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Voulez vous tuer avec moi ce soir ?



Description ajoutée par lelette1610 2016-12-05T10:25:18+01:00

Résumé

Je m’appelle Marcel. J’ai 47 ans. Je suis contrôleur de bus. Je mène une vie saine et bien rangée. J’aime l’ordre, la rigueur et la discrétion et, à bien des égards, je suis votre voisin idéal. C’est que, contrairement à bon nombre de mes contemporains, j’ai reçu une excellente éducation. Et ce n’est pas ce que la police ou les journaux racontent sur moi qui me fera changer d’avis !

Toulouse. Depuis plusieurs mois, le lieutenant Girard traque « le Tueur du vendredi », un pervers méthodique qui viole et tue des prostituées le long du canal. Le meurtrier, c’est Marcel, un insoupçonnable contrôleur de bus à la vie sans histoire. Maniaque et obsessionnel, il suit jour après jour, et à la minute près, une routine bien huilée. Ses ennemies ? Les femmes, les indécentes, les décadentes, les provocantes… Et depuis peu sa jeune voisine, qui pourrait bien faire basculer une routine jusqu’alors inébranlable…

source : édition Pocket

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Classement en biblio - 16 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par doubleH 2014-04-13T12:57:21+02:00

L'étrange course de Manuel

D'une certaine manière, le taxi est un divan méconnu et son chauffeur, un psychanalyste d'infortune, bien mal rémunéré, si l'on considère chaque course comme une séance thérapeutique à part entière. Si l'analyste professionnel entretient avec Saturne des liens privilégiés qui lui permettent de mettre fin à ses séances une fois expiré un délai savamment minuté, le chauffeur de taxi subit, lui, toutes les divagations de son client en attendant patiemment la fin d'une course soumise à d'innombrables aléas. Ainsi à bien y regarder, le chauffeur de taxi s'apparente au barreau le plus bas d'une échelle thérapeutique au sommet de laquelle sont perchés les pontes universitaires de la psychanalyse.

Le seul avantage lié à cette position de barreau inférieur réside dans l'aise qu'il y a à en descendre. Et la vie, parce qu'elle inspire toutes les fictions du monde, surprend parfois par quelques tragédies, comme celle à laquelle Manuel, chauffeur de taxi toulousain, participa ce matin-là à l'occasion d'une course. Une course qui le mit en présence d'un monsieur en redingote anthracite d'excellente facture, coiffé d'un béret gris chiné, emmitouflé dans une écharpe de soie bordeaux habilement nouée sur le devant, psychiatre de son état.

06 h 47. Manuel attendait. Près de sept minutes venaient de s'écouler depuis qu'il patientait en bas du 6 rue Perchepinte, quartier des antiquaires, à Toulouse. La balayeuse des services de la ville se rapprochait lentement et Manuel s'apprêtait à rabattre le frein à main lorsque la porte cochère s'ouvrit. Un homme, grand et massif, apparut. En guise de bagage, un simple sac à main. L'homme s'avança vers le taxi d'un pas ferme bien qu'un semblant mécanique. Ne filèrent que quelques secondes entre cette apparition et l'instant où Manuel descendit pour ouvrir la portière arrière. Mais ce laps de temps lui suffit pour trouver l'homme étrange. Le mot « gravité » lui vint à l'esprit.

— Aéroport Blagnac, je vous prie.

Manuel n'était pas un intellectuel. Mais, à force d'être l'oreille de ses clients, il avait développé un sens aigu de la compréhension, une forme d'intelligence par l'empathie. Manuel savait les autres parce qu'il écoutait vraiment la foultitude de personnes dont les multiples trajectoires convergeaient en un point bien précis : son taxi. Sas hermétique de décompression mentale. Ronron sécurisant du moteur Intimité confinée de l'habitacle Anonymat Manuel s'attarda sur l'air « grave » de son client et une image lui vint à l'esprit, celle du médecin qui vient vous annoncer que vous avez un cancer généralisé et que vous n'en avez plus que pour deux mois. Parce qu'un type qui vient vous annoncer un truc pareil, avant même qu'il ouvre la bouche, il porte forcément sur le visage quelque chose de « grave »

Sur le pont Saint-Michel, le client balaya des yeux les reliefs de la ville avec l'intensité du peintre qui cherche à fixer pour toujours une image en même temps que le sentiment qu'elle procure. Manuel noya alors son regard dans la prairie du Cours Dillon et sentit son cœur se soulever. Les premiers reflets de lumière contre la brique formaient des auréoles dansantes sur l'eau de la Garonne. Le feu passa au vert. Manuel jeta un œil furtif dans le rétro intérieur et retrouva l'expression grave de l'homme. Il sut instinctivement qu'il s'apprêtait à parler.

— Savez-vous ce que j'ai appris hier soir ?

Le client entrait en matière et Manuel fut certain que le moindre mot couperait tout élan discursif.

— Eh bien, j'ai appris, par la bouche de ma femme, qu'elle me trompait.

Manuel ne broncha pas.

— Elle m'a dit qu'elle me trompait depuis plus de dix ans avec mon frère mon frère jumeau.

De nouveau, le silence. Dehors, les allées Charles de Fitte et à quelques mètres devant, l'entrée du petit tunnel permettant d'éviter les feux du carrefour entre la place Saint-Cyprien et l'avenue de Grande-Bretagne. Manuel ralentit et évita le tunnel. Un homme venait de lui annoncer qu'il avait appris la veille être cocu depuis dix ans avec son propre frère jumeau, un homme qui ne paraissait pas plus pressé que ça, autant prendre tous les feux et lui laisser le temps de vider son sac.

— Qu'est-ce qui est le plus terrible ? Cette double trahison de ma femme d'un côté, de mon frère de l'autre ? Cet échec patent d'une vie entière vécue dans une dimension parallèle ? La honte et la culpabilité d'un tel aveuglement ? Le saccage d'un regard rétrospectif qui ôte aux meilleurs souvenirs de mon existence toute authenticité et toute beauté ? La perte de la femme que j'ai adorée toute ma vie ? Celle d'un frère qui était tout à la fois mon double et ma moitié ? L'association trompeuse, scandaleuse, et par la tournure et par la durée, de ces deux êtres-là des deux personnes auxquelles, hier encore, je devais mon bonheur fragile ? Tout, tout est terrible.

Manuel continuait de se taire. Par décence. Que dire à quelqu'un qui vous raconte une histoire aussi sordide ?

— Ce qu'il y a d'insupportable dans tout ça, c'est que je suis privé de passé. Ce ne sont pas seulement les dix dernières années de mon existence qui partent en fumée. Mais une vie entière. Une vie où je me suis raconté que mon frère et moi étions si proches que nous ne pouvions avoir aucun secret l'un pour l'autre. Une vie entière où j'ai cru qu'il existait pour moi ce miracle d'un être totalement transparent et lisible, de cet autre si semblable que le meilleur moyen de le connaître et de le comprendre était encore de me connaître moi-même.

Manuel sourit faiblement en stoppant son taxi au feu des Ponts Jumeaux. À quelques mètres, la rocade dessinait ses serpents de bitume sous le soleil tiède et rosâtre de ce matin d'hiver. Sur le bas-côté, quelques touffes d'herbes sauvages se dégageaient par gouttelettes de leur manteau de givre.

— Vous savez quoi ? J'ai entendu dans ma vie des histoires plus farfelues et tordues les unes que les autres. Je me suis toujours dit qu'en toute rationalité rien ne pouvait me prémunir de la survenance d'un drame Cependant, je m'en rends compte aujourd'hui, je n'imaginais pas réellement qu'il puisse m'arriver malheur Qui le pourrait ? Personne ne construit sa vie en envisageant systématiquement le pire. Alors toutes ces horreurs, ces échecs, ces pertes, ces conflits, ces maladies, ces vaudevilles grinçants, ces deuils, ces trahisons toutes ces choses, c'est forcément le sort pisseux des autres. Je suppose qu'il s'agit là de quelques résidus religieux : ne vous arrive que ce que vous méritez. Attention, ce n'est pas la raison qui parle ! Elle peinerait bien à argumenter de telles inepties. Non, c'est une forme de morale réconfortante, fortement ancrée dans l'inconscient collectif, une croyance censée conjurer le sort. Il faut qu'il y ait une justice, un sens à l'existence, une sorte de garde-fou et le sentiment, même flou, d'une maîtrise.

Le taxi avalait la langue goudron. Sur le pare-brise, des rais lumineux, des ombres mouvantes. Manuel ne dépassait pas 90 à l'heure mais l'étrange trajet toucherait bientôt à sa fin, laissant l'homme trompé à son improbable destination.

— Je me suis demandé ce que j'avais manqué. Il fallait que je trouve où était ma responsabilité. Que je puisse me dire : je suis coupable d'une faute que je paie. Un credo chrétien qui dirige les existences. En somme, le statut de victime est insupportable parce qu'il n'a aucun sens. Nulle manière d'en tirer profit et de conjurer le sort Il fallait que j'aie fauté pour mériter ça. Alors je l'ai demandé à ma femme. Explique-moi pourquoi ! Et savez-vous ce qu'elle m'a répondu ?

Manuel jeta un nouveau coup d'œil dans le rétroviseur. La voix de l'homme s'était subitement altérée. Un voile engourdissait ses mots et, bien que le client parlât à la même hauteur de voix, Manuel eut le sentiment étrange de devoir tendre l'oreille.

— Elle a ri tristement et a dit quelque chose comme : Nous n'avons jamais voulu te faire de mal Tu es certainement l'homme le plus doux et le plus respectable que nous connaissons Alors surtout, ne vas pas t'imaginer que c'est ta faute Tu n'es coupable de rien C'est juste que nous nous aimons et que c'est comme ça On n'y peut rien, ni toi, ni moi, ni personne Voilà, je crois bien que c'est à ce moment précis que ça a fait tilt et que j'ai raccroché.

Manuel sourcilla. Il n'avait pas imaginé que l'homme ait eu cette conversation au téléphone.

— Je me suis dit : ça n'est pas possible. Non. C'est totalement injuste. Parfaitement amoral ! Je me suis dit : je ne peux pas être une victime ! Je ne veux pas être une victime ! Enfin je ne me rappelle plus exactement tout ce que je me suis dit. Mais je savais que j'étais un homme mort Un homme mort, c'est un homme qui a tout perdu et qui n'a plus rien à gagner, non ? Alors alors, je me suis simplement demandé si j'étais prêt à être une victime en acceptant de souffrir sans l'avoir choisi ni mérité. Ou bourreau en me rendant coupable d'un acte qui pourrait au moins donner un sens à ma douleur et à ma perte.

Manuel se gara le long du trottoir devant le hall de départ. Une tension s'était insinuée dans l'habitacle. Une espèce de touffeur dans l'air, inquiète, sourde. Persistante.

— J'ai pris le premier avion pour Toulouse et un taxi jusqu'au domicile de mon frère. Ils étaient là tous les deux, bien sûr et ils m'ont ouvert la porte.

Manuel jeta un regard inquiet vers le type. Malgré lui, son corps se tendit, gêné par la pression d'une ceinture qui lui parut soudain trop courte. Ne pas paniquer.

— Je vous dois combien ?

Les mains crispées sur le volant, Manuel regarda machinalement son compteur. Les chiffres dansaient bizarrement devant ses yeux et son pouls semblait filer à toute allure. Impossible de lire le cadran.

— Laissez tomber. De toute façon, ça n'a aucune importance, enchaîna le client en tendant un billet de 500 euros.

Et comme il ne réagissait pas, l'homme insista :

— Si, si, prenez, je vous dois bien ça. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on est l'oreille d'un meurtrier.

Sa main, mue par une force invisible, attrapa le billet. Manuel nota qu'elle tremblait légèrement. L'homme sortit et, avant de refermer la porte, passa la tête par l'ouverture :

— Merci. Ça m'a fait du bien de parler. J'ai passé ma vie à écouter les autres. Je suis psychiatre de profession.

La porte claqua et pendant plusieurs minutes Manuel resta totalement prostré. Ce psychiatre aurait donc pété un plomb, laissant derrière lui deux macchabées au numéro 6 de la rue Perchepinte ! Le chauffeur refit en boucle le trajet dans sa tête. Répéta et répéta encore la confession de l'homme à l'air grave. Jusqu'à ces mots, livrés à la hâte, comme une sentence percutante, insoutenable. « Ce n'est pas tous les jours qu'on est l'oreille d'un meurtrier. »

Pouvait-il prendre cette confession au pied de la lettre ? Devait-il aller voir la police ? Le croirait-on ?

La liste du lieutenant Girard

Le lieutenant Girard referma le clapet de son portable. Le geste fut brusque et agacé. Plein d'une rage inquiète. Le salopard avait encore frappé.

Cette affaire prenait une tournure dramatique. Le spectre d'un tueur en série, présent dès le départ, s'imposait désormais. Et Girard savait très bien combien cette nature-là de criminels était difficile à appréhender. Les axes d'une enquête de meurtre classique sont totalement inefficaces pour ce type de criminels.

Il sortit ses notes et relut rapidement leur contenu. En fait, ils n'avaient rien. On en était au quatrième meurtre et on ne savait que dalle. Des filles, jeunes, prostituées. Violentées, puis violées et enfin étranglées. Ça se passait la nuit. Sur les bords du canal. Les filles étaient retrouvées le lendemain dans la lumière impudique et blafarde du jour qui se lève par un sportif, un clochard ou un passant.

L'enquête dans le milieu de la prostitution n'avait rien donné pour le moment. Dès le premier meurtre, la caractéristique sexuelle du crime avait sauté aux yeux des enquêteurs et semblé exclure toute question de règlement de comptes du milieu. Cependant, par précaution, une enquête classique avait été conduite. Chou blanc. Pas l'ombre d'une piste.

Vendredi 9 octobre 2009. Première victime du nom de Norah Nundjingar. Tchadienne d'origine. Dix-huit ans depuis le mois de janvier. Arrivée en France six mois plus tôt. Elle travaillait bien d'après les sources et ne s'était jamais plainte d'un client bizarre. Ses copines ne savaient rien, n'avaient rien remarqué de spécial, ni les jours précédant le meurtre, ni le soir du meurtre. Deux lieutenants avaient passé au crible les maigres affaires de la jeune fille et n'avaient rien trouvé d'intéressant.

Vendredi 20 novembre 2009. Deuxième victime du nom de Clara Béranger. Vingt ans. Étudiante en école de commerce. La gamine se prostituait pour payer ses études et s'assurer un train de vie à la hauteur de celui de ses camarades de promo. Girard se souviendrait longtemps de la tête de ses parents quand ils avaient identifié le corps de leur fille à la morgue. Famille d'agriculteurs du Tarn. Six enfants. Clara était l'aînée. Ils croyaient qu'elle travaillait chez Quick pour arrondir les fins de mois. L'aînée faisait leur fierté et soudain l'horreur du monde leur était tombée sur la tête. Douleur et culpabilité. Un envol échoué pour cette fille prometteuse.

Ce deuxième meurtre avait éveillé les craintes des enquêteurs. Un détraqué sexuel courait en liberté dans la ville rose. On avait tout de même retourné la vie de Clara Béranger dans tous les sens. Du moindre petit ami à chaque mail envoyé et reçu sur Internet en passant par une enquête sur ses relations qui avait abouti à plus d'une cinquantaine d'auditions. Rien. Le seul lien apparent entre les deux victimes était la prostitution. La première fille appartenait à un réseau, la deuxième non. Les mafias étaient hors du coup. Et pour couronner le tout, le tueur semblait choisir ses proies indifféremment de leurs origines raciales ou de leurs aspects physiques.

Vendredi 18 décembre 2009. Troisième victime. Sans identité. Type caucasien. Pas de papiers. Retrouvée au niveau des Ponts Jumeaux. Aucun avis de recherche correspondant. Non fichée. Entre dix-huit et vingt-cinq ans. Junkie. Les traces de piqûres lui maculaient les avant-bras, les pieds et les gencives. L'appel à témoins n'avait rien donné sinon que les journaux s'étaient emparés de l'affaire. Et tous s'étaient passé le mot. Le détraqué s'appelait désormais « le tueur du vendredi ». Seule consolation pour cette troisième victime : le légiste avait affirmé qu'elle n'aurait pas passé l'année suivante. Sida avancé. Apparemment jamais soigné. La maladie rongeait cette fille comme un banc de piranhas déchiquette sa proie, lambeau par lambeau. L'enquête auprès des services de soins et du Samusocial était encore en cours quand une quatrième victime avait allongé la liste.

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Commentaires récents

Or

Même si j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce polar au début, j'ai rapidement apprécié le style d'écriture et la galerie des personnages.Et même si l'on connait rapidement l'identité du tueur, cela n’empêche pas de prendre plaisir à suivre la progression de l'enquête et l'évolution des personnages. Le premier roman de cette auteure que je lis et vraisemblablement pas le dernier.

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Or

Ce livre était dans ma Pal depuis ... fin 2015 et la première édition du salon " Seille de crimes" . Il était grand temps de l'en sortir !!

L'histoire est bien ficelée même si dès le départ l'auteur nous dévoile le nom du coupable.

Les seconds rôles sont excellents ( surtout le chauffeur de taxi) et apportent beaucoup à l'histoire.

Les chapitres sont courts, rythmés. Les pages défilent.

J'ai beaucoup aimé le premier roman de Céline Denjean et je la mets d'office dans la case des auteurs à suivre de très près !

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Bronze

Dans ce roman on suit plusieurs personnes mais qui finalement on tous un lien les uns aux autres sans pour autant interférer entre eux.

Tout d'abord et surtout, on a les pensées de Marcel Cazaux que l'on sait être le tueur dès le départ. C'est un psychopathe misogyne. L'auteure nous explique par ce biais le comment et pourquoi il en est arrivé là !

On a Lucille, la voisine du dessus, qui est une lycéenne populaire comme on en a tous connus. Elle provoque le Marcel continuellement.

On a Claude Dubois, une petite nouvelle qui est dans le même lycée que Lucille et qui en tombe amoureuse secrètement. Je n'ai pas bien compris a quoi elle servait dans l'histoire et surtout l'auteure site toujours son nom et son prénom ensemble. Vu qu'il n'y a qu'une Claude ce n'est pas nécessaire et ça devient même vite très agaçant.

On a le lieutenant Girard qui est l'enquêteur qui se charge de l'affaire.

Et enfin Manuel le chauffeur de taxi qui par hasard va conduire deux meurtriers en moins d'un mois.

Alors oui, on suit beaucoup de personnages mais je n'ai jamais été perdues, l'écriture de l'auteure est très claire et ses chapitres courts rendent la lecture rythmée et rapide, pas une seconde d'ennuis.

Même si on connait le tueur, qu'on ne mène pas l’enquête, il est très intéressant de voir comment la police passe a coté de lui sans arrêt.

Je conseille donc ce thriller, très différent des autres. Bravo a l'auteure Céline Denjean.

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Bronze

Ce livre est paru par les éditions France loisirs comme première plume et franchement ce n'est pas mal.

Dès le départ on sait qui est le tueur en série et au fil des pages on comprend sa logique et pourquoi il fait ça. L'auteure a une façon bien précise de distinguer chaque personnage par des chapitres qui ont chacun un titre pour savoir de qui elle va parler. Les pensées des personnages sont elles-même écrites en italique pour qu'on sache bien que c'est ce qu'ils pensent. Les personnages sont très bien développés. Ils ont chacun un rôle à jouer dans la vie des uns et des autres sans pour autant interférer entre eux.

On a bien sûr le tueur Marcel Cassaux qui explique comment il commet ses meurtres et pourquoi il s'en prend aux femmes. Il vit dans le souvenir de son père décédé, ancien militaire qui a une mauvaise opinion des femmes.

On a Lucille, la voisine du dessus qui nargue en permanence Marcel et qui a une vie toute a fait normale pour une lycéenne.

On a Claude Dubois, une petite nouvelle qui est dans le même lycée que Lucille et qui en tombe amoureuse secrètement.

On a le lieutenant Girard qui est l'enquêteur qui se charge de l'affaire.

Et enfin Manuel, le taximan qui par un concours de circonstance va conduire deux meurtriers en moins d'un mois dans son taxi.

J'ai apprécié ce livre même si au début j'ai eu du mal à m'y mettre parce que l'auteure a une façon bien particulière de s'exprimer. Ce n'est pas alambiquer mais c'est différent des autres auteurs de thriller.

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Date de sortie

Voulez vous tuer avec moi ce soir ?

  • France : 2016-09-08 - Poche (Français)

Activité récente

Saiko l'ajoute dans sa biblio or
2017-06-23T10:11:33+02:00
Choupie l'ajoute dans sa biblio or
2016-10-16T13:39:31+02:00

Les chiffres

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Extraits 1
Evaluations 5
Note globale 8 / 10

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