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Bibliothèque de Zoe-49 : Ma PAL(pile à lire)

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L'enfant méduse L'enfant méduse
Sylvie Germain   
Une petit fille, Lucie Daubigné, vit une enfance paisible et heureuse dans un village du Berry, au cœur des landes et des marais peuplés d'oiseaux, d'insectes, de crapauds et de fées invisibles. Les voix des bêtes, du vent et des légendes restées vivantes tissent le chant de la terre. Un chant plein de douceur. Mais le calme bonheur du lieu et de l'enfance est soudain brisé. Un ogre rôde dans le pays, avide de corps de petites filles. La douleur et le deuil se lèvent sur son passage. Lucie devient la proie de l'ogre. Mais, si celui-ci ne la tue pas, comme ses autres victimes, il détruit peu à peu en elle l'innocence, la joie de vivre, l'amour et la bonté. Lucie, rongée par son secret de honte et de souffrance, se transforme en une créature maigre, laide et haineuse. Elle s'ensauvage. le chant de la terre devient un chant de guerre et de vengeance. Armée de la seule force de son regard, l'Enfant Méduse entreprend le combat contre l'ogre. Lucie vaincra, mais ni la paix, ni l'innocence ne lui seront rendues. La douleur, la violence et la haine ont pris trop profondément racine en elle. Il faudra longtemps à Lucie, très longtemps, pour réapprendre à vivre en paix avec le mal, avec les autres et elle-même...

par x-Key
Au cœur des ténèbres Au cœur des ténèbres
Joseph Conrad   
Qui dit "Au coeur des ténèbres" dit désormais "Apocalypse Now". L'un ne va plus sans l'autre.
A l'instar de Blade Runner - qui est un des rares films à avoir su à ce point transcender un roman - Apocalypse Now est certainement une des meilleures adaptations cinématographiques réalisées à ce jour.
C'est celle de cette longue nouvelle de Joseph Conrad - ancien marin devenu écrivain -, qui inspira autant Orson Welles que Robert Silverberg.
Si Apocalypse Now est un chef-d'oeuvre, c'est d'abord pour la pertinence de sa transposition (Au coeur des ténèbres est une allégorie anthropologique de la descente aux enfers psychologique. Un enfoncement progressif et inéluctable dans les parties les plus sombres de l'âme. Par ses perpétuels contrastes visuels, l'oeuvre révèle des zones de lumière effrayantes, tout autant que splendides).
Ensuite bien sûr pour la peinture de ces époques qui atteignent sans broncher les tréfonds de la sauvagerie (mais qui sont les vrais sauvages ? le film de Coppola préférera la sauvagerie de la guerre du Vietnâm à celle de la domination colonialiste, mais peu importe. Same player, do it again).
Enfin également pour le seul spectacle opposant le sombre au clair, le noir à l'aveuglante lumière. Au coeur des ténèbres/ Apocalypse Now est un 'tableau' dans les multiples acceptions du terme. le film, bien sûr, qui décline un clair-obscur démesuré, un feu d'artifice de contrastes. Mais le livre tout autant.

Pour l'histoire du court roman de Conrad, elle est assez simple : un jeune officier de la marine marchande est envoyé au coeur du Congo belge, à la recherche d'un collecteur d'ivoire dont on est sans nouvelles. A priori une mission sans saveur.
Ce sera une plongée en enfer.

L'intérêt de ce récit ? Retenons le génie narratif. Rarement un récit d'horreur pure aura autant pris les traits du récit d'aventures.
Ici tout est gluant, la jungle isole son héros du monde civilisé en même temps qu'elle brise les illusions de ce jeune idéaliste au fur et à mesure qu'il remonte le bras de ce fleuve noir. le monde, d'un ennui mortel, ne paraît beau à voir que dans les flammes. Voilà ce qu'il ne peut s'avouer.
Rarement autant de thèmes si ardus à traiter (la folie, la barbarie, la sauvagerie, l'oubli de soi, l'arrogance colonialiste, la réclusion dans des idéaux flous et hypocrites) auront su trouver un écho aussi lumineux.
Au coeur des ténèbres est un chef-d'oeuvre inspirant un ched-d'oeuvre. Il relève non plus de la littérature, mais du mythe. Il ressemble à l'un de ces récits que devaient se faire les Dieux entre eux le soir au coin du feu pour se faire peur. Et dont l'homme est le héros.
"La lumière, la lumière, la lumière". Voilà comment se terminait le leur.
Le Vieil Homme et la Mer Le Vieil Homme et la Mer
Ernest Hemingway   
C'est une jolie histoire, facile à lire. Il n'y a pas grand chose à en dire, mais beaucoup à en tirer : en terminant le livre, on ne finit tout simplement pas sans en avoir tiré quelque chose.

par x-Key
Voyage au bout de la nuit Voyage au bout de la nuit
Louis-Ferdinand Céline   
Hommage à un prof d'éco qui m'disait: "J'aimerai renaître pour lire à nouveau ce livre comme si c'était la première fois!"
Un des ces bouquins qui marquent des vies.

par Joyce
La Mythologie viking La Mythologie viking
Neil Gaiman   
Imaginez-vous. Blotti.e au coin du feu dans la grande halle, une chope d'hydromel à la main et les restes d'un bœuf rôti sur la tablée. Le conteur s'installe et prend la parole. Tout le monde se tait, jusqu'au vent gelé qui mugit au-dehors. Dans ses mots, dans ses gestes prennent vie vos dieux, Odin, Thor, Loki et les autres, leurs péripéties, leurs gloires et leurs déconvenues du commencement du monde jusqu'à sa fin.

C'est vraiment l'impression que m'a donnée Neil Gaiman avec ce recueil de contes nordiques, et je m'en suis régalée du début à la fin.

C'est difficile de déceler le style de Gaiman dans cet ouvrage, car s'il reprend la mythologie à sa sauce, il a tenu à rester au plus fidèle des histoires d'origine, si tant est qu'elles le soient, d'origine. Il l'écrit lui-même dans la préface : les sources sont multiples, se contredisent parfois, et des pans entiers de cette cosmogonie ont disparu.
Pourtant, on sent son enthousiasme à travers les mots, ce plaisir de dépeindre ses héros et leurs aventures.

Il y a beaucoup d'humour dans les récits, parfois à la limite du burlesque, et je les ai souvent trouvés très imaginatifs. Les dieux ne paraissent pas toujours sous leur plus beau jour, tantôt glorieux et forts, tantôt ridicules.

Plus moderne et accessible que l'Edda (je suppose : je ne l'ai pas plu), c'est une porte d'entrée idéale pour découvrir cette riche mythologie.

https://minetsbooks.wixsite.com/critiqueslitteraires/accueil/la-mythologie-viking

par Miney
Le Seigneur des anneaux, Tome 1 : La Communauté de l'Anneau Le Seigneur des anneaux, Tome 1 : La Communauté de l'Anneau
John Ronald Reuel Tolkien   
Ni la note de 10 et ni la codification diamant ne suffisent. C'est un roman inclassable, hors du temps et de l'imaginaire, il représente la perfection en matière de fantasy (le pendant de dune en science-fiction).
Le Pendule de Foucault Le Pendule de Foucault
Umberto Eco   
Bon, je reformule un commentaire laissé sur la version Italienne (je ne l'ai lu qu'en Français mais je me suis fait avoir par la jaquette)
Contrairement aux derniers lecteurs ici, je n'ai rencontré de difficultés qu'au premier chapitre.
Ensuite j'ai dévoré ce qui me semble être un véritable tour de force: Les ingrédients de nombreux Best Sellers sont mis ici à nu. Umberto a pu grâce effectivement à sa grande culture, monter un plateau de jeu humain, complexe certes mais lisible je trouve pour rationaliser 2000 ans d'histoire en une seule combinaison. époustouflant.
Et la leçon sur nos croyances, sur les manipulations et sur ce qui devrait nous rendre davantage prudent face aux théories...
Tiens, je conseille cette lecture à ceux qui par exemple croient au complot occidental pour expliquer le 11 septembre.
Une fois ce livre fermé il reste tout de même: Un sacré jeu ludique de construction, un portrait des groupes de croyances humains éclairants et aussi un dernier clin d'oeil en forme de rire Umbertien
Un livre en OR

par devantf
Le Seigneur des anneaux, Tome 2 : Les Deux Tours Le Seigneur des anneaux, Tome 2 : Les Deux Tours
John Ronald Reuel Tolkien   
Si le premier volume de la trilogie du Seigneur des Anneaux est vraiment bon, le second tome est tout simplement excellent ! L'histoire gagne en intensité et en dynamisme, tandis que, séparément, les personnages poursuivent leur destin en Terre du Milieu.

Le livre est coupé en deux parties. Dans la première, nous retrouvons Aragorn, Legolas et Gimli qui partent à la poursuite des Uruk Hai qui ont enlevés Merry et Pippin. De leur côtés, les deux Hobbits font la connaissance de l'Ent Sylverbarbe, le personnage sans nul doute le plus intriguant du livre.
En route, le groupe de chasseur retrouvent Gandalf, devenu Gandalf le Blanc et ensembles, ils traversent les plaines du Rohan pour aller apporter aide et secours au roi Théoden, alors en proie à un puissant maléfice de Saroumane.
De leur côté, Frodon et Sam, guidés par Gollum, poursuivent leur route vers le Mordor. On y suit leurs mésaventures et leur rencontre avec Faramir, Capitaine du Gondor, et, on l'apprendra bientôt, le frère du défunt Boromir.

L'auteur nous offre des scènes magistrales, notamment lors de la Bataille du Gouffre de Helm ou de la prise d'Orthanc par les Ents. Après avoir vu le film, on visualise parfaitement les batailles grandioses que se livrent les deux parties et cela n'en rend la lecture que plus passionnante !
De plus, l'histoire est toujours aussi bien écrite, même les descriptions sont un peu longues, voir même, parfois rébarbatives.
Quant à la séparation entre les deux personnages, d'un côté Aragorn et compagnie et de l'autre Frodon et Sam, j'ai trouvé ça un peu dommage. Les scènes étant mélangées dans les films, je pensais qu'il en était de même pour le livre, du coup, cela m'a un peu déstabilisée. Par contre, moi qui m'attendait à trouver vraiment long la partie avec Frodon, je dois avouer que j'ai été vraiment surprise de voir que finalement, cela se lisait très bien.

Pour conclure, j'ai apprécié ce roman bien plus que le premier tome qui est pourtant absolument superbe. Qu'on le dise franchement, Tolkien était un génie !!!!

par Fantasyae
La prisonnière des Sargasses La prisonnière des Sargasses
Jean Rhys   
J'ai lu ce roman en anglais et je l'ai trouvé assez compliqué dans la mesure où de nombreux mots font référence à la culture créole ou aux paysages propres à la Jamaïque qui même en français m'auraient déstabilisée. Pour l'histoire en elle-même, elle est assez triste, on voit Antoinette sombrer dans la folie, en grande partie à cause de son époux. C'est d'autant plus touchant que pour ceux qui ont déjà lu Jane Eyre, on sait tous comment l'histoire finit. J'ai toutefois trouvé extrêmement intéressant de découvrir M. Rochester sous un nouvel angle même si clairement, cela détruit l'image romantique que Brontë donnait de lui. Il n'est pas si innocent qu'on le croyait.
En bref, je dirais que cette lecture permet de donner un nouvel éclairage à Jane Eyre mais pas le plus flatteur qui soit.
Sous le soleil de Satan Sous le soleil de Satan
Georges Bernanos   
Les écrivains à christianisme avéré aimez-vous?
J'ai lu du Mauriac, du Gide, du Cesbron, du Bernanos, du Michel de Saint-Pierre, du Claudel. Qui ai-je oublié?
Un jugement lapidaire et totalement partial me donne:

Mauriac, trop coincé
Gide, trop moraliste
Cesbron, trop social
Michel de Saint-Pierre, trop BC-BG
Claudel, trop pudibond

Je crois que je préfère Bernanos, le plus mystique d'entre ces écrivains. Il parvient à nous décrire une foi qui n'est pas une obligation sociale, mais un processus intellectuel. Elle nécessite une gestation personnelle et un combat quotidien.
Il n'en demeure pas moins que tous ceux que j'ai sus-nommés sont de superbes écrivains.

par Biquet