboutit à l’issue de plusieurs années d’investigation clinique à travers le monde sont vertigineuses : « Mon travail avec d’autres peuples indigènes m’a été particulièrement utile pour réaliser que le phénomène des enlèvements extraterrestres n’est pas seulement une histoire américaine, ou occidentale. [...] Ça n’est pas simplement le produit de l’imagination occidentale, ou de notre intérêt pour la technologie spatiale. Les éléments de ce phénomène semblent être universels – c’est-à-dire non dépendants d’une culture particulière.
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– Les désordres mentaux présentent tous des aspects bien spécifiques. Les schizophrènes, par exemple, n’ont pas seulement une seule idée qui est étrange, c’est l’ensemble de leur comportement par rapport à vous qui est affecté. Ils sont renfermés, ils ne sont pas clairs, croient différentes choses... Dans le cas des schizophrènes paranoïaques, ils vivent en pensant que les gens les persécutent, envahissent leur vie, et la majeure partie du temps ils sont convaincus que leurs idées sont vraies, et essayent de vous en convaincre. C’est totalement à l’opposé de ce que nous avons dans notre cas : les experiencers sont très différents. Ils sont évidemment au courant que ce qu’ils rapportent va à l’encontre de ce que les gens croient ! Ils n’y croient pas particulièrement eux-mêmes, il ne s’agit pas de croire, ils ont eu une expérience troublante et n’essayent pas de convaincre qui que ce soit. C’est même le fait que ce qui leur arrive soit impossible qui provoque un profond traumatisme. Comme je l’ai écrit dans mon livre, « les patients ne sont pas enclins à croire à la vérité de leurs expériences. Ils préfèrent la plupart du temps penser qu’il s’agit d’une espèce de cauchemar et c’est avec une immense détresse qu’ils finissent par se rendre compte au cours de notre travail en commun qu’ils ne dormaient pas du tout lorsque l’incident s’est produit[78] ». C’est exactement à l’opposé d’un comportement de schizophrène : un schizophrène se sent persécuté ; eux ne se sentent pas persécutés ! Ils ont vécu une expérience dérangeante, traumatisante même, mais ne sont pas dans un processus de persécution. Et puis ce sont des gens en bonne santé, qui ont un boulot, une famille, qui s’expriment correctement...
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En réalité, je refusais d’envisager qu’il fût concevable de travailler sur une telle question ; je doutais qu’il fût même simplement possible de l’aborder avec un minimum de sérieux. « Parfois, je crois que si nous éludons la question de notre véritable identité, c’est par crainte de découvrir qu’il existe une réalité autre que celle-ci. Qu’adviendrait-il, à la suite de cette découverte, de notre mode de vie actuel ? Comment nos amis, nos collègues, réagiraient-ils à ce que nous savons maintenant ? Que ferions-nous de ce nouveau savoir ? Avec la connaissance vient la responsabilité. Parfois, lorsque la porte de la cellule s’ouvre, le prisonnier choisit de ne pas s’évader.
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Il ne viendrait pas à l’idée d’un physicien de critiquer les découvertes novatrices d’un biologiste. De même, un astronome ne se prononcerait jamais publiquement sur telle ou telle nouvelle théorie en paléontologie. Pourquoi le font-ils sur un sujet qui leur échappe davantage, celui des phénomènes aérospatiaux non identifiés ? Pourquoi estiment-ils légitime d’intervenir sur un domaine qu’ils ne maîtrisent pas ? Tout bonnement parce qu’ils présupposent que le sujet n’est pas sérieux ! Et comment peuvent-ils en être si sûrs sans l’avoir étudié ? C’est l’évidence même : ayant nié, au préalable, et avec la plus grande bonne foi, que les faits s’y rapportant puissent être avérés, les étudier ne rime à rien ! Cela démontre bien, pour paraphraser le chercheur français Aimé Michel, que les personnes qui persistent à croire qu’elles ont réglé, une bonne fois pour toutes, le mystère des ovnis en le définissant comme un ramassis de sornettes révèlent simplement leur ignorance du dossier.
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« Ce contact, ce n’est pas simplement une confrontation entre l’humanité et une autre espèce. Je pense que c’est la rencontre de deux réalités. Beaucoup de mots sont utilisés pour décrire cela. On parle de dimensions, ou de plans de réalité. Dans d’autres cultures, on appelle cela le monde spirituel. C’est une façon de décrire d’autres aspects de la réalité habités par d’autres formes de vie intelligente. On parle de monde spirituel mais peut-être aujourd’hui, dans notre culture, nous allons parler d’autres dimensions, peut-être que notre langage n’est pas suffisant. Si j’en crois ma propre expérience, je pense que nous faisons l’expérience de contacts avec différents niveaux de réalité. Niveaux qui sont aussi réels que notre réalité à nous ici. Mais qui ne sont pas présents au quotidien. Ils ne se rencontrent que très brièvement, puis se séparent, et ce qui reste, ce sont seulement des souvenirs dans l’esprit des gens, le souvenir de ces rencontres. « Ces êtres sont physiques, mais ils ne sont physiques que lorsque nous sommes dans leur environnement, ou qu’ils pénètrent brièvement dans notre environnement. Je ne pense pas que nous créions ce phénomène, il existe indépendamment de notre propre volonté. Les êtres que je voyais enfant sont les mêmes que ceux que je vois aujourd’hui. Je pense que nous faisons l’expérience d’un contact avec d’autres êtres intelligents ».
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« Les yeux, visiblement très grands, sont une grande source de trouble. Ainsi, pour Will : – Il est très difficile de les regarder dans les yeux. C’est presque trop intime... lorsque vous regardez dans les yeux de quelqu’un, vous voyez ce que cette personne sait de vous. Mais lorsque vous regardez dans leurs yeux, c’est tellement une expérience intime... c’est beaucoup plus facile de ne regarder que leurs joues... ou à côté, plutôt que dans leurs yeux ! Randy, après beaucoup d’hésitation : – Ils ont des yeux... ils ont des yeux qui sont extrêmement vivants... Le trouble devient gêne jusqu’à se transformer en terreur. Ainsi, pour Jerry : « Ils ont vraiment des allures bizarres. Leurs yeux... Je les déteste, ça oui. Je les hais... On dirait qu’ils vous transpercent avec leurs yeux... ils vous pénètrent à l’intérieur... et cela me donne une très étrange sensation d’être vidée de mon énergie. » Comme beaucoup d’enlevés, Jerry dit éviter de les regarder en face : « Parce que c’est difficile à exprimer. C’est comme si je perdais mon moi, et je sens que je perds tout contrôle. » Regarder l’être dans le fond des yeux est « effrayant » pour Catherine : « Une partie de moi-même est anéantie. Je deviens calme et sereine. » Isabel : « Ils connaissent vos émotions. Ils savent ce que vous pensez. Vous avez ce sentiment qu’ils en savent beaucoup plus sur vous que vous n’en savez vous-même. »
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date : 18-05
C’est quand je me suis aperçu de ça que j’ai senti, au fond de moi, qu’être enfermé dans du béton me coupait de quelque chose de vital. Cette vague sensation de manque, si ténue et habituelle que je ne m’en rendais pas vraiment compte et qu’inconsciemment, je la chassais d’un geste exaspéré de la main, a été comblée par la vue d’un ciel d’encre couvert de milliards d’astres. Je me suis gavé de leurs lueurs bleues, rouges ou blanches. C’est après que j’ai pris conscience de ma sensation de plénitude. Je me tenais exactement à l’endroit où je devais être. Les larmes ont perlé, tellement je me sentais bien. J’Étais.
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date : 18-05
Aëlle me donne cette sensation-là. Avec elle, je crois que vivre en paix avec l’Univers est possible. Je n’ai qu’à la contempler s’illuminer de joie pour un rien pour en être persuadé. « En paix avec l’Univers », non, mais franchement ! Jamais je n’aurais cru écrire cela un jour. Et y croire, en plus, quelque part au fond de moi ! C’est surtout ce détail qui me scotche. Des notions dont je me moquais me paraissent aujourd’hui… pas si bêtes que ça. Je suis en totale contradiction avec moi-même. Lorsqu’elle m’a proposé d’aller manifester, demain, mon premier réflexe a été de ricaner intérieurement et de me dire que tout cela ne me concernait pas. Puis j’ai perçu une petite voix au fond de moi qui me poussait à y aller. À me battre pour elle et pour moi, pour les générations futures, pour qu’elles ne soient pas formatées par les multinationales. Comme si ce combat se révélait primordial.
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date : 18-05
— Si tu m’avais parlé de cela en ces termes il y a un mois, j’aurais éclaté de rire, assura-t-il, une pointe de culpabilité dans la voix. Je t’aurais traitée de hippie utopiste. Maintenant… j’ai saisi que simplement faire attention à ce que je consomme, c’est déjà respecter notre planète et les êtres vivants qu’elle abrite.
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date : 18-05
Le taux de cancers augmente parce que nos techniques médicales pour les détecter s’améliorent, objecta-t-il.
— Et les malformations de naissances, tous ces enfants d’agriculteurs qui naissent avec des sexes atrophiés ou développent une leucémie si jeune ? Sloann… tu ne peux pas nier ce fait. Tu as bien vu les combinaisons qu’ils mettent pour traiter leur champ, non ? Est-ce que toi, tu mets une combinaison lorsque tu manges un de leurs légumes ? Est-ce que les vers de terre, en dessous, qui participent à drainer la terre pour favoriser l’absorption de l’eau de pluie et ainsi éviter les inondations, est-ce qu’eux portent une combinaison ?
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date : 18-05
— Lennie utilise quelles graines ?
— Des graines paysannes. Tu manges illégal sans même le savoir ! pouffa-t-elle. J’ai rigolé avec elle. Pas sûr que Damien soit au courant de tout cela. Quoi que…
— J’ai l’impression qu’on ne s’arrêtera jamais de privatiser la Terre, j’ai avoué, un brin dépité.
— On n’est pas obligé d’obéir à leurs lois.
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date : 18-05
— La seule différence entre toi et moi, c’est que tu es destiné à être vers le haut privilégié de la pyramide sociale française, donc à encaisser la richesse que produiront tes salariés sous-payés. Je tournai les talons et traversai sa chambre pour accéder à la porte près de son lit. Une main ferme et colérique attrapa mon coude et me força à faire volte-face. La bassine quitta mes mains et atterrit sur le lit à côté de nous. Le corps tendu par la colère, Sloann me fixait méchamment.
— Tu ne peux pas me reprocher d’être né dans cette famille, Aëlle. Si tu veux devenir patron, donne-toi les moyens. Mon prénom sonna presque comme une insulte. Je souris âprement.
— « Donne-toi les moyens », répétai-je, sarcastique. As-tu seulement une idée de ce que cela signifie ? Combien d’argent faut-il pour lancer sa boite ? Comment obtient-on cet argent, selon toi, lorsqu’on part dans la vie avec rien d’autre que l’amour de ses parents ? Ma voix se radoucit en pensant à ma mère alors que je développai :
— Tu ne vis pas dans le même monde que la majorité de la population. Ce n’est pas un reproche, ajoutai-je prestement en levant la main alors qu’il s’apprêtait à me couper la parole. C’est une réalité. Un constat.
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date : 18-05
— Je n’ai pas besoin de tes conseils pour forger ma propre opinion concernant l’actualité, continua-t-il sur le même ton. Ton discours sur les forces de l’ordre, nos dirigeants et les médias en disent long sur ton orientation politique. Tu te bats contre la privatisation de l’éducation sans même entendre les arguments du gouvernement, qui pense avant tout au bien-être des Français, c’est-à-dire au travail et au pouvoir d’achat. En deux pas, je me trouvai près de lui, ma bassine toujours en mains. Son mètre soixante-quinze m’obligea à relever la tête.
— As-tu déjà travaillé ? Ses sourcils se froncèrent sous l’étonnement.
— Ça n’a rien à voir…
— Ah oui ! bien sûr ! ironisai-je. Es-tu déjà allé faire des courses ? Connais-tu le prix, et surtout tous les ingrédients toxiques qui composent les produits de base les moins chers ? Oh ! coupai-je alors qu’il ouvrait la bouche pour répondre. Laisse-moi deviner ! Ça n’a rien à voir non plus…
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date : 18-05
Sloann, sûrement sans même s’en rendre compte, répétait l’attitude à vomir des patrons qui se croient supérieurs à leurs subalternes. Peut-être même pire : l’attitude des gens qui pensent que la richesse extérieure vaut plus que celle, intérieure.
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date : 18-05
Ça m’a rappelé que Lennie, le beau-père d’Aëlle, produit des fruits et des légumes bio, et qu’apparemment, nous ne mangeons que cela. S’il considère les OGM si bons, pourquoi ne nourrit-il pas sa famille avec ? C’est lui qui gère le budget et donne les ordres aux employés, j’ai demandé à Mathieu, notre cuisinier, et il a ordre de s’approvisionner en produits sains. Et Damien aimerait quand même que les OGM recouvrent la planète ? Je ne suis pas son raisonnement. Il faut que j’aille lui demander. Même si mon père me glace encore le sang dans les veines, à présent, je sais que j’ai peur qu’il m’humilie, comme il l’a fait dans mon enfance. En sachant cela, je devrais bien parvenir à rassembler un peu de courage, non ? À la question : pourquoi ne mangeons-nous pas d’OGM si tu les trouves si bien ? Il m’a répondu : les OGM sont la solution pour les pauvres, qui se reproduisent comme des lapins alors qu’ils n’ont pas de quoi nourrir leur progéniture. Il nous a bien fallu trouver une solution… Les OGM n’ont pas été créés pour nous ! Ils sont pour eux, pour leur offrir une sécurité alimentaire. Mais dans le film Demain, et dans d’autres études, ils disent que la planète pourrait se nourrir grâce à la permaculture, à condition de diminuer notre consommation de protéines animales. Mais… on ne peut pas vivre, sans viande. Je me rends compte que la distribution des richesses est inégale. Pour autant, mon père, par exemple, a travaillé dur pour en arriver là. Il mérite sa place. Mais aujourd’hui, avec notre système éducatif, j’ai bien vu que l’égalité des chances n’existe pas, en réalité. Ce qu’ont vécu les générations précédentes au niveau de l’emploi n’est plus applicable à nous. Les riches ne veulent pas partager leur argent – et c’est bien normal ! – alors ils ont trouvé des moyens pour que la population mange à sa faim. Pour cela, il faut gagner de l’argent, donc travailler. Finalement, il est plus facile de se nourrir ainsi : un job, et la sécurité d’avoir tout à outrance (nos grandes surfaces ne manquent de rien) et le confort est à portée de main. Je m’embrouille… Tout est inextricablement lié. L’agriculture, notre niveau de vie, le dérèglement climatique… Qu’est-ce qu’Aëlle reproche à notre système capitaliste, au juste ? Tout le monde mange à sa faim. N’est-ce pas là l’essentiel ?
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date : 18-05
Aujourd’hui, j’ai donc appris ce qu’est le travail libre ! Ça donne envie ! Lennie m’a expliqué la différence entre un emploi et un travail. Un emploi, c’est utiliser notre force de travail pour gagner un salaire. On effectue une tâche pour empocher de l’argent. Un travail (ou travail libre), c’est faire une activité qui nous épanouit, sans que l’argent entre en compte (ou en tout cas, ce n’est pas le but principal).
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date : 18-05
Cette fille a empoisonné mon univers avec des concepts et des valeurs qui ne sont pas les miens. Elle me chamboule trop. Je ne l’accepte pas. Elle doit sortir de ma vie.
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— Pourquoi les livres ?
— Je vous demande pardon ?
— Pourquoi sont-ils votre vice ? Elle posa l’assiette et s’essuya les doigts sur sa jupe avant de s’emparer d’un ouvrage au sommet d’une pile de petits livres reliés de cuir. Elle le lui tendit.
— Allez-y.
— Allez-y, quoi ?
— Sentez-le. Il inclina la tête. Elle ne put s’empêcher de sourire.
— Faites-le. Il approcha le livre de son nez. Inhala.
— Pas comme cela, dit-elle. Sentez-le vraiment. Il haussa un sourcil, mais obéit. — Que sentez-vous ? s’enquit Sophie.
— Le cuir et l’encre ? Elle secoua la tête.
— Le bonheur. C’est ce que sentent les livres. Le bonheur. C’est pour cela que j’ai toujours voulu avoir une librairie. Qu’y a-t-il de mieux dans la vie que d’offrir du bonheur ? Il la scruta – suffisamment longtemps pour qu’elle se sente mal à l’aise – jusqu’à ce qu’elle reprenne sa tartelette.
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C’est alors que Sophie en eut assez de ce monde de règles, de hiérarchies et de dédain. Ce monde qu’elle n’avait pas choisi. Ce monde qu’elle haïssait. Déterminée à venger sa sœur, elle courut derrière son beau-frère. Il se retourna de nouveau, peut-être parce qu’il entendit avec quel désespoir sa femme appela sa belle-sœur ; ou peut-être parce que le bruit des pas d’une représentante du sexe faible lui fonçant dessus était assez étrange pour le surprendre ; ou peut-être parce que Sophie ne put s’empêcher de donner voix à sa contrariété dans un cri féroce qui retentit à travers toute la serre. Elle le poussa de toutes ses forces. S’il n’avait pas été en train de se retourner, déjà en déséquilibre… Si le sol n’avait pas été aussi glissant, grâce aux soins de jardiniers soucieux d’entretenir ce qui faisait la fierté des Liverpool… Si la comtesse de Liverpool n’avait pas eu un tel faible pour les poissons…
— Espèce de petite mégère ! s’écria le duc depuis la mare où il gisait, assis sur son postérieur, les genoux pliés, ses cheveux mouillés plaqués sur le visage, les yeux brillants de fureur. Je vous détruirai ! crut-il bon d’ajouter. Bras ballant au bord de la mare, Sophie toisa son beau-frère, d’ordinaire si imposant. Mais pas cette fois. Incapable de se retenir, elle sourit.
— Vous pouvez toujours essayer.
— Sophie, dit sa sœur, et elle entendit le désarroi, le regret et la tristesse dans sa voix. Sans cesser de sourire, Sophie se tourna vers sa sœur.
— Oh, Seraphina ! s’exclama-t-elle, ignorant les crachotements et suffocations de son beau-frère. Dis-moi que tu as au moins apprécié cette scène. Sophie n’avait jamais vécu de moment plus délicieux depuis qu’ils avaient emménagé à Londres.
— J’ai apprécié, répondit sa sœur d’un ton calme. Malheureusement, je n’étais pas la seule. La duchesse fixait quelque chose derrière Sophie, qui pivota, et se figea en découvrant le Tout-Londres de l’autre côté des immenses vitres de la verrière.
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Sous le coup d’une impulsion, Delcy le retint par le bras quand il voulut la contourner. Sous ses doigts, elle put sentir la dureté des muscles, la chaleur de la peau à travers l’étoffe de la chemise. Comme si un énorme bourdon venait de le piquer, McIntyre sursauta et tourna vivement la tête vers elle. Son regard happa le sien, ravissant l’oxygène contenu dans ses poumons et la pénétrant jusqu’aux tréfonds de son être. Prise d’embarras, Delcy s’empressa de retirer sa main.
— Je ne demande qu’une minute de votre temps, plaida-t-elle, rougissante. Elle devait lever les yeux pour le regarder, car il la dépassait d’une bonne tête bien qu’elle était assez grande. Le cow-boy la toisa froidement, ses traits à présent d’une dureté marmoréenne.
— Je ne veux rien avoir à faire avec vous, alors le mâle alpha va se répéter : foutez-moi la paix, vu ?
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— Je peux vous aider, mam’zelle ?
— Je cherche Jay McIntyre. Vous savez où je peux le trouver ? L’homme ne répondit pas et se tourna vers un tracteur qui s’amenait dans un grondement en remorquant un chargement de balles de foin. La cabine vitrée reflétait tout comme un miroir et montrait mal le conducteur à son bord. Le mastodonte mécanique freina et le cow-boy venu parler à Delcy alla se présenter à l’ouverture de la portière de la cabine.
— Jay, on a ici une jument égarée qui te réclame. Je ne sais pas de quels cieux elle tombe, mais c’est de la croupe de qualité. L’autre, qui avait terminé de décharger, s’esclaffa dans la remorque, ses crochets au bout des bras lui donnant l’air d’un boucanier grotesque. Delcy l’ignora. Dans l’ouverture du grenier, deux têtes venaient d’apparaître. L’insistance de leur regard finit par avoir raison d’elle. Rouge comme une pivoine, plantée devant ces satyres sans gêne, elle voulut disparaître sous terre. Un homme finit par s’extraire de la cabine du tracteur toujours en marche. Aussitôt, un tressaillement se fit dans l’estomac de Delcy. Si cette bande de machos, qui continuaient de l’observer en chuchotant, l’avait mise en colère, elle se sentit cette fois singulièrement intimidée par l’apparition de ce cow-boy. Non, plutôt de ce spécimen mâle suintant la testostérone et l’Ouest sauvage. Rien qu’en le regardant, la jeune femme ressentit tactilement l’électricité qui saturait l’air d’un soir orageux et elle perçut, dans les pulsations de son pouls, la course effrénée d’un troupeau de mustangs indomptés.
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date : 20-04
Au bout de ces 32 années d’étude et de recherches sur les expériences vécues par celles et ceux qui avaient connu un arrêt cardiaque, j’ai acquis la certitude – et quand j’écris « certitude » ce n’est pas à 99,999 % mais vraiment à 100 % – que nous sommes un esprit incarné et que celui-ci continue à vivre après la destruction du corps qui le contient. Je le reconnais sans forfanterie et en toute objectivité : mon travail inlassable « de colibri » a contribué à faire reconnaître cette conception comme possible et même probable par de nombreuses personnes et à finir par la rendre acceptable par une partie du monde médical qui était, il y a très peu de temps encore, totalement hermétique à cette hypothèse.
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date : 20-04
Je le dis et le répète encore inlassablement : on ne naît pas matérialiste, on le devient. Notre éducation occidentale, influencée par ce dogme, accorde une trop grande importance à la matière et cette surestimation ne mène nulle part. En effet, si nous ne sommes que de la matière, la mort est synonyme de néant, la vieillesse et le handicap sont nos pires tares, et les objectifs de vie seront orientés vers la possession à tout prix d’un maximum de biens matériels censés représenter notre réussite. Nous sommes ainsi formatés dès notre plus jeune âge : pour être heureux, il faudrait donc gagner beaucoup d’argent et être le premier à l’école ! Nous avons fabriqué des générations de frustrés qui, ne pouvant atteindre les buts fixés par leurs parents, se réfugient dans des solutions extrêmes. Nous sommes à l’origine de ces déviances, nous sommes tous responsables ! Les expérienceurs nous disent que lorsqu’ils étaient dans la lumière d’amour inconditionnel, on leur a demandé comment ils avaient aidé ou aimé les autres et qu’ils avaient ainsi enfin compris que c’était cela le véritable but de l’existence : savoir aider et aimer les autres. Et c’est, de toute évidence, cette mission terrestre essentielle que l’on doit enseigner à nos enfants.
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