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Bibliothèque de x-Key : Je suis en train de lire

Les Sept Morts d'Evelyn Hardcastle Les Sept Morts d'Evelyn Hardcastle
Stuart Turton   
Lire la revue complète sur: https://latentationdulivreenanglais.com/the-seven-deaths-of-evelyn-hardcastle-stuart-turton/

Ma notation: 5/5

Au vu du synopsis de ce roman, je n’ai même pas cherché à comprendre, je l’ai direct précommandé. Ah, mais moi, je suis une vraie gangster! Bien sûr, vu le nombre de fois où je suis tombée sur des livres prometteurs qui ne l’étaient plus du tout une fois commencés, j’avais mes réserves… Bah… C’était encore mieux que je ne l’espérais. Stuart Turton a créé un casse-tête de génie qui m’a surprise à chaque tournant! Ce n’est même pas la peine de chercher la solution, toutes vos suppositions seront balayées. Croyez-moi, j’ai déjà essayé!

HOLY SHIT. Quel livre brillant! The Seven Deaths of Evelyn Hardcastle est un whodunnit qui n’a rien à envier aux romans d’Agatha Christie, bien que l’enquête nous rappelle le savoir-faire de cette auteure. Le récit met en avant un lieu à huis-clos où s’entremêlent meurtre, secret, mystère et voyage dans le temps. C’est une atmosphère presque oppressante où l’on se sent aussi prisonnier que le héros. Chaque détail est scrupuleusement implanté de sorte à ce que l’on s’interroge sur l’intention de l’indice et sa signification dans l’enquête. Les personnages se connaissant tous, ils ont leurs propres querelles et leur dose de faux-semblant!

Mais là où l’auteur a su se montrer malin, c’est dans sa manière d’aborder la boucle temporelle. Aiden habite le corps de huit autres protagonistes, ce qui nous permet d’avoir à chaque fois une nouvelle approche de l’histoire. Sérieusement, c’est trop bien! La journée se répète, mais les éléments sont en mouvement constant: le meurtre ne se reproduit jamais exactement de la même manière. Je trouve que les règles de la compétition rajoutent bien du challenge! On a toujours quelque chose à apprendre, il faut être très observateur.

D’ailleurs, je trouve que la question psychologique a été soigneusement abordée. Aiden ne sait rien de son passé, il ne connaît même pas son identité (on ne l’apprend que plus tard), du coup, lorsque son esprit prend possession du corps de son hôte, il en adopte souvent la personnalité. Ainsi, il lui devient difficile de distinguer sa propre personne! Chaque hôte a ses forces et ses faiblesses, et chaque caractère permet de s’approprier l’enquête différemment. C’est limite du dédoublement de personnalité, haha.

Côté intrigue, le travail réalisé par l’auteur est ENORME. Qu’il s’agisse de l’abondance des indices, des voyages dans le temps, des adversaires d’Aiden ou encore des liens avec l’assassinat, le roman s’est avéré étonnant sous toutes les coutures! Quand je croyais enfin avoir mis le grappin sur la résolution de l’enquête, un autre secret ou un autre mystère éclatait. Stuart Turton nous manipule tout le long sans aucun scrupule, et ce n’est que vers la fin que l’on voit combien ce bouquin est réellement complexe! Et bien écrit.

Etant donné la difficulté du récit, on apprend très peu de choses sur les protagonistes, mais dans ce contexte-là, cela ne m’a pas du tout dérangée. J’ai appris à apprécier Aiden pour ses valeurs, on parvient à le séparer aisément de ses hôtes, bien qu’on se demande combien de sa personnalité est vraiment la sienne. En fait, c’est une variable tout à fait justifiée, mais il faut avoir lu le livre pour comprendre que l’approfondissement des héros était quasi impossible! Pourtant, on en vient étrangement à se prendre d’affection pour certains personnages secondaires, notamment la douce servante Lucy et le rusé valet Cunningham, qui dévoilent plusieurs facettes adaptées selon leur interlocuteur.

Oh, puis, il y a un tueur assoiffé de sang prêt à découper notre héros en rondelles – littéralement.

Mais aussi beaucoup de plot twists sur plot twists sur plot twists.

J’ai pratiquement eu un coup de coeur pour ce livre, mais j’ai deux reproches à faire. J’aurais voulu qu’il y ait un minimum d’explication par rapport à cette bulle temporelle. Est-ce de la magie? De la science-fiction? Du paranormal? Et surtout, j’ai trouvé la raison derrière cette compétition peu convaincante… Disons qu’avec toute l’intelligence dont a su faire preuve l’auteur, je pensais que le motif serait plus remarquable que ça!

Néanmoins, ce fut une lecture E-PA-TANTE. C’est Georgette qui le dit. C’est Georgette qui valide!

Note: ça veut dire lisez-le.
Un clafoutis aux tomates cerises Un clafoutis aux tomates cerises
Véronique De Bure   
Ce livre est un vrai chef-d'œuvre. On vit avec Jeanne, une vieille dame de quatre-vingt dix ans, la dernière année de sa vie. Elle raconte avec humour et tendresse son passé et son présent. Autour d'elle son entourage se rétrécit petit à petit. J'ai passé un excellent moment.

par sentikelt
Lumikko Lumikko
Pasi Ilmari Jääskeläinen   
Dans le nord de la Finlande, Ella professeure remplaçante intègre une société littéraire secrète gérée par Laura Lumikko, une célèbre autrice de livres fantastiques pour enfants. Suite à la brutale disparition de Lumikko lors d'une tempête de neige inexplicable survenue dans la maison même de l'écrivaine, Ella va tenter de percer les nombreux secrets de cette mystérieuse confrérie littéraire.
Avec une ambiance nordique hivernale, des livres qui se modifient on ne sait pourquoi, une société secrète la quatrième de couverture nous proposait un sujet intéressant mais malheureusement le développement du récit s'avère des plus navrants.
En premier lieu l'intrigue se développe de manière inégale, par à coups : après une amorce d'histoire rapide et intéressante, le récit se transfère sur la famille d'Ella sans le moindre rapport direct avec l'enquête qu'elle même. Un remplissage inutile qui dès les premiers chapitres agent le lecteur.
En second lieu c'est la manière de décrire le personnage central qui interpelle le lecteur, une présentation axée sur les ovaires déficients d'Ella qui se répète de nombreuses fois dans le récit. C'est sans aucun intérêt, on a la nette impression que ce qui intéresse l'auteur c'est de faire du remplissage.
Ensuite une trentaine de chiens errants se rassemblent dans le jardin de l'écrivain. A aucun moments une explication claire n'est donnée au lecteur.
Une maladie qui dégrade les livres en modifiant certains passages et notamment leur fin. De cette maladie, la dernière page tournée aucune explications quand à sa source ne nous est fournie.
Certes l'on est dans un roman fantastique et le surnaturel est de mise mais l'auteur nous propose plein de pistes prometteuses et ne va jamais au fond des choses. Il ne fait que survoler les sujets sans les développer. Le côté mystère n'est pas entretenu et il nous abreuve de détails insignifiants et toujours sans rapports avec l'intrigue.
Le personnage central n'est lui aussi que juste esquissé, hormis ses problèmes d'ovaires on n'apprend strictement rien sur la jeune femme. Son côté écrivain n'est absolument pas abordé.

Si l'auteur pour l'ambiance puise dans le folklore Finlandais et que l'on sent que les créatures semblent cacher des forces sauvages et que cette partie de l'atmosphère est plutôt réussie, l'auteur ne pousse malheureusement pas assez cette partie de l'histoire qui aurait pu attirer l'attention du lecteur.
Le JEU s'avérait lui aussi prometteur mais là encore certaines parties de ces phases sont elles aussi occultées notamment en ce qui concerne la jeune femme.
Le style de l'auteur manque de fluidité du fait de nombreux points répétitifs et de détails qui n’accrochent pas le lecteur car annexes au thème central de l'histoire. En effet certains des phénomènes qui se produisent ne sont pas reliés entre eux, on a la nette impression que l'auteur a écrit ce récit au fil du flux des idées qui lui venaient sans avoir dresser de plan.
Au final, le constat est clair, du début à la fin du livre, le lecteur n'a qu'une idée en tête : celle de voir la dernière page se tourner !

par Goupilpm
S'inventer une île S'inventer une île
Alain Gillot   
#Chronique : S'inventer une île d'Alain Gillot - Flammarion​

Une lecture qui m'a beaucoup touchée !
Je vous invite vivement à le lire :)
→ http://www.leslecturesdelily.com/2020/03/sinventer-une-ile-ecrit-par-alain.html#more
La Loterie et autres contes noirs La Loterie et autres contes noirs
Shirley Jackson   
Si vous cherchez un livre qui vous mettra les poils au garde-à-vous, vous fera vérifier portes et fenêtres et regarder sous les lits, "La loterie et autres contes noirs" de Shirley Jackson ne fera pas votre affaire. Son écriture installe en toute simplicité ses histoires dans une ambiance à la Hitchcock, très terre à terre et ensoleillée ; on est loin du gothique, des vieux cimetières et des traces sanglantes sur les murs. Cependant, chacune des histoires distille un malaise et une angoisse croissante jusqu'à une fin qui laisse place à l'imagination. Dans "la loterie" qui donne son titre au recueil, l'horreur barbare est plus détaillée mais sans excès, et dans chaque nouvelle on sait qu'on doit s'attendre au pire mais on doit le deviner la plupart du temps. On peut donc être déçu si on oublie que le travail de Shirley Jackson joue sur le contraste entre l'horreur, qu'elle soit très concrète ou plus psychologique, et la platitude - joliment travaillée - du texte ; déçu aussi, si on s'en tient au texte en ignorant cette porte qu'il nous donne à ouvrir sur de multiples réflexions. Réflexion sur la société et ses injustices, sur l'aveuglement à ce qui ne cadre pas avec le motif ordinaire que l'on a intégré mentalement, sur le refus de voir les "signes", ces fameux signes annonciateurs de danger. Shirley Jackson nous amène aussi à réfléchir aux monstruosités de notre société, à la différence entre ce qui est légal et ce qui est moral. Ce n'est que l'oeuvre du temps, en nous faisant prendre du recul sur L Histoire, qui nous permet de mesurer toute l'abomination des lois sous lesquelles le monde a vécu dans les générations passées. Ainsi avec la nouvelle "la loterie", j'ai pensé aux lois anciennes qui sont la preuve aujourd'hui que tout ce qui est légal n'est pas juste et bon : l'esclavage, l'apartheid, les lois de Vichy, la peine de mort, les lois cruelles de la Révolution Français, et, toujours d'actualité : l'expérimentation sur les animaux, les élevages de porcs et poulets dans des conditions sordides. Là j'extrapole un peu... A côté de quelle iniquité dans nos lois passe-t-on aujourd'hui ? On pourrait disserter à l'envi sur la facilité des humains à se couler dans un moule de cruauté, tant que la loi l'y autorise. Nous vivons dans un monde injuste, nous dit l'oeuvre de Shirley Jackson, dans un monde formaté par les habitudes, aussi bêtes et irréfléchies qu'elles puissent être, un monde où on a tendance à ne pas voir plus loin que le bout de son nez, et on a tort. On trouvera sans doute que les histoires sont datées, elles ont été reprises de diverses manières dans des films et des séries télé, je pense à "Sliders" ou "The rain", et le public a pris goût à plus de détails gore, plus de grattage des plaies de l'âme, plus de torture mentale, moins de place laissée à l'imagination et à la suggestion. Il faut replacer le texte dans son époque, et ce faisant on se rend compte que l'autrice américaine est la maman littéraire de Stephen King, Dean Koontz, Koji Suzuki ou même Yoko Ogawa dans "tristes revanches" . En son temps, "la loterie" a fait scandale. Pour ma part, elle fait encore aujourd'hui son effet.

par Fiametta

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