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Commentaires de livres faits par viedefun

Extraits de livres par viedefun

Commentaires de livres appréciés par viedefun

Extraits de livres appréciés par viedefun

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 19-09
Mes relations avec les hommes ont toujours été stressantes. Un stress que je m’imposais avec les mille et une questions que je me posais. Allait-il me trouver à son goût demain, et après-demain ? En aurait-il assez un jour de faire l’amour avec une fille qui a besoin de deux ou trois verres de vin pour laisser les lumières allumées ? Allait-il supporter encore longtemps mon régime annuel et ma mauvaise humeur qui vient avec? Je me rends compte que je n’ai jamais vraiment profité à 100% de ma vie conjugale. J’ai toujours éprouvé de la peur et j’étais constamment sur le qui-vive… Ce n’est pas normal, ça! Une relation amoureuse, c’est fait pour s’abandonner, pas pour s’inquiéter tout le temps !
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date : 19-09
Je commence à descendre la fermeture éclair. Je m’arrête au moment où j’entends un drôle de bruit tout près de moi. Comme si quelqu’un se trouvait dans mon lit et venait de bouger. Je crois même avoir senti du mouvement sur le matelas. OMG! Est-ce possible que je ne sois pas seule? Mais non, voyons! Mon imagination me joue des tours. Si une personne était entrée dans le chalet cette nuit, je m’en serais rendu compte, c’est évident. Je reprends le contrôle de mes émotions quand un autre bruit me fait sursauter. Serait-ce une respiration? Nahhh. Impossible. J’ai beau essayer de me convaincre, je ne suis pas rassurée pour autant. Je vérifie en allumant la lampe de poche de mon iPhone. À ma droite, sur le lit, j’aperçois une boule grise, de laquelle s’échappe une queue rayée… FUCK ! Y a un raton laveur dans la chambre!
— AHHHHHHHHHHHHHHH! Mon puissant cri réveille la bête, qui redresse lourdement la tête. RE-FUCK! D’une main tremblante, je descends la fermeture éclair du sac de couchage qui bloque à mi-chemin… Quand ça va mal… Je saute du lit, le sac de couchage coincé sur mes hanches. Dans ma précipitation, je tombe et je m’étale au sol de tout mon long. Ah non! S’il fallait qu’il s’approche! Yeurk! C’est plein de maladies, ces animaux-là, et ça mord en plus. Je dois fuir au plus vite. Je réalise que c’est ma chemise de nuit qui est prise dans la fermeture éclair. Je tire pour la dégager, mais il n’y a rien à faire. Je vois le raton laveur se lever et marcher sur le lit.
— AHHHHHHHHHHHHHHH !
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date : 19-09
— Non! J’veux ma balle!
— Est pas là, tu vois bien! Allez, ouste! Le gamin se fiche de moi et il continue de chercher sa balle sur le sol détrempé. Ça ne se passera pas comme ça! Aux grands maux les grands remèdes! Je décroche la douche et je lui envoie un puissant jet d’eau dans le dos. Quin, toé!
— Ahhhhhh! Arrête! Pas question! Je fermerai l’eau quand il aura disparu. Après quelques secondes de ce traitement-choc, il comprend qu’il a perdu la partie et il se faufile sous la porte pour s’enfuir en courant. Je souris intérieurement. Ça lui apprendra, espèce de petit mal élevé!
— La grosse m’a tout arrosé! QUOI? Est-ce que j’ai bien entendu? Il vient de me traiter de grosse?
— Grosse torche ! ajoute l’autre gamin. Bon, là, ça suffit! Généralement, j’ignore ce genre d’insultes, surtout quand elles proviennent d’enfants. Mais aujourd’hui, je n’ai qu’une envie: crier à la planète entière que je NE suis PAS grosse. Juste ronde!
— Grosse patate!
— T’es comme une montgolfière! OMFG! Celle-là, je ne l’avais jamais entendue. Et puis elle est loin d’être vraie. Je ne fais quand même pas du 28 !
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date : 19-09
-Tu veux qu’on prépare d’autres trucs puisqu’on est ici ? Non mais qu’est-ce qu’il s’imagine ? Que nous allons jouer au couple de gros qui se découvrent et laisser nos amis minces faire la même chose? No way ! Si un match se crée ce soir, ni lui ni moi n’en ferons partie !
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date : 19-09
— Bonjour, maman. Marie-Lyne Poitras, alias ma mère, s’avance vers moi avec un air pincé. Marie-Lyne Poitras, c’est une femme baptisée Line, mais qui a changé son prénom pour le rendre plus sexy. C’est aussi une femme qui se teint les cheveux blond platine pour ressembler à son idole. À trente-six ans, c’est charmant. À cinquante-neuf, c’est ridicule.
— Je savais pas que t’étais dans le coin, Valéry.
— Euh… Je viens juste d’arriver. J’allais t’appeler.
— J’espère !
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date : 18-09
Ma mère m’a été arrachée et j’ai connu une sale période juste après sa mort. Une furie, voilà à quoi je ressemblais. Je tapais dans tout, mon agressivité me rendait asociale. Pendant deux mois, je me suis renfermée sur moi-même. Heureusement, mon frère et mon père m’aidaient. Vraiment, ils m’ont sauvée de ma perdition, de l’état végétatif dans lequel je me trouvais. Puis Tyler est parti, une fois qu’il me pensait rétablie. Seulement, la mauvaise Chloé dort au fond de moi, prête à reprendre du service quand il le faudra.
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date : 18-09
Le bar que nous avons acheté se situe au centre-ville de Burlington, à vingt minutes en voiture de chez nous. Non à cinq, comme l’a indiqué mon père. D’après ce qu’il dit aussi, ici tout le monde se connaît, ce que je n’apprécie pas du tout. Ça signifie en réalité que tous parlent sur le dos des uns et des autres. Ils font croire qu’ils sont une grande famille pour mieux se tirer dans les pattes ensuite. L’être humain a toujours fonctionné ainsi. Mêlant envie, crainte, jalousie et colère à sa façon d’être.
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date : 18-09
Depuis toujours, je mets un point d’honneur à agir comme bon me semble, et ce n’est pas lui qui va me dicter mon comportement face à ce gang à la noix. Il y a mon père pour ça. De plus, quand ma mère nous a quittés, j’ai juré de toujours agir selon mon bon vouloir. Être une femme libre, comme elle l’affirmait, et ne laisser aucun homme prendre des décisions à ma place.
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date : 18-09
— C’est quoi leur problème, pourquoi nous observent-ils tous ainsi ?
— Ils voulaient nous souhaiter la bienvenue, lâche soudain mon père. En passant devant eux, le plus jeune de tous
— celui qui parle avec la fille
— braque ses yeux noirs vers moi et, après avoir remis son casque, m’adresse un sublime doigt d’honneur. Nous, bienvenue ? Pas si sûre.
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date : 18-09
Dos à la porte pour sortir du bar, je tente de la pousser d’un coup de hanche, mais comme quelqu’un ouvre en même temps sans que je ne m’en aperçoive, je perds l’équilibre et tombe les fesses par terre. Bien évidemment les poubelles que j’ai entraînées dans ma chute se renversent sur moi. Après la douleur et la rage qui m’envahit, je relève les yeux sur la personne en face de moi. Tony. Sourire en coin, il murmure :
— Te voilà à ta place, sale traînée. Parmi les ordures. Choquée par ce qu’il vient de dire, je reste à l’observer tandis qu’il retourne dans le bar. En effet, inutile que j’attende de l’aide de sa part. Je me relève, heureusement les bouteilles ne m’ont pas blessée. Une fois ce foutoir ramassé, je vais le jeter avec l’envie d’insulter ce type de tous les noms d’oiseaux qui me viennent, mais je me retiens.
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date : 18-09
— Il se trouve que Tony veut recevoir ses boissons... uniquement de toi.
— Quoi ?
— C’est toi qui dois apporter tout ce qu’ils vont commander à leur table. Interdite, je la regarde bouche bée et mes yeux croisent ceux d’Ayden. Il fronce les sourcils. Alors dans un élan de folie, je me mets à rire. Parce que je trouve la situation invraisemblable oui, oui !
— OK. Je vais m’occuper d’eux.
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date : 18-09
« — Putain, mais elle se fout de ma gueule ! Je l’entends crier, puis le bruit d’une chaise qu’on racle sur le sol, il siège déjà face à moi. Je me tiens derrière le comptoir et le regarde avec un air innocent. Tony s’écrie :
— De la bière sans alcool c’est ça que tu me conseilles ? Je hausse les épaules. Il semble furax, tant mieux c’était l’effet escompté.
— Tu m’as pris pour un putain de gamin ou quoi ?
— Franchement, à t’acharner comme ça sur moi, c’est l’impression que tu me donnes. J’ai aussi ajouté du piment dans son verre. Un truc vraiment fort. Il devrait s’en rendre compte bientôt et...
— Nom de dieu ! Bordel de mer... Tony se met à tousser et devenir tout rouge. Il souffre le pauvre chéri. Après quelques tentatives pour parler, il finit par réussir :
— T’as mis... T’as mis du piment en plus ? T’es cinglée ? Je me retiens de rire. Il hausse les sourcils et s’écrie de plus belle :
— J’aurais... J’aurais pas dû demander à ce que tu nous serves ! T’es bonne à rien, en fait !
— Et toi, on sent que ta copine ne te satisfait pas pour être aussi con ! ».
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date : 06-09
Madden, dit Mad, est le garçon le plus sexy du lycée, de la ville, et peut-être même de la planète. Le problème, c’est qu’il en a parfaitement conscience. Il est également la personne la plus méprisante et la plus odieuse que je connaisse. Non pas que je puisse me vanter de le connaître personnellement — heureusement ! —, mais pas besoin d’avoir inventé l’eau chaude pour se rendre compte à quel point il est abject avec tous ceux qui gravitent autour de lui. Se lamenter ou s’en plaindre est inutile, car vous l’aurez compris, ici Mad est le roi ! Pour faire simple, lui et sa cour règnent en maîtres sur le lycée. Autant faire avec… Et je souhaite bien du courage à celui ou celle qui se retrouvera dans leur ligne de mire. Au fait, bienvenue à Burlington High.
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date : 06-09
Un prédateur impitoyable. Ma proie n’a aucune foutue chance contre moi. Oh oui ! La détruire sera un jeu d’enfant et j’y prendrai un max de plaisir. Pour la première fois depuis deux jours, un large sourire s’étale sur mes lèvres…
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date : 24-08
Elle ne considérait pas Jack comme un ami, s’alarmait à l’idée qu’il puisse la draguer, et redoutait par-dessus tout que sa famille les croie amants… Elle n’était pas au bout de ses peines, car Jack Russo ne supportait pas que quelqu’un lui résiste, a fortiori une belle plante comme elle. Il devinait que sous la glace couvaient des braises ; avec un peu de pratique, Daisy Minor ne tarderait pas à révéler la tigresse qui sommeillait en elle. Et il était bien décidé à lui servir d’entraîneur. Jack n’avait pas eu de liaison sérieuse depuis son divorce. Les rapports amoureux demandent des efforts et de la disponibilité, et il n’était pas prêt à en offrir. Du moins, jusqu’à ce jour. Car Daisy était différente des autres. Elle était à la fois honnête et compliquée, naïve et érudite, cinglante quand on la provoquait, mais foncièrement gentille – une qualité rare. Bref, elle lui plaisait. Or tout indiquait qu’elle cherchait un homme : sa transformation physique et vestimentaire, ses virées en boîte… Restait seulement à la convaincre que Jack Russo était son type d’homme. Et ce n’était pas gagné. Mais alors pas du tout. En attendant, il allait devoir veiller sur elle, et ce serait un job à temps plein. Non content de sillonner les clubs de la région à la recherche d’un violeur en série, il faudrait tenir à l’œil les rencontres de sa protégée, qui s’annonçaient nombreuses. Avec ses nouveaux appas, elle allait faire des ravages. Le jeu serait éprouvant, mais il en valait la chandelle.
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date : 24-08
— Alors, où est le problème ?
— Nulle part. Il n’y a aucun problème. Et je ne suis pas venu vous interroger. Je vous ai seulement proposé de faire un tour avec moi. Vous vous attendiez peut-être à vous faire cuisiner pendant des heures au commissariat, avec une lampe braquée sur le visage ?
— C’est un comble ! Vous m’avez quasiment ordonné de monter avec vous. Vous avez dit : « Venez donc faire un tour avec moi. » En général, quand un flic dit ça à la télé, c’est qu’il est venu arrêter la personne.
— Que voulez-vous, les dialoguistes doivent manquer d’inspiration.
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date : 24-08
— J’espère qu’Evelyn et Joella vont bien, dit cette dernière, façon grossière d’amorcer la pompe à confidences. Puis elle découvrit la nature de la boîte que sa cliente tenait entre les mains.
— Daisy Minor ! glapit-elle.
— Je paye en espèces, répondit l’intéressée tout en exhibant des billets afin d’accélérer le processus. Elle avait cru pouvoir garder son sang-froid, mais des bouffées de chaleur lui démontraient le contraire. À voir la mine ahurie de Barbara, on aurait cru qu’elle n’avait jamais vendu de préservatifs de sa vie.
— Ta mère est au courant ? demanda-t-elle à mi-voix.
— Elle le sera sous peu, répondit Daisy, qui voyait déjà la clientèle de la boutique se jeter sur le téléphone dès qu’elle aurait franchi le seuil de la pharmacie.
— Hé ! On n’a pas que ça à faire ! grommela une voix grave par-dessus l’épaule de Daisy. Elle se figea. Pas la peine de se retourner pour identifier l’individu en question, qu’elle fréquentait plus qu’à son tour, ces derniers temps. D’une main tremblante, Barbara passa l’article sous le lecteur de code-barres et le prix s’afficha. Elle prit l’argent que lui tendait Daisy, lui rendit la monnaie, et enfourna la boîte dans un sachet au nom de la boutique. Daisy plongea la monnaie dans son sac à main, prit le sachet, et pour la première fois de sa vie se rua vers la sortie sans prendre congé en bonne et due forme. Pour parachever son supplice, Russo lui emboîta le pas.
— À quoi vous jouez ? fulmina-t-elle. Retournez là-dedans et achetez quelque chose !
— Mais je n’ai besoin de rien, dit-il.
— Alors, pourquoi êtes-vous entré ?
— Je vous ai aperçue et je voulais vous parler. Des capotes, n’est-ce pas ? C’est une grande boîte que vous avez là. Elle en contient combien ?
— Fichez le camp ! ordonna-t-elle tout en continuant de marcher. Elle a cru que je les achetais pour vous ! Ce rustaud s’était même plaint d’être pressé. À présent toute la ville allait leur prêter une liaison.
— Je suis assez grand pour m’approvisionner tout seul, merci.
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date : 24-08
Vous avez entendu parler de viols avec administration de drogue ? demanda-t-il de but en blanc. Elle se tourna vers lui, bouche bée.
— Vous voulez dire que ces types…
— Je n’en sais rien, et vous non plus. C’est bien le problème. Quand vous sortez en boîte, ne laissez personne vous apporter un verre, sauf la serveuse. Mieux : commandez directement au bar. N’abandonnez pas votre boisson sur une table pendant que vous dansez, que vous allez aux toilettes, ou je ne sais où. Et si c’est le cas, n’y touchez plus. Commandez autre chose.
— Mais, ça aurait quel goût, si quelqu’un y avait versé une de ces substances dont vous parlez ?
— Vous ne sentiriez pas la différence. Et lorsque les premiers effets se manifestent, vous n’avez déjà plus votre tête. C’est pourquoi il vaut mieux sortir en tandem, avec une amie par exemple, afin de veiller l’une sur l’autre. Dès que l’une montre des signes de somnolence, il faut filer aux urgences. Et surtout, ne montez jamais en voiture avec un type que vous venez de rencontrer. Daisy chercha qui, parmi ses connaissances, pourrait l’accompagner dans les bars. Aucun nom ne lui vint à l’esprit. Ses amies étaient toutes mères de famille, et n’étaient pas du genre à sortir entre filles pour draguer des mâles dans le dos de leur mari. Evelyn et Joella étaient célibataires, mais non… Inutile d’y penser.
— Il existe plusieurs produits, poursuivit Russo. Vous avez sûrement entendu parler du Rohypnol, mais celui qui nous préoccupe le plus ces temps-ci est le GHB.
— C’est quoi, ça ? Il grimaça.
— Un mélange de décapant pour sols et de déboucheur de conduits.
— Seigneur ! Ce doit être fatal !
— En grande quantité, oui. Et encore, il en faut parfois très peu pour tuer. Les réactions varient d’une victime à l’autre.
— Mais ça doit brûler la gorge. Il secoua la tête.
— Même pas. Dans le cas d’une overdose, vous vous endormez pour ne plus vous réveiller. Et lorsque le GHB est dissous dans de l’alcool, l’effet est encore plus radical et imprévisible. Quand un type vous intoxique au GHB, il se fiche pas mal que vous y restiez ou pas, du moment qu’il peut vous violer tant que vous êtes encore tiède. Daisy fixa le paysage, abasourdie. Ce qu’elle venait d’apprendre la dissuadait assez pour ne plus remettre les pieds en boîte de nuit. En même temps, dans quel autre endroit pourrait-elle rencontrer des célibataires.
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— Celle-là est vide, dit Quentin, interrompant le cours de mes réflexions. Vide. Quel mot hideux ! La plupart des fermiers – et des vétérinaires – sont des hommes. Et ça s’entend. Jamais une femme n’utiliserait un terme pareil. Quentin attrapa la tondeuse, lui rasa la queue et lui apposa une marque. Alors seulement, je la laissai passer dans un autre petit enclos avec sa queue tondue.
— Bienvenue chez les ratées, lui dis-je. Tu n’es pas enceinte. Donc, tu es une ratée.
— Ellie, tu la fais sortir ou tu lui fais la conversation ? cria papa. Je rougis. J’espérais qu’il ne m’avait pas entendue. J’ai agité mon chapeau devant la vache pour l’attirer dans l’enclos. N’empêche que ce que je venais de dire était vrai. Elles n’avaient qu’une seule chance et si elles la loupaient, elles étaient finies. On ne pouvait pas se permettre de les laisser dévorer l’herbe des paddocks si elles étaient « vides ». Une fois la queue rasée, elles n’avaient plus grande valeur pour quiconque. Elles partaient droit à l’abattoir. Peu importait qu’elles soient sympa, qu’elles possèdent un super sens de l’humour ou que ce soit agréable de discuter avec elles ou même qu’elles soient très intelligentes. Si elles étaient enceintes, elles avaient de la valeur. Sinon, non. Au lycée, en seconde, je me souviens d’avoir entendu un jeune prof de la ville dire que les filles des fermes étaient dures comme la pierre. Mais, bon sang, comment pourrait-il en être autrement ? D’aussi loin que je me souvienne, j’ai vu des vétos enfoncer le bras dans le ventre des vaches pour s’assurer qu’elles étaient engrossées. Je suis sûre que ce prof n’a jamais enlevé le pollen dans les yeux de quatre cents brebis : tout ce mucus blanchâtre et cette odeur qui vous donne envie de vomir. Je parie qu’il n’a jamais sorti un veau mort d’une génisse en plein travail, un veau mort depuis une bonne semaine et qui s’est décomposé dans le ventre de sa mère. J’ai remarqué qu’il ne disait rien à propos des garçons des fermes. Comparées à certains d’entre eux, les filles sont aussi raffinées que des hôtesses de l’air.
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Enfin, peu importe, reprit Fiona. D’une certaine façon, ce qui compte, ce n’est pas ce que Lee a fait, c’est de savoir jusqu’à quand tu vas le lui reprocher ? On doit être solidaires, tu le sais, et si on commence à s’en vouloir, à se reprocher des trucs, dans moins d’une semaine plus personne ne parlera à personne. Mais, même ça, ce n’est pas le plus important pour moi, Ellie. Le plus important, c’est que je veux retrouver l’Ellie d’avant. L’Ellie qui aidait toujours ceux qui avaient des ennuis, qui était toujours là pour ses amis. Si la guerre a tué cette Ellie, alors il n’y a plus d’espoir pour aucun d’entre nous.
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D’un autre côté… eh bien, d’un autre côté, j’étais peut-être un peu trop critique envers les autres et un peu dure avec les gosses. C’était plus fort que moi. Je ne m’en rendais même pas compte. Le ton de ma voix, l’impatience avec laquelle je les écoutais. Mais j’avais toujours été critique. C’est ma nature. Fiona ne l’avait peut-être pas remarqué avant la guerre. Nous étions bonnes amies à l’époque mais il y avait toujours des tas de gens autour de nous. Nous ne nous connaissions pas comme nous nous connaissions à présent.
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Dans les veines de Wolf coulait le sang des deux peuples les plus belliqueux de l’histoire de l’humanité : Les Comanches et les Celtes. C’était un vrai guerrier, ce que l’armée avait vite compris lorsqu’il s’était engagé.
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Le pâle clair de lune soulignait les angles de son visage ciselé, qui témoignait de son héritage. Plus encore que sa chevelure épaisse et noire qui lui tombait jusqu’aux épaules ou que ses yeux de jais aux lourdes paupières, c’étaient ses pommettes hautes, son large front, sa bouche mince et son nez aquilin qui révélaient ses origines indiennes. De façon moins évidente, mais tout aussi féroce, Wolf portait l’héritage celtique de son père, un Écossais arrivé de ses Highlands natales une génération plus tôt. Ces gènes avaient atténué les caractéristiques indiennes héritées de sa mère dans un visage aussi découpé qu’une lame, aussi sévère et aussi fort.
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C’était aussi un homme sensuel. Il connaissait sa nature, et la plupart du temps, s’en accommodait. Mais parfois, cette nuit en particulier, il avait envie d’une femme. En général, dans ces cas-là, il rendait visite à Julie Oakes, une divorcée plus âgée que lui de quelques années. Elle vivait dans une petite ville, à environ 80 km. Et ça faisait cinq ans qu’il la voyait régulièrement. Ni l’un ni l’autre ne songeait à un engagement sérieux, mais ils s’appréciaient, et passaient du bon temps ensemble. Wolf évitait de la voir trop souvent et prenait grand soin de ne pas être vu entrant chez elle. Dans ces contrées, il était inconcevable et même malvenu qu’une Blanche ait des relations avec un Indien. Wolf acceptait cette réalité sans état d’âme. Il savait que les voisins de Julie seraient horrifiés qu’elle couche avec lui. Il n’était pas n’importe quel Indien : une accusation de viol pesait lourd sur la vie d’un homme.
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— Venez avec moi.
— Où ?
— Dans la chambre. En voyant Mary s’arrêter et esquisser un mouvement de recul, un rictus amer déforma les traits de Wolf.
— Ne vous inquiétez pas, aboya-t-il. Je saurai dominer mes ardeurs sauvages, et quand vous serez habillée, vous pourrez ficher le camp de ma montagne.
Mary se redressa de toute sa taille et jeta à Wolf un regard hautain.
— Il n’est pas nécessaire de vous moquer de moi, Mr Mackenzie, dit-elle d’une voix calme, mais ferme. Elle était consciente d’avoir reçu du ciel à la naissance peu d’atouts féminins, mais elle n’avait pas besoin qu’on le lui rappelle de façon sarcastique. Elle s’était habituée à la banalité de son physique, avait admis le fait qu’elle ne pouvait rien y changer. Après tout, c’était un fait acquis, tout comme le lever du soleil à l’est. Étrangement, Mr Mackenzie la rendait vulnérable, et elle souffrait qu’il ait ainsi souligné son manque de charme. Les épais sourcils noirs de Wolf se froncèrent au-dessus de son nez aquilin.
— Je ne me moquais pas de vous, aboya-t-il. Je suis parfaitement sérieux. Je tiens vraiment à ce que vous quittiez cette montagne.
— Et bien, je partirai, bien sûr, répliqua-t-elle. Il était inutile de vous moquer de moi. Il mit les deux mains sur ses hanches.
— Que voulez-vous dire au juste ? Sa peau délicieuse s’empourpra de gêne, mais ses yeux gris-bleu gardèrent leur expression déterminée.
— Je sais que je ne suis pas séduisante. Que je ne suis pas du genre à éveiller les ardeurs... euh… sauvages d’un homme. Elle était sérieuse. Dix minutes plus tôt, Wolf aurait admis qu’elle était quelconque. Bien sûr, elle n’avait toujours rien d’une Vénus à la beauté ravageuse, mais il était sidéré que ne comprenne pas la situation. D’abord, il était Indien. Ensuite, était-elle assez naïve pour ne pas avoir saisi ses sous-entendus ? N’avait-elle pas compris à quel point sa proximité l’avait excité. Son désir était toujours aussi douloureux, et son corps exigeait plus de sensations. Il eut un rire rauque, sans la moindre trace d’amusement. Après tout, pourquoi ne pas continuer cette petite scène excitante ? Une fois qu’elle saurait la vérité, elle s’enfuirait sans doute le plus vite possible. Il plongea son regard noir et brillant dans celui de Mary.
— Je ne plaisantais pas. Le fait de vous toucher, être aussi près de vous, ça m’a fait bander. Elle le regarda en écarquillant les yeux.
— Fait bander ? Répéta-t-elle d’une voix blanche.
— Ouais. (Et comme elle continuait à le regarder comme s’il parlait une langue étrangère, il ajouta d’une voix impatiente :) Vous m’avez excité, si vous voulez un terme plus précis. Elle repoussa derrière son oreille une mèche soyeuse qui s’était échappée des épingles de son chignon.
— Vous continuez à vous moquer de moi, dit-elle d’une voix accusatrice. Jamais de toute sa vie, Mary avait… excité un homme. C’était impossible. Wolf était à la fois énervé et tendu de désir. Il avait appris à refouler ses pulsions face aux Blanches, mais cette petite bonne femme, avec son allure désuète et son air innocent, lui faisait perdre tout contrôle. Il était tellement frustré qu’il avait peur d’exploser. Soudain, dans un mouvement irrépressible, il la prit par la taille et l’attira contre lui.
— Vous avez peut-être besoin d’une démonstration, dit-il d’une voix rauque, avant de poser sa bouche sur la sienne.
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date : 05-08
Hector a scellé son destin quand sa lame s’est enfoncée dans le corps de Patrocle, souffla Aleiria. Il ne pouvait plus dès lors échapper au courroux d’Achille. Les Dieux en ont voulu ainsi.
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