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Bibliothèque de x-Key : Ma PAL(pile à lire)

Thornhill Thornhill
Pam Smy   
Mary est une orpheline. Très seule, elle passe ses journées recluse à confectionner des marionnettes. Elle a vécu jusqu'en 1982.

Dans le présent, Ella vient de perdre sa mère. Son père est souvent absent et elle passe ses journées à observer l'ancien orphelinat de Thornhill. Elle va trouver le journal intime de Mary et se passionner pour le tragique destin de la fillette.

Nous lisons le journal de Mary et observons les images muettes d'Ella.
Alors que Thornhill allait fermer ses portes, une tragédie a eu lieu. La jeune Mary est décédée. Mutique, la jeune fille a passé des mois à se faire harceler. Que s'est-il réellement passé entre ces sombres murs ?
C'est ce que vous allez découvrir en lisant cette histoire.

Il s'agit d'un roman graphique prodigieux. Angoissant, très prenant, on ne peut pas le lâcher. Le suspense est présent à toutes les pages, qu'elles soient illustrées ou manuscrites. Vous ne pourrez pas rester insensible à cette atmosphère si particulière.

Je recommande à partir de 12 ans.

par dadotiste
Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, Tome 1 Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, Tome 1
Emil Ferris   
Nous sommes en présence d’une oeuvre grandiose et majeure de la bande dessinée, plus qu’une BD c’est un véritable roman graphique de plus de quatre cents pages entièrement réalisé au stylo à bille. Coloré, doté d’un style graphique exceptionnel, avec une mise en page ultra originale, « Moi ce que j’aime c’est les monstres » est bien plus qu’une histoire de monstres.

C’est une histoire humaine. À travers les monstres qu’Emil Ferris dessine, nous retrouvons une transcription des rejetés de notre société, on navigue dans des tableaux connus de l’art majeur, on est littéralement jeté dans les trains en direction des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale, on se retrouve dans les bas-fonds du Chicago des années 60, meurtres, trafics d’enfants, pédophilie, secrets, non-dits, confrontation à la maladie, sexualité, la différence est pointée du doigt en permanence et le droit à la différence est mis en avant. Je pourrais vous en faire douze paragraphes que la surprise serait encore totale. Au final c’est encore bien plus que tout ça.

Le récit est découpé en plusieurs chapitres, tous séparés par une couverture fictive de comics d’horreur faite au stylo, magnifique à chaque coup, puis quitte à me répéter, chaque dessin est magnifique dans ce livre, on contemple sans cesse les petits détails, les couleurs, le visuel des textes, la mise en page originale.

Les éditions "Monsieur Toussaint Louverture" ont fait une réelle bonne action pour l’esprit du lecteur en publiant ce pavé magique, dont la fabrication est d’une qualité irréprochable, tel un objet de collection. Il à reçu en France le Grand prix de la critique ACBD et le prestigieux Fauve d’or au Festival d'Angoulême 2019. Vivement la suite.

Sur le blog :
https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2019/02/moi-ce-que-jaime-cest-les-monstres-emil.html

par Maks
Scherbius (et moi) Scherbius (et moi)
Antoine Bello   
Il y a près de deux ans, j’avais découvert la plume d’Antoine Bello avec sa trilogie « Les falsificateurs » - « Les éclaireurs » - « Les producteurs ». Déjà à ce moment-là, j’avais vraiment apprécié me plonger dans ses livres. Il s’agit de littérature blanche mais en même temps, on a l’impression de se trouver dans un suspens, tant il est facile de tourner les pages vu l’envie qu’on a de connaître le fin mot de l’histoire. A l’époque, j’avais déjà eu l’impression que l’écrivain connaissait très bien dans quoi il nous embarquait, nous lecteurs et j’ai eu le même ressenti dans ce nouvel ouvrage.

Maxime le Verrier est un jeune psychiatre qui, un jour, voit débarquer un bien drôle patient dans son nouveau cabinet fraichement installé au boulevard Saint-Germain : Scherbius. Manipulateur doué à bien des égards, ce dernier est un véritable caméléon maniant les identités en un tour de main. Alors que le psychiatre tente d’établir l’histoire réelle de son patient, leur relation va évoluer au fil des événements naviguant entre admiration, agacement, incompréhension, volonté de nuire,… Les apparences peuvent être trompeuses…

Antoine Bello se joue des lecteurs et en connait véritablement beaucoup sur le thème principal : les maladies mentales et l’évolution de la psychiatrie depuis ses origines. On en apprend beaucoup à cette lecture sans en avoir l’impression et sans que cela alourdisse l’histoire (la psychiatrie en France, la mise en place du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux [DSM] aux Etats-Unis, en quoi consistent les troubles de personnalité multiple,…). On y suit ainsi le parcours psychiatrique de Scherbius en commençant par le diagnostic posé par son psychiatre puis la thérapie mise en place. J’ai apprécié en connaître plus sur le sujet sans que cela soit pour autant pompeux.

Le livre se présente sous une forme bien originale puisque c’est comme si les six éditions du livre écrit par Maxime le Verrier avaient été rassemblées en un seul tome, séparées par leur couverture. Ainsi à six reprises on retrouve Maxime le Verrier dans son parcours professionnel qui va finalement se retrouver intimement lié au destin du fantasque Scherbius mais également dans des aspects beaucoup plus personnels de son intimité. On évolue au fil des années à leurs côtés sans qu’on ne se rende compte des années qui passent dans le récit.

Qui est vraiment Scherbius ? D’où vient-il ? Est-il un affabulateur ou un imposteur ? L’intrigue se construit doucement au fil des pages de manière intelligente et inventive. C’est efficace et addictif, voilà pourquoi j’ai vraiment apprécié cette lecture. Avec une bonne dose d’humour, Antoine Bello a su traiter d’un sujet très sérieux (les maladies mentales) de manière instructive avec une écriture fluide, où il vous fera douter de tout. Au final, la véritable question est alors : mais qui manipule qui ?

Chronique sur mon blog : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/11/scherbius-et-moi-dantoine-bello-roman.html

par Julie-176
La Menteuse et la Ville La Menteuse et la Ville
Ayelet Gundar-Goshen   
Un roman contemporain sur le mensonge et ses conséquences. En personnage principal, une jeune fille mal dans sa peau, renfermée sur elle-même, qui va voir son quotidien changer le jour où, suite à un quiproquo, elle va dire qu’on a abusé d’elle. Un mensonge très lourd de conséquences pour le désigné coupable, et ce, même si celui-ci méritait clairement une punition pour les mots dont il a injustement injurié Nymphea.

Le bon côté du mensonge d’abord avec la mise en avant sur les plateaux télé mais aussi sur la cour de récré. Elle deviendra une sorte de célébrité. Mais sa conscience va la rattraper. Nymphea n’est pas mauvaise et elle aura de plus en plus de mal à vivre avec les conséquences de son mensonge. Surtout que certaines personnes connaissent la vérité. Un point qui apporte une jolie touche de suspense au roman. Différentes conclusions deviennent possibles et l’auteure nous pousse à nous interroger sur ce que nous, qu’on soit le menteur ou ses proches, nous ferions dans de pareilles circonstances.

Mais l’auteure ne s’arrête pas là. Chacun des personnages de l’histoire, qu’il revêt ou non une grande importance, a quelque chose à cacher. Des mensonges parfois anodins, d’autres dans le but de ne pas blesser un être aimé, d’autres encore pour donner un peu de piment à sa vie. Les conséquences sont toujours là mais l’importance n’est pas la même.

Une écriture fluide mais aussi caustique. Je regrette néanmoins la présence de longueurs. Des moments plus intenses qui nous captivent puis d’autres passages dont on se demande un peu le pourquoi de leur utilité, si ce n’est nous présenter un autre type de mensonge.

La fin m’a laissée sur ma faim, trop expéditive et banale pour l’intrigue principale. Le dernier chapitre m’a quant à lui totalement prise au dépourvu et laissée dans l’incompréhension tant je l’ai trouvé incongru et trop rocambolesque pour le récit.
L'Arbre d'Halloween L'Arbre d'Halloween
Ray Bradbury   
Tout le charme de ce livre ne vient pas de son intrigue, qui est simplissime (pour ne pas dire enfantine!), mais de la plume de R. Bradbury !! Il a une façon d'écrire poétique, ses phrases sont "musicales et rythmées" un vrai plaisir!! Parfois est en relis une à voix haute juste pour le plaisir des clapotis qu'elle fait faire à notre langue... De plus j'ai beaucoup aimé le principe "éducatif" du livre: à travers une histoire simple, joliment écrite, on apprend pleins de choses sur halloween, son origine, sa signification et les différentes formes de fêtes similaires à travers les âges et le monde! Bref un livre très intéressant et une très bonne surprise!!

par btizlit
Winesburg-en-Ohio Winesburg-en-Ohio
Sherwood Anderson   
« Au commencement du monde, il y avait d’innombrables pensées, mais ce qu'on appelle une vérité n’existait pas encore. C'est l'homme qui fabriqua les vérités, et chaque vérité est composée d'un grand nombre de pensées vagues. Les vérités étaient éparse dans l'univers et voilées de beauté.
Le vieillard énumérait dans son livres des centaines de vérités. Je n'essaierai pas de vous les nommer toutes. Il y avait la vérité de la virginité, la vérité de la passion, les vérités de la richesse et de la pauvreté, de l'avarice et de la prodigalité, de l'insouciance et de l'abondance. Il y en avait des centaines et des centaines, et elles étaient toutes belles.
Les gens apparaissaient alors. Chacun arrachait une vérité en passant et quelques uns, qui étaient particulièrement forts, en arrachaient une douzaine.
C'était les vérités qui rendaient les gens grotesque. Le vieillard avait édifié toute une théorie sur ce sujet. Sa conception était qu'au moment où l'un des individus accaparait une des vérités, la nommait sienne et essayait d'y conformer sa vie, il devenait grotesque et transformait en mensonge la vérité qu'il étreignait. »

Winesburg-en-Ohio est certainement le recueil le plus connu de Sherwood Anderson, où son talent de nouvelliste amusé et incisif fait merveille.

(Source : Gallimard)
Six fourmis blanches Six fourmis blanches
Sandrine Collette   
Deuxième ouvrage de l'auteur que je lis et je n'ai pas été déçue même si j'ai été moins prise dans l'action que pour Des nœuds d'acier.
J'ai aimé la façon de présenter les histoires en parallèle, on se pose sans arrêt la question du "comment les deux vont se rejoindre" et on imagine un nombre incalculable d'hypothèses ! Et le suspens tient jusqu'à ce que l'auteur dévoile le pourquoi du comment.
J'ai été dérangé par le personnage de Mathias. Un sacrificateur, ce n'était franchement pas ma tasse de thé surtout qu'il avait un air plutôt bourru et solitaire que je n'apprécie pas franchement non plus. Or, j'ai vite oublié ces aspects pour le suivre dans ses péripéties.
En face, Lou, Elias et les autres qui suivent Vigan pour une randonnée en montagne, qui va vite tourner au cauchemar ! J'ai été intéressé par le développement de cette histoire également. On plonge au fil des pages dans une ambiance de peur et de tension que seul Sandrine Collette sait créer.
La fin m'a quelque peu déçue même si elle était prévisible mais je garde tout de même un bon souvenir de ce roman qui a satisfait mon envie de suspens !
Parasites amoureux, Tome 1 Parasites amoureux, Tome 1
Sugaru Miaki    Yūki Hotate   
Les éditions Delcourt/Tonkam lance Moonlight, une collection qui m'a de suite attiré. Cette collection met en avant des récits touchants, mélancoliques et oniriques.

Avec Parasites amoureux, plongez au cœur d'un récit qui met en scène un jeune homme au chômage et une lycéenne qui se sont mis en marge de la société.

Comment réapprendre à vivre lorsque l'on s'est volontairement exclu de la société pendant de longues années ?

Ce premier opus nous ouvre les portes d'un univers singulier, pas différent du nôtre. On trouve aisément notre place dans l'histoire très touchante de Kôsaka et Sagani. Le scénario est captivant, un peu perturbant par moment de par son aspect fantastique. Fiction et réalité se mêlent avec mélancolie et sensibilité.

J'ai été vraiment surprise par l'ambiance générale de ce premier tome, les thématiques sont illustrées avec des métaphores, avec des situations détournées pour mieux nous faire adhérer au récit singulier mis en scène par Sugaru Miaki. Le coup de crayon de Yuki Hotate est efficace, tantôt minimaliste, tantôt détaillé, il nous permet de ressentir beaucoup d'émotions. J'ai adoré les gros plans sur nos héros, cette façon de nous retransmettre leur quotidien et leurs problèmes respectifs.

La psychologie des personnages est vraiment bien travaillée, on n'a aucun mal à comprendre les doutes des personnages, leurs difficultés à se réinsérer dans la société en s'aidant mutuellement. Kôsaka et Sagani ont leurs propres troubles, ce fut fascinant de les voir évoluer, de suivre leurs déboires à travers une succession de planches aérées. En parallèle de leur relation, la trame fictionnelle nous offre un univers fantastique captivant. Je vous avoue que je me suis laissé surprendre jusqu'à la toute fin de ce tome.

En bref, un premier opus convaincant qui nous offre une ambiance mélancolique avec un côté fantastique fascinant. Le récit met en scène deux personnages aux prises avec leurs troubles et leurs difficultés à se réinsérer dans la société actuelle. Sugaru Miaki nous offre un scénario singulier très touchant et qui fait réfléchir, les graphismes de Yuki Hotate amplifient la singularité de l'histoire avec des dessins délicats et un trait de crayon original. C'est une vraie réussite, j'ai passé un excellent moment aux côtés de nos héros atypiques qui évoluent dans une société moderne telle que nous la connaissons.
Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon
Jean-Paul Dubois   
Un gros coup de coeur pour ce roman de Jean-Paul Dubois. C'est plein d'humanité, d'empathie, d'amour. Les personnages sont très fouillés; certains hauts en couleur, d'autres plein d'humanité, d'autres carrément odieux. Le dépaysement est total dans ce récit qui se déroule tantôt à Skagen au Danemark, tantôt à Montréal. Le style de Dubois est excellent : vivant, plein d'humour et parfois tellement touchant qu'il nous tire des larmes. J'ai vraiment adoré ce roman , comme souvent les précédents de cet auteur.
Les Larmes de Tarzan Les Larmes de Tarzan
Katarina Mazetti   
Quand j'ai vu que ce livre était de Katarina Mazetti, je me suis dit : "il faut absolument que je le lise, c'est obligé !"
J'avais déjà lu Le Mec de le Tombe d'à côté, alors je voulais voir ce qu'elle avait écrit d'autre.
Je n'ai pas été déçue, elle mélange humour, drame et critique sociale. Ce livre est tout simplement un petit gâteau au chocolat que l'on dévore sans en perdre une miette !!
Janne et Mariana sont attachants à leur manière. Janne refuse tout contact avec les enfants et elle, en a 2. Mariana pense encore à Mike, mais lui est parti depuis si longtemps que son fils ne s'en souvient pas...
Lui tombera amoureux, elle attendra toujours son Mike... Mais quand celui ci revient, elle se rendra compte qu'il est toujours malade.
J'aurais aimé une suite, mais la fin laisse place à l'imagination et Janne a bien l'intention de l'apprivoiser son "Tarzan".

Un livre à lire et a relire sous la couette !!

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