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Bibliothèque de Yakuza67 : Liste d'argent

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Baad Baad
Cédric Bannel   
J'ai lu ce roman sur ma liseuse et ne vous moquez pas de moi, voici ce qu'il m'est arrivé. J'ai pris consciencieusement des notes sur chaque personnage pendant toute la première partie du roman. Il n'y avait eu qu'une seule note de bas de page, signalée par un "petit 1", mais je n'ai pas réussi à cliquer dessus pour être envoyée en fin de partie, je me suis dit que ce n'était pas grave. J'ai quand même rempli trois pages entières de mon carnet avant d'arriver à la fameuse note de bas de page. Et celle-ci était : "Voir la liste des personnages principaux en fin de roman". No comment... Je vous dis ça au cas où, que vous ne fassiez pas la même erreur que moi ;)



Résumé

BARBARIE

Des jolies petites filles, vêtues de tenues d’apparat, apprêtées pour des noces de sang.
ABOMINATION
Deux femmes, deux mères. À Kaboul, Nahid se bat pour empêcher le mariage de sa fille, dix ans, avec un riche Occidental. À Paris, les enfants de Nicole, ex-agent des services secrets, ont été enlevés. Pour les récupérer, elle doit retrouver un chimiste en fuite, inventeur d’une nouvelle drogue de synthèse.
AFFRONTEMENT
Il se croit protégé par ses réseaux et sa fortune, par l’impunité qui règne en Afghanistan. Mais il reste encore dans ce pays des policiers déterminés à rendre la justice, comme l’incorruptible chef de la brigade criminelle, le qomaandaan Kandar.
DÉFLAGRATION
Nicole et Nahid aiguisent leurs armes. Pour triompher, elles mentiront, tortureront et tueront. Car une mère aimante est une lionne qui peut se faire bourreau.



Éditeur : Robert Laffont
Date de parution : 4 mai 2016
Genre : Policier/ Thriller
Nombre de pages : 448 p
Date de lecture : juin 2016

Mon avis

Au début du roman, un constat s'est imposé à moi: ça n'allait pas être une lecture facile. Des noms afghans (et donc que je ne retiens pas facilement), beaucoup de vocabulaire inconnu, sans parler de la géographie des lieux, des vêtements et traditions locales. Une lecture exigeante donc, et comme en parallèle je lisais un roman historique de 670p (auquel je n'accrochais pas du tout mais que je continuais car c'est une lecture commune avec une amie, et me permettait de découvrir ce genre littéraire), j'ai failli remettre ma lecture à plus tard. Or, je ne regrette pas d'avoir persisté car même si les personnages sont nombreux, une fois la première partie terminée j'étais tellement dans l'histoire que je ne pouvais plus décrocher.

Deux intrigues parallèles sont présentées. Dans la principale, Oussama Kandar, aussi appelé le Qomaandaan, un haut gradé de la police criminelle de Kaboul, secondé par toute son équipe, se voit confier une affaire qui sort de l'ordinaire: alors que les motifs qui reviennent dans ses enquêtes habituelles sont toujours les mêmes (argent, drogue, sexe, trahison et religion), ici Kandar suspecte l'auteur des crimes d'agir pour un tout autre motif: le plaisir de tuer. Les petites filles retrouvées en habits de cérémonies sont abusées puis assassinées, et devant tant de violence gratuite le qomaandann et son équipe vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour comprendre les motivations du tueur et le démasquer. La seconde intrigue tourne autour d'un personnage, Nicole Laguna, et se situera en France et en Italie principalement. Ancienne agent du gouvernement français, numéro 1 dans la recherche de criminels en fuite, Nicole est enlevée par la Cupola, LA mafia italienne. Très vite, cette dernière découvre que sa famille a aussi été kidnappée. Ses enfants et son mari lui seront rendus si elle retrouve pour Vipere, le chef mafieux, un scientifique qui a mis au point une nouvelle drogue de synthèse et s'apprête à en inonder le marché.

Deux enquêtes donc, et au lieu d'organiser son roman en chapitres classiques, l'auteur a choisi une autre forme de subdivisions. On apprend au début que la prochaine victime du tueur de Kaboul sera Badria et qu'elle sera tuée dix jours après le dernier meurtre; ainsi seront les parties du livre: "Dix jours avant Badria, Neuf jours avant Badria" etc. A l'intérieur de ces sections, le lecteur peut savoir que l'on passe d'une intrigue à l'autre grâce à de petites * qui séparent les enquêtes.

Chacune des deux intrigues est captivante, et on veut absolument en connaître les dénouements. De plus, on s'interroge sur le lien éventuel qu'elles pourraient avoir, et ce n'est qu'à la moitié du roman environ que l'on comprend. Le suspense est vraiment là, et les personnages sont charismatiques, des deux cotés. Les hommes d'Oussama ont chacun leur particularité et sont autant travaillés que les protagonistes principaux.D'ailleurs, je n'avais pas encore remarqué le sous-titre de la couverture (une enquête de Nicole Laguna et du Qomaandann Kandar) et pourtant je me suis très vite demandé si ces personnages afghans n'avaient pas déjà été exploités dans au moins une autre histoire, ce qui est le cas, puisque ce deuxième roman a été précédé de "L'homme de Kaboul". Pas d'inquiétudes pour autant, on peut parfaitement lire ce roman sans avoir connaissance du premier. Ma seule interrogation à ce sujet c'est quand j'ai vu que l'inscription portait aussi sur Nicole. En effet, dans "Baad", elle et Oussama ne se sont jamais rencontrés, je me demande donc comment ils étaient reliés dans le premier roman les concernant. Mais j'aurais ma réponse car je compte bien lire "l'homme de Kaboul" un de ces jours.

Outre un thriller qui nous tient en haleine, je dois dire que ce livre fut pour moi une véritable révélation. En effet, je ne connais absolument pas ce pays qu'est l'Afghanistan et j'ai appris par ma lecture un nombre impressionnant d'informations à ce propos. J'ai souvent été révoltée, triste, étonnée aussi. Les conditions de vie dans ce pays sont vraiment dures, et pour les femmes intolérables. J'ai parfois été choquée aussi, notamment par les méthodes de ces flics qui sont censés être les plus honnêtes et qui chez nous seraient les plus ripoux. La pauvreté et l'omniprésence de la drogue, les guerres incessantes, autant de point qui m'ont marquée profondément. Cet aspect là de la lecture en fait un roman difficile à aborder aussi, et pourtant je suis vraiment contente d'avoir eu la chance de découvrir tout ça.

On voit bien que l'auteur a passé du temps là-bas et s'est intéressé de près à tous les aspects de ce pays, qu'il a voulu retranscrire dans ce roman. De la beauté des paysages à la psychologie des habitants, en passant par les dégâts causés par les guerres et la condition de la femme, personne ne peut rester insensible à cette évocation d'un pays dont on parle souvent mais que l'on connaît si peu...

L'écriture se fait à la troisième personne, il y a de nombreux dialogues mais aussi des descriptions, et la narration nous permet de connaître les pensées des personnages aussi bien que leurs actes. A part le vocabulaire spécifique, l'écriture est agréable et fluide. Les personnages sont vraiment étoffés et même attachants, leurs causes deviennent les nôtres, et nous avons l'impression de combattre à leurs côtés.

Si vous n'avez pas peur d'appréhender un monde nouveau pour vous, comme souvent la science-fiction nous en fait découvrir, avec ses habitants, ses coutumes, son lexique, si vous souhaitez vous plonger dans un roman noir et suivre deux personnages exceptionnels dans leurs enquêtes respectives, alors ce thriller est fait pour vous, n'hésitez plus, lancez vous dans cette lecture passionnante.


Un thriller obsédant et noir comme je n'en avais plus lu
depuis "Les fauves" d'Ingrid Desjours...

http://leslecturesdunespondy.blogspot.fr/2016/07/baad-de-cedric-banel.html
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants
Mathias Enard   
Ni documentaire, ni roman d'aventure, je range ce récit dans mon tiroir des belles lectures : les mots sont choisis avec soin, les phrases tournées à la lettre près, et sans aucun doute, en lisant à voix haute, on finirait par chanter.

Je ne l'ai pas lu d'affilée, comme ces récits modernes au rythme trépidant et aux fins de chapitres si intenses qu'on ne peut que tourner la page au lieu de sagement poser le livre sur la table de chevet. Comme une boîte de friandises, je l'ai dégusté petit à petit, autant pour en savourer la douceur que pour ne pas risquer l'indigestion. L'expression est riche et parfois un peu alambiquée. Il semblerait que ce soit pire dans son nouveau récit, Boussoles, qui vient de recevoir le Prix Goncourt - alors que celui-ci a été récompensé de son petit frère, le Goncourt des lycéens. Pire, donc mieux?

A lire sur les rives de l'estuaire.

par SoPh1e
Une année chez les Français Une année chez les Français
Fouad Laroui   
Délicieux roman d'enfance que l'histoire de ce petit garçon du bled que son excellence envoie au lycée français de Casablanca. Humour et tendresse.

par Alcaline
La voie cruelle : deux femmes, une Ford vers l'Afganistan La voie cruelle : deux femmes, une Ford vers l'Afganistan
Ella Maillart   
4ème de couverture

En juin 1939, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans la guerre, Ella Maillart et son amie "Christina" (en réalité sa compatriote Annemarie Schwarzenbach) décident de partir au volant d'une Ford vers l'Afghanistan, pour découvrir " comment on peut vivre en accord avec son cœur ". Dans ces paysages somptueux, tout oppose les deux femmes: l'une est robuste, l'autre blessée. Ella n'arrachera pas "Christina" à la souffrance et à la drogue, mais elle tirera de l'expérience son meilleur livre.

Annemarie Schwarzenbach, qui pourra prématurément en 1942, écrira elle aussi sur ce voyage des textes superbes ("où est la terre des promesses?", Payot, 2002).

"J'aime "La Voie Cruelle" pour ses silences. Ils dégagent d'autres horizons, suggèrent d'autres voyages. Bref, pour reprendre Céline, "ils font travailler l'imagination"." (Frédéric Vitoux)

Préface de Frédéric Vitoux
Oeuvre écrite en anglais (1943-1945) et transcrite en français par l'auteur (1947-1948).

par Paraffine
Même pas peur Même pas peur
Luc Venot   
Un livre qu'on a du mal à lâcher, on suit l'histoire de ces enfants que la vie a maltraités, l'écriture est fluide et on se laisse emporter par cette belle histoire, j'y ai versé ma petite larme.
Le Lama aux cinq sagesses Le Lama aux cinq sagesses
Alexandra David-Neel   
Mon premier souvenir de lecture. Je le relis de temps en temps car cette histoire est intemporelle et pleine de poésie.

par richard83
Le Dieu des petits riens Le Dieu des petits riens
Arundhati Roy   
L'immersion fut difficile, le contexte et les noms indiens n'y étant pas pour rien, mais une fois dedans plus moyen d'en sortir.
Je regrette de l'avoir lu en ignorant la situation (globale) en Inde.
Pour ce qui est de l'histoire, je l'ai trouvée "magnifique"; l'écriture naïve contribuant à créer ce monde "enfantin". L'horreur y est décrite, malgré ce qu'elle a de violent, avec une extrême douceur.

par SdNf
La Lampe de sagesse La Lampe de sagesse
Alexandra David-Neel   
Il ne faut pas vouloir faire du bien aux gens en dépit d'eux et contre leur volonté. C'est une faute dans laquelle un grand nombre tombe. Chacun sait, mieux que personne, ce qui lui convient. Et encore que cette convenance propre ne soit point en accord avec l'utilité réelle et la raison, elle vaut mieux que tout pour le bonheur de l'individu car elle est l'expression de son désir. D'ailleurs, qu'est-ce que l'utilité réelle ou la raison ?... De simples entités métaphysiques et tout le monde ne se nourrit pas de semblables fumées...

par DarkTales
Lames de fond Lames de fond
Chris Costantini   
Et puis, trente années à ajouter du fer à des criminels anémiques, ça marque. On connaît plus ludique. D’autant que le statut de flic imposait une réserve qui avait fini par éroder mon âme espiègle de joyeux drille caractéristique de mon enfance. Alors, sans aller jusqu’à me trimbaler avec Humour is back sur mes tee-shirts, j’avais décidé d’explorer les catacombes de mon esprit, dans l’espoir de prendre ensuite les choses plus à la légère. Je m’étais ainsi retrouvé plusieurs fois dans le cabinet de ma voisine de palier, une ostéopathe spécialisée dans l’énergie transgénérationnelle. Sous son action, les plaques tectoniques de mon âme se mouvaient en séismes moins brutaux. Je participais même à une vaste enquête d’Harvard sur le bonheur. Après inscription sur iphone, arrivaient plusieurs fois par jour des questions du type : Avez-vous bien dormi ? Vous sentez-vous bien ? À évaluer sur un curseur allant de « très bien » à « moyen » qui permettait de mesurer l’humeur du moment. À la fin, on recevait son « profil de joie ». Tout un programme.


par ilovelire
Les Soldats de l'aube Les Soldats de l'aube
Deon Meyer   
Deuxième roman policier de Deon Meyer chronologiquement, on retrouve avec plaisir certains protagonistes du 1er tome (Mat Joubert, "Nougat" O'Grady...). Mais l'action se concentre ici sur un ancien de la brigade des "Vols et Homicides", Zatopek Van Heerden. Un excellent scénario, une mise en scène originale (avec le parcours personnel de Van Heerden en filigrane de l'intrigue principale), et une grande profondeur dans l'étude des personnages. Un polar addictif au possible et qui donne une envie folle de lire le numéro 3 !!