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Extrait

Extrait ajouté par chrisforever 2025-11-04T14:31:52+01:00

Alors, Gosse convoqua les moines savants. La troupe craintive, appelée au chevet du pot, observa attentivement le trajet des planètes, le frisson des herbes hautes et les grimaces des yōkai dissimulés dedans, le sens du vent... Face à tant de mauvais présages, elle confessa, grave et sage, son impuissance : « Ce bol est la coquille d’un œuf éclos.»

Ils tremblaient comme des feuilles, ils étaient si séniles, que certains se pissèrent dessus. Puis, ils s’éparpillèrent loin du grand général incrédule : « Un œuf ! »

Effarouchée par la fuite désordonnée des moines, une jeune fille s’était abritée dans le palais au parquet chantant, et dissimulée derrière un paravent de laque, elle reconnut l’ombre vacillante de Gosse. Elle observait, dans la pénombre, le guerrier triste sans en perdre une miette, quand, sous ses pieds, le sol se mit à grogner sournoisement.

Il leva la tête, dévisagea l’intruse... Et si les sages avaient raison. Aveuglé par ce bol brisé, il aurait ignoré celle... curieuse... qui en était née avec... fracas, celle... « C’est toi ? » Mais devant la fille étonnée, belle... la voix de l’illustre Gosse bredouilla, timide :

— C’était toi dans le pavillon de thé ?

— Tu n’as rien vu dans le pavillon de thé. Tu n’as pas connu plus loin que ta peine... comme les hommes sans horizon, vautrés dans leur ennui et redoutant la terre inconnue.

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