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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-12-22T21:39:24+01:00
Or

C'est dans les vieilles casseroles qu'on fait les meilleures soupes et ce sont les bons auteurs qui arrivent à transcender un scénario tellement éculé qu'on aurait peur de le lire…

Un virus mortel, les autorités qui minimisent l'affaire, tout qui s'emballe, les gens qui meurent, les survivants qui décident de quitter leurs maisons afin d'aller ailleurs… rien à dire, le postulat de départ puait le réchauffé dès le départ.

Oui mais Yana Vagner, tel son homonyme compositeur, va nous réécrire la partition et nous en jouer une neuve tout en utilisant des vieilles notes.

Du virus qui décime la Russie et le reste du monde, vous ne saurez rien. À vous de l'imaginer… Il est là, mais on ne saura pas grand-chose sur lui, hormis qu'il est mortel et que les grandes villes sont les plus touchées.

Ce qui change, dans ce récit, c'est que l'auteur reste sobre et ne nous fait pas vivre des scènes de pillages ou de violences incontrôlées à tire-larigot. Exit aussi longues descriptions – râles y compris – de l'agonie de la société. Ouf.

Non, chez elle, ce qui l'intéresse, c'est le groupe de fugitifs constitué au départ de 9 personnes. le récit est centré sur eux et sur le voyage vers le lac Vongozero, à la frontière avec la Finlande. C'est Anna qui en sera la narratrice et vous fera partager ses doutes, ses craintes et son hostilité envers certains membres du groupe.

Hé oui, entre ces personnes là, ce n'est pas vraiment l'amour fou. Les voisins, Anna ne les aime pas. Quant à l'ex-épouse de son mari et le fils qu'ils ont eu, on ne peut pas dire que l'entente règne entre elles.

Va falloir se serrer les coudes, pourtant, parce qu'ailleurs, les structures sociales foutent le camp, l'autorité politique n'existe plus, l'armée par en coui***, on commence à se méfier de son voisin et de tout le monde, l'individualisme et l'égoïsme sont rois et la solidarité est aussi inhabituelle qu'un string brésilien sur la tête du père Nowel.

Ce roman ne se lit pas, il se dévore en quelques bouchées, malgré son épaisseur. Les temps morts sont inexistants, sans pour autant virer à Indiana Jones et dans les voitures qui remontent la Russie sous la neige et le froid, les huis-clos sont parfois étouffants tant l'adrénaline et les angoisses vous prennent aux tripes.

L'être humain, quand il en est à sa survie, peut être capable de tout, du meilleur comme du pire et ceci nous sera démontré durant le parcours de nos voyageurs car il ne sera pas de tout repos.

Pas besoin d'effets spéciaux ou de retournements à gogo, l'auteur maîtrise son sujet et sais user de sa plume pour qu'on ne lâche pas son livre.

Pas besoin de monstres dévoreurs d'enfants dans les pages pour vous mettre le trouillomètre à zéro quand on sait qu'un moteur doit boire de fuel ou de l'essence pour avancer et que si on s'arrête, on est mort. Mais dans un pays exsangue de gens, il en est de même pour le carburant…

Toute la subtilité du roman tient dans son scénario qui, malgré son postulat de départ, s'écarte des classiques habituels mais tout tient aussi dans la construction des personnages et dans leurs manières de se comporter entre eux et lorsqu'ils croiseront d'autres êtres humains.

Peut-on encore se considérer comme des gens bien lorsqu'on reçoit quelqu'un avec une carabine braquée sur lui ? Est-on une personne normale lorsqu'on ne veut pas partager notre nourriture avec de ceux qui crèvent la dalle ? Peut-on encore se regarder dans une glace, quand, après avoir été sauvé par un homme, on envisage de lui siphonner sa réserve de fuel ?

Et vous, comment vous seriez-vous comporté la place de tout ces survivants ?? la question m'a hanté, elle me hante encore et je ne suis pas très fière de moi…

Un roman magistral qui s'éloigne des sentiers battus pour nous entraîner dans un voyage angoissant, le suspense accroché à vos pare-chocs et la tension sous votre parka doublée de mouton…

Un roman qui ne vous laissera pas de glace et qui mettra vos peurs primales sous le feu des projecteurs.

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Commentaire ajouté par Eurylia 2017-11-15T20:16:14+01:00
Bronze

Je suis assez mitigée sur cette lecture. Par certains aspects j'ai vraiment adoré mais d'un autre côté j'ai quand même trouvé ça long pour pas grand chose au final.

Le positif : l'ambiance typiquement russe (dans le caractère des personnages et dans le climat), le fait de se demander constamment ce que soi-même on aurait emporté, la retranscription du côté incongru de ce groupe de fortune.

Le négatif : on ne s'attache que peu aux personnages tant Anna les déteste tous plus ou moins, chaque problème rencontré est réglé avec un gros coup de bol de façon systématique ce qui fait qu'on finit par ne plus s'inquiéter pour les personnages et tue petit à petit le suspense jusqu'à ce qu'ils arrivent sans surprise au bout du voyage.

Je lirai quand même la suite si je la trouve d'occasion. C'est long mais ça se lit rapidement et globalement je n'ai pas passé un mauvais moment, j'ai même parfois eu du mal à lâcher le bouquin (bon aller, encore un paragraphe !).

Une bonne découverte mais pas à la hauteur de ce que j'attendais, là j'ai eu l'impression d'un mélange un peu léger entre La Route et le jeu vidéo The Division et ce n'est pas vraiment ce que j'attendais.

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Commentaire ajouté par BookSmile 2016-05-12T14:11:05+02:00
Or

Yana Vagner nous fait parcourir les routes enneigées de Russie avec quatre familles qui fuient leurs villages d'une mystérieuse maladie qui a commencé à Moscou et qui ne cesse de prendre du terrain.

J'ai vraiment adoré suivre Anna, Sergueï, Boris, Léonid, Marina, Irina, Micha, Andreï, Natacha, dans leur parcours semé d'embûches.

C'est un livre que je vous conseille de lire

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Commentaire ajouté par M-a_n_o-n 2016-05-09T11:26:39+02:00
Diamant

Vongozero est le premier livre d'un auteur russe que je lis et j'ai vraiment adoré. Ce roman est un road-movie où on suit Anna et un petit groupe de personnes qui fuient l'épidémie qui a frappé les grandes villes. L'objectif est d'atteindre un lac perdu au fin fond de la Russie, un lac où il n'y a rien. On ne sait rien de la maladie, juste qu'il faut fuir car il n'y a aucun vaccin.

Ce roman m'a fait penser à La Route de Cormac Mccarthy car le but est le même fuir, survivre et trouver des vivres. J'ai préféré Vongozero à La Route car il est moins pessimiste, il leur reste l'espoir, l'espoir d'atteindre ce lac qui les protégera.

J'ai aimé suivre les pensées d'Anna, car je me suis souvent demandée comment je réagirais dans le même cas. Quels sont les objets, les souvenirs que j’emmènerais, sachant que tout ce qui est laissé finira par être couvert de poussière et perdu.

C'est vraiment un bon roman qui mérite d'être plus connu, j'ai directement acheté la suite qui j'espère sera dans la même veine.

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Commentaire ajouté par valdi 2015-02-01T13:24:16+01:00
Lu aussi

Une histoire qui mérite reflexion; que ferions nous ?Qu'est ce qui définit l'humanité et jusqu'ou peut aller pour survivre,que renier?

Cependant cet ouvrage possede bien des longueurs pour un tel périple, j'ai eu des difficultés à en venir à bout.

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