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Wastburg



Description ajoutée par x-Key 2011-06-14T20:23:15+02:00

Résumé

Wastburg, une cité acculée entre deux royaumes, comme un bout de bidoche solidement coincé entre deux chicots douteux. Une gloire fanée qui attend un retour de printemps qui ne viendra jamais. Dans ses rues crapoteuses, les membres de la Garde battent le pavé. Simple gardoche en train de coincer la bulle, prévôt faisant la tournée des grands ducs à l’œil ou bien échevin embourbé dans les politicailleries, la loi leur colle aux doigts comme une confiture tenace. La Garde finit toujours par mettre le groin dans tous les coups foireux de la cité. Et justement, quelqu'un à Wastburg est en train de tricoter un joli tracassin taillé sur mesure. Et toute la cité attend en se demandant au nez de qui ça va péter.

Roman à facettes, Wastburg propose une vue en coupe d'une cité médiévale macérant dans une fantasy crépusculaire où la morale et la magie ont foutu le camp. C'est comme si San-Antonio visitait Lankhmar. Après La Voie du cygne de Laurent Kloetzer et Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski, se dessine une véritable école de la « crapule fantasy ».

Cédric Ferrand fait vivre des univers de jeu de rôles (Sovok, Brumaire, Vermine, Nightprowler...), écrit des nouvelles et lit tout ce qui lui passe sous la main. Il vit désormais à Montréal, dans la plus complète schizophrénie linguistique et culturelle.

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Classement en biblio - 54 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Spika 2017-05-20T15:00:30+02:00

Wastburg n’avait pas une très longue tradition de bourreaux. Avant, c’était les majeers qui prenaient en charge la punition. L’enquête, le jugement, le châtiment… Toute la procédure judiciaire passait entre leurs mains.

Ils vous extirpaient des aveux à grands coups de sortilèges, vous condamnaient et ensuite, selon le crime, ils vous arrachaient toute envie de recommencer ou vous imposaient une souffrance de tous les jours en guise de pénitence. Il n’y avait pas de Purge en ce temps-là : les coupables rentraient chez eux le soir même du procès, mais ils n’étaient plus les mêmes. Ils portaient leur prison en eux, c’était encore pire.

Après la Déglingue, il avait fallu improviser. On avait vite nommé un bourreau et on avait trouvé une justice à base d’amputation. Vol à la tire ? Une paluche à la poubelle. Viol sur la fille d’un notable ? Dis au revoir à ton petit moineau. Meurtre ? Ablation de la tête. C’était efficace, mais Wastburg s’était vite retrouvée peuplée d’infirmes. Parce qu’un homme devenu manchot, il avait du mal à se trouver un emploi honnête, fallait bien l’avouer. La justice n’avait fait que créer une armée de mendigots, c’était pas une solution viable.

Maintenant, on enfermait les coupables et on les tatouait à leur sortie de la Purge, pour se rappeler de ce qu’ils avaient fait, la prochaine fois qu’on les attraperait. Par contre, pour les gros crimes, on avait gardé la bonne vieille méthode. C’était comme si toute la cruauté des amputations d’avant se retrouvait concentrée dans ces exécutions publiques. Le bourreau ne coupait plus une dizaine de mains par semaine, mais en échange il vous travaillait un condamné à mort aux petits oignons. La qualité l’avait emporté sur la quantité.

Bourrel ne s’appelait Bourrel que depuis le jour où son maître avait cassé sa pipe en pleine corvée. Il en était au stade où il devait utiliser une lourde barre à mine pour briser les tibias, et en soulevant le truc, le cœur avait lâché. Drôle d’ambiance sur les planches. Son apprenti avait pris immédiatement la suite des opérations, même que la barre à mine avait failli lui glisser des mains tellement il transpirait. Quand plus tard, il avait donné le coup de grâce, il était officiellement devenu le nouveau Bourrel.

La première fois qu’il était monté sur la scène pour filer un coup de main à son maître, il avait demandé au vieux pourquoi on faisait tout ce tralala pour les exécutions. Au Waelmstat, ils pendaient, et en Loritanie… on ne savait pas trop ce qu’ils faisaient. Et le vieux lui avait répondu :

« Quand un juge rend justice dans un théâtre, le moins que tu puisses faire pour exécuter la sentence, c’est de monter sur les planches, de jouer ton rôle et de saluer le public à la fin. »

C’était comme ça : à Wastburg, le bourreau était une sorte d’artiste. Bourrel avait donc appris à faire dans le tape-à-l’œil, à reprendre à son compte les astuces des saltimbanques. Il n’était plus choqué par les applaudissements : au moins les spectateurs ne lui demandaient pas un rappel.

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Commentaire le plus apprécié

Or

Cédric Ferrand, avec ce premier roman, réussit le coup de maitre de nous offrir un récit dense et maitrisé. Sous sa plume, il parvient à littéralement faire prendre vie à cette cité décadente et mouvante qu’est Wastburg. De quartier en quartier, il nous en offre un panorama coloré et vivant. Wastburg foisonne de vie, de tentations, d’ironie, d’humeurs et de rumeurs.

Lire la chronique : http://lespipelettesenparlent.blogspot.com/2013/07/wastburg-cedric-ferrand.html

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par terriblius69 2021-08-07T13:45:13+02:00
Bronze

Des petits bouts de vie dans une cité bien crasseuse. L'ambiance est très sombre, la plume de l'auteur le retranscrit avec de l'argot, le style est quand même bien, surtout sur la fin j'ai trouvé. Le problème c'est le nombre de protagonistes. On suit chacun pdt un chapitre et après, il fait des apparitions. Difficile donc de s'y attacher et de trouver le fil qui relit tous les personnages. Il m'a manqué ce conducteur pour vraiment apprécier ce roman, qu'il faut sans doute lire avec plus d'attention que je n'y ai porté.

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Commentaire ajouté par Angel89 2021-01-07T20:25:59+01:00
Argent

Cette lecture aura été assez... étrange. Tout au long de ma lecture, je ne savais pas si j'appréciais ou non ce livre et maintenant que je l'ai fini, je ne sais toujours pas. ^^ Au début, je ne voyais pas le lien entre les chapitres, j'avais plutôt l'impression de lire de petites nouvelles se passant dans la cité de Wastburg et je n'en voyais pas l'intérêt. Puis, quand finalement un fil rouge se dessine, je n'ai toujours pas vu où voulait en venir ce roman. Et pourtant, j'ai apprécié cette lecture. J'ai aimé l'écriture de l'auteur et l'univers médiéval. J'ai passé un bon moment en le lisant mais je sais que je ne garderais pas grand chose de ce livre.

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Commentaire ajouté par triskeliga 2020-05-27T13:05:47+02:00
Argent

Imaginez, deux pays qui ne peuvent pas se blairer, le Wielmstat et la Loritanie, séparés par un fleuve, celui-ci a un embranchement et au milieu se trouve la ville indépendante, Wastburg, qui s'y tient fièrement, enfin de loin ...

L'originalité du bouquin c'est que vous allez survoler cette ville et prendre possession de ses habitants pendant quelques pages, environ 3 à 4 ce qui nous fait pour les matheux. ?.. pas mal de personnages.

On passe donc d'un échevin à un pontard, d'un gamin des rues à un garde, ect.... et ça défile dur en effet, et c'est pas toujours évident quand on n'est pris par le récit de lâcher untel pour passer à untel qui n'est pas au même endroit ni a la même histoire, toutefois ce qui les unit ce n'est pas d'être des héros aux blancs manteaux car ils ont sacrément pris la saleté, boue et autres immondices présent en abondance dans ces sombres ruelles.

Aucun n'a le cœur pur et la décadence, les combines et les malversations sont monnaie courante, voir indispensables pour y survivre.

Si le lien entre chaque histoire n'est pas évident à saisir pendant une bonne partie du livre il y a un fond qui revient, la magie a disparu et les Majeers avec, mais je ne vous en dis pas plus. ?.

Vers la fin on sent que l'auteur s'amuse avec quelques situations bien cocasses.

L'argot est présent dans les dialogues ce qui donne une immersion encore plus profonde, dommage qu'il n'y est aucun personnage féminin, vu le nombre je pense qu'il aurait été possible de nous sortir du décorum.

Conclusion une lecture originale par son changement constant de persos et une bonne plume

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Commentaire ajouté par SySD 2020-02-21T10:48:32+01:00
Or

Wastburg est le premier roman de Cédric Ferrand, premièrement édité chez les Moutons Eléctriques qui, après Jean-Philippe Jaworsky et Stefan Platteau, ont décidément le flair pour dénicher des "auteurs à gouailles", .

La première chose qui nous frappe à la lecture des premières pages, c'est effectivement le style d'écriture, qui nous plonge sans ménagement dans les rues crotteuses et animées de Wastburg, cité sans attache où tous le monde est le bienvenu.

Si l'on rattache volontiers le récit à la grande famille de la fantasy, ici, encore plus que dans les Récits du Vieux Royaume de Jaworski, la magie, les races le bestiaire que l'on associe habituellement au genre sont aux abonnés absents. Suite à une catastrophe antérieure au début du roman, rien de tout ça n'est encore de ce monde, ne restent que les hommes et leurs problèmes résolument médiévaux. Wastburg est en effet avant tout une cité d'hommes et de femmes, avec leurs problèmes du quotidien. C'est peut-être la particularité de ce récit, qui ne plaira pas forcément : chaque chapitre nous donne à voir une vie différente, un personnage différent, sans qu'il revienne forcément dans celui d'après. Le personnage principal, c'est Wastburg.

A travers ces multiples histoires se dessine tout de même un grand schème, qui va courir sur tout le roman : le burgmaester est quand même aux commandes depuis un paquet d'années, il serait peut-être temps de le remplacer. Et d'ailleurs, qui l'a vu ces derniers temps ?

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Commentaire ajouté par Laurette4939 2019-08-29T16:56:26+02:00
Bronze

J'ai passé un bon moment avec ce livre, j'ai adoré découvrir cette cité incroyable, cependant je n'en garderais pas un souvenir immémorable, vu qu'il n'y a pas de personnage ni même d'intrigue principale, je ne m'y suis pas attachée plus que ça...

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Commentaire ajouté par Philippe-109 2019-07-09T01:26:18+02:00
Diamant

J'ai adoré ! C'est de la low-fantasy, du médiéval fantastique avec peu de magie. Ce roman prend un peu à contre-pied le Seigneur des anneaux et toutes les grandes gestes de grands héros et grands chevaliers glorieux.

Ça commence parce que qui semble être des tranches de vie de "gardoches", mais c'est plus que ça. Chaque personnage, un par chapitre, vous fait découvrir un nouvel aspect de cette ville.

Vous allez pouvoir réviser votre argot (mais sans vulgarité).

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Commentaire ajouté par Tequila 2018-08-22T11:47:34+02:00
Lu aussi

Sympas mais un peu particulier et difficile à cerner. Il n'y a aucun personnage principale, on enchaine les petites histoires de façon plus ou moins lié. La casi totalité des protagonistes du moment meurt et on voit petit à petit une toile de fond prendre forme. En fait je pense qu'il faut se dire que le personnage principale c'est Watsburg, c'est la ville qu'on suit. Et le dernier chapitre est plus "tournant" dans l'histoire de la ville. Pas de quête, pas de complots, enfin... pas dans le sens ou on en suit un en particulier, parce que sinon ça complote de partout dans ce bouge ;), pas de héro ni même de antihéros. Le plaisir de la lecture viens du ton de l'auteur et cette gouaille des bas fond ou tout se passe dans la crasse et aux rythmes d'expression toutes plus colorées les unes que les autres.

Donc pour ceux qui veulent absolument des personnages à suivre ou une résolution de conflit quelconque passez votre chemin, ce roman est clairement une expérience à part, ou le propos est la ville en elle même et ses miséreux qui y vivent tant bien que mal.

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Commentaire ajouté par JadeRanka 2017-11-05T10:00:56+01:00
Bronze

Ce livre est le premier que je lis de Cédric Ferrand. Il m'a été difficile de rentrer dans l'histoire car je n'ai pas pu me référer à un personnage récurrent. En effet, les chapitres se succèdent avec à chaque fois l'arrivée de nouvelles personnes. Cependant, on arrive à percevoir de temps à autre des liens qui se créent avec l'impact d'une situation d'un chapitre dans le suivant.

Ma principale déception réside principalement dans le fait que je m'attendais à me retrouver face à livre où la SF (et la magie) regorge, alors qu'il n'en est rien. Effectivement, le roman se déroule dans un pays imaginaire, et on suit parfois des onces de magie lorsqu'il est fait référence aux majeers, mais l'idée globale s'arrête là.

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Commentaire ajouté par DrWeeny 2017-10-19T19:22:02+02:00
Or

En terminant ce livre, j'ai eu l'impression d'avoir lu la version fantaisy de "Des Milliards de tapis de cheveux".

Une bonne promenade dans les rues Wastburg.

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Commentaire ajouté par Spika 2017-05-21T16:34:53+02:00
Pas apprécié

Flirtant avec la vague du genre "Gagner la guerre" de Jaworski ou "Les Salauds gentilshommes" de Lynch, où un style mordant compte la décadence d'une cité médiévale dans un univers fantasy, je pensais que Wastburg aurait le même talent que ces prédécesseurs et me donnerait envie de le dévorer. Perdu.

Je suis passée par trois phases:

- Au début du livre: "C'est bien, mais où ça mène tout ça ?"

- Moitié du livre: "Est-ce qu'on pourrait au moins avoir un personnage qui revient plus d'une fois ?"

- Fin du livre: "Tout ça pour ça ?"

On suit à chaque chapitre un personnage différent, très souvent, celui-ci meurt avant la fin du chapitre (ou on apprend dans un chapitre ultérieur qu'il est mort) sans qu'on s'attache réellement à lui, car très souvent, ils sont plus qu'antipathiques. Cela crée une narration décousue, et de fréquente incompréhension: que devient untel ? A quoi mène les mystères du Maester bidule ? Etc.

Tant et si bien qu'il n'y a pas de réel fil conducteur, si ce n'est qu'on suit les "gardoches" de la cité, à droite et à gauche selon leur assignement pour découvrir cette dernière, aucune histoire si ce n'est un vague guide touristique d'une cité pourrie où règne la discrimination, le racisme, la misère et la corruption de l'oligarchie en place.

La fin, n'en parlons pas: un pétard mouillé, littéralement. A croire qu'il fallait trouver quelque chose pour clore le bazar, mais comme il n'y avait aucune véritable intrigue, autant faire un "tais toi c'est magique", du grand art, vraiment !

La seule chose que je laisserai à ce livre, c'est une bonne narration, beaucoup de dérision et un peu d'humour noir avec des tournures cyniques à souhait, mais servant un livre creux et vide de sens.

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Date de sortie

Wastburg

  • France : 2011-08-26 (Français)

Activité récente

SySD le place en liste or
2020-02-21T10:38:00+01:00
cabibel l'ajoute dans sa biblio or
2019-06-29T10:04:35+02:00

Évaluations

On en parle ici

Les chiffres

lecteurs 54
Commentaires 13
extraits 8
Evaluations 17
Note globale 7.18 / 10

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