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Bibliothèque de x-Key : Mes envies

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Alphabet City Alphabet City
Eleanor Henderson   
Ou voulait en venir l'auteur ? En toute honnêteté je n'en suis pas sûre, est ce qu'elle voulait parler de la drogue ? du sida ? Ou même de ce fameux mouvement hippie ? Au final une lecture sans intérêt , d'une lenteur surprenante , presque 500 pages et pourtant il ne se passe pas grand chose , pourquoi un livre si long pour dire si peu ? Mystère.

par poulpee
Ginny Moon Ginny Moon
Benjamin Ludwig   
Coup de cœur !

Ce livre est juste... sublime !
Ginny Moon a 14 ans. Elle est autiste et a été retiré à sa mère à l'âge de 9 ans. Elle vit maintenant avec ses nouveaux Parents-pour-toujours. Sauf que Ginny a un problème, sa Poupée est restée chez Gloria, sa mère biologique qui la maltraitait. Cela l'obnubile. Elle est donc prête a tout pour retrouver celle qui la battait afin de découvrir ce qu'il est advenu de sa Poupée.

Le lecteur se trouve immédiatement embarqué dans l'histoire de cette jeune autiste et ne lâchera pas le livre avant de savoir ce qu'il s'est passé le soir où les services sociaux sont venus la chercher et surtout, pourquoi cette adolescente de 14 ans fait un blocage sur une simple poupée.

Ginny vous embarquera loin dans son monde, monde qui reste obscur pour les adultes qui l'entourent, mais qui ne le sera pas pour vous puisque c'est elle la narratrice.

C'est émouvant, c'est drôle, c'est instructif. C'est juste génial.
Entre « Le bizarre incident du chien pendant la nuit », « Autobiographie d'une courgette » et « La ballade de Lila K.», c'est un premier roman que je vous recommande sans réserve.

par dadotiste
Le Livre des choses perdues Le Livre des choses perdues
John Connolly   
Très bon livre. Sombre et plutôt effrayant, mais il met en valeur l'importance de la gentillesse et du courage, plus que des exploits héroïques.
Il a aussi un je-ne-sais-quoi qui rappelle quelques réminiscences de l'enfance, sans savoir lesquelles.
Un livre à lire à différents âges pour différentes interprétations : un récit d'aventures et d'horreur, puis d'initiation à l'âge adulte et aux valeurs humaines.

par Mellana
Le Puits Le Puits
Iván Repila   
Un roman, ou plutôt une perle qui se dévore en environ deux heures.
Un huis-clos qui se savoure...
Brutal, cruel, émouvant...

Au fond du Puits, les semaines passent et les deux enfants s'affaiblissent.
Avec eux, pour seul bagage, ils avaient un petit sac de nourriture.
Ne pas céder au sac !
Sac dont les provisions pourrissent au fil des semaines et que le lecteur pensera gâchées... car il ne sait pas encore quelle signification ont ces provisions !
Signification qui les maintient en vie !

Pas de prénoms, pas d'âge, pas de lieu. Pas de passé non plus. Nous savons peu de choses de ces deux personnages avant le Puits mais, ce n'est pas important. Seul le présent est essentiel.

Vengeance, amour, sacrifice, espoir...
Une chose est certaine, on ne peut pas rester insensible à ce roman sublime et extrèmement bien écrit qui vous prendra aux tripes.

« Un roman indispensable » disait la quatrième de couverture ?
J'adhère à cent pour cent. Rien à retirer, rien à ajouter.
Tout est dit : ne passez pas à côté.

par dadotiste
Totto-chan, la petite fille à la fenêtre Totto-chan, la petite fille à la fenêtre
Tetsuko Kuroyanagi   
Un livre très agréable qui décrit le quotidien d'une petite fille depuis son entrée à l'école. Ce n'est pas vraiment une histoire suivie, mais plus des anecdotes amusantes sur une enfant qui grandit. On découvre aussi l'univers du Japon, très différent du notre, et surtout l'entrée en guerre à la fin.
Ce livre est très doux et on peut le lire chapitre par chapitre car ils racontent tous une nouvelle histoire

par dutchera
Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoifés Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoifés
Jami Attenberg   
A partir d'un véritable personnage qui n'a laissé que peu de traces, Jami Attenberg réinvente le destin incroyable d'une femme qui a tout donné aux plus pauvres, ne quittant la caisse de son cinéma que pour marcher dans le Lower East Side, à New York. Un roman construit comme un documentaire, avec un journal intime et des témoignages et une belle histoire qui oscille sans cesse entre sourires et larmes.

http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.fr/2016/08/la-reine-du-bowery.html
Le Parfum Le Parfum
Patrick Süskind   
Je m'attendais à un roman long, incompréhensible et barbant, mais c'est raté et j'ai été agréablement surprise. Comme l'à dit une critique :" à chaque page, de nouvelles senteurs", c'était le but non ?

par vagabonde
La Bibliothèque des citrons La Bibliothèque des citrons
Jo Cotterill   
Un récit simple qui, avec des mots justes, nous parle et résonne en nous. L’histoire d’une petite fille, d’une famille, qui va vous bouleverser.

Dès les premières lignes, j’ai été emportée par le rythme du récit, par cette petite fille que j’ai trouvé tout aussi forte que touchante. Très souvent, j’ai eu envie de la prendre dans mes bras tant on sent qu’elle manque d’amour, de câlins, d’attention de la part de son papa.

Un homme qui s'est consacré corps et âme à la création de son œuvre, son livre sur les citrons. Des citrons qui ont pris beaucoup (trop) de place dans la maison. La recherche d'un but qui l'aura poussé à commettre des actes qui, à l'instant où ils seront découverts, feront énormément souffrir son enfant. La manière aussi dont il va se sentir plus encore démuni le jour où cette fameuse œuvre est terminée. Toute la difficulté à ouvrir les yeux, à se rendre compte qu'il a un problème, une "maladie".

Un récit écrit de manière simple pour être accessible aux plus jeunes lecteurs mais également avec beaucoup de justesse dans les mots choisis. Une histoire qui nous parle du deuil et ses conséquences. Des moyens mis en place par l’assistance sociale, « les veilleurs » pour aider les familles à s’en sortir. Il va nous ouvrir les yeux sur un problème que de trop nombreux enfants rencontrent.

Une petite fille à laquelle les amoureux des livres pourront facilement s’identifier. Elle nous partage sa passion pour les ouvrages mais également celle pour la création de ses propres histoires. Sa bibliothèque qui est pour elle un refuge. Son bonheur de découvrir, au fur et à mesure qu'elle grandit, les ouvrages que sa maman a tant affectionné lorsqu'elle avait le même âge.

Un très bel exemple d’amitié avec Mae. Grâce à cette dernière, Calypso va sortir de sa solitude car elles vont se découvrir de nombreux points communs.

La famille de Mae qui est vue ici comme « l’idéale », avec leurs moments de convivialités, de bonheurs mais également leur désaccords. Avec surtout une maman au cœur énorme qui sera pour Calypso une épaule sur laquelle se reposer et « enfin » verser des larmes.

De nombreux moments dans ce livre m’ont émue. Je pense qu’il est impossible de rester insensible face à la souffrance de cette famille. Pourtant, tout l’art de l’auteur ressort dans le fait qu’il ait réussi à ne pas faire de son histoire un drame. Non, c’est une bouffée d’espoir, de bonheur. Un récit qui fait du bien car ses protagonistes partagent énormément avec le lecteur.

Un énorme coup de cœur.
S'accrocher aux étoiles S'accrocher aux étoiles
Katie Khan   
Wahou ! quel roman ! Un beau petit coup de coeur qui m'aura décroché une petite larmichette, moi qui en verse très rarement...

Carys et Max vivent dans un futur proche, dans un monde aseptisé : Utopia.
Bonheur assuré, tous les trois ans vous changez de pays, vous vivez pour la communauté et avez des moeurs libres.
Puis à 35 ans, vous pouvez vous poser, aimer, vous marier et avoir des enfants.
Ils n'ont que 25 ans mais vont tomber éperdument amoureux l'un de l'autre, bravant les lois d'Utopia.
Afin de vivre leur histoire, ils sont envoyés dans l'espace pour un grand projet humanitaire.
Malheureusement, ils vont se retrouver projetés dans l'espace avec seulement 90 minutes d'oxygène.

J'ai adoré la construction du roman alternant suspense dans l'espace et découverte de leurs souvenirs de rencontre... etc.

L'auteure a su créer une dystopie (ou utopie) très originale avec un univers intéressant, bien construit et plein de science-fiction.
Je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Et surtout, l'auteure a innové avec une fin que je ne peux pas dévoiler tant elle est originale et émotionnellement éprouvante.
Le lecteur est par trois fois perdu mais l'aboutissement est très fort et même choquant.

C'est un roman que je n'oublierai jamais, une histoire d'amour incroyable.
Ce one-shot est un petit bijou.

Je conseille vivement ce roman et remercie les Editions Super 8 et Babelio pour cette jolie découverte.

Les Mondes Fantastiques de Sab
L'homme qui s'envola L'homme qui s'envola
Antoine Bello   
Désolé je ne partage pas l’enthousiasme général sur ce récit !
J'ai téléchargé ce livre car les échos étaient dithyrambiques… cela me parait très exagéré, sur tous les plans.
Sur le plan des personnages… Ce cher Walker qui a tout pour être heureux… une belle femme (fidèle) qui lui a apporté une entreprise (tous frais payés) où il se réalise un max ! Trois enfants magnifiques, beaux, intelligents, qui bossent bien dans leurs études et lui procurent un minimum de problèmes… Et bien NON, ça ne va pas ! Il ne supporte plus sa vie de chien ! Il le dit lui-même : « Entre le boulot, ma femme et les enfants, je n’ai plus de temps à MOI ! ... » Il aurait dit encore : « Le travail m’accapare complètement, je n’ai plus une minute à consacrer à ma femme et à mes enfants ! ... » passe encore, mais l’égoïsme, l’égocentrisme du bonhomme me stupéfie… faire passer son nombril avant la femme que l’on aime et ses enfants que l’on chérit (et qui vous aiment) au point de se faire passer pour mort… se foutre complètement du chagrin que l’on inflige à ses enfants (dont un petit dernier d’une dizaine d’années) pour assouvir un plaisir personnel ? Et on voudrait en faire un Héros ?
Quant au Super-héros, Nic Shepherd, le chasseur de prime ! Il est tellement bouffi d’orgueil qu’il a publié un livre dans lequel il a développé toutes les ficelles du métier afin que peut-être, un jour, une « cible » l’aura suffisamment assimilé pour se hisser à SON niveau et que la chasse vaille la peine !
Sur le plan de la narration… c’est d’une platitude désolante ! Comme on pouvait s’y attendre le « héros » s’est élevé au niveau du Super-héros ! On se retrouve dans la situation classique des chasseurs de prime de Western du cinéma de papa, on pourrait espérer quelques affrontements homériques… Et bien non, tout est feutré, le Super-héros ne se mouille jamais, il fait intervenir ses sbires, c’est une partie de "au chat et à la souris", en douceur, sans éclat, sans bravoure. On veut juste savoir la fin et là encore rien de très captivant !

Je n’ai pas aimé ce livre car, pour moi, le « héros » est un salopard qui abandonne femme et enfants sans autres raisons que celles de satisfaire son égoïsme hypertrophié. Sans doute ne doit-on pas rejeter un livre parce qu’un personnage est antipathique, mais je ne peux pas approuver le fait d’en faire une sorte de génie exemplaire. Quant à couronner l’ouvrage par un prix littéraire… j’en reste rêveur, je ne me souviens pas avoir été ébloui par le style, j’ai même en mémoire une construction assez plate !
Revenons au personnage central. Ce n’est qu’un personnage de roman, me direz-vous, tout ce qu’il y a de plus fictif… Il ne faut pas se mettre dans des états pareils !
J’ai un petit-fils de 14 ans, en classe de 3e, cette année il a un nouvel ami (toutes les classes de son collège sont en huit exemplaires avec chaque année un grand brassage des élèves) qu’on appellera Jean. A l’occasion des vacances de février Jean à été invité par ma fille à passer une journée avec mon petit-fils et un autre copain. Ce fut l’occasion pour ma fille de faire plus ample connaissance avec la maman de Jean, son histoire est pratiquement celle du livre : alors que Jean a douze ans, son père disparait, abandonnant compagne et enfant, emportant avec lui tout ce qui peut lui être utile et ne donnant absolument plus aucun signe de vie… seule différence, il ne met pas sa mort en scène…
Lorsque ma fille nous conte les péripéties de ce roman bien réel, aux conséquences bien réelles elles aussi (ex. : difficulté pour Jean de suivre ses camarades en voyage scolaire en Espagne car la seule signature de sa mère ne suffit pas pour lui permettre de quitter le territoire français… dans l’impossibilité de joindre le père, c’est au juge de décider !), j’ai pu juger par la qualité des noms d’oiseaux dont ma fille et ma femme gratifiaient le « héros » de ce roman-là que je n’avais pas fait fausse route et que ce roman-là était un mauvais roman !

par Phil_33