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Commentaires de livres faits par x-Key

Extraits de livres par x-Key

Commentaires de livres appréciés par x-Key

Extraits de livres appréciés par x-Key

Les plus récents d'abord | Les mieux notés d'abord
date : 10-07
Les Shōnens purs et durs me laissent en général assez hermétique, j'ai toujours du mal à me plonger dans leurs univers. One-Punch Man, en tant que Shōnen, n'aurait pas échapper à la règle s'il ne s'était pas agit d'une parodie : et dans le fond, ça change tout ! Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai adoré, mais tout est beaucoup plus amusant à suivre lorsqu'on est dans la caricature. Avec ce premier tome, le ton est donné : pas de prise de tête, pas de sérieux, des situations et méchants abracadabrants, de la nonchalance et de la bagarre. Sympa à découvrir et à lire épisodiquement, je ne suis pas sûre que je dévorerais toute la série, mais pour l'instant, j'apprécie !
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date : 10-07
Mais où est donc passé le Chuck Palahniuk de ses débuts ?! J'ai beau observer entre les lignes, fouiller les mots, chercher dans les recoins de l'histoire, de l'auteur américain à la verve incisive que j'aime tant, je ne retrouve dans le Purgatoire que des miettes.

J'attendais pourtant le roman avec impatience, si Damnés ne m'avait pas totalement conquise, j'étais plutôt enthousiaste à l'idée de retrouver Madison, notre petite héroïne vouée aux Enfers. Mais rien à faire, cette suite n'arrive non seulement pas à la cheville du premier tome, mais elle est même bien loin en-dessous.

Bien loin des Enfers, Maddy se retrouve cette fois bloquée sur Terre sous la forme d'un fantôme, coincée dans le fameux Purgatoire vu par Palahniuk. Loin d'être aussi inventif que la visite des Enfers de la jeune ado, ce retour sur Terre est surtout le prétexte pour nous raconter les quelques années de vie de Madison avant sa mort, tout en introduisant l'idée qu'une histoire de destinée se cache peut-être derrière tout ce qui arrive à notre protagoniste. Le tout, raconté par la jeune fille elle-même sur internet et posté sur le « Doux Tweeter ».
Dans le fond, le récit se suit sans problème, Madison est toujours autant haute-en-couleurs avec son mélodramatisme confondu à un esprit parfois très terre à terre. Palahniuk insuffle de son cynisme dans les pensées de son personnage, on sent bien que l'auteur se cache derrière tout ça. Mais peut-être pas suffisamment. Comme dans Damnés, la jeunesse de Madison est, à mon sens, un frein à l'élan venimeux de l'auteur. Trop de candeur habite cette petite fille pourtant élevée au Xanax par des parents ultra-libéraux, ultra-naturistes et ultra-paparaziés.
Et surtout, il s'agit de l'occasion pour Palahniuk de plonger dans le registre du « pipi, caca, zizi » et autant le dire tout de suite : j'ai totalement détesté. Ce mélange de glauque et d'enfantillage constant m'a laissé une impression de malsain à la limite de l'écoeurement. Loin d'être admirative devant l'audace de l'auteur, j'ai bien vite était lassée par toutes ces avalanches de sexe, de cadavres en putréfaction et de fluides de toutes sortes. Autant c'était assez amusant dans Damnés dans un contexte fantastique, autant là, j'ai trouvé ça dégoûtant.

Ce deuxième tome de la trilogie de Madison Spencer me laisse un goût amer, je n'ai pas été convaincue par cette suite et si je lirai à coup sûr le prochain tome, ce sera à reculons.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/07/19/le-purgatoire-de-chuck-palahniuk/
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date : 05-07
Psychonautes est un petit alien graphique, un livre à l'histoire noire et sinistre illustrée par des dessins très minimalistes, à la limite de l'enfantin. Le contraste entre les deux marche très bien me concernant, ça crée une ambiance dérangeante qui me plaît beaucoup. J'ai beaucoup aimé découvrir l'univers de Birdboy, Dinki et ses amis, la critique derrière semble peut-être moins poussée que dans l'adaptation cinématographique (d'Alberto Vázquez également, qui adapte son roman graphique), mais le message reste bien présent et fait mouche.
Une chouette oeuvre, courte mais qui laisse une impression forte et tenace.
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date : 26-06
Fight Club 2 est l'un des livres que j'attendais le plus en 2016 et, à la fois, l'une des parutions que je redoutais. Il faut dire qu'on ne parle pas là d'une simple suite. Il s'agit de la suite de Fight Club, sans doute le roman le plus célèbre de Chuck Palahniuk, le plus alambiqué et le plus spectaculaire (sans la moindre objectivité, c'est clairement un de mes livres préférés).

Outre la perspective d'une suite à un livre qui n'appelle à aucune suite, le format de ce deuxième tome était également surprenant : d'un roman, on se retrouve à un comics. Palahniuk, connu pour son trash et sa verve venimeuse à souhait, imagé sur papier ? Ça avait de quoi laissé les lecteurs songeurs, moi la première. Et au terme de ma lecture, je dois avouer être toujours aussi songeuse.
Ai-je aimé ou non Fight Club 2 ? Autant le dire directement : à la sortie de ma lecture, je n'en avais pas la moindre idée.

Côté graphisme, et pour illustrer les idées tordues de Palahniuk, on retrouve Cameron Stewart, dont le nom vous sera sans doute connu si vous êtes férus de comics, et spécialement de Batman. Si ses dessins m'ont parus assez quelconques, il faut bien avouer qu'il y a quelque chose de très percutant dans le style de Stewart, que ce soit dans sa façon de faire surgir les émotions des personnages à travers les planches ou dans le côté très méta-textuel de son coup de crayon qui insert des objets (pilules, pétales de roses) sur les planches pour nous empêcher de lire certaines bulles ou de reconnaître certains personnages (coucou Tyler, on sait que c'est toi !).

Au niveau du scénario, il n'était pas forcément évidemment de reprendre l'histoire là où Palahniuk l'avait laissé, on se retrouve donc projeté des années plus tard et il n'est pas toujours facile de se faire aux nouvelles facettes des personnages (dont la vraie nature repointe tout de même assez vite le bout de son nez). On se laisse malgré tout assez vite prendre au jeu de ce nouveau récit qui joue encore une fois sur l’ambiguïté entre Tyler et Sébastian (nouveau prénom de vous-savez-qui), mais également sur l’ambiguïté entre réalité et fiction grâce à des passages dans lesquels Monsieur Palahniuk se met lui-même en scène entouré d'un groupe d'auteurs qui semblent incider sur toute l'histoire de Tyler.

Ce livre va faire partie de ceux qui demandent du temps, un délai de décantation pour faire le point, pour revenir dessus, pour se décider et finalement faire pencher la balance. C'est le genre de livre dont on sort sans avis fixe et qu'on découvre avoir adoré des mois plus tard après avoir relu deux, trois planches ou quelques chapitres. Adoré, ou détesté.

Quelques semaines plus tard, je me suis enfin fait un avis sur la question et pour ma part, je serais un peu moins catégorique cette fois : pas d'avis tranché, plutôt un ressenti en demi-teinte car non, je n'ai pas adoré cette suite sous forme de comics, mais sur certains points, j'ai trouvé cette lecture à la fois intelligente, surprenante et, il faut l'avouer, rudement bien foutue.
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date : 26-06
Ouvrir Et toi, tu as eu une famille ?, c'est plonger dans la douce mélancolie teintée de regrets et de deuil d'un roman choral aux multiples voix. On se laisse entraîner dans le fil de toutes ces vies brisées par un même drame, par tous ces chemins qui partent de la même petite ville du Connecticut et s'animent autour de la même tragédie.

Un incendie, plusieurs morts la veille d'un mariage. Les deux futurs mariés périssent, ainsi que l'ex-mari et l'amant de la mère de la mariée, seule survivante du drame. De June, la mère de Lolly qui devait se marier, en passant par Lydia, la mère de Luke, l'amant de June, sans oublier les voisins, les amis, les voix éloignées pour qui les victimes n'étaient que des connaissances, les récits s'alternent avec sensibilité, sonde les personnages pour nous révéler leur pensées, secrets, regrets et rancœurs les plus intimes.

Si le sujet du roman n'a rien d'innovant, l'écriture et son style délicat parviennent à faire de l'histoire un récit dans lequel on se plonge avec émotions, touché par toutes ces vies chargées d'histoires, de doutes et d'obstacles qui s'entrecroisent.
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Comme des larmes sous la pluie fait partie de ces romans que j'aimerais beaucoup pouvoir adorer... sans le pouvoir.

Si l'écriture très simpliste permet de se plonger facilement dans le livre et d'enchaîner aisément les chapitres, je suis restée très sceptique face à l'histoire que j'aurais pourtant beaucoup aimé pouvoir apprécier. Pourtant, pas moyen de ne pas être agacée par le côté très mièvre du style de l'auteur, par les portraits très idéalistes de la plupart de ses personnages. Que ce soit Simon, ses amis ou bien les personnes qui travaillent avec Naëlle, leur manque de naturel flagrant et ce ton gentillet poussé à l'extrême qui caractérisent leurs personnages m'a vite lassée.

Le retournement de situation au cœur du livre aurait quant à lui pu me plaire s'il avait été mieux amené. Rien ne laissait présager la lecture d'un pseudo-thriller, les petites apartés en gros caractères entre les chapitres étaient une bonne idée pour introduire le mystère, mais la révélation ne tient pas totalement la route, c'était trop tiré par les cheveux et sans réel fondement, je n'ai pas non plus réussi à apprécier cet aspect.

De ce roman lu en une nuit, il ne me reste que l'impression d'un thriller déguisé un peu fade qui, s'il n'est pas parvenu à me toucher ou à me captiver, a au moins le mérite de se lire rapidement.

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Un quatrième tome aux accents de Jazz en plein coeur de la Nouvelle-Orléans.

Je suis toujours autant bluffée par les dessins et le zoomorphisme des personnages qui leur donne des caractéristiques extrêmement humaines. Et j'aime décidément beaucoup le personnage de Week !

L'intrigue se suit plaisamment, on plonge dans les milieux de la drogue, de la musique, enveloppés par cette atmosphère chaude et poisseuse qui sied bien à la Nouvelle-Orléans des années 50. J'ai peut-être été un peu déçue de la fin, la résolution de l'enquête se faisant un peu précipitamment, mais dans l'ensemble, ce quatrième tome est très plaisant !
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Ma découverte du merveilleux univers du Sorceleur a commencé avec The Witcher 3 : Wild Hunt. Je n'avais qu'une envie après la fin du jeu, découvrir les livres d'Andrzej Sapkowski. Et mon enthousiasme n'a fait que grandir au fil de ma lecture !

Avec son découpage très intéressant (chaque nouvelle est entrecoupée par les morceaux d'une autre nouvelle qui sert de fil rouge à toutes les autres histoires), on est captivé par les différents récits qui s'enchaînent, formant peu à peu la base de l'univers d'Andrzej Sapkowski.
J'ai adoré découvrir la nouvelle du Sorceleur, la première pierre angulaire à l'oeuvre de fantasy qui suivra, surtout après l'avoir découverte en images au début du premier jeu vidéo ! Un premier indice qui confirme que les jeux sont extrêmement bien adaptés : je retrouve dans les livres tous les personnages, lieux et détails que j'ai tant aimé dans les jeux, c'est un vrai plaisir de pouvoir appréhender cet univers de fantasy si riche, mais sur papier cette fois.

Si certaines nouvelles sont plus captivantes que d'autres, ce premier recueil mélangeant habilement aventures, actions avec souvent une touche d'humour bien amenée est une très belle entrée en matière pour découvrir le célèbre Geralt de Riv et ses compagnons d'aventures, et plonger dans l'univers du Sorceleur.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/07/20/sorceleur-tome-1-le-dernier-voeu-dandrzej-sapkowski/
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date : 15-05
Il y a dans l'écriture de Stuart Nadler un je-ne-sais-quoi qui a réussi a attirer toute mon attention. Je me suis laissée entraîner avec plaisir dans la chronique familiale des Inséparables, dans les remous de la famille d'Henrietta, Oona et Lydia. Grand-mère, mère et fille, trois générations de femmes face aux problèmes de la vie.

A travers cette brève chronique familiale, Stuart Nadler nous propose de nous confronter à des thèmes de société, des sujets intemporels ou très contemporains. Du veuvage en passant par le divorce ou encore le harcèlement scolaire, les personnages se retrouvent malmenés par ces choses de la vie au cœur d'un récit qui réussit à utiliser des sujets habituellement difficile à aborder sans pathos. Stuart Nadler y parvient très bien, son histoire marque par son réalisme flagrant, par l'extrême justesse de son ton et de ses portraits de femmes.

Et des femmes, il y en a trois dans les Inséparables. On se prend immédiatement de sympathie pour Henrietta et sa petite-fille Lydia, pour la sagesse un peu vieillotte de l'aînée et pour la fragilité infantile de la jeune fille. Si je me suis tout de suite attachée à Henrietta et Lydia, pour Oona, j'ai craint au début que son comportement très égocentrique me lasse et je pensais ne pas réussir à l'apprécier. Son caractère avait tendance à m'agacer, notamment vis-à-vis de son comportement envers Henrietta. Mais dès qu'elle laisse tomber le masque de fille pour prendre celui de mère, je me suis laissée apprivoiser par cette femme pleine d'amour et d'inquiétudes pour sa fille Lydia.

Les Inséparables pourrait passer pour un énième roman contemporain sur la société américaine, on y retrouve cependant un style épuré qui se pare d'une grande justesse et permet de livrer un récit emprunt d'un réalisme touchant. Une chouette découverte !
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Un deuxième tome dans la lignée du premier, Marie retrouve son monde imaginaire plein de monstres et de créatures magiques et farfelues. Les blagues sont toujours aussi enfantines et facilement oubliables. Une bande dessinée qui se lit vite et s'oublie tout aussi rapidement...
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date : 22-03
Avec ses Coquelicots d'Irak, Brigitte Findakly nous ouvre la porte de son enfance et de ses souvenirs. On y découvre le quotidien et les traditions d'un pays en perpétuelle évolution à mesure que les conflits le changent et l’anéantissent.
Le témoignage est à la fois sensible et d'une très grande pédagogie, le regard tendre et naïf que porte l'auteur sur son pays et sur ses souvenirs de petite fille tranche souvent avec l'horreur des faits racontés.
Si la bande dessinée souffre parfois de son rythme un peu décousu (il manque un fil narratif à suivre, les péripéties racontées font de ce récit un recueil de souvenirs plus qu'une vraie histoire et dans le même genre, j'ai largement préféré l'Arabe du Futur de Riad Satouff), il est difficile de ne pas se laisser emporter dans se témoignage d'une grande portée historique.
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date : 05-03
S'il y a bien une chose à laquelle je ne m'attendais pas en ouvrant La nuit du second tour, c'était de tomber sur un aussi beau roman.

Située dans un contexte politique, l'histoire n'avait pas toutes les chances de me conquérir, la politique étant un sujet qui est loin de me passionner. Mais La nuit du second tour n'est pas qu'un livre abordant le sujet de la politique, il est également l'histoire de deux errances et une remise en question pleine de vérité et de poésie. Pas besoin de plus pour faire toute la différence.

L'auteur nous plonge dans une époque très proche de la notre, une époque qui semble parfois complètement hors du temps avec son absence de noms (que ce soit de politiques ou de partis) auxquels se raccrocher. Les élections sont françaises, et le pire est arrivé. On imagine sans mal ce que l'auteur essaye de signifier, mais rien ne sera jamais nommé. Une merveilleuse idée pour dénoncer avec intelligence, sans pointer du doigt un coupable expressément nommé.

C'est donc ainsi que débute ce récit, dans un drôle de flou temporel et situationnel, dans lequel le lecteur est invité à se laisse embarquer, dans la même mouvance que David et Mina, les deux protagonistes. David erre la nuit entière dans une ville ravagée par la révolte et l'incompréhension tandis que Mina vogue dans un cargo en direction des Antilles.
Le roman utilise alors les élections pour donner un sens aux questionnements de Mila et David, pour revenir sur leur situation passée, pour entamer chez les deux jeunes gens une introspection mêlée de doutes et de regrets. La politique passe vite au second plan et n'en devient que plus intelligemment utilisée.

Pour ma part, j'ai eu l'impression de passer ma lecture à entrevoir des idées et dénonciations sur la politique et la société sans qu'elles me soient imposées. Tout est fait de façon très subtile, ce qui rend les propos à la fois beaucoup plus percutants et amène une réflexion plus poussée.
Il faut aussi dire que toutes ces idées sont le plus souvent présentées à travers les pensées de Mina et David, ce qui joue d'ailleurs énormément sur l'impact qu'elles peuvent avoir car l'on se sent très proche des deux protagonistes, deux adultes somme toute très normaux, auxquels il est facile de s'identifier et de se prendre d'affection.

Mais ce qui fait pour moi la force de ce roman, c'est son style très particulier, à la fois très maîtrisé et d'une poésie aussi belle que simpliste. Les mots sont justes, les ressentis criants de vérité. Et le rythme des paragraphes qui s'enchaînent, alternant les voix de David et Mina, le début du paragraphe de l'un semblant être l'écho de la fin du paragraphe de l'autre, offre à l'histoire une structure à la fois si poétique et si entraînante, que le roman se dévore en quelques heures.

Il n'y a pas à dire, avec ce roman qui touche de très près à notre actualité tout en embarquant le lecteur dans une histoire pleine d'humanité, La nuit du second tour est un récit qui arrive à nous donner à réfléchir et, à la fois, à nous toucher.
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J'ai tout simplement adoré ce livre, c'est dit.
Le concept du roman m'a énormément plu avec son alternance de points de vue à chaque chapitre. On y retrouve deux protagonistes : Ruth, une écrivaine nippo-américain vivant sur une île de Colombie-Britannique, dont l'histoire à la 3e personne utilise des codes très classiques du récit, et Nao, une jeune étudiante tokyoïte que l'on découvre par le biais du journal intime de celle-ci, trouvé par Ruth et lu par cette dernière.

Découvrir le journal intime de Nao fut un voyage à la fois dépaysant puisqu'elle est japonaise, mais également touchant, par sa situation familiale, révoltant pour le harcèlement dont elle est victime et spirituel pour tous les passages et réflexions qu'amènent sa grand-mère, une vénérable moine bouddhiste. J'avais hâte de la retrouver après chaque chapitre ciblant Ruth car qui dit journal intime, dit narration à la première personne, on se sent donc toujours extrêmement proche de la jeune fille, de son quotidien, de son calvaire, de ses idées. Avec son ton parfois enfantin, parfois très mature, Nao attire autant la compassion qu'elle fait rire.

En parallèle, on suit la quête de Ruth qui, après avoir trouvé le journal de Nao dans un sac plastique échoué sur une plage, décide de le lire et de retrouver Nao pour savoir ce qu'est devenue la jeune fille. Cette partie du roman se suit plaisamment, on sent parfois les fragments biographiques qui ponctuent le récit (l'auteur s'appelle également Ruth, elle est également japonaise, écrivaine comme son personnage...) et le contexte de cette toute petite île en Colombie-Britannique donne une impression très hors du temps à l'histoire.

Jusqu'au bout je me suis demandée comment ce roman à deux voix aller se terminer, si Ruth arriverait au bout de sa quête, si Nao arriverait à se sortir de son quotidien bien malmené. J'ai été très surprise par la façon dont l'auteur a décidé d'apporter des réponses aux questions et à l'intrigue de son roman. Pas totalement convaincue, mais immanquablement interpellée.
En même temps, toute la terre et tout le ciel restera en tout cas, une lecture qui m'aura captivée et dans laquelle j'ai pris beaucoup de plaisir à me plonger.
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Un univers à la frontière de l'horrifique et du mignonnet, des situations et petites aventures qui font parfois sourire. J'avoue avoir tourné les dernières pages un peu mécaniquement : c'est sympathique à découvrir, mais je suis peut-être trop grande pour accrocher totalement à cet humour très enfantin !
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date : 25-02
La Désobéissante est une dystopie à la française, un roman d'anticipation qui prend racine dans notre capitale parisienne pour nous exposer (et dénoncer) des sujets pourtant universels. Et surtout, des sujets très actuels.

Jennifer Murzeau n'y va en effet pas par quatre chemins pour nous présenter ce Paris futuriste dans lequel la société entière n'est plus qu'un amalgame d’injustices, d'inégalités sociales, de désespoir, de violence et d'incertitudes. On imagine sans mal l'atmosphère ultra-polluée, les sans domiciles qui jonchent les rues, la mort qui sévit partout à coup d'agressions ou d'actes terroristes, la difficulté de survivre dans un système qui n'a quasiment plus rien d'humain. Il est à la fois fascinant de contempler ce futur hypothétique dans le confort de notre monde actuel, et terrifiant de réaliser qu'il est déjà possible de trouver des prémices de toutes ces choses horribles dès aujourd'hui. Il n'y a pas à dire, le roman de Jennifer Murzeau est plus proche de notre actualité que l'on peut le croire au départ.

C'est dans cette époque en perdition que vit notre Désobéissante. Bulle est une jeune femme a priori tout ce qu'il y a de plus banale, si ce n'est qu'elle a la chance (ou la malchance ?) de travailler et de gagner sa vie. Elle a conscience des horreurs de son monde, de ses injustices et se contente de survivre dans son quotidien robotisé et pollué. Jusqu'au jour où elle apprend qu'elle attend un enfant. La grossesse de Bulle devient alors le déclic, l'instant de cassure amené par toutes les questions qui surviennent avec la venue de cet enfant : comment accueillir un enfant dans un tel monde, comment vouloir faire subir à un petit être de telles atrocités ? Bulle le décide alors, la seule façon de s'en sortir, et de se rebeller, de ne plus plier l'échine et d'avancer.

S'il y a évidemment quelque chose de fascinant dans La Désobéissante, c'est l’aperçu de ce futur hypothétique. Celui qui frôle la science-fiction avec ses avancées technologiques, ses grands dômes de verre qui parsèment la capitale, ses métros version 2.0, ses unités robotiques qui parcourent les rues. Et celui que l'on pense improbable mais qui nous rappelle à force de détails vers quoi notre monde pourrait facilement tendre si nous ne réagissons pas. La dénonciation de l'auteur combine tour à tour le réchauffement climatique, les inégalités, le pouvoir des industries et de leur lobbies, la soumission passive, autant d'éléments déjà ancrés dans notre actualité et dont j'ai adoré voir les dérives décrites et imaginées. Pourtant, cet élément qui m'a tellement plu, est également celui qui m'a le plus dérangé. La Désobéissante est un roman assez court, (seulement 270 pages), l'auteur va souvent droit au but et use donc de caricatures et clichés assez incisifs et d'un ton très vindicatif qui m'ont parfois semblé très froid, plus proches de la simple dénonciation que du ressentis des personnages. Pour dire les choses clairement : pour moi, il manquait parfois clairement d'émotions et de poésie. Je n'ai pas toujours réussi à être touchée par les personnages et ce qu'ils endurent, par leurs difficultés, leurs rêves de changements et d'avenir meilleur. Je n'ai pas entièrement réussi à m'investir dans cette histoire par laquelle j'aurais aimé me sentir totalement concernée.

Reste à ce nouveau roman de Jennifer Murzeau sa force dénonciatrice, sa grande actualité qui en fait un livre dans l'air du temps et sa capacité à nous faire croire, et espérer, que dans le pire à venir, il pourra aussi y avoir de l'espoir et des solutions pour s'en sortir.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/07/13/la-desobeissante-de-jennifer-murzeau/
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Je ne suis pas sûre d'accrocher totalement à la direction prise par l'histoire, mais on peut au moins reconnaître aux auteurs leur imagination ! Si j'ai été un peu surprise de la simplicité des épreuves et jeux auxquels nos héros doivent se confronter (ces drôles de jeux du cirque manquaient un peu de férocité), l'univers, bien que de plus en plus étrange, se tient, et le mystère sur les fameuses 15 familles semble avoir encore des secrets à révéler.
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Incontestablement mon tome préféré jusqu'à présent ! Il n'y a pas à dire, ce nouveau cycle commence bien. Mélangeant action, fantastique, mystère, les 57 pages de ce septième opus se dévorent. On s'enfonce un peu plus dans l'étrange, dans une certaine forme d'horreur également (bien que pour enfants, je suis admirative de l'aspect horrifique que les auteurs arrivent à donner à leur bande dessinée). L'histoire se termine sur un twist qui promet de nouveaux mystères... à voir quels en seront les secrets !
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Un cinquième tome qui marque à la fois un tournant dans l'histoire et la fin du premier cycle de Seuls. J'ai beaucoup aimé le côté très mystérieux, mis en relief de façon plus poussé que dans les tomes précédents : on plonge définitivement dans le fantastique et je m'interroge vraiment quant à la suite. Voir des personnages secondaires prendre de l'importance était également sympathique. Et comme toujours, j'adore le personnage de Terry !
J'ai hâte de découvrir comment l'histoire va se poursuivre.
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Une suite dans laquelle j'ai eu globalement plus de facilités à me plonger ! J'ai bien aimé la façon dont a évolué l'histoire, nous épargnant une mise en place pour, grâce à une ellipse, nous projeter quelques temps après le premier tome, une fois que nos héros se sont remis de leurs émotions et un peu installés. La façon dont ils appréhendent leur nouveau monde sans adultes m'a d'ailleurs souvent fait sourire. Et j'ai beaucoup aimé la petite révélation de la fin !
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L'idée est intéressante, le thème de l'histoire pourrait faire une super série. Mais pour l'instant, n'ayant lu que ce premier tome, je reste largement sur ma faim.
Tout va très vite, tout est très rapidement expédié. On a très peu de background pour le moment et ça m'empêche de me plonger pleinement dans l'histoire.
Le public assez jeune visé par la bande dessinée doit sans doute également jouer : c'est très enfantin, du coup, habituée à des récits plus consistants, j'ai eu tendance à m'ennuyer. A voir comment la série évolue, il y a matière à faire quelque chose de très sympa pourtant !
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date : 16-01
À la fois sombre, inquiétante et mystérieuse... Minetaro Mochizuki a tous les ingrédients en main pour faire de Dragon Head une série de manga à la fois captivante et dérangeante !

Ce premier tome en huis-clos nous plonge dans la lourdeur étouffante d'un tunnel juste après le déraillement d'un train. Des dizaines de corps jonchent les carcasses des wagons. Seuls trois survivants arrivent à s'extirper des décombres. On découvre aux côté de Téru, Nobuo et Ako l'horreur de la situation, la terreur de se retrouver piégés et leur impuissance à trouver une solution pour s'en sortir.
J'ai beaucoup aimé découvrir le ton très noir du récit, agrémenté de cet aspect très inquiétant lié à l'inconnu d'un lieu, d'une situation, de l'attitude à adopter. La montée de la folie chez un des personnages apporte une dimension encore plus effrayante à l'histoire. Il est fascinant d'observer les personnages se battre pour leur survie, entre eux et contre leurs démons.

Un premier tome captivant avec un style obscure, gore et mystérieux qui intrigue et fait froid dans le dos. J'ai hâte d'attaquer la suite.
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date : 06-01
De chouettes poèmes un peu décalés, aux vers garnis de mots qui pourraient sembler mal assortis mais qui forment de micro-histoires très amusantes à découvrir. Les illustrations en noir et blanc achèvent les poèmes et font de ce livre un joli recueil.
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Je me suis bien amusée à découvrir les banalités et aventures de la vie de Pénélope. J'apprécie beaucoup le dessin, les couleurs. C'est une petite parenthèse de bonne humeur dans le quotidien. À côté de ça, les pages se tournent trop rapidement et on reste sur sa faim.
Une petit bande dessinée rigolote mais trop courte pour qu'on puisse vraiment en profiter.
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Quelques minutes après minuit fut, le temps de quelques jours (le temps de lire le livre juste avant d'aller voir l'avant-première de son adaptation par Juan Antonia Bayona au cinéma), une vraie bouffée d'oxygène à la fois libératrice et bouleversante.

La vie de Connor n'a rien de rose, on le comprend dès le début de son histoire lorsque, dès les premières pages, on se retrouve face au constat de la maladie de sa mère. Malgré tout, le ton reste assez enfantin au départ, on est après tout dans la tête d'un jeune garçon de treize ans. Ce n'est que progressivement que l'aspect très sombre du roman s'infiltre dans le ton du récit. On se retrouve alors face à ce petit bout d'homme pris au dépourvu, plaqué au sol par des évidences qu'il ne parvient pas à accepter, embarqué dans une spirale dont il ne parvient plus à s'échapper. Pour Connor, la solution à cette avalanche qui vient bouleverser son univers est le Monstre. Il apparaît toutes les nuits à 00:07 pile et lui affirme qu'il a trois histoires à lui raconter avant que ce soit au tour de Connor de lui raconter sa propre histoire.

Sous le couvert du fantastique, Patrick Ness nous raconte l'histoire de l'acceptation, de la vérité et de ses conséquences. On se retrouve entraîné dans les colères, les peurs et l'impuissance de ce jeune garçon qui ne parvient plus à garder pieds dans les événements qui s’enchaînent. Plus qu'un simple récit sur la maladie, le deuil et la crainte de perdre un proche, Quelques minutes après minuit est une quête initiatique, un hymne à l'amour, un roman d'apprentissage aux aspects de conte qui nous percute et nous enchante autant qu'il nous effraie.

Avec le roman de Patrick Ness, une certitude : petits comme adultes, on en prend à la fois plein les yeux grâce aux sublimes illustrations de Jim Kay, mais aussi plein l'esprit grâce à la magnifique plume de l'auteur et finalement, également grâce aux sujets, plein les idées.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2017/07/17/quelques-minutes-apres-minuit-de-patrick-ness/
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date : 01-01
Les éditions Scrineo m'évoquent la littérature jeunesse (à tort, puisque leur catalogue est en réalité très varié), pourtant, avec Les Océans stellaires, Loïc Henry nous propose un récit de science-fiction à la fois très accessible et très mature.
J'ai été très surprise par la complexité et la richesse de l'histoire, par cette complémentarité dans l'univers de Luu Ly, la protagoniste, où tout possède une histoire, un sens, une logique. Par les codes, lieux et autres personnages de ce monde futuriste qui pourrait prendre ses racines dans notre monde d'aujourd'hui.
Avec son écriture ni trop simpliste et ni trop complexe (la complexité des mots utilisés est toujours juste, de même que le ton du récit, parfois enfantin, parfois très osé), et ses chapitres courts, l'histoire se lit rapidement et avidement : on parcourt les chapitres un à un, souhaitant toujours savoir ce qu'il adviendra quelques pages plus loin.

Moi qui ai toujours été fascinée par les abîmes qui se cachent au fond des mers et océans, j'ai adoré voyager dans ses contrées mystérieuses et inconnues. Le roman en tire une grande originalité : avec cette sorte de space opera qui ne se déroule pas dans l'espace mais dans les océans, l'idée démarque l'histoire et l'aventure n'en est que plus intrigante.

Avec Les Mondes stellaires, j'ai retrouvé le même plaisir que j'éprouvais plus jeune lorsque je dévorais les récits d'aventures que je trouvais sur les étagères de ma librairie. Le plaisir de découvrir une histoire dans laquelle il est facile de se plonger, une aventure dans laquelle on a hâte d'embarquer, une réflexion poussée avec de vrais enjeux (diplomatiques et humains ici) donnant un aspect mature au roman et des personnages à la fois hétéroclites et très attachants.

Un livre que je recommanderai sans hésiter à tous lecteurs peu familiers au genre de la SF ou bien aux habitués qui souhaiteraient revenir à des bases plus simplistes mais pourtant extrêmement bien maîtrisées.
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date : 09-11-2016
La promesse d'une belle romance contemporaine, comme le laisse suggérer le résumé, est bien au rendez-vous avec ce nouveau roman de Serge Joncour. Mais le roman est également une critique parfois acerbe de la société d'aujourd'hui. Le mélange, parfois habile, nous révèle avant tout des histoires de vies qu'il est touchant ou intriguant de découvrir, portée par le ton toujours très juste de l'auteur.

Le roman s'ouvre sur la présentation de deux personnages totalement différents. Ludovic est un campagnard un peu bourru et renfermé depuis la mort de sa femme, tandis qu'en parallèle, Aurore est une jeune mère de famille, mariée, styliste et urbaine jusqu'au bout des ongles. Les deux vivent dans des immeubles face à face, séparés par une cours d'immeuble.
La pauvreté côté cour, les bobos côté rue. Et cette cour, au milieu, comme un pont entre deux univers.
La rencontre entre ces deux êtres que tout oppose se fait avec tellement de simplicité et d'évidence que j'ai été fascinée par la facilité de l'auteur à nous présenter les prémices de cette romance qui n'avait rien d'attendue. Je parle d'évidence car c'est le sentiment qui m'a tout de suite frappée. La façon dont Ludovic et Aurore se heurtent l'un à l'autre semble être une des choses les plus naturelles au monde. Tout les oppose, pourtant, tout les rassemble aussi, et surtout ce besoin et ce désir qui les animent mutuellement. Cette envie d'être ensemble qui les lie très vite est très belle à lire, garde une légèreté parfois nécessaire dans le tumulte de la vie qui les agite.

Passée leur rencontre et les débuts de leur amour naissant, on se retrouve plongé dans les difficultés de leur vie et les questionnements vis-à-vis de leur famille ou métiers. Il est parfois touchant ou révoltant de voir les deux personnages se confronter aux injustices de la vie. Je me suis souvent sentie révoltée face aux difficultés d'Aurore à gérer son entreprise, bouffée par les magouilles de son associé, ou encore par la contrariété de Ludovic, qui a du mal à assumer le métier peu valorisant qu'il pratique (l'homme est recouvreur de dettes...) Serge Joncour parvient à livrer un panorama très complet de cette société contemporaine qui bat de l'aile, brusquant les hommes, rabaissant les femmes, oubliant les grand-mères dans l'inconfort de leur petit appartement plein de courant d'air. Dans le fond, rien n'est rose, pourtant, la présence de cet amour inopportun garde toujours un rayon de lumière projeté sur les difficultés qui secouent les personnages.

Repose-toi sur moi est un roman plein de spontanéité et de malice porté par une écriture travaillée et qui nous plonge au cœur d'un petit microcosme pourtant bien révélateur de la société contemporaine d'aujourd'hui. Si je n'ai pas totalement été convaincue par la fin du roman, j'ai su me plonger avec plaisir, être touchée, amusée ou révoltée dans cette histoire pleine d'amour, d'apparences, de sensibilité et surtout, d'un réalisme flagrant qu'il est fascinant de contempler. Tous les ingrédients qui expliquent sans doute pourquoi, cette année et pour ce roman, l'auteur a gagné le Prix Interalliés !


http://desmotsenvrac.blogspot.fr/2016/11/livre-repose-toi-sur-moi-de-serge.html
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