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Commentaires de livres faits par x-Key

Extraits de livres par x-Key

Commentaires de livres appréciés par x-Key

Extraits de livres appréciés par x-Key

date : 31-08
Difficile de se plonger dans un roman comme La Colère. À la fois spectatrice et personnage du roman (s’alternent le « je » et le « tu »), la protagoniste livre une analyse très froide de sa situation. Même son désir, qu’elle met à l’épreuve en permanence, en faisant un outil d’autodestruction, semble toujours subit et rend le lecteur mal à l’aise. Derrière, se terre une colère abrupte qu’elle semble en permanence retournée contre elle. Comme si le fait de s’offrir aux hommes (qu’elle ne nomme que par des chiffres) était une punition qu’elle devait s’infliger pour finir par se remettre de l’épreuve subit des années plus tôt.

Je comprends le cheminement de l’auteur, la construction de son livre et l’idée derrière son histoire. Mais un grande violence se cache sous la tentative du personnage de s’extraire de l’enfer et de ses cercles et j’ai eu du mal à me plonger dans le roman.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/31/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-5/
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Un jour ce sera vide est un roman plein de sensibilité sur l’enfance. Premier roman d’Hugo Lindenberg, l’auteur y écrit l’intensité de vacances d’été en Normandie à travers le regard d’un jeune narrateur. L’écriture de Lindenberg est pleine de mélancolie, de tendresse et de naïveté. On s’imagine sans peine la plage normande, la forêt, la chaleur moite de l’été, les grandes demeurent bercées de soleil et ce petit garçon, perdu au milieu.

L’auteur écrit à merveille les émotions qui agitent l’enfance, de la jalousie à la passion en passant par l’envie, la colère ou l’émerveillement. On est captivé par les petites aventures vécues par le narrateur qui navigue de la mer à sa grand-mère, torture des méduses, massacre des fourmis, observe les gens sur la plage, puis par ses rencontres, surtout celle avec Baptiste, ce nouvelle ami solaire qui devient une source d’adoration pour le jeune garçon esseulé. Tout le roman est nimbé par cet état particulier qu’est l’enfance, par sa candeur mêlée de violence ou de désemparement quand on réalise que tout n’est pas éternel. Un merveilleux moment, qui sent l’été, les vacances et l’âge tendre.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/31/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-5/
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Après un roman de haut-vol et une Amélie Nothomb au meilleur de sa forme l’an dernier, Les Aérostats pointe le bout de son nez pour cette rentrée 2020 et laisse un arrière-goût de lassitude. L’auteure signe un roman de sa trempe habituelle, comme elle en a déjà à la pelle ces dernières années. On y retrouve sa logorrhée usuelle avec sa multitude de dialogues, son goût pour le champagne, la littérature et les prénoms épicènes, le tout saupoudrée sur une histoire un peu loufoque qui se termine de façon abrupte. Tous les ingrédients d’un Nothomb et on finirait presque par s’en lasser.

Le roman n’est pas une si grande déception puisque Les Aérostats reste une histoire type d’Amélie Nothomb, à savoir : ça se lit rapidement et ce n’est pas déplaisant. Mais comme beaucoup d’autres romans de ces dernières années, ce nouveau livre n’apporte rien à la bibliographie de l’auteure. Vite lu, il sera tout aussi vite oublié. On ne peut pas écrire un Soif tous les ans !

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/31/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-5/
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date : 27-08
Les Enfiévrés est le mélange parfait et subtil entre un roman de science-fiction et un roman sociétal. On y retrouve Candace, jeune américaine d’origine chinoise, dans un récit ou se mélangent passé et présent, alors qu’un étrange virus détruit peu à peu le monde. La jeune femme explore sa vie, ses souvenirs, à mesure que le monde qu’elle a connu s’effondre en arrière-plan. On y trouve ses doutes dans sa relation amoureuse, ses questionnements sur son travail, ses regrets envers ses parents disparus. Tout ce qui pourrait finalement faire de ce livre un roman assez classique sur une jeune femme issue de l’immigration au coeur du New York du XXIe siècle.

Mais justement, le roman n’a rien de classique. Différent, Les Enfiévrés fait redécouvrir le genre du post-apocalypse par le prisme des réminiscences. Pas de grande catastrophe, de virus qui transforme tout le monde en zombie affamés mais une maladie, la fièvre de Shen, qui emporte doucement l’humanité dans son sillage, ne laissant derrière elle que le vide. Une extinction progressive qui laisse à Candace tout le loisir de contempler et de se remémorer. Alors que dans le présent, Candace a rejoint un groupe de survivants et tente de se mettre en sécurité, chaque détails est une occasion de replonger en arrière, dans le passé. Un roman vraiment intéressant par sa construction et sa vision de l’apocalypse.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/27/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-4/
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date : 27-08
Damaris a toujours voulu un enfant sans jamais parvenir à tomber enceinte. Le jour où on lui propose d’adopter une jeune chienne d’à peine quelques semaines, le transfert opère : c’est à travers cet animal que Damaris va découvrir la maternité… avec ses joies et ses peines.

La Chienne est une sorte de conte sud-américain. Entourée par la jungle colombienne et la mer, Damaris y découvre les bonheurs de s’occuper de la chienne, la cajolant, la choyant, comme elle aurait pu prendre soin d’un enfant. Mais la maternité s’avère vite cruelle, pleine de peur, de larmes, de désillusion, puis de colère finalement. En 128 pages, le lecteur suit le cheminement de Damaris dans cette maternité qui, telle un parcours initiatique, finit par la révéler à elle-même. Le style est simple, tellement qu’il frôle parfois l’austérité. Le cheminement de Damaris est intéressant mais on a du mal à se prendre de sympathie pour cette étrange femme solitaire et parfois aigrie.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/27/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-4/
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date : 27-08
Broadway dresse le portrait d’un homme de 46 ans pour qui l’arrivée d’une enveloppé proposant un dépistage du cancer colorectale (normalement envoyée aux hommes à partir de 50 ans) va bouleverser l’univers. Commence alors une crise de la quarantaine des plus loufoques. On retrouve avec plaisir l’absurde et les divagations dont l’auteur est coutumier dans ses bandes dessinées. Tout est très léger, pris avec un dramatisme ironique ou humoristique. On s’amuse devant les pensée du personnage, devant sa capacité à basculer du pragmatisme à l’extravaguant ou l’invraisemblable en à peine quelques lignes.

Mais… voilà, si le roman est rafraîchissant et indéniablement drôle, j’ai eu du mal à cacher ma déception à la fin de ma lecture. J’ai classé Broadway en découverte puisqu’il en est une, c’est le premier roman que je lis de l’auteur. Mais j’aurais presque pu le ranger dans mes déceptions de la rentrée. J’adore les bandes dessinées de Fabcaro et j’ai finalement trouvé ce roman nettement en dessous de l’absurde et des traits d’esprits que j’aime tant dans ses BDs. Pas totalement convaincue donc par cette première découverte de l’auteur en roman !

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/27/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-4/
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Globalement, j'ai trouvé le tome assez quelconque. Certaines blagues font mouche, mais beaucoup de tentatives d'humour sont un peu lourdes. Les multiples références modernes m'ont un peu dérangées, on perd le charme des Astérix vieillots.
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Le Palais des orties est l’histoire d’un désir brusque et ardent entre deux femmes. D’un côté, Nora vit avec sa famille dans un coin de campagne, cultivant les orties, de l’autre, Frederica, une jeune wooffeuse aussi spontanée que mystérieuse, vient leur prêter main forte. L’histoire suit la naissance du désir chez Nora, puis le jeu de séduction entre les deux femmes, dans le cocon rassurant de la ferme et de ses orties.

À travers les yeux de Nora, le lecteur finir par se prendre de fascination pour Fred, pour cette créature pleine de naturelle et de désir qui exerce une attraction incontrôlable sur la narratrice. On ressent les questionnements qui agitent Nora, à mesure que son attirance grandit. Un roman de l’été, duquel suinte l’envie, la passion et les interdits.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/23/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-3/
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date : 23-08
La Discrétion est l’histoire d’une lutte silencieuse, celle de Yamina, algérienne de naissance, immigrée à Aubervilliers à peine adulte. Partagé entre l’Algérie des années 80 et la France de nos jours, le roman explore les difficultés à trouver sa place dans une société et une culture qui ne sont pas les nôtres. Une difficulté que partage également ses trois enfants, des décennies plus tard.

Pour Yamina, le silence et la discrétion sont des outils de lutte, une lutte viscérale sous forme de résistance débutée des années plus tôt en Algérie. Le roman brosse un portrait familial plein de douceur, qui dessine les contours de vies qui tentent de se faire une face dans la France d’aujourd’hui. Mais le poids des idées, des traditions et de la xénophobie est souvent bien lourd à porter. Un roman important et touchant, qui peint l’image des émigrés et des discrets.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/23/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-3/
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Accrochez-vous bien avec ce nouveau roman de Benjamin Whitmer : il s’agit d’un roman noir dont vous ne sortirez pas indemne. À la fois cruelle et violente, son histoire nous entraîne dans le sillage de Sam, un jeune orphelin qui vit avec une bande d’enfants des rues dans une usine désaffectée de Denver. À la merci de la faim et des attaques de SDF, c’est cependant un autre danger qui guette les orphelins, un danger qui vient des « Crâne de Nœuds », ceux auxquels Sam et les siens ne veulent surtout pas ressembler : les adultes et leur monde corrompu.

Le roman met en lumière les laissés-pour compte, ceux en marge de la société, abandonnés par un monde prêt à les laisser se noyer dans leur misère. Si le roman débute comme une sorte de Sa Majesté des mouches où les enfants , à défaut d’une île, n’aurait qu’une usine, c’est bien vite sous le joug des adultes que se retrouve Sam. Obligé de prendre part aux manigances des adultes, le jeune garçon se heurte à la corruption d’un milieu duquel, à peine rentré, il ne peut déjà plus sortir. Durant toute la lecture, l’ambiance poisseuse du roman semble suinter des pages. On ne s’en défait jamais, assistant, impuissant à la longue chute des personnages. Un roman noir et sombre qui n’épargne ni ses personnages, ni ses lecteurs.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/23/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-3/
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Avec cette première incursion dans la littérature pour adulte, Eoin Colfer s’amuse à tordre les codes de la fantasy. Ici, pas de dragon majestueux et ancestral, mais un vieux reptile alcoolique qui croupit au fond d’un marais en s’abreuvant de séries télé. Et une chose est sûre, l’auteur n’a pas perdu son humour en quittant l’univers de la littérature jeunesse !

Glissant du pince-sans-rire au décalé en passant par l’humour noir, Le Dernier Dragon sur terre est un concentré de situations incongrues, de dialogues irrévérencieux et d’une bonne dose de vulgarité. Le scénario semble parfois un peu simpliste, mais l’histoire reste agréable à découvrir. La drôle d’amitié entre Vern, dragon acariâtre, et Squib, adolescent un peu empoté et crédule, finit par prendre et le roman est très divertissant !

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/19/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-2/
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date : 19-08
L’Anomalie est une histoire pour le moins surprenante. Un petit ovni littéraire comme la collection Blanche de Gallimard en pond parfois, qui se découvre avec surprise et avidité. Aux limites de la science-fiction et du paranormal, le roman commence plutôt normalement pour s’enfoncer de plus en plus loin dans l’étrange à mesure que les chapitres défilent. Qu’est-il arriver aux passagers de ce mystérieux vol Paris-New York ? Pourquoi des agents du services secrets viennent-ils les cueillir chez eux des mois après ? Pourquoi les scientifiques chargés de mettre en place les protocoles d’urgences en cas de catastrophes ariennes sont-ils subitement appelés à rejoindre un étrange complexe perdu au milieu du désert ?

Le roman prend la forme d’une construction chorale : chaque chapitre correspond à un personnage, nous offrant toute une ribambelle de portraits divers et variés, des passagers du vol Paris-Newy York, en passant par les pilotes de l’avion, par des scientifiques ou encore par le président américain. On s’amuse des réactions de certains, on est touché ou triste devant le sort d’autres. C’est l’une des grandes forces du roman : cette habilité à passer du drame à l’humour. Un ton cynique ou pince-sans-rire, à chaque fois absurde, qui tombe toujours juste. L’Anomalie est un roman captivant, extrêmement bien construit, qui révèle progressivement ses secrets. Digne d’un très bon épisode d’X-Files !

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/19/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-2/
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Le Monde du vivant aborde une thématique d’actualité depuis plusieurs années : celle des difficultés du milieu paysan, et d’un paysan ayant choisi la culture responsable et respectueuse de l’écosystème, pour ne rien simplifier. À cette thématique s’entremêle celle des premiers amours adolescents et de la naissance du désir. Autant de thèmes qui auraient pu faire de ce premier roman un récit important à découvrir. Cependant, en ce qui me concerne, on reste bien loin du « roman virtuose » promis en quatrième de couverture.

Le roman est très court pour les thèmes qu’ils tentent d’aborder. Florent Marchet ne fait qu’effleurer les sujets de son histoire. Quand il est question du désir de Solène et de ses premières approchent de la sexualité, l’auteur parvient à se tirer d’affaire et à se montrer convainquant. Mais lorsqu’il est question de Jérôme ou bien de Théo, le « wooffer », le cheminement des pensées des personnages semblent tellement surfait que l’on a du mal à se sentir concerné par leurs propos ou leurs histoires. Leurs discours sonnent surtout moralisateurs, à la limite du récité, comme le ferait des enfants qui récitent ce qu’ils ont entendu de la bouche d’adulte. Il en résulte très peu de pédagogie et beaucoup de phrases toutes faites qui finissent par assommer. Le message que voulait transmettre l’auteur à travers ses personnages est intéressant et passe, mais la façon dont il est écrit lasse. Pas un mauvais roman, mais qui finit par lasser et qui aurait peut-être mérité d’être plus long pour pouvoir aborder ses sujets plus en détail.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/19/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-2/
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date : 17-08
Rose s’envole pour le Japon après le décès du père qu’elle n’a pas connu. Confrontée à un monde qu’elle n’a jamais côtoyé, la jeune femme se laisse porter à travers les forêts et temples japonais par l’assistant de son défunt père. Un séjour initiatique qui la changera à jamais.

Le roman est une jolie ode au Japon et à ses croyances. Un récit minéral où la pierre des temples rencontre le végétal des mousses et fougères. Histoire sur le deuil et l’amour, le lâcher prise, les blessures d’enfance, Une seule rose est porté par l’écriture pleine de poésie, de simplicité et d’une infinie douceur de Muriel Barbery. À mesure que le récit avance, ponctué de courts contes sous forme de rêverie, le lecture assiste à l’éclosion de Rose, a son abandon face à la colère, aux rancœurs pour mieux renaître à travers l’amour. Un beau roman, qui se déguste comme une parenthèse.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/16/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-1/
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Dans un futur ravagé par le nucléaire, les guerres et la maladie, alors que la nature a repris ses droits sur le monde, Griz vit en autarcie sur une petite île avec les siens. Du monde extérieur, aucun des enfants ne connaît grand chose hormis les livres, photos et objets divers trouvés lors d’expédition hors de l’île. Seuls le père et la mère ont vécu la fin du monde et connaissent ses dangers. Tout bascule le jour où un inconnu arrive sur l’île et vole la chienne de Griz…

Des histoires de post-apocalypse et de monde détruit, il y en a à la pelle. Pourtant, Un gars et son chien à la fin du monde est original par son format : celui d’un journal, écrit par Griz et adressé à un « tu » du monde passé, désormais détruit. Il suit le lecteur durant tout le livre, le prend à partie, le rend concerné et confident des secrets, aventures et pensées de Griz. On se confronte à la simplicité de son regard qui découvre tout du monde et connaît sa sauvagerie tout en gardant une certaine naïveté sur ses horreurs. Avec ce personnage principal extrêmement attachant, ce road trip au coeur d’un monde dévasté gagne en profondeur. Les réflexions de Griz sur le monde sont pleine de bon sens et de sincérité. Il ne manquait plus qu’une course-poursuite captivante à la recherche de sa chienne et quelques retournements de situation bien amené et le tour est joué ! Ce nouveau roman de Charlie Fletcher est un très bon livre, addictif, intelligent et absorbant.

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date : 17-08
La Géante est un double récit. Celui de Noële d’abord, herboriste perchée sur les flans de la Géante, vivant au plus proche de la nature au rythme des saisons et dont le monde se trouve brusquement changé par l’arrivée de Maxim. Celui de Carmen ensuite, à travers les lettres qu’elle envoie à Maxim, son amant. Noële s’introduit peu à peu dans l’univers des deux amants à travers ces lettres qu’elle réceptionne et finit par lire en cachette.

De cette rentrée littéraire 2020, La Géante de Laurence Vilaine est ma première lecture et, également, ma première découverte. De l’auteure, qui n’a publié que deux autres romans, je ne connaissais rien. Désormais, j’en retiens une écriture vibrante et poétique qui réussit avec délicatesse à faire resurgir la sensibilité qui se cache au coeur de la nature et des hommes.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2020/08/16/decouverte-de-la-rentree-litteraire-2020-1/
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À quarante ans, Paul a tout pour être heureux : un travail qui paie bien, un mariage qui tient, un enfant brillant, une belle maison et un chien. Mais voilà, en réalité, rien ne va. En pleine crise de la quarantaine, Paul est loin d'être épanoui.
Michaël Uras aborde avec humour la remise en question du personnage et ses mensonges qui deviennent de plus en plus gros. Dans l'ensemble, le roman se lit assez vite mais je suis restée hermétique à cette nouvelle histoire.
Tout d'abord, l'humour est un peu frileux. Le roman aurait pu être plus drôle, on sourit souvent devant l'absurde des dialogues ou des réflexions de Paul, mais on peine à en rire vraiment.
Ensuite, si j'avais beaucoup aimé la nostalgie qui se dégageait de La Maison à droite de celle de ma grand-mère, le précédent roman de l'auteur, j'ai eu plus de mal à ressentir de l'émotion envers Paul, sa famille ou leurs problèmes de pluie, de larves et de chien. Je me suis sentie détachée des personnages durant toute ma lecture et n'ai pas totalement accroché à l'histoire.
Pas une mauvaise lecture, mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable.
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Une histoire à l'aura fantastique, hors du temps. Dans un monde envahi par la Brume, un homme se voit la tache de construire un pont entre deux rives. Pas de dates, des décors qui vont du chantier de construction à l'auberge où réside Kit, le personnage principal, pas d'explication sur la Brume et son origine. Le court roman se nimbe de mystère, se concentre sur le pont, sa construction et ses architectes, qui se suffisent à eux-mêmes. Le lecteur passe 80 pages plongé dans un monde de métal, de bois et de brume, dans lequel gravitent les personnages, se créent des liens entre eux à mesure que le pont s'érige. C'est bref et beau à la fois, le style de Kij Johnson est limpide.
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date : 19-06
Une lecture laborieuse, fade et moraliste comme je déteste en lire. Pourtant, je partais enthousiaste : cette histoire de monde futuriste proche de notre actualité, sur fond de survivalisme et de télé-réalité me semblait prometteuse. Les sujets du roman me plaisaient, mais très vite, j'ai compris que ça ne passerait pas.

Le style de Vinvent Hauuy est extrêmement pauvre, tant dans l'écriture que dans le scénario. Le lecteur n'a jamais le temps de s’intéresser à ce qu'il se passe dans le livre tant les ellipses sont nombreuses, les scènes résumées à parfois quelques phrases et la construction maladroite : l'action arrive parfois sans raison et de façon beaucoup trop précipitée pour que cela semble crédible. Quant à la fameuse télé-réalité promise en 4e de couverture, on n'aura que quelques aperçus à se mettre sous la dent, le personnage principal se contentant simplement de regarder sa candidate sur un écran, puis vaquant à ses occupations le reste du temps. Pourtant, c'était bien l'élément qui m'intéressait le plus dans le roman !

Difficile également de s'attacher aux personnages et à leurs histoires. Le protagoniste (français mais au nom de Starck), est un homme malheureux et aigri qui prend ses décisions de façon aussi insensées qu'irréalistes. À aucun moment le lecteur ne peut se prendre de sympathie pour cette homme aux idées toutes faites, convenues et moralistes, dans un état d’apitoiement quasi-constant sur son sort et celui du monde. Je m'attendais à ce que le roman soit un peu plus intelligent dans ces idées, nous proposant une véritable prise de conscience et quelques idées bien amenées. Pas du tout le cas ici.

Pour finir, le roman nous mène laborieusement vers des révélations finales qui sont à la fois prévisibles et mal exploitées.

Un mauvais thriller, une mauvaise anticipation, un mauvais roman.
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date : 19-05
Reprenant les codes du techno-thriller, MotherCloud nous propose de découvrir un univers futuriste proche de notre époque, dans lequel un géant de la technologie et de l'informatique, le Cloud, tient le monde entre ses mains. Critique du capitalisme poussée à son paroxysme, le roman a dans le collimateur nos Géants du Web et il est difficile de ne pas faire le parallèle entre le Cloud et Google ou Amazon.
Le lecteur se retrouve embarqué dans cette histoire chorale où s'alternent les voix de Paxton, petit employé fauché, Zinnia, espionne industrielle et Gibson, créateur du Cloud. Le contexte tient la route, on a souvent froid dans le dos devant un tel degrés de déshumanisation et d'exploitation. Cependant, le scénario a quelques ratés, des passages qui manquent d'intérêt (l'escapade dans le désert par exemple, qui m'a complètement sortie de l'ambiance de l'histoire) et le personnage de Zinnia, cette étrange espionne qui semble aussi froide que sentimentaliste, m'a parfois paru étrange dans ces réactions.
Le roman reste agréable à lire, le suspense est bien mené, le petit microcosme que forme l'unité MotherCloud où se déroule l'histoire est fascinant à découvrir avec ses règles et son fonctionnement. La critique de la société est un peu facile, très loin de 1984 et de La Servante écarlate cités sur la quatrième de couverture, mais l'auteur a au moins le mérite d'essayer de nous faire réfléchir !
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date : 05-04
En moins de 150 pages, Eliette Abécassis livre un condensé des relations entre une fille et son père disparu deux ans plus tôt. Une relation tumultueuse, entre passion et rancœur. J'ai trouvé la lecture laborieuse à cause des très nombreuses anaphores, notamment de "mon père" qui revient une bonne centaine de fois tout au long du livre. Certains passages sont vraiment jolis mais, souvent, la poétique l'emporte sur le sens. J'ai parfois eu l'impression d'assister à un étalage de pensées désordonnées ce qui rendait l'écriture assez désagréable à lire.
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Un très joli album jeunesse avec des petits oursons espiègles au grand coeur. Les illustrations sont adorables, faites à la main comme je les aime. Une belle histoire pleine de tendresse sur le partage et la magie de Noël.
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date : 29-05-2019
Les thrillers ésotériques font partie de mes romans à suspense favoris, je trouve toujours excitant de découvrir des intrigues alambiquées sur fond de religion, de société secrète et de complot. Tout naturellement, j’ai donc adoré débuter ma lecture de ce roman de Donato Carrisi. Mon enthousiasme a cependant fini par retomber et j’ai terminé ma lecture avec un avis à double tranchant.

Tout d’abord, je dois avouer que je ne savais absolument pas que ce tome était le troisième des aventures de Tobia Frai et Sandra Vega. J’ai lu dans certains avis qu’il était possible de lire les romans indépendamment, ce qui est, du mien, totalement impossible. Il est très difficile de comprendre les relations qui unissent les personnages, ainsi que leur vécu respectif, lorsqu’on ignore leur passé et leurs aventures précédentes. Cet aspect m’a dérangé au début de ma lecture, mais je ne peux que le mettre sur le compte de ma maladresse en choisissant ce livre : je n’avais qu’à mieux me renseigner et commencer par le début des aventures de Tobia et Sandra !

Concernant le roman en lui-même, sont histoire est captivante, il n’y a pas à dire. Cette course contre la montre en au coeur d’une Rome plongée dans l’obscurité a clairement un côté fascinant. Je n’ai cependant pas suffisamment réussi à me plonger dans le roman ou même à croire à son histoire pour être totalement sous le charme. Un récit peut-être trop rapide ? Une méconnaissance des personnages ? Pour, le suspense et la tension n’ont duré qu’un temps. Dommage !

https://libellulelivresque.wordpress.com/2019/05/29/tenebra-roma-de-donato-carrisi/
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Il n’y a pas que la couverture qui soit colorée dans ce roman estival aux senteurs de l’Italie.

La Maison à droite de celle de ma grand-mère est l’histoire d’un voyage, d’un retour aux sources. On embarque sur un navire avec Giaccomo en direction de la Sicile, un voyage sur les terres de ses origines et de sa famille. L’univers est chaud, nostalgique, enfantin parfois. Giaccomo fait de cette visite à sa grand-mère mourante une parenthèse dans sa vie.

Allongé sur le lit de sa chambre d’enfant, les souvenirs affluent. Du Capitaine qui emmenait les enfants à la plage lorsqu’ils étaient petits ou de la femme de l’épicier qui attirait le désir naissant de tous les jeunes du village. Giaccomo retrouve ses parents, sa famille, les personnes qui ont marqué son enfance.

Un récit aux senteurs de l’été et de la mélancolie.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2019/05/29/la-maison-a-droite-de-celle-de-ma-grand-mere-de-michael-uras/
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Alors que Yucka, ma petite chatte, est partie depuis un mois, je suis tombée sur ce livre en jetant un oeil sur la table de chevet de ma mère. Il lui a été prêté par une collègue, qui a elle-même perdu son chat l'an dernier.

Le Dr Frantz Cappé, vétérinaire, y explique globalement les étapes qui marquent la disparition d'un animal, de sa mort, par accident ou euthanasie, à la période de deuil qui en découle, jusqu'à la possible ré-adoption d'un petit compagnon. La blessure doit encore être trop fraîche - j'ai passé ma lecture à pleurer - et les mots choisis par ce Dr Cappé ont parfois trouvé un écho dans ce que j'avais ressenti en cette fin de novembre et dans ce que je ressens aujourd'hui. Si certains passages peuvent être sautés, ne correspondant pas toujours à la situation de chacun, il est apaisant de trouver dans ce texte, une légitimité à sa tristesse et le sentiment que celle-ci est tout à fait normale.

Un court ouvrage à conseiller à ceux qui chercheraient du réconfort ou des pistes d'écoute et de compréhension pour accompagner des proches ayant perdu un animal.
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date : 31-08-2018
Depuis un Avion sans elle – que j’avais beaucoup aimé -, je n’ai jamais retenté de lire un roman de Michel Bussi. Trop de livres, trop de tapage à chaque nouvelle parution, je me laisse rebutée assez vite par les auteurs en vogue. Pourtant, Presses de la cité m’ayant gentiment donner accès au livre via NetGalley, j’ai vu dans cette opportunité l’occasion de me replonger dans un nouveau roman de l’auteur ! Une nouveauté qui n’a pourtant rien d’inédit puisqu’il s’agit d’une version revue par Michel Bussi de son tout premier roman. Coup double avec cette lecture : lire un Bussi et en plus, découvrir sa première histoire.

Sang famille nous raconte l’histoire de Colin, un jeune garçon qui retourne sur l’Île qui l’a vu naître, à la poursuite du secret qui entoure la mort de ses parents. ans l’ensemble, j’ai apprécié ma lecture sans parvenir à être totalement emballée par celle-ci. Je m’attendais à lire une sorte de Club des Cinq moderne, mais les jeunes partenaires de Colin sont trop absents du récit. J’ai trouvé très dommage que l’auteur ne leur donne pas plus place : la plupart du temps, Armand et Madi se contentent de servir d’alibi à Colin et ne participent réellement à l’action qu’à la fin du roman.

Je suis également un peu déçue que le roman n’ait pas été l’occasion de nous proposer une véritable chasse au trésor. Encore une fois, cet aspect pointe le bout de son nez sur la fin et j’aurais aimé le voir plus développé. C’aurait pu être une histoire passionnante ! Le contexte du roman est en effet fascinant, l’île de Mornesey et ses mystères est le théâtre idéal pour un thriller. Et si j’en ai apprécié la résolution – qui a le mérite d’être originale -, je trouve les explications un peu tortueuses. Je me souviens avoir également eu ce sentiment avec Un avion sans elle, l’impression d’une intrigue résolue par une pirouette qui manque un peu de crédibilité. Avec Sang famille, je ressens la même chose. Peut-être que ces drôles d’explications sont une marque de fabrique de Michel Bussi, il faudrait que je lise plus de ses histoires pour le découvrir.

Sang famille est un petit thriller gentillet, qui se lit sans grande attention mais a le mérite de faire passer le temps. Une bonne lecture détente sur fond de chasse au trésor et de secret de famille, mais qui, peut-être, ennuiera vite les amateurs du genre.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2018/08/31/sang-famille-de-michel-bussi
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