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Bibliothèque de Wilgor : Mes envies

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Androïdes, tome 2 : Heureux qui comme Ulysse Androïdes, tome 2 : Heureux qui comme Ulysse
Sébastien Lamirand    Geyser    Oliver Peru   
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de cette BD est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=25124
J'ai mis la note de : 17/20

Mon avis : Ce deuxième tome de la série à thème Androïdes des éditions Soleil, peut se lire totalement indépendamment du précédent tome paru (Résurrection). C’est ce principe même qui donne sa force à cette collection : chaque tome raconte l’histoire d’androïdes vivant dans un monde particulier ne se recoupant pas avec ceux des autres titres. Cette série-concept compte pour le moment trois tomes.

Pour ce second volume, ce fut au tour d’Olivier Peru d’en inventer l’histoire. L’auteur n’en est pas ici à ses premières armes. Faisant partie de plusieurs collectifs d’écrivains comme pour les séries des Maîtres inquisiteurs, d’Oracle, des Elfes ou de Kookaburra Universe, le scénariste possède également quelques séries terminées qui lui sont propres, comme celles de Mjöllnir ou de Lancelot. La première est une trilogie originale et pleine de magie qui nous fait voyager dans la mythologie nordique à travers les yeux de peuples nains. La seconde est une quadrilogie qui se base sur les légendes arthuriennes en nous montrant un Lancelot différent, pris au piège par des forces obscures. Enfin, Olivier Peru est aussi auteur de multiples romans de fantasy.

S’attaquer au thème des androïdes lui a été d’une grande réussite. Comme son confrère Jean-Luc Istin, auteur du premier tome, le scénario de cette BD enchante et nous transporte dans un univers fabuleux. L’histoire est un mélange de déjà-vus, de clichés de SF, d’originalité, d’étonnement et d’humanité. Les dessins sont beaux, sans fioritures, précis et plein de vie. Geyser, le dessinateur, nous offre ici des planches fantastiques dans lesquelles le lecteur se plonge avec entrain, rappelant quelques inspirations provenant de mangas ou de comics. Les couleurs nous emmènent dans un vaisseau tantôt bleu, tantôt sombre, dans des lieux colorés et plus verts. Sébastien Lamirand, aux couleurs, donne des visuels sans accrocs et très expressifs. L’ensemble forme ainsi un ouvrage particulièrement agréable à lire mais qui nous fait également réfléchir.

Le titre nous fait rapidement penser aux aventures d’Ulysse, le héros de l’Odyssée d’Homère, qui cherche à tout prix à rentrer chez lui. Si cela vous est venu en tête, vous n’êtes pas si loin de la vérité à propos de cette histoire. La fin n’est pas aussi joyeuse, quoique…

Cette BD commence avec un dialogue très alléchant entre AC7+, un androïde chargé d’occuper les enfants et connaissant de nombreuses histoires pour les faire rêver, et Isabella, un esprit purement rationnel, représentant le vaisseau ISS Oxygen pour International Space Ship Oxygen. A l’image de K-2SO dans Rogue One, Isabella réagit avec logique et sans émotion, agrémentant l’histoire de passages comiques tant discuter avec elle devient vite fatigant et déprimant. C’est d’ailleurs ce « personnage » qui porte le récit et qui a le plus de répliques.

L’ISS Oxygen, « le plus grand navire d’exploration spatial jamais construit » (page 5), a quitté la Terre en 2426 pour visiter les systèmes solaires voisins. 3600 membres d’équipage, composés d’hommes, de femmes, d’enfants, de familles, ont accepté cette mission périlleuse pour le bien de l’humanité. Alors que certains s’occupent du bon fonctionnement du vaisseau, les autres dorment dans des cellules médicalement faites pour les faire vieillir le plus lentement possible, ralentissant le rythme de leurs cellules. Tous les ans, les équipes tournent, laissant parfois des groupes d’enfants à l’abandon. C’est à ce moment-là qu’intervient AC7+ pour les occuper, les faire rire et leur faire passer le temps de la plus belle façon qui soit. Le visage agréable de cet androïde et sa patience, font de lui une nourrice idéale.

Le voyage se déroule si bien qu’un miracle a lieu : la naissance d’Ulysse. Mais un terrible drame arrive peu de temps après, ravageant le vaisseau et tuant la quasi-totalité de son équipage. AC7+, pris d’affection pour le jeune Ulysse et, de par ses obligations de protection envers l’espèce humaine, se jure alors de tout tenter pour le sauver et lui permettre de revoir la Terre. Le vaisseau, ne pouvant plus faire le voyage prévu et devant être absolument réparé, se dirige de nouveau vers la planète Bleue, qu’il finira par atteindre plus de 900 ans après l’horrible catastrophe, laissant un Ulysse centenaire, dans sa cellule de confinement biologique. Ulysse survivra-t-il à sa sortie à l’air libre ? Voudra-t-il continuer à vivre malgré la mort des siens ? La Terre aura-t-elle changé après presqu’un millénaire ? Isabella, AC7+ et Ulysse le découvriront bien assez tôt et arriveront à s’adapter.

Même si la fin n’apparaît pas vraiment comme une surprise, étant donné tous les romans, films et autres nouvelles de science-fiction sur le sujet, l’auteur nous donne à réfléchir sur la technologie, la modification génétique et la civilisation. Le récit se termine sur une note positive, invitant le lecteur à s’imaginer un futur plus glorieux et une humanité florissante. La chute, bien que presque évidente pour certains, n’entache pas le récit. Au contraire, elle nous berce dans une atmosphère agréable, des dialogues amusants voire touchants, et une ambiance optimiste.

Ce second tome se termine par un épilogue joyeux, porté vers l’avenir et tout en finesse. L’humanité et ce que nous sommes ne s’est pas fait en un jour et notre passé, comme notre Histoire, forment le pilier de nos existences. Olivier Peru a écrit une histoire pleine de promesses et a su nous livrer sa vision de l’androïde : une machine intelligente permettant à l’Homme de s’évader mais lui donnant aussi une chance de se rappeler qui il est.

par Lildrille
Androïdes, tome 3 : Invasion Androïdes, tome 3 : Invasion
Sylvain Cordurié    Emmanuel Nhieu   
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de cette BD est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=25204
J'ai mis la note de : 15/20

Mon avis : Invasion est le troisième tome de la série-concept Androïdes des éditions Soleil. Sylvain Cordurié en est ici l’auteur et Emmanuel Nhieu est au dessin. Ce volume contrairement aux autres, ne met pas en avant les androïdes dès les premières pages. Le lecteur devra prendre son mal en patience pour les voir apparaître et comprendre leur fonction dans ce nouveau one-shot.

Les dessins sont différents des autres volumes mais tout aussi beaux et adaptés au scénario. Les villes dépravées, d’un trait précis et fin, nous ramènent à un monde post-apocalyptique dans lequel on ne serait pas étonnés de voir apparaître des zombies. Les couleurs varient selon que l’on s’intéresse aux héros ou aux envahisseurs. Le noir et le marron, couleurs plutôt tristes et ternes, nous rappellent les conditions de vie difficiles des personnages principaux, quand le bleu et le blanc, couleurs lumineuses, renvoient aux forces mystérieuses qui attaquent la Terre. Les planches sont magnifiques et nous plongent totalement dans l’action.

C’est d’ailleurs dans l’action que commence cette histoire. Cette BD débute par l’extraction d’un cocon, de Jerrod, le personnage principal. On n’apprend pas grand-chose de lui, si ce n’est qu’il a un humour machiavélique parsemé d’ironie en tout genre, qu’il possède un caractère je-m’en-foutiste sur les bords et qu’il apprécie les plaisirs simples de la vie. On s’attache vite à lui, malgré son vocabulaire très imagé, voire vulgaire qui n’est pas forcément adapté à un aussi large public que les autres tomes de cette série. Cette fraicheur fait tout de même du bien et nous rapproche de notre propre réalité, humanisant les personnages et leur combat pour leur survie. Jerrod n’hésite pas à interpeller sa sauveuse par des termes peu avantageux : « D’abord, d’où tu sors mon prénom, poupée ? Et qu’est-ce qu’on fout ici ? » (page 5).

De suite après son extraction, Jerrod est confronté à trois choses : une perte de mémoire fulgurante, une avalanche de questionnements sur sa présence et son utilité, et une attaque massive des envahisseurs. Ces derniers, que les humains appellent les énergétiques, sont capables de choses incroyables. Façonner la matière inorganique et s’incarner dans ces formes, sont les pouvoirs visibles que ces agresseurs veulent bien montrer. Afin d’éviter toute future menace, ces créatures émettent de forts rayons capables de tuer tout ce qui se trouve aux alentours et de creuser des puits immenses. La planète est ainsi parsemée d’énormes trous et de scènes de chaos.

Cela ne fait que trois jours que les humains se sont réveillés au sein de cocons, ne se souvenant pas de leur vie passée. Que signifient ces cocons ? Ont-ils servis aux humains afin d’acquérir de nouveaux pouvoirs ? Effectivement, on découvre vite que les humains, à l’image des super-héros, ont des pouvoirs kinésiques sensationnels : certains peuvent déplacer des objets, d’autres peuvent contrôler le feu, certains peuvent lire les pensées de leurs semblables… Cela ne suffit pourtant pas à vaincre la menace. Jerrod est une des clés de ce combat. Le pouvoir qu’il finira par développer sera essentiel quant à la découverte de la venue des envahisseurs et de la façon de les détruire. Ses intuitions et son sale caractère finiront par sauver l’humanité, contre toute attente. Ce qu’il découvrira étonnera tout le monde, aussi bien le lecteur que les autres personnages du récit.

Cette chute surprenante nous fait tout de même nous poser plein de questions dont certaines resteront sans réponse. Ce volume se termine un peu brutalement, nous faisant rester sur notre faim, avides d’informations mais aussi avec le désir de suivre le futur des personnages. Le rythme de ce volume est assez mouvementé. Le début est rapide et nous plonge complètement dans l’intrigue. On a l’impression de vivre un jeu vidéo et ne pas avoir le temps de reprendre notre souffle. La deuxième partie du récit est plus lente, plus molle, surtout accès sur des dialogues hauts en couleurs et la mise en place du plan de Jerrod. La fin arrive vite et les révélations sont massives.

Malgré un rythme inégal, ce volume reste dans la veine des précédents récits. On suit les aventures des personnages avec plaisir, et l’on perçoit le rôle des androïdes d’une toute autre façon. De plus, les inspirations de l’auteur nous ramène à un univers SF qui nous plaît : l’invasion rappelle la guerre des mondes de H.G. Wells, les tenues des personnages fait penser quelque peu à Star Trek (comme le sous-entendra Jerrod lui-même), les pouvoirs des humains sont comme ceux des super-héros des univers DC ou Marvel et l’importance du rôle du personnage principal nous ramène à l’image de Neo dans Matrix, l’élu qui les sauvera tous.

par Lildrille
Androïdes, tome 4 : Les Larmes de Kielko Androïdes, tome 4 : Les Larmes de Kielko
Viska    Jean-Charles Gaudin   
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de cette BD est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=31000
J'ai mis la note de : 18/20

Mon avis : Quatrième volume de la série Androïdes des éditions Soleil Anticipation, Les larmes de Kielko touche, surprend, choque et nous montre une toute autre facette des robots intelligents, une nouvelle vision qui diffère totalement des trois autres.

Dans cet univers qui n’est pas très éloigné temporellement du nôtre, les androïdes font partie intégrante de notre environnement. Ils sont très utiles et permettent aux gens de se décharger d’énormément de tâches. Le rêve, quoi ! On suit très vite une famille, les Morgan, qui se servent de leur androïde pour cuisiner, surveiller leur enfant unique, s’occuper de lui, gérer quelques tâches de gestion de la maison et se souvenir de toutes informations importantes.

Différemment aux autres volumes, l’androïde est décrit ici comme un réel utilitaire. Physiquement, même s’il est humanoïde, il n’y a pas d’effort particulier pour cacher ses circuits électroniques et le fait qu’il ne soit pas fait de chair. Régulièrement, il doit être rechargé pour fonctionner et a donc des états de veille comme les machines que nous connaissons.

De plus, au même titre que les trois lois de la robotique, les androïdes comme Kielko apprennent diverses normes sur les humains et se doivent de les respecter si ce n’est de les comprendre. La BD nous en fait part à de multiples reprises et permettent au personnage principal de nous partager ses réflexions sur l’être humain qu’il admire par-dessus tout et qui diffère totalement de ce qu’il est. Par exemple, à la page 3, Kielko essaie de comprendre les passions amoureuses et détaille « l’annexe à la nomenclature d’accès 1-A [qui] parle d’attraction, de passion ou de désir ». Ces passages nous aident également à mieux cerner ce que l’auteur entend par « androïde ». Sa réflexion est intéressante et pertinente. Toute la BD est portée par ces idées, par les sensations de Kielko et sa fascination pour l’être humain. Une machine peut-elle ressentir de l’amour, des sensations ? Ces choses peuvent-elles s’apprendre même via le biais d’une intelligence artificielle de haute volée ? La fin de ce tome étonne et répond à ces questions d’une manière plus complexe que prévue et que l’on ne voit pas forcément arriver.

La BD tourne rapidement au thriller avec des meurtres qui s’enchaînent. La famille Morgan traîne dans des affaires louches et malsaines. Tout est fait pour nous mener là où l’auteur le veut et cela est très bien monté. On ne se rend compte de rien et on est tenus en haleine tout le long de la lecture. Les planches montrent le minimum, nous laissant nous imaginer la suite, et ne donnant pas de détails superflus. Une fixette est marquée sur la personne de Madame Morgan, nous la montrant sans cesse à travers les yeux de Kielko. Perversion, crimes, tromperies, ce volume décrypte l’âme humaine et le cœur d’une machine d’une façon prenante et captivante. On s’attache malgré nous à cet androïde.

La fin est surprenante, même si certains lecteurs vont la sentir venir. Elle est très bien menée et est réellement touchante. Elle nous amène à réfléchir sur plusieurs aspects de la technologie et des sensations qui empêchent la raison de s’affirmer, chez l’humain comme chez la machine. Le titre est d’ailleurs assez équivoque et n’est compris qu’à la toute fin. Les fameuses lois de la robotique sont ici décryptées avec soin et nous font nous poser de multiples questions.

Les dessins, comme pour les autres volumes, sont magnifiques et nous font voyager et rêver. On est vite embarqués dans ce monde étrange où les nouvelles technologies foisonnent. La BD commence en 2037, à Los Angeles et l’on peine à croire que dans 20 ans nous en serons là où le scénariste le pense. Cependant, les inventions ne sont pas exagérées, et ne nous montrent pas un futur totalement surréaliste, ce qui nous permet une meilleure immersion et donne une meilleure crédibilité.

La frontière entre l’Homme et la machine n’a jamais été aussi ténue que dans ce tome-ci qui clôt la série avec succès. La science-fiction et les questions sur l’androïde sont souvent au cours des débats et passionnent les foules.

Cette BD se lit vite malgré le nombre de pages excédant le total habituel (56 au lieu de 48). L’histoire est complète, complexe, la psychologie des personnages est détaillée suffisamment pour nous plonger dans les aventures de Kielko. On ne s’ennuie pas et on en redemande !

par Lildrille
Androïdes, tome 5 : Synn Androïdes, tome 5 : Synn
Stéphane Louis   
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de cette BD est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=42434
J'ai mis la note de : 20/20

Mon avis : Ce tome 5 de la série Androïdes débute un second cycle de 4 nouveaux tomes, continuant la série à succès et originale, qui a mené plusieurs auteurs et dessinateurs à réfléchir sur des thèmes futuristes. Chaque BD est une histoire à part entière et il n’y a aucun lien entre chacune d’elles. Chaque ouvrage est une aventure épique, qu’il est difficile de quitter, et qui dépeint un avenir robotisé que l’on n’aimerait pas forcément voir se concrétiser. Les univers sont plutôt sombres pour la plupart et ce tome 5 ne change pas la donne.

Synn est une magnifique réflexion sur la vie en général, la mort et l’immortalité. L’auteur (et dessinateur) nous offre sa vision philosophique sur la question et les axes de pensées sont aussi intéressants les uns que les autres. On se sent vite happés par cette histoire fascinante qui nous plonge dans un univers tout neuf mais aussi au plus profond de nous-mêmes, où siègent nos peurs. Les mots employés sont justes. Les phrases bien formulées paraissent plutôt sorties d’un roman qu’une BD, et rien n’est laissé au hasard. Le rythme est soutenu du début à la fin et on ne s’ennuie pas une seconde. Les instants d’introspection sont bien menés, les pensées de notre héroïne nous étant dévoilés alors qu’elle est en pleine action, ce qui ne fait jamais redescendre la tension.

L’auteur s’imagine un futur de l’humanité qui perturbe grandement. En effet, toutes les pistes qu’il donne et les planches qu’il met en place, paraissent vraiment plausibles et, par conséquent, effraient quelque peu. L’humain et ses angoisses ne semblent plus avoir de secrets pour lui. La mort et l’immortalité s’offrent de belles scènes de bataille que le lecteur sensible n’est pas près d’oublier. L’histoire de cette humanité nous est montrée par à-coups et les flash-backs sont agréablement amenés. En plus de cette trame de fond, l’histoire principale est vraiment géniale. Même si l’on sent venir quelques éléments de la fin, celle-ci reste magnifique, pleine de promesses et d’espoirs.

L’héroïne, Synn, un androïde aux capacités incroyables est fascinant en tant que telle. Sa vision de la vie est marquante et ce qu’elle décide d’en faire également. Immortelle, Synn ne peut pas mourir. Son enveloppe se reconstruit à chaque fois qu’un accident survient, utilisant les ressources environnantes pour la reconstituer. La mort n’a pas de signification pour elle ni la survie ou les automatismes de fuite. Pourquoi fuir le danger quand on sait qu’on ne craint rien ? Pourquoi avoir peur de la mort quand on sait qu’elle ne pourra jamais nous atteindre ? Synn est intelligente et ne cesse de réfléchir, ses plusieurs milliers d’années de vie le lui permettant aisément. L’auteur s’approprie les fameuses lois de la robotique pour en créer d’autres originales et c’est plaisant d’assister à un renouveau du genre, malgré les risques que cela peut apporter.

Heureusement pour elle, elle n’est pas seule dans ses déboires. Le crash de son vaisseau, sur une planète hostile, n’a pas complètement détruit l’intelligence artificielle qui le pilotait. Cette dernière, bien que moins perfectionnée, s’avère un partenaire excellent. La planète hostile sur laquelle ils ont atterri n’était pas inhabitée. Ils y découvrent une espèce qui leur semble familière et décident de l’étudier plus avant. Ce rapprochement va tout changer. L’auteur réinvente le passé de l’humanité à travers ce peuple primitif et le parallèle est saisissant.

La complicité qui naît entre nos deux héros est touchante, tout comme l’histoire d’amour improbable qui s’installe. Quelque peu naïve, comme s’ils étaient deux enfants, leur liaison apaise. On les voit d’abord timides et peu surs d’eux. Malheureusement, ils n’ont pas été créés pour apprécier les plaisirs de la chair et cette constatation les fait souffrir. Devenir humains, mortels, semble être la seule solution. Comment des machines peuvent-elles se transformer en Homme alors que tout les sépare ? Les plaisirs physiques valent-ils vraiment l’immortalité ?

Cette histoire est un hommage à la vie, à ses côtés imparfaits et à sa longévité finie. Le message de l’auteur est optimiste et nous fait du bien. Synn est attachante et est finalement plus humaine que beaucoup d’autres terriens. La suivre explorer l’étrange planète, ses besoins, ses envies, et ses pulsions est un régal, tant pour les yeux que pour l’esprit.

Les scènes autour de la planète sont belles, avec des planches à l’horizontal, apportant une sensation de grandeur qui fait voyager et une sensation d’espace qui libère. Cette nouvelle saison d’Androïdes a vraiment tout pour plaire.

par Lildrille
Batman - Grant Morrison présente : Intégrale, tome 3 Batman - Grant Morrison présente : Intégrale, tome 3
Klaus Janson    David Finch    Grant Morrison   
Bruce Wayne a été envoyé à l'aube de l'humanité par le tyran Darkseid.
Amnésique, il va devoir user de toutes ses ressources pour retrouver son chemin dans le temps, se projetant à chaque fois plus en avant dans les époques, pourchassé par un monstre créé par Darkseid.

Contenu vo : The Return of Bruce Wayne #1-6, Batman and Robin #16, Batman: The Return #1, Legends of the Dark Knight #6-10, Batman: The Black Casebook, Dark Knight, Dark City (Batman #452-454)

par RUBfel
Batman Rebirth, Tome 2 : Mon nom est Suicide Batman Rebirth, Tome 2 : Mon nom est Suicide
Mitch Gerards    Mikel Janin    Tom King   
Contacté par Amanda Waller pour extraire le Psycho-Pirate de la prison de Santa Prisca, Batman doit former son propre « Escadron Suicide » composé de ses anciens ennemis, dont une très intime : Catwoman. Mais, au-delà de la méfiance envers ses alliés de circonstance, le Chevalier Noir sait que son plus grand défi se trouve sur l’île, dirigée par le seul homme qui soit parvenu à le briser : Bane.
Batman - No Man's Land, Tome 3 Batman - No Man's Land, Tome 3
Dan Jurgens    Roger Robinson    Dennis O'Neil    Scott McDaniel    Jim Balent    Mike Deodato Jr    Graham Nolan    Greg Rucka    Scott Beatty    Chuck Dixon    John Ostrander    Eduardo Barreto   
Eh bien encore un tome avec beaucoup d'histoires palpitantes. les auteurs commencent enfin à mettre l'intelligence de Batman en marche et on entrevoit la solution au problème même si on ne sait pas encore de quoi il s'agit. J'aime beaucoup cette série parce qu'elle permet de prendre tous les personnages de l'univers de Batman et leur donne un rôle particulier à chacun. les auteurs balancent donc entre les différents caractères, les différentes histoires, les différentes relations entre les personnages ce qui donne un récit complexe et approfondi qui ne peut que me ravir. Par contre, j'ai hâte de lire la suite parce que chaque chapitre finit un peu en queue de poisson. tout ça pour qu'on se jette sur la suite... les auteurs sont redoutables !
Batman - No Man's land, Tome 4 Batman - No Man's land, Tome 4
Rick Burchett    Paul Gulacy    Chuck Dixon    Dennis O'Neil    Paul Dini    Alisa Kwitney    Mike Deodato Jr    Larry Hama    Ian Edginton    Staz Johnson    Roger Robinson   
Une très bonne suite dans la série. on monte crescendo dans le suspense et on continue notre descente dans les méandres de l'après séisme avec le retour d'un méchant iconique : le joker. J'ai beaucoup aimé la façon dont les auteurs continuent sans se lasser d'explorer les différentes facettes de tous les personnages et mettent en exergue les personnages secondaires. Ils prennent une nouvelle dimension et portent littéralement l'intrigue à bout de bras. on pourrait se lasser de l'absence de Batman mais finalement chacune de ses apparitions est savamment dosée et à chaque fois qu'on se demande où il est, il apparait, comme une bouffée d'oxygène. il faut reconnaître que l'histoire est finalement très anxiogène, très émouvante et on se demande vraiment comment ils vont s'en sortir. et pourtant, outre Batman, il y a beaucoup de lueur d'espoir dans la ville de Gotham.
Enfin, il y aurait finalement beaucoup à dire, tant sur l'histoire que sur la manière dont les auteurs parviennent à nous faire nous attacher aux personnages et à nous entrainer au milieu des ruines et des gravats. c'est tout de même assez exceptionnel et honnêtement, il vaut mieux le lire pour se rendre compte par soi-même.
Batman - No Man's land, Tome 5 Batman - No Man's land, Tome 5
Jim Balent    Dale Eaglesham    Roger Robinson    John Ostrander    Staz Johnson    Devin Grayson    Greg Rucka    Rick Burchett    Chuck Dixon    Dennis O'Neil    Steven Barnes    Damion Scott    Bill Sienkiewicz   
ça commence à se préciser. l'idée de Batman esquissée dans le tome 3 trouve enfin son dénouement et on finit par comprendre vers quelle finalité les auteurs ont voulu nous entraîner. Ils continuent avec toujours la même recette, des histoires courtes et des pans de vie des personnages habituellement secondaires pour nous montrer toute l'ampleur du chaos qui touche Gotham tout en continuant à nous raconter l'histoire de Gotham après le séisme et la façon dont Batman et ses alliés font pour tenter de la sauver. J'ai adoré les interactions entre les personnages, notamment entre Batman et Gordon et Batman et Catwoman. Et alors cette scène de fin !! elle donne juste envie de se jeter sur le tome suivant !
Bref, la série est montée en puissance et à chaque tome j'aime davantage que le précédent.
Batman - No Man's land, Tome 6 Batman - No Man's land, Tome 6
Dale Eaglesham    Roger Robinson    Jim Balent    Greg Land    Scott McDaniel    John Ostrander    Greg Rucka    Chuck Dixon    Dennis O'Neil    Devin Grayson    Pablo Raimondi    Damion Scott   
Et voilà la fin de cette saga épique ! j'ai beaucoup aimé le premier chapitre préquelle à la saga où on apprend un peu plus ce qu'a fait Bruce Wayne pendant son absence et comment les autres personnages l'ont gérée. Ensuite, de nouveau, j'ai adoré la façon dont les auteurs ont fait se confronter Joker et Batman dans la nouvelle Gotham et la façon dont le combat se situe aussi bien dans l'enceinte de Gotham que dans les arcanes de la politique de Washington ou dans les milieux financiers. pour cela, les auteurs révèlent de nouveau leur talent pour évoluer dans un univers complexe, à la fois par le nombre des personnages mais aussi par le nombre des degrés et des implications que peut avoir cette histoire et ils naviguent dans tout ça avec une aisance déconcertante permettant au lecteur d'apprécier l'histoire avec une grande facilité. Le scénario reste en effet fluide malgré sa richesse et ça c'est génial.
Bref, je n'ai largement pas été déçue par cette fin, même si comme pour toutes les sagas de comics, elle s'arrête un peu abruptement.