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L'Empire de sable

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  • [Traduction personnelle]

    Dans la colonie, il avait été mon gardien. À Londres, j'avais été sa reine et sa commandante. Maintenant, nous n'étions plus que des fugitifs, aucun n'ayant de pouvoir sur l'autre. Enfin, nous étions égaux.

    ****

    In the colony, he had been named my keeper. In London, I had been his queen and his commander. Now we were just two fugitives, each with no power over the other. At last, we were on level ground.

    Extrait de Bone Season, Tome 4 : The Mask Falling
  • ludi33 01 septembre 2020

    Qui suis-je ? Depuis Community, nous sommes censés être des individus attachés à la société. Nous devons être tous et non un. Alors, à partir de quand fais-je passer mon individualité avant le bien du groupe ? Dès lors que je décide de rêver par moi-même ? Que je pense pour moi et non pas pour tous ? Est-ce déjà une erreur pouvant mener à d’autres plus graves, comme le mensonge… ou même pire ? Est-ce les gens comme moi, comme Caleb, qui finissent par mettre en danger le système ?

    Extrait de Community
  • (Sephy)

    J’ai levé les yeux vers elle et j’ai compris que je ne savais rien de la manière dont je devais m’occuper de toi, Callie. Ni d’aucun autre bébé d’ailleurs. Tu n’étais plus une chose sans nom, sans réalité. Tu n’étais plus un idéal romantique ou une simple manière de punir mon père. Tu étais une vraie personne. Et tu avais besoin de moi pour survivre.

    Et, mon Dieu, je n’avais jamais eu aussi peur de ma vie.

    Je t’ai de nouveau regardée et cette vérité m’a frappée. Violemment. En plein cœur, avant de se répandre dans mon corps tout entier. Callie Rose. Tu étais... tu es ma fille. Ma chair et mon sang. À moitié Callum, à moitié moi, et cent pour cent toi. Pas une poupée, pas un symbole, ni une idée, mais une vraie personne avec une vie toute neuve qui s’ouvrait à elle.

    Extrait de Entre chiens et loups, Tome 2 : La Couleur de la haine
  • Hugo fit connaissance avec son équipe : un groupe de joyeuses brutes aristocratiques. La tenue morale des rugbymen contrastait fortement avec le comportement des petits voyous maigrichons, qui zonaient dans les rues des villages, en hurlant des obscénités ou en dévisageant les passants d’un œil bête et agressif. Les rugbymen, adolescents ou jeunes adultes, issus d’honnêtes familles, parfois même de très bonnes familles, avait renoué avec l’esprit ancien du rugby. Il ne s’agissait plus de faire du sport-spectacle, comme on en faisait au XXIe siècle, à grand renfort d’argent, de dopage et de médiatisation. Le Grand Conflit mondial, les guerres civiles, l’effondrement technologique avaient sonné le glas de ces activités sportives où les joueurs surgonflés ressemblaient à des personnages de jeux vidéo. En 2193, les colosses étaient un peu plus minces, un peu moins grands, mais beaucoup plus techniques, beaucoup plus imprégnés de valeurs comportementales. Même chez les Fédéraux.

    Saintes-Rivières et ses environs avaient institué deux équipes de rugby, appelées familièrement « les Jeunes » (de seize à vingt-cinq ans) et « les Vieux » (au-delà de cet âge). Très souvent, l’entraînement consistait à confronter les Jeunes et les Vieux dans des rencontres informelles. Il avait aussi des enfants, en dehors des deux équipes, pour lesquels on improvisait de petits matchs. Hugo fut logiquement intégré à l’équipe des Jeunes. Il sympathisa très facilement avec le capitaine des Jeunes, un formidable gaillard d’une vingtaine d’années, qui mesurait près de deux mètres. Celui-ci se baladait tout le temps avec sa petite amie, une grande blonde, plantureuse et très sportive, une fille qui aurait fait tourner les têtes, si elle n’avait déjà été « la copine à Georges ». Le capitaine Georges n’était pas seulement haut et large ; brillant, il voulait devenir avocat et comptait se marier avec la belle Sabine le plus tôt possible. Sabine était la fille unique d’un médecin spécialiste et d’une agrégée de Lettres. Elle désirait se lancer dans les affaires, diriger une salle de poids et haltères et de perfectionnement physique.

    Georges avait rapidement rassuré Hugo. « Tu sais, vieux, dans mon pays, on n’est pas tous aussi cons que les gendarmes qui t’ont enfermé. Nous avons lu votre histoire dans les journaux. On voyait bien que ces branquignolles de journalistes vous chargeaient à mort. J’ai jamais cru à ce qu’ils racontaient. Vous avez été victimes d’une bande de délinquants, point barre. Rien d’autre à dire. Et les juges d’ici sont encore plus cons que les journalistes. Mais, il y a encore des gens bien chez nous. Et puis, les gens du sud sont pas forcément mal vus. L’année dernière, j’ai voyagé dans ton pays, avec Sabine. C’était fabuleux, l’amour en Provence ! Avant qu’on parte, on nous disait N’allez pas là-bas, c’est la dictature, c’est triste, c’est violent… En fait, on n’a jamais rien vu de vraiment triste ou de vraiment violent. T’inquiète pas, vieux ! Nous, on n’est pas racistes avec les gars du sud, on va faire de toi un super rugbyman. »

    Le franc-parler de Georges cachait une réalité plus raffinée. Le jeune homme rédigeait un bulletin hebdomadaire, dans un petit feuillet local consacré au rugby. Dans ses articles, il n’était plus question de « nous, on » ou de « super rugbyman ». Le futur avocat s’exprimait, à l’écrit, dans un style un peu solennel, avec des tournures qui manifestaient sa pleine connaissance de l’imparfait du subjonctif. Le grand Georges et sa joyeuse équipe de forts des halles n’étaient pas des saints, mais ils avaient des principes. Comme disait Georges : « Nous, on est la super-super-équipe des gros mecs à grosses carcasses. On aime le sport. On aime la castagne. On aime la bière après les matchs. Et on aime s’envoyer en l’air avec nos blondes. Mais, bon. On n’est pas des voyous. On sera jamais des salauds. » Et lorsqu’il disait ce genre de choses, Sabine complétait, amoureusement, en lui claquant les fessiers : « C’est ça, les vrais Bourguignons ! »

    Extrait de 2193 : Le Crépuscule des humanistes
  • « Ils arrivent », m’a-t-il dit, et je ne sais pas à quoi m’attendre.

    Me parvient un bourdonnement électrique qui oriente mon regard de l’autre côté de la chambre, où s’alignent les trois grandes fenêtres. Au-delà, se trouvent la nuit, l’obscurité, le danger. Dans ma colonie, il y a toujours de la lumière, que ce soit dans nos maisons-conteneurs ou nos rues. Le palais dans lequel je vis désormais semble être le seul bâtiment à être éclairé dans cette cité noyée dans la nuit noire. Et c’est de cette obscurité que vient la machine qui passe entre les battants de la fenêtre la plus proche ; ils viennent de s’ouvrir tout seuls. L’engin entre, ses quatre bras mécaniques ondulant dans l’air à la recherche d’une proie à se saisir. Je suis déjà debout et en train de courir vers la porte d’entrée lorsqu’éclate la voix du vampire dans ma tête :

    — « Il est là pour elle, non pour toi. »

    Je m’acharne à vouloir ouvrir la porte sans y parvenir.

    — « Tu es en sécurité. »

    Je ne le suis pas et ne le serai sans doute jamais plus.

    Extrait de The Game, Tome 2 : Les Épreuves

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