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Commentaire ajouté par alexiabutler 2019-04-12T08:10:13+02:00
Argent

White Stag, c'est une histoire dure et toute douce à la fois. Malgré les incohérences et les quelques clichés, on est directement pris dans le scénario et entraîné avec Janneke dans le monde ultra-violent des gobelins, dans la traque du cerf blanc, et surtout dans la quête d'identité de l'héroïne. Ça fait 100 ans qu'elle est esclave dans le Permafrost, sous la protection d'un "maître" heureusement plus sympa (et sexy) que le précédent et elle est loin d'être totalement guérie de ce qu'il lui est arrivé lorsque sa famille a été massacrée. On la voit lutter, tout faire pour garder son humanité, mais surtout on la voit petit à petit se débarrasser de ses peurs et de sa colère pour retrouver l'envie de vivre. Ce roman est une quête pour le pouvoir autant qu'une catharsis, pour Janneke comme pour l'auteur, d'ailleurs, et même s'il fait partie d'une série, la fin est écrite de manière à ce qu'il puisse se suffir à lui-même.

Spoiler(cliquez pour révéler)Bon, malheureusement, l'auteur est tombée dans le choix scénaristique trop facile de "dès-que-je-t'ai-vue-j'ai-su-que-tu-serai-mienne" (alors que Soren a carrément vu naître Janneke, so... gross) et de "j'ai-800-ans-mais-j'ai-passé-mon-existence-entière-à-t'attendre". À un certain point, c'est même plus romantique, c'est triste.

Bref, un étrange mélange entre la mythologie nordique, l'univers fae et Hunger Games (même si le côté "traque du cerf blanc" est assez minoritaire, au final), le tout saupoudré d'une profonde recherche d'identité et d'une romance choupi.

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Commentaire ajouté par Callmeluh 2019-01-22T16:00:28+01:00
Or

Ma note : 4/5

Chronique disponible sur mon blog : https://callmeeluh.wordpress.com/2019/01/14/permafrost-tome-1-white-stag-de-kara-barbieri/

TW : mentions de viol, torture et violence.

Lorsque je me suis lancée dans la lecture de ce livre, je n’avais absolument aucune attente particulière. J’avais très peu — voire pas du tout — entendu parler de ce livre, et c’est surtout ma curiosité qui m’a poussée à vouloir le lire. Si ce livre n’a pas été un coup de cœur intersidéral, j’en ressors néanmoins assez surprise.

On suit l’histoire de Janneke, jeune fille humaine prisonnière de goblins dans le Permafrost depuis une centaine d’années. Suite à la mort de l’Erlking, le seigneur Goblin, elle se retrouve à devoir suivre Soren, le goblin qu’elle sert, dans une chasse aussi vieille que dangereuse dont elle pourrait ressortir changée à jamais.

Difficile d’en dire plus sans risque de trop vous révéler (ce que fais notamment le résumé du livre), mais je pense que rien que ça peut intriguer.

J’ai été complètement happée dès les premières pages de ma lecture. On rentre tout de suite dans le vif du sujet, et si on a l’impression d’être un peu perdu au début, tous les éléments du puzzle viennent rapidement se mettre en place. J’ai adoré les personnages comme l’univers, que j’ai trouvé aussi fascinant que dangereux. Ce livre est très addictif, si bien que j’ai souvent eu du mal à faire une pause dans ma lecture quand il le fallait.

J’ai adoré le personnage de Janneke, et j’admire sa résilience. Seule survivante d’un raid de goblins dans son village, elle souffre du syndrome du survivant. Et pour rajouter une couche, elle a été faite prisonnière par l’armée de goblins qui a attaqué son village et a dû subir la violence de Lydian, le goblin qui l’a prise en esclave avant de la laisser à son neveu Soren.

Pendant ce siècle elle a dû survivre dans un monde qui la considère comme une moins que rien. Sous sa carapace à priori invincible se cache une jeune fille remplie d’incertitudes, à l’exception d’une : elle veut vivre. Incapable de retourner dans un monde qui la considère comme une traître à son espèce, elle se retrouve coincée, n’appartenant vraiment ni au monde des humains ni au Permafrost.

La question sur ce qu’elle est se pose rapidement dans le livre, mais aussi sur qui elle est, et c’est une problématique qui va nous suivre durant l’ensemble de la lecture. Cet élément est un point central dans le développement de son personnage, et j’ai trouvé que Kara Barbieri avait fait un très bon travail à ce niveau.

“The future is frightening, I know. The choice is the hardest of all.”

Nous avons ensuite Soren, seigneur goblin, et maître de Janneke. Dès le début j’ai deviné qu’il ferait parti des « gentils » goblins, et il a rapidement su se faire une place dans mon petit cœur. Si au début j’avais un peu de mal à le cerner (notamment parce qu’on ne suit que le point de vue de Janneke), ses intentions se font néanmoins claires très rapidement. J’aurai d’ailleurs vraiment aimé pouvoir livre certains chapitres de son point de vue.

J’ai adoré sa relation avec Janneke. On voit bien au cours de leurs échanges qu’il a beaucoup d’estime et d’affection pour elle malgré leur position respective.

D’ailleurs, parlons de leur relation. Dès le début on sent bien qu’il y a plus entre eux deux qu’une simple relation maître-esclave. Enfin, si on peut appeler Janneke l’esclave de Soren. Elle-même le dit, même si Soren traite avec énormément de respect tous les humains qui sont à son service, elle reçoit un traitement de faveur.

La tension entre eux est palpable durant tout le livre, et plus d’une fois je me suis dit « bon, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ? »

J’ai trouvé ma lecture captivante. L’univers était fascinant, l’intrigue très bien ficelée et il y avait une très bonne balance entre l’action et les passages un peu plus lents qui permettent au développement des personnages. Il y a quand même quelques passages de l’intrigue qui m’ont un peu chiffonnée, principalement dans la manière dont ils sont révélés, que j’ai trouvé un peu maladroite.

J’avais peur que l’intrigue tourne en rond avec la chasse pour le cerf blanc, mais l’auteure est parvenue à ajouter d’autres éléments à son intrigue pour la rendre intéressante, sans pour autant qu’on ait l’impression que ces éléments prennent le dessus sur l’intrigue principale.

Si j’ai adoré ma lecture du début à la fin, il y a néanmoins quelque chose qui m’a vraiment dérangé: les goblins. Si vous cherchez « goblin » sur Google Images, vous verrez qu’il s’agit de créatures hideuses et repoussantes. Or dans White Stag il est question de créatures d’une beauté époustouflante. J’ai d’ailleurs trouvé que la description qu’on nous donnait ressemblait énormément à celle de Faes… Alors certes, ils ont une forme bestiale/monstrueuse qui pourrait plus s’apparenter à l’image qu’on se fait des goblins, mais pour moi ça ne change pas le fait qu’un goblin est censé être hideux.

“I won’t lie and say my kind are never monstrous. Just that we’re only as monstrous as your kind are.”

Dans l’ensemble, c’était une très bonne lecture. Pas parfaite certes, mais j’ai aimé ce que j’ai lu. J’ai très hâte de lire la suite, et j’avoue que j’ai très envie de la lire sur Wattpad (puisque de base c’est un livre publié sur Wattpad) parce que l’attente pour le tome 2 va être longue.

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