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Bibliothèque de Virgile : Mes envies

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Paris Paris
Émile Zola   
Le cœur serré, Pierre considérait le bon prêtre tout blanc, avec sa grosse bouche de bonté, ses yeux clairs d’enfant, dans sa face ronde et souriante. Et l’histoire de cet amant de la pauvreté lui revenait en un flot d’amertume, la disgrâce où il était tombé, pour sa candeur sublime de saint homme charitable. Son petit rez-de-chaussée de la rue de Charonne, dont il faisait un asile, où il recueillait toutes les misères de la rue, avait fini par devenir une cause de scandale. On y abusait de sa naïveté, de son innocence, et des abominations se passaient chez lui, sans qu’il les soupçonnât. Des filles y allaient, lorsqu’elles n’avaient pas trouvé d’hommes pour les emmener. D’infâmes rendez-vous s’y donnaient, toute une promiscuité monstrueuse. Enfin, une belle nuit, la police y avait fait une descente, pour y arrêter une fillette de treize ans, accusée d’infanticide. Très émue, l’autorité diocésaine avait forcé l’abbé Rose à fermer son asile, et l’avait déplacé de l’église Sainte-Marguerite, en l’envoyant à Saint-Pierre-de-Montmartre, où il avait retrouvé sa place de vicaire. Ce n’était pas une disgrâce, mais un simple éloignement. On l’avait grondé, on le surveillait, comme il le disait lui-même, et il était très honteux, très malheureux de ne pouvoir plus donner qu’en se cachant, tel qu’un prodigue écervelé qui rougit de ses fautes.

Pierre prit les trois francs.

« Je vous promets, mon ami, de faire votre commission, ah ! de tout mon cœur.


par Zinthia
La mort d'Olivier Bécaille La mort d'Olivier Bécaille
Émile Zola   
J'ai bien aimé vite lu, j'en garde un bon souvenir il a été mon premier roman de Zola ce qui m'a fait aimé l'écrivain. Ce roman m'a convaincu de me faire incinérer lol...

par Lilinie
Nantas Nantas
Émile Zola   
tout à fait d'accord !!! Un libre sans histoire, ennuyeux à mourir...

par olive03
Lourdes Lourdes
Émile Zola   
Le moins que je puisse dire c'est que ce roman n'est pas du tout comique. Cela débute avec le départ du train blanc (les trains en partance pour Lourdes sont désignés par une couleur, selon la gravité des différentes pathologies présentes dans le train. Le train blanc est le train des personnes les plus malades Etant cheminote, nous avons eu au départ de ma gare plusieurs trains pour Lourdes (des trains bleus et des trains verts notamment), et déjà je peux vous témoigner que c'est assez impressionnant de voir ces personnes diminuées voire très diminuées embarquer avec familles, médecins brancardiers et infirmiers, tout en ayant une foi et un optimisme très impressionnants. ) Bref, Zola nous embarque dans le train blanc, avec comme à son habitude moult détails pour bien décrire le décor, les protagonistes de l'histoire. C'est tellement "bien" décrit que j'ai eu l'impression de sentir les odeurs et d'en avoir des hauts le cœur...
Ce roman fait la part belle aux questionnement concernant la foi, les croyances religieuses, qui pourraient soulever des montagnes (dans ce cas ci guérir des pathologies graves)... ou pas.
Zola reste Zola dans son écriture pour appréhender, décortiquer, expliquer une situation sociale. Ayant lu les 20 tomes des Rougon-Macquart, je n'ai pas du tout été désarçonnée par ce premier tome de la série des 3 villes. Zola aime revendiquer pour mieux montrer les faces cachées de la société, ici, c'est la religion qui est sa cible et il ne manque pas de discernement tout en respectant les croyances (ou non-croyances ou encore grands questionnements existentiels et/ou scientifiques par rapport à ces croyances) que tout un chacun peut ou pourrait avoir.
Un roman dur, de part ses descriptions et surtout son sujet, mais qui donne à réfléchir quel que soit notre parcours spirituel.

par Jenta3
Rome Rome
Émile Zola   
Alors, Pierre, immobile et debout devant l’horizon sublime, les mains toujours serrées et brûlantes, revécut en quelques minutes les trois dernières années de sa vie. Ah ! quelle année terrible, la première, celle qu’il avait passée au fond de sa petite maison de Neuilly, portes et fenêtres closes, terré là comme un animal blessé qui agonise ! Il revenait de Lourdes l’âme morte, le cœur sanglant, n’ayant plus en lui que de la cendre. Le silence et la nuit s’étaient faits sur les ruines de son amour et de sa foi. Des jours et des jours s’écoulèrent, sans qu’il entendît ses veines battre, sans qu’une lueur se levât, éclairant les ténèbres de son abandon. Il vivait machinalement, il attendait d’avoir le courage de se reprendre à l’existence, au nom de la raison souveraine, qui lui avait fait tout sacrifier. Pourquoi donc n’était-il pas plus résistant et plus fort, pourquoi ne conformait-il pas sa vie tranquillement à ses certitudes nouvelles ? Puisqu’il refusait de quitter la soutane, fidèle à un amour unique et par dégoût du parjure, pourquoi ne se donnait-il pas pour besogne quelque science permise à un prêtre, l’astronomie ou l’archéologie ? Mais quelqu’un pleurait en lui, sa mère sans doute, une immense tendresse éperdue que rien n’avait assouvie encore, qui se désespérait sans fin de ne pouvoir se contenter. C’était la continuelle souffrance de sa solitude, la plaie restée vive dans la haute dignité de sa raison reconquise.

par Zinthia
Légendes d'automne Légendes d'automne
Jim Harrison   
J'ai été surprise par ces trois romans de Jim Harrison.N'ayant pas été convaincue par deux de ses livres lu précédemment, je ne m'attendais pas à autant de finesse dans l'écriture de Légendes d'Automne.Et puis finalement j'ai beaucoup accroché, surtout au premier et au dernier roman.Le premier est une histoire de vengeance qui prend aux tripes surtout la fin que j'ai trouvé très émouvante.Le second est moins marquant mais le scénario est prenant.Enfin, le troisième roman est celui que j'ai préféré "Légendes d'Automne",un véritable souffle d'émotion du début à la fin, celui-ci a d'ailleurs été merveilleusement adapté au cinéma par Edward Zwick.

par Birginie
Mineure Mineure
Yann Queffélec   
Yann Queffélec nous emmène dans les pensées d’un père qui est en train de tomber amoureux, pire de désirer une copine de ses filles, âgée de 13 ans. Je sais, vous êtes en train de vous dire mais c’est inadmissible de la part d’un adulte sain d’esprit de pouvoir désirer une enfant, cet homme est un pédophile. Je me suis dis la même chose en lisant le résumé mais pas une fois au long du roman j’ai détesté cet homme, pas une seule fois je l’ai pris pour un pédophile. Tout au long de livre une question nous poursuit va-t-il ou pas passer à l'acte ?
Un livre bien écrit qui nous fait ressentir les doutes, les peurs de cet homme. Les courts chapitres nous permettent de dévorer en peu de temps cette centaine de pages.
Un livre à lire, entre deux pavés, même si tout comme moi vous avez des a priori sur ce père de famille.
Le Cercle fermé Le Cercle fermé
Jonathan Coe   
Quel dommage que les 400 premières pages de ce second volet du d'y prise de Jonathan Coe présente certaines longueurs. Les personnages imaginés par l'auteur et la chute de ce roman valent bien mieux que ce faux rythme. L'histoire tout en émotion de Benjamin et de ses anciens camarades de lycée ne peut que vous toucher.
A lire tout de même, Malgré cette réserve.

par PPJ63
Les Nains de la mort Les Nains de la mort
Jonathan Coe   
Un bon roman, écrit à la manière d'une oeuvre musicale: les chapitres sont nommés comme les parties d'une chanson: intro, premier thème, deuxième thème, pont, interlude, etc. On y retrouve même des fragments musicaux, en notation "solfège", mais ne paniquez pas, il n'est pas nécéssaire d'être musicien pour lire ce livre! L'auteur décrit avec beaucoup d'humour la vie d'un groupe qui essaie de percer, mais qui n'a pas vraiment beaucoup d'ambition. J'ai aussi particulièrement apprecié le passage sur l'attente d'un bus le dimanche dans la banlieue sud-est de Londres.
Bon, donc, j'ai beaucoup aimé, et je le conseille...

par drelin83
La Vie très privée de Mr Sim La Vie très privée de Mr Sim
Jonathan Coe   
Un très bon "Coe", m'avait dit une vendeuse à l'achat du livre dans une librairie parisienne.
Comme "Coe" avait déjà mis la barre très haut, cela me paraissait difficile et pourtant.....
Ce mec a une patte, on te ferait lire un texte non signé que tu reconnaitrais du "Coe". C'est pas toujours très gai mais ça pétille d'humour. Avait-elle raison ou tort la vendeuse parisienne? Ce n'est pas son meilleur livre car il y a quelques longueurs, mais cela reste très bon.
Le summum de l'humour, le dialogue avec le GPS. Le final sur une plage près de Melbourne explose comme le bouquet final d'un feu d'artifice, une apothéose. Moi qui suis amateur du réalisme magique sud-américain, ce britannique m'a transporté. L'argentin Cortázar n'aurait pas fait mieux.

Commentaires à destination de l'éditeur:
On aurait dû s'en tenir à la traduction littérale du titre anglais "The terrible privacy of Maxwell Sim" et non en éliminer tout l'humour par un très plat "La vie très privée de Mr Sim".
Je fais sans doute une fixette sur le subjonctif mais, placés dans une proposition principale, certains verbes requièrent un subjonctif dans la proposition subordonnée et en outre le temps de ce subjonctif s'accorde avec celui de la principale. Il me semble que pas mal de traducteurs aient oublié cette règle. Je lirai donc mon prochain "Coe" en anglais où, aux dernières nouvelles, le subjonctif est absent.


par Biquet