Livres
477 750
Membres
458 714

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par MuscleMuseum 2015-10-11T20:58:55+02:00

- C'est que votre force n'est pas dans votre tête, Porthos, dit d'Artagnan.

- Non, elle est dans mes bras et dans mes épaules, répondit naïvement Porthos.

Afficher en entier
Extrait ajouté par MuscleMuseum 2015-09-23T14:00:59+02:00

« Jamais, dit Athos en levant lentement la main droite au ciel, jamais, je le jure devant Dieu qui nous voit et qui nous écoute pendant la solennité de cette nuit, jamais mon épée ne touchera les vôtres, jamais mon œil n'aura pour vous un regard de colère, jamais mon cœur un battement de haine. Nous avons vécu ensemble, haï et aimé ensemble ; nous avons versé et confondu notre sang ; et peut-être, ajouterai-je encore, y a-t-il entre nous un lien plus puissant que celui de l'amitié, peut-être y a-t-il le pacte du crime ; car, tous quatre, nous avons condamné, jugé, exécuté un être humain que nous n'avions peut-être pas le droit de retrancher de ce monde, quoique plutôt qu'à ce monde il parût appartenir à l'enfer. »

Afficher en entier
Extrait ajouté par Babwine 2019-03-15T15:08:35+01:00

"[...] - Dites, dites.

- Et : A bas Mazarin ! Ma foi, voilà le grand mot lâché.

Mazarin sourit, mais devient fort pâle.

- Et vous avez crié ? dit-il.

- Ma foi non, dit d'Artagnan, je n'étais pas en voix, M. du Vallon est enrhumé et n'a pas crié non plus. Alors, Monseigneur...

- Alors quoi ? demanda Mazarin.

- Regardez mon chapeau et mon manteau.

Et d'Artagnan montra quatre trous de balle dans son manteau et deux dans son feutre. Quant à l'habit de Porthos, un coup de hallebarde l'avait ouvert sur le flanc, et un coup de pistolet avait coupé sa plume.

- Diavolo ! dit le cardinal pensif et regardant les deux amis avec une naïve admiration, j'aurais crié, moi !"

Afficher en entier
Extrait ajouté par Babwine 2019-03-12T10:29:08+01:00

"[...] - Je sais que c'est effrayant, dit d'Artagnan, mais quand on pense que nous avons tué des Anglais, des Rochelois, des Espagnols, des Français même, qui n'avaient jamais fais d'autre mal que de nous coucher en joue et de nous manquer, et qui n'avaient jamais eu d'autre tort que de croiser le fer avec nous et de ne pas arriver à la parade assez vite, je m'excuse pour ma part dans le meurtre de cette femme, parole d'honneur !"

Afficher en entier
Extrait ajouté par Laurien 2017-01-13T19:58:14+01:00

-Jurons sur cette croix, qui malgré sa matière est toujours une croix, jurons d'être unis malgré tout et pour toujours. Et puisse ce serment non seulement nous lier nous-mêmes, mais encore lier nos descendants.

Afficher en entier
Extrait ajouté par anonyme 2016-05-04T14:07:27+02:00

- Hélas ! vous le savez, répondit la reine, le roi n'est encore qu'un enfant, et la reine est une femme, bien faible même : c'est M. de Mazarin qui est tout.

- Voudrait-il donc jouer en France le rôle que Cromwell joue en Angleterre ?

- Oh ! non. C'est un Italien souple et rusé, qui peut-être rêve le crime mais n'osera jamais le commettre ; et, tout au contraire de Cromwell, qui dispose des deux chambres, Mazarin n'a pour appui que la reine dans sa lutte avec le parlement.

- Raison de plus alors pour qu'il protège un roi que les parlements poursuivent.

La reine hocha la tête avec amertume.

- Si j'en juge par moi-même, milord, dit-elle, le cardinal ne fera rien, ou peut-être même sera contre nous. Ma présence et celle de ma fille en France lui pèsent déjà : à plus forte raison, celle du roi. Milord, ajouta Henriette en souriant avec mélancolie, c'est triste et presque honteux à dire mais nous avons passé l'hiver au Louvre sans argent, sans linge, presque sans pain, et souvent ne nous levant pas faute de feu.

- Horreur ! s'écria de Winter. La fille de Henri IV, la femme du roi Charles ! Que ne vous adressiez-vous donc, Madame, au premier venu de nous ?

- Voilà l'hospitalité que donne à une reine le ministre auquel un roi veut la demander.

Afficher en entier
Extrait ajouté par anonyme 2016-05-03T13:11:08+02:00

Puis, le coeur serré, il continua son chemin, mais il n'avait pas fait cent pas, qu'un furieux se penchant entre deux soldats de la haie, cracha au visage du roi, comme jadis un Juif infâme et maudit avait craché au visage de Jésus le Nazaréen.

De grands éclats de rire et de sombres murmures retentirent tout ensemble : la foule s'écarta, se rapprocha, ondula comme une mer tempétueuse, et il sembla au roi qu'il voyait reluire au milieu de la vague vivante les yeux étincelants d'Athos.

Charles s'essuya le visage et dit avec un triste sourire :

- Le malheureux ! pour une demi-couronne il en ferait autant à son père.

Le roi ne s'était pas trompé ; il avait vu en effet Athos et ses amis, qui, mêlés de nouveau dans les groupes, escortaient d'un dernier regard le roi martyr.

Quand le soldat salua Charles, le coeur d'Athos se fondit de joie ; et lorsque ce malheureux revint à lui, il put trouver dans sa poche dix guinées qu'y avait glissées le gentilhomme français. Mais quand le lâche insulteur cracha au visage du roi prisonnier, Athos porta la main à son poignard.

Mais d'Artagnan arrêta cette main, et d'une voix rauque :

- Attends ! dit-il.

Jamais d'Artagnan n'avait tutoyé ni Athos ni le comte de La Fère.

Athos s'arrêta.

D'Artagnan s'appuya sur Athos, fit signe à Porthos et à Aramis de ne pas s'éloigner, et vint se placer derrière l'homme aux bras nus, qui riait encore de son infâme plaisanterie et que félicitaient quelques autres furieux.

Cet homme s'achemina vers la Cité. D'Artagnan, toujours appuyé sur Athos, le suivit en faisant signe à Porthos et à Aramis de les suivre eux-mêmes.

L'homme aux bras nus, qui semblait un garçon boucher, descendit avec deux compagnons par une petite rue rapide et isolée qui donnait sur la rivière.

D'Artagnan avait quitté le bras d'Athos et marchait derrière l'insulteur.

Arrivés près de l'eau, ces trois hommes s'aperçurent qu'ils étaient suivis, s'arrêtèrent, et, regardant insolemment les Français, échangèrent quelques lazzi entre eux.

- Je ne sais pas l'anglais, Athos, dit d'Artagnan, mais vous le savez, vous, et vous m'allez servir d'interprète.

Et à ces mots, doublant le pas, ils dépassèrent les trois hommes. Mais se retournant tout à coup, d'Artagnan marcha droit au garçon boucher, qui s'arrêta, et le touchant à la poitrine du bout de son index :

- Répétez-lui ceci, Athos, dit-il à son ami : « Tu as été lâche, tu as insulté un homme sans défense, tu as souillé la face de ton roi, tu vas mourir... »

Athos, pâle comme un spectre et que d'Artagnan tenait par le poignet, traduisit ces étranges paroles à l'homme, qui, voyant ces préparatifs sinistres et l'oeil terrible de d'Artagnan, voulut se mettre en défense. Aramis, à ce mouvement, porta la main à son épée.

- Non, pas de fer, pas de fer ! dit d'Artagnan, le fer est pour les gentilshommes.

Et, saisissant le boucher à la gorge :

- Porthos, dit d'Artagnan, assommez-moi ce misérable d'un seul coup de poing.

Porthos leva son bras terrible, le fit siffler en l'air comme la branche d'une fronde, et la masse pesante s'abattit avec un bruit sourd sur le crâne du lâche, qu'elle brisa.

L'homme tomba comme tombe un boeuf sous le marteau.

Ses compagnons voulurent crier, voulurent fuir, mais la voix manqua à leur bouche, et leurs jambes tremblantes se dérobèrent sous eux.

- Dites-leur encore ceci, Athos, continua d'Artagnan : « Ainsi mourront tous ceux qui oublient qu'un homme enchaîné est une tête sacrée, qu'un roi captif est deux fois le représentant du Seigneur. »

Athos répéta les paroles de d'Artagnan.

Les deux hommes, muets et les cheveux hérissés, regardèrent le corps de leur compagnon qui nageait dans des flots de sang noir ; puis, retrouvant à la fois la voix et les forces, ils s'enfuirent avec un cri et en joignant les mains.

- Justice est faite ! dit Porthos en s'essuyant le front.

- Et maintenant, dit d'Artagnan à Athos, ne doutez point de moi et tenez vous tranquille, je me charge de tout ce qui regarde le roi.

Afficher en entier
Extrait ajouté par ALittlePieceOfHeaven 2014-11-15T20:33:21+01:00

« Dans une chambre du Palais Cardinal que nous connaissons déjà, près d'une table à coins de vermeil, chargée de papiers et de livres, un homme était assis la tête appuyée dans ses deux mains. Derrière lui était une vaste cheminée, rouge de feu, et dont les tisons enflammés s'écroulaient sur de larges chenets dorés. La lueur de ce foyer éclairait par derrière le vêtement magnifique de ce rêveur que la lumière d'un candélabre chargé de bougies éclairait par devant. À voir cette simarre rouge et ces riches dentelles, à voir ce front pâle et courbé sur la méditation, à voir la solitude de ce cabinet, le silence des antichambres, le pas mesuré des gardes sur le palier, on eût pu croire que l'ombre du cardinal de Richelieu était encore dans sa chambre. Hélas ! c'était bien en effet seulement l'ombre du grand homme. La France affaiblie, l'autorité du roi méconnue, les grands redevenus forts et turbulents,l'ennemi rentré en deçà des frontières, tout témoignant que Richelieu n'était plus là. Mais ce qui montrait encore mieux que tout cela que la simarre rouge n'étaient point celle du vieux cardinal, c'était cet isolement qui semblait, comme nous l'avons dit, plutôt celui d'un fantôme que celui d'un vivant ; c'était ces corridors vides de courtisans, ces cours pleines de gardes ; c'était le sentiment railleur qui montait de la rue et qui pénétrait à travers les vitres de cette chambre ébranlée par le souffle de toute une ville liguée contre le ministre ; c'étaient enfin des bruits lointains. »

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode