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Bibliothèque de Wonderbooks : Ma PAL(pile à lire)

Bragelonne et Milady présentent Les Essentiels du Steampunk #1 Bragelonne et Milady présentent Les Essentiels du Steampunk #1
Les Editions Bragelonne   
Les éditions Bragelonne, Milady et Castelmore enrichissent la collection des Essentiels : à travers ces recueils thématiques (Fiction, Thriller, Fantasy, Romance, Science-Fiction...), proposant chacun les premières pages d’une dizaine de romans incontournables, vous êtes invités à découvrir GRATUITEMENT les ouvrages les plus marquants de leur histoire. Dans ce recueil dédié au steampunk, vous pourrez vous familiariser avec les univers suivants :

Mark Gatiss, Le Club Vesuvius – Une aventure de Lucifer Box
Mark Hodder, Burton & Swinburne dans L’Étrange Affaire de Spring Heeled Jack
Emma Jane Holloway, Une Étude en soie – L’Affaire Baskerville
Cécile Duquenne, Les Foulards Rouges – Saison 1 : Bagne – L’Intégrale
Tim Powers, Les Voies d’Anubis
Fabrice Colin, Arcadia – 1, Vestiges d’Arcadia
Lia Habel, New Victoria – 1, New Victoria
Mathieu Gaborit & Fabrice Colin, Confessions d’un automate mangeur d’opium
Kim Newman, Anno Dracula
Jay Kristoff, La Guerre du Lotus – 1, Stormdancer

par Gkone
Santa Muerte Santa Muerte
Xavier Portebois   
Rendez-vous avec la mort.

Esteban De La Cruz profite du Día de muertos pour se rendre sur la tombe de ses parents . Ayant éclusé quelques bières et étant donc un peu ( beaucoup ) ivre il décide on ne sait trop pourquoi de tenter une petite séance d'escalade . Et ce qui devait arriver arriva, il perd l'équilibre et se cogne le crâne.
Lorsqu'il se réveille il se rend compte qu'il n'est plus tout seul.
Il se retrouve face à un squelette et à la Santa Muerte en personne.
Elle va lui faire une drôle de proposition.

Que dire de cette nouvelle si ce n'est que j'ai adoré l'histoire et ce qu'elle dégage.

J'ai toujours été fascinée par ce fameux Día de muertos. J'aime la façon dont est célébré ce jour si particulier, ici point de lamentations , c'est un jour de fête où l'on rend hommage aux disparus de façon joyeuse à travers des décorations, des lumières ...
La couverture de cette nouvelle est d'ailleurs assez représentative ( je la trouve juste parfaite ).

Mais pourtant lorsque Esteban se rend au cimetière de México , il n'y a rien de tout ça.
Les vivants ont oublié leurs morts et la mort . Je trouve cela très triste et cela me fait craindre que notre futur soit pareil.

Lorsque l'on ne tient plus compte des morts et de ce que cela représente pour nous , on perd une partie de soi.
Comment être totalement vivant quand la mort ( et la peur de mourir) ne représente plus rien ?
La peur de mourir influe sur notre vie ( même si l'on ne se rend pas forcément compte ) c'est elle qui nous pousse parfois à agir ( ou à ne pas agir d'ailleurs ) et à tenter des choses.
Sans cela on aurait parfois tendance à se laisser aller et à ne plus rien tenter.

Cette nouvelle qui est assez divertissante et passionnante ( on ne voit pas les pages défiler) et aussi une source de réflexion sur notre monde et son possible futur.
Et je trouve cela très fort de réussir à combiner cela en seulement une petite trentaine de pages.

Avant de lire cette nouvelle je ne connaissais pas l'auteur, Xavier Portebois, mais je vais désormais suivre avec attention ses autres écrits tant j'ai aimé celui-ci.

Une excellente nouvelle, parfaite en ses temps d'automne ( avec Halloween qui arrive dans quelques semaines ) qui vous fera voir la mort autrement .

La mort n'est pas forcément une fin en soi !

Des souris et des hommes Des souris et des hommes
John Steinbeck   
Une fois encore Steinbeck bouleverse et chavire les sens . L'histoire de deux hommes si proches qui devront malgré tout se séparer . En ancrant ses personnages dans cette Amérique qu'il affectionne tant , Steinbeck nous livre une leçon poignante sur les différences et sur la férocité des sociétés ( de la société des hommes). A lire !

par Sadess
Mémoires d'Hadrien Mémoires d'Hadrien
Marguerite Yourcenar   
Depuis sa découverte, cette lecture me hantait. Reprise exactement deux années après l'avoir finie pour la première fois, elle m'a enchanté et laissé sans voix, une fois de plus. Essayons donc — probablement en vain — de rendre justice à ce roman en dépit des mots qui manquent face à la puissance de cette oeuvre.
 
Pour commencer, peut-être faudrait-il évoquer la forme que prend cet immense récit à la première personne. Il s'agit d'une lettre, écrite par l'empereur mourant, Hadrien, à son protégé Marc-Aurèle, destiné à régner — et qui régnera effectivement. Mais plus qu'une lettre, ce roman est la « méditation écrite d'un malade qui donne audience à ses souvenirs ». Hadrien, au seuil de la mort, décide de laisser à son successeur ses Mémoires ; les pensées qu'il a eues pour lui-même¹, il en fait maintenant part, dans ce long récit introspectif et méditatif, à son lecteur.
Le portrait que Marguerite Yourcenar peint d'Hadrien, magistrat puis empereur, est celui d'un « homme presque sage », comme elle l'écrira elle-même : habité par la volonté profonde d'établir une paix et un ordre durable, Hadrien est avant tout un homme, curieux, ouvert et fondamentalement humaniste. Cet être hors normes, dieu tout simplement parce qu'il est homme, évolue dans un monde à pacifier, à apaiser, à construire, à consolider. L'Empire, au faîte de son expansion au début de son règne, doit maintenant consolider ses frontières et la concorde entre les provinces ; c'est l'immense tâche qu'Hadrien se fixe, faire advenir pleinement cette Pax romana tant rêvée.
Homme « presque » sage parce qu'il fait le récit sans complaisance ni concession, sans mensonge ni dissimulation, d'une vie qu'il a essayé de mener le mieux possible, mais qui n'est pas exempte d'erreurs. Ce récit, ainsi, est à la fois celui de confessions — tout ce que l'histoire officielle ne pourra retenir —, celui d'actions, et celui de contemplations.
Si la narration suit, à partir du moment où l'ancien juge Hadrien décide de tenir audience, une trame relativement chronologique (de ses premiers pas à Rome jusqu'à la fin de son règne), elle reste émaillée, çà et là, faisant régulièrement irruption, de différentes pensées, réflexions, méditations jaillissant des événements vécus. Le réel et le passé sont prétextes pour des digressions et à-côtés qui confèrent une dimension intimement philosophique à toute l'oeuvre. Tout ce qui touche à l'humain passe sous le crible du sage : amours, passions, arts et lettres, maladie et, évidemment, la mort et le temps. Parce qu'Hadrien sent l'agonie proche, parce qu'Hadrien plonge et remue ses souvenirs, ces deux éléments prennent une importance considérable dans le roman, en toile de fond ou en plein jour, guidant chaque événement, chaque réflexion. Il ne s'agit plus seulement de raconter, il s'agit de se remémorer, avec tout ce que cela implique.
Cette immense oeuvre — non pas tellement dans le nombre de pages que dans l'incroyable exhumation de cet « édifice immense du souvenir »², effectuée tant par l'homme antique que l'écrivaine moderne — est servie par l'incroyable style de M. Yourcenar. Cet oratio togata (genre togé) est, comme elle le décrit elle-même, un style « soutenu, mi-narratif, mi-méditatif »³. Ce style donne lieu à l'établissement d'une prose dense, sans cesse enrichie et précisée, ornée sans être ostentatoire ; pour autant, le verbe reste souple et léger, berçant et accompagnant au plus près la pensée. C'est de ce contraste entre un style imposant — presque pesant — et un langage doux que jaillit la poésie méditative qui traverse la longue missive ; non pas une poésie tout en éclat mais bien une prose poétique qui s'adapte, suit, voire précède les « mouvements lyriques de l'âme, les ondulations de la rêverie, les soubresauts de la conscience »⁴.
Cette peinture de la vie d'Hadrien est rendue plus saisissante par la fidélité historique, très largement documentée par M. Yourcenar qui, loin d'être dupe quant aux écueils que pose un tel projet, affirme : « Quoi qu'on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c'est déjà beaucoup de n'employer que des pierres authentiques »⁵. Ainsi, tout est vrai dans ce roman — ou plutôt, tout ce qui peut l'être est vrai, et ce qui ne peut l'être est rendu aussi vraisemblable que possible par l'autrice (qui cherche pour cela à percevoir Hadrien non pas comme le ferait un contemporain, mais comme le ferait un habitant du IIe siècle).
Cet Hadrien, "varius, multiplex, multiformis" — tour à tour juriste, cavalier, militaire, conseiller, diplomate, Empereur, amant, ami, sage, homme —, est rendu profondément attachant parce que ses qualités sont celles du philanthrope qu'il s'est toujours efforcé d'être. Passionné d'art, il voue un véritable culte au Beau, de la grâce duquel il veut toucher le monde : « je me sentais responsable de la beauté du monde », écrivait-il, beauté d'une harmonie et d'une paix cosmiques, où l'homme et Rome ont trouvé leur place dans un ordre supérieur.
Fervent philhellène, Hadrien laisse la part belle à l'Athènes des arts et des sages, pourtant loin du rayonnement qui était sien au cours du Ve siècle av. J.-C. Pour autant — et c'est là son tour de force —, s'il l'inscrit souvent en faux contre Rome, il n'en fait pas ces deux extrêmes irréconciliables et parvient même à les réunir avec génie au début de la cinquième partie, "Disciplina augusta".
 
« Il m'arrivait de me dire que le sérieux un peu lourd de Rome, son sens de la continuité, son goût du concret, avaient été nécessaires pour transformer en réalité ce qui restait en Grèce une admirable vue de l'esprit, un bel élan de l'âme. »
 
Enfin, et peut-être surtout, les Mémoires d'Hadrien sont marqué par la dignité, qui prend toute son ampleur et sa puissance dans le dernier chapitre, "Patientia". Si, dès le départ, le ton est donné lorsqu'il déclare « je commence à apercevoir le profil de ma mort », c'est dans cet ultime chapitre, toute sa vie ayant été balayée, le temps de la narration rejoignant celui de l'écriture, que s'élève à son apogée cette dignité toute tragique face à la mort inexorable. Cet homme, encore lucide malgré l'âge et la maladie, « renonce à brusquer [s]a mort » lorsqu'il réalise qu'elle ne lui appartient plus. Le cœur du lecteur se déchire lorsqu'il assiste, dans les dernières pages, aux derniers conseils et aux adieux à la vie formulés par un homme sage, juste, bon, qu'il aura appris à aimer et connaître au long des trois cents pages précédant l'instant fatidique. La dernière phrase est tragiquement déchirante tant un monde de dignité transparaît et transperce dans l'exhortation lucide : « Tâchons d'entrer dans la mort les yeux ouverts... ».
 
Une merveille de la littérature française s'il en est ; un magnifique roman, entre histoire, poésie, philosophie et littérature.
 
______________
¹ Marc-Aurèle, dans les dernières années de sa vie, a rédigé un certain nombre de réflexions et considérations rassemblées sous le nom de Pensées pour moi-même.
² M. Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1ère partie : "Combray", I.
³ M. Yourcenar, "Ton et langage dans le genre historique", in Le Temps ce grand sculpteur.
⁴ C. Baudelaire, "À A. Houssaye", préface du Spleen de Paris ou Petits poèmes en prose.
⁵ M. Yourcenar, Carnets de notes de « Mémoires d'Hadrien ».
The Diviners, Tome 2 : Lair of Dreams The Diviners, Tome 2 : Lair of Dreams
Libba Bray   
After a supernatural showdown with a serial killer, Evie O'Neill has outed herself as a Diviner. Now that the world knows of her ability to "read" objects, and therefore, read the past, she has become a media darling, earning the title, "America's Sweetheart Seer." But not everyone is so accepting of the Diviners' abilities...

Meanwhile, mysterious deaths have been turning up in the city, victims of an unknown sleeping sickness. Can the Diviners descend into the dreamworld and catch a killer? (less)
Kingdom on Fire, Tome 1 : A Shadow Bright and Burning Kingdom on Fire, Tome 1 : A Shadow Bright and Burning
Jessica Cluess   
4.25/5

“Knowledge is as powerful as fire. The brighter it burns, the more it devours.”

OMG. Ce livre m'a totalement renversée. Je ne m'attendais pas du tout à être aussi satisfaite de ma lecture. Heureusement que j'ai fait abstraction des reviews négatives qui m'avaient découragée et que j'ai écouté la voix de la sagesse, plus communément appelée "L'appel de la Couverture Magnifique", héhé. Impossible de résister à cette couverture de DINGUE. Gaaah. *bave*

C'est l'histoire d'Henrietta Howel. Henrietta est une jeune fille qui vit une vie parfaitement normale avec son meilleur ami Rook, excepté le fait qu'Henrietta a le pouvoir de se transformer en torche vivante. Un pouvoir dangereux qu'elle doit garder secret et dont seul Rook en connaît l'existence. En effet, dans ce monde qui pourrait être le nôtre, il y a trois types de sorciers : les "enchanteurs", ceux qui utilisent des pouvoirs issus des éléments et qui sont les plus respectés ; les magiciens qui descendent des enchanteurs et vivent dans leur ombre, ils utilisent le pouvoir de la création et de l'imagination ; et enfin, les sorcières qui sont systématiquement chassées et brûlées vives. Henrietta pensait qu'elle était une sorcière et cachait donc son pouvoir depuis des années jusqu'au jour où son secret fut dévoilé. Henrietta découvre qu'en réalité, elle fait partie des enchanteurs et n'est pas n'importe lequel : elle est l'élue de la prophétie selon laquelle une jeune femme contrôlant le feu serait capable de détruire les sept Anciens--d'horribles monstres venus d'une autre dimension terrorisant le monde d'Henrietta.

L'histoire se déroule principalement à Londres, à l'époque Victorienne, où l'on suit notre jeune héroïne dans sa quête de soi et dans son apprentissage de ses pouvoirs.

Ce qui m'a le plus plu dans ce livre était tout le système de magie et la mythologie de cet univers. Cette histoire des sept Anciens semant le chaos m'a vraiment fascinée, ahah. #psycopathe Et la magie était présente dans chacune des pages ! J'ai tout simplement adoré voir tous ces combats magiques et ces démonstrations spectaculaires !

Les personnages étaient tous très attachants. J'aime tout particulièrement notre jeune protagoniste, Henrietta, mais aussi Magnus, Blackwood, Hargrove et Aggripa. Magnus a une personnalité extravagante, il est drôle et très séducteur, tout en ayant une part de féministe en lui (YASsSs). Je l'ai tout de suite trouvé super et j'ai adoré sa relation d'AMITIÉ avec Henrietta. Oui, parce que le fait que la situation se soit un peu transformée en tentative de romance entre les deux pendant quelques instants m'a assez déplu. Not cool, Magnus. Mais bon, ça s'est très vite rectifié donc je suis contente !​

Contrairement à ce que j'avais pu pensé avant de lire A Shadow Bright and Burning, il n'y a quasiment pas de romance ! Juste une petite pincée on va dire… mais ça n'était absolument pas le fil conducteur de l'histoire, ce que j'ai très fortement apprécié !

Il y avait quelques révélations et retournements de situation tout au long de l'histoire qui étaient pas mal, ça pimentait un peu le tout.

En somme, j'ai adoré ce livre et je ne m'y attendais absolument pas. Beaucoup disait que c'était une histoire vue et revue et pas originale,… dans un sens, je peux comprendre que ce n'est pas quelque chose de complètement nouveau ! L'histoire de sorcellerie à Londres m'a un peu fait pensé à l'univers d'Harry Potter (même si je n'ai pas lu les livres ou vu tous les films, j'ai quand même une culture !) et j'ai aussi pensé à l'univers des Shadowhunters de Cassandra Clare durant ma lecture. #Magnus MAIS. Ça ne m'a pas dérangé, j'ai juste trouvé que c'était une lecture super divertissante ! J'ai d'ailleurs longtemps hésité pour la note : 4/5 ou 4.5/5 ? Je trouve que, dans l'ensemble, ce livre vaut 4/5 pour moi. Mais en même temps, je suis tellement rentrée dans l'histoire que ce n'est pas possible que je ne lui donne pas un petit bonus. 4.25 étoiles semblait plus juste !

Il y avait quelques petits trucs qui m'ont déplus, c'est pourquoi je ne met pas la note maximale, mais cette trilogie a définitivement un énorme potentiel ! Voici une petite liste des choses qui ne m'ont pas convaincue :

♦ Il manque des personnages féminins. Henrietta était principalement entourée de mecs. Il y avait tout de même Lily, sa femme de chambre et aussi, la sœur de Blackwood mais elles étaient beaucoup trop effacées et c'est dommage, car elles sont toutes deux très attachantes !

♦ Henrietta est en formation pour devenir "enchanteresse" de la couronne et elle apprend à maîtriser ses pouvoirs en compagnie d'autres "élèves" (tous des garçons puisqu'il n'est censé exister que des enchanteurs masculins). Bref, tout ça pour dire que parmi tous ces élèves (il y en avait 5 ou 6 ? Je ne sais même plus), seulement DEUX personnages ont eu le droit à un développement approfondi. On ne s'est attaché qu'à deux de ces personnages (Magnus et Blackwood) et c'est tout. Eh oui, potentiel non exploité.

♦ Rook, le meilleur ami d'Henrietta, ne m'a pas convaincue. Je trouve que les deux n'ont aucune alchimie entre eux et j'ai bien du mal à croire qu'ils sont meilleurs amis, étant donné qu'ils ne se voient que très peu dans le livre. Je ne me suis pas attachée à Rook et c'est dommage car je me fichais un peu de ce qu'il lui arrivait dans l'histoire. ET JE SHIP PAS.

♦ J'ai été déçue par le comportement de Magnus à un moment (mais il s'est très vite rattrapé après donc ça passe crème)

♦ Pas beaucoup de descriptions des décors : ça aurait pourtant pu nous aider à nous imprégner d'avantage de l'univers et de l'époque dans laquelle l'histoire se situe.


Voilà, voilà ! En tout cas, j'ai très hâte de lire la suite qui promet d'être encore meilleure (je l'espère) et je vous conseille vivement ce livre !

“It's easy to poke fun at the world and think yourself clever, but it's much harder to stand silent and endure.”


http://www.milkywaygraph.fr/article/books/215/chronique-kingdom-on-fire-tome-1-a-shadow-bright-and-burning-de-jessica-cluess

par wilkymay
With the Fire on High With the Fire on High
Elizabeth Acevedo   
https://kingdomofwordsblog.wordpress.com/2020/08/09/revue-n73-with-the-fire-on-high-elizabeth-acevedo-lecture-v-o/
Entre sa fille dont elle doit s’occuper et sa grand-mère qu’elle doit aider comme elle peut, Emoni, une jeune lycéenne, doit prendre des décisions difficiles et faire ce qui doit être fait. Le seul endroit où elle peut oublier ses responsabilités est la cuisine, ici elle ajoute toujours un petit quelque chose de magique à ce qu’elle fait, transformant ses plats en mets délicieux. Seulement, elle sait qu’elle n’a pas assez de temps pour les cours d’arts culinaires à l’école et qu’elle n’a pas l’argent pour partir en Espagne. Elle ne devrait même rêver d’un jour travailler dans une vraie cuisine. Mais même avec toutes les règles qu’elle s’est imposée – et toutes celles que les autres attendent qu’elle suive – une fois qu’Emoni commence à cuisiner, elle n’a pas d’autres choix que de laisser libre cours à son talent.

J’avais énormément entendu parler de ce livre et l’avait vu tourner sur les réseaux à de nombreuses reprises. Je me suis donc dit qu’il était enfin temps que je m’y mette et je n’ai absolument pas été déçue par ma lecture. J’ai trouvé ce roman extrêmement intéressant au vu des différents thèmes qu’il aborde: le mélange des cultures puisqu’Emoni est Afro-Américaine et Porto-Ricaine, deux cultures dans lesquelles elle a toujours baigné et qui l’ont marqué, le racisme, la stigmatisation que ce soit à cause de sa couleur de peau ou le fait qu’elle soit une très jeune maman, la cuisine, l’homosexualité, l’avenir… Des sujets complexes et actuels qui sont vraiment bien traités au travers de la vie d’une jeune lycéenne passionnée de cuisine. On y perçoit également les difficultés de l’adolescence: trouvé sa place, les premiers émois, le regard des autres… Toutes ces choses en font vraiment une lecture aussi instructive qu’intéressante et permet de voir certains thèmes sous un angle différent, notamment lorsque le thème de la colonisation est abordé. Ces thèmes sont d’autant plus actuels avec tout ce qui se passe en ce moment aux USA mais aussi dans le monde. Ce roman étant un own-voices (l’autrice est concernée par le sujet puisqu’elle est elle-même afro-américaine) il est d’autant plus important. D’ailleurs la plume d’Elizabeth ACEVEDO est vraiment agréable à lire et cela me donne très envie de découvrir ses autres romans et notamment « The Poet X« .

« With the Fire on High » est passé très près du coup de coeur, j’ai malgré tout eu quelques petits problèmes notamment en ce qui concerne les longueurs et les répétitions. On a parfois l’impression de tourner en rond ou de ne pas savoir où l’on va ce qui coupe un peu l’intérêt. Il y a aussi certains éléments qui auraient peut-être mérité d’être plus approfondis. Mais ce sont des détails et n’empêche pas que je recommande très vivement ce roman. J’espère d’ailleurs qu’il sera un jour traduit en France car il mérite à être connu, voire même à être étudié au collège/ lycée, tant les thèmes abordés sont importants et peuvent avoir un réel impact pour beaucoup de gens.
Skyward, Tome 1 : Vers les étoiles Skyward, Tome 1 : Vers les étoiles
Brandon Sanderson   
Un excellent roman YA, sans le coté un peu trop classique de l'évolution du personnage il aurait largement pu terminer dans mes coups de cœur.

Il y a en fait deux sujets d'intrigues différents dans ce tome : celui spécifique à ce tome ci qui concerne l'évolution du personnage dont la fin était un peu trop déjà-vu à mon gout et sans réelle surprise, mais par contre il y avait aussi celui qui concerne l'intrigue principale de la série qui lui était vraiment bien fait et qui me donne envie de connaitre la suite.

Résumé : Défaits, écrasés, quasiment menés à l'extinction, les derniers humains survivants sont piégés sur une planète constamment attaquée par des vaisseaux spatiaux extraterrestres.
Spensa, une adolescente qui a vécu toute sa vie dans des cavernes souterraines ou les humains se sont réfugiés voudrait devenir pilote. Mais à cause d'une faute de son père quand elle était petite, son rêve semble s'éloigner petit à petit. Jusqu'au jour où lors de ces explorations elle tombe sur une épave d'un ancien vaisseau, datant d'avant l'arrivée des derniers humains sur la planète.
Elle décide de ne pas abandonner et de tout donner avec pour but d'arriver à l'école de pilote et ainsi pouvoir réparer et convaincre le vaisseau de l'aider, car contre toute attente celui ci semble avoir une âme ...

*****

J'ai vraiment adoré cette lecture. En fait sur la première partie j'ai réellement pensé que ce livre pouvait devenir mon premier coup de cœur de l'année, parce qu'il en avait tout les éléments. Mon avis est un peu descendu sur la seconde partie et surtout sur la fin mais il n'en reste pas moins une de mes lectures marquante du début de cette année.

On est vraiment dans un livre d'aventure SF fun et plein de mystère. Du genre qui nous donne envie de continuer et de ne pas s'arrêter. Ne cherchez pas d'explications scientifiques, ici la technologie est traitée un peu comme la magie. Les humains la redécouvrent petit à petit après l'avoir perdu, et Spensa ne fait pas parti des rares capable de comprendre son fonctionnement.

Je pense que si j'avais lu ce livre étant jeune adulte, avec moins d'attentes, il aurait surement été une de mes lectures préférées. Ils sont rare les livres YA avec toutes les clichés du genre (sauf la romance) qui arrivent à me tenir, et celui ci en fait parti.
Il est vraiment passé tout seul, je ne me suis pas ennuyée une minute et je l'ai dévoré en deux jours.

Spensa est une rejetée, tout le monde l'accuse d'avoir la même faiblesse que son père qui a fuit les combats lors de LA grande bataille de l'humanité ou elle a pu reprendre un peu le contrôle de la surface de la planète. Du coup elle est le mouton noir et tout le monde connait sa tête. Ses amis sont rares (et précieux) et cette gamine solitaire forcée a un sacré ressentiment qui ressort pas mal dans son caractère. Pour autant elle ne sombre pas dans la colère et sait rester positive. Ignorer les commentaires a fini par devenir une second peau pour elle.

Du coup quand elle découvre son épave et surtout l'AI du vaisseau, M-Bot (oui oui, l'auteur fait même une référence à Murderbot dans le livre lol) qui va devenir son compagnon, elle redécouvre un peu ce que c'est que d'avoir des buts et ne laissera rien passer en travers de son chemin.

Une grande partie du récit suis Spensa dans l'école de pilotage et franchement je trouve que ces passages sont excellents. Ça m'a fait vraiment penser à tout les animes de Mecha du genre que j'avais vu dans un passé plus ou moins lointain (Macross Frontier, Mai-HiME, Aquarion, Gunbuster ...). Du coup il y a vraiment un coté nostalgique que j'ai ressentit dans ce livre et qui m'a vraiment plu.

J'ai aussi adoré M-Bot, il est hilarant et lui et Spensa s'entendent d'une façon bien particulière. Il est vraiment une des personnalités marquantes de ce tome. Il est à la fois naif et philosophique, il fait un peu office de grande frère bizarre de Spensa.

Le mystère du passé des humains est aussi au cœur de l'intrigue. On se demande pourquoi on continue de les attaquer et comment ils sont arrivés sur cette planète en ruine. Celle ci était dans le passé entourée d'un gigantesque bouclier qui tombe en morceau petit à petit mais qui reste très dangereux car ses systèmes de défense sont encore à moitié fonctionnels et si on s'en approche trop ils peuvent contrattaquer car ils n'ont pas l'air d'apprécier la présence des humains. Du coup même quand on est à la surface de la planète, on ne voit que rarement le ciel, celui n'apparait que lors qu'une trouée est suffisamment grande pour que de loin on l'aperçoive.

En plus la surface est dangereuse car en permanence des déchets tombent du ciel, des fois énormes, comme une pluie de métal rouillé et de verre. D'autant plus que les mystérieux extraterrestres qui les attaquent tout le temps se cachent parmi les objets qui tombent pour attaquer en douce.

Sur la fin du livre c'est ce coté la qui m'a le plus plu, et j'avoue que l’avènement de Spensa en tant que pilote n'était pas vraiment ce qui m'a le plus intéressé. Au final on pourrait presque dire que du coté de l'intrigue principal ce tome se termine en cliffhanger. En tout cas on découvre un élément qui donne vraiment envie de lire la suite !

Au final malgré ma petite déception sur le coté trop classique et déjà vu de l'évolution de Spensa dans son école de pilote, j'ai vraiment apprécié ce livre de SF fun, prenant et plein de mystère.
Ceci dit je m'attendais à l'apprécier, c'est du Sanderson, et rares sont ses livres qui m'ont vraiment déçu.


16.5/20


https://delivreenlivres.blogspot.com/2019/02/skyward-tome-1-de-brandon-sanderson.html

par lianne80
Servir froid Servir froid
Joe Abercrombie   
Waouh. Ca faisait longtemps qu'on nous avait pas sortit une perle pareille.

A tous les sceptiques, effrayes par un scenario qui parait simpliste: allez acheter ce livre. L'auteur est certainement bipolaire, avec un humour sortit tout droit d'une tombe, et c'est pour cela que l'ouvrage est un chef-d'oeuvre.
On remerciera la traductrice, qui n'a pas economise sur les gros mots: on est dans un monde de mercenaires, de prostituees et de trahison, et les dialogues nous le rappellent sans cesse.
Les personnages evoluent, et, loin d'etres simplistes, se veulent attachants, malgres leur morale inexistante et leur facheuse tendance a tourner casaque sans arret.
[spoiler]J'ai particulierement aime le cote humain de Monza, et ce que Cosca dit d'elle. Son sale caractere n'est qu'une facade, une maniere de survivre dans les Annees Sanglantes[/spoiler]
On est en plein dans la fantasy noire: ames sensibles, abstenez vous. De meme, les scenes erotiques ne sont pas ecrites pour les enfants. On ne lesine pas sur le detail, meme si Abercrombie n'as pas pu s'empecher de se moquer de ses personnages quelques fois. Un vrai maniaque ce type.

En somme, si vous n'avez toujours pas achete ce livre, debrouillez vous pour le faire, et vite! Vous n'avez jamais rien lu de semblable, malgre ce que vous pensez d'apres le resume. Et surtout, lorsque vous poserez la quatrieme de couverture sur les pages, lorsque vous vous direz "J'ai lu Servir-Froid", vous ne verrez pas le monde de la meme facon.

par Foxi1309
Witchy, Tome 1 Witchy, Tome 1
Ariel Slamet Ries   
Une belle histoire, qui nous emmène dans un univers assez nouveau et vraiment intéressant. Enfin, des personnages aux physiques variés et non cisgenrés. Fantastique!

par annielaro

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