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Univers de la Dystopie



Le livre du moment

L'Empire de sable

Extraits du moment

  • Chaque pan de mur était tapissé de bibliothèques solides, elles-mêmes garnies d’ouvrages aussi utiles que variés. Une section énorme consacrée à l’Histoire faisait cohabiter des manuels anciens de la fin du 20ème siècle avec des éditions modernes qui vantaient les louanges du pouvoir en place. Les uns comme les autres étaient rares, car les premiers étaient tout simplement prohibés, et l’avènement des nouvelles technologies avait presque englouti l’usage des seconds. Dans la section juridique, les livres les plus usés et les moins poussiéreux étaient consacrés aux textes de jurisprudence, regroupant les milliers d’arrêts auxquels on pouvait toujours se référer aujourd’hui – si l’on se donnait la peine de fouiller.

    Plusieurs étages étaient consacrés aux grands classiques de la littérature française, où Ernest, parfois en manque d’inspiration, puisait la vitalité et la conviction nécessaires à ses écrits. Ils côtoyaient les œuvres majeures de science-fiction, genre qu’il affectionnait par-dessus tout pour la liberté qu’il offrait à dépeindre des sociétés fictives, pour mieux démonter ce qui posait problème dans celles de leurs auteurs. Nombreux étaient ces esprits imaginatifs et perspicaces à s’être aventurés dans le registre de l’anticipation. Souvent, Ernest souriait en redécouvrant quelques détails visionnaires quant à la société future, celle dans laquelle lui-même vivait aujourd’hui. Force était de constater qu’en matière de voitures volantes, de cybernétique ou encore d’environnement débarrassé de toute pollution, ces écrivains utopistes et philanthropes s’étaient peut-être un peu emballés.

    Extrait de Société XX
  • Jago tombe amoureux d'elle dès qu'il la voit. Ça ressemble à un cliché dans un film ringard - ça ressemble à tous les clichés des films ringards. Leurs regards se croisent dans la foule. Il sent son cœur s'emballer. Un feu d'artifice explose. La terre tremble. Il entend de la musique, il respire le parfum des fleurs. Il entend de la musique, il respire le parfum des fleurs, il vibre de la tête aux pieds, frappé par un éclair amoureux.

    La fille souple et jolie, s'agite sur de la salsa techno comme si son corps était fait de musique. Ses cheveux semblables à de la soie blonde fouettent l'air,ses bras fins tournoient au-dessus de sa tête. Un sourire radieux illumine l'espace. Et le cœur de Jago.

    Soudain, les lumières stroboscopiques s'accélèrent et s'assombrissent, la musique change, les danseurs envahissent le dance floor et la fille disparaît dans un océan de corps.

    Jago l'oublie en une fraction de seconde.

    Extrait de Endgame : Missions, tome 3
  • “Il est temps de secouer les murailles du Kremlin !” Zoran déambulait sous la table, tendu, frappant du poing la paume de sa main : “Il est temps ! Plus que temps !”

    Goran fit un bond, se hissa péniblement sur le banc, s’y assit et, à son habitude, se mit à balancer ses jambes courtaudes dans leurs petites bottes usagées. Son visage – nez busqué, front bas –, encadré d’une barbe bien taillée, rayonnait de paisible assurance.

    “Les secouer ? Non ! Les démolir, répliqua-t-il. Les murailles ?

    Non ! Toutes ces têtes pourries !

    — Les aplatir comme des citrouilles. Des ci-trou-illes !”

    Zoran abattit son poing menu contre un pied de la table.

    “On les aplatira !”

    Comme pour conforter son propos, Goran pointa un doigt qui parut transpercer la puanteur enfumée de l’entrepôt. Là, sur un commandement de ce minuscule index, eût-on dit, deux grands – un ahanement de tonnerre s’échappant de leurs entrailles – retirèrent du poêle brûlant un creuset de plomb fondu d’une centaine de seaux1 et le portèrent vers des moules.

    Leurs énormes pieds nus ébranlèrent le local. Dans un porteverre, sur la table, cliqueta un verre vide de la taille d’un homme.

    Zoran entreprit à son tour de grimper, malhabile, sur le banc trop haut pour lui, aidé par Goran, dont les jambes ne cessaient de ballotter.

    1. Ancienne mesure de capacité équivalant à 12,3 litres. (Sauf mention spéciale, toutes les notes sont de la traductrice.) source : Actes Sud

    Extrait de Telluria
  • PART I prologue

    He approached respectfully, cautiously. Warily.

    She’d always been capricious, his queen. But of late, she was nothing less than unpredictable.

    He knew why, of course: the new queen of Ludania.

    He waited twenty paces from the throne, as was customary. She would speak first. Until then, his lips remained tightly sealed.

    When at last he heard her voice—like the chords of a song, lovely and melodious—he knew her mood. Tolerant. Magnanimous.

    Yet he couldn’t suppress the trepidation that always quivered in his belly during these brief encounters.

    “Come closer,” she coaxed, and he found himself drawn toward her in the same way that some animals were drawn toward their brightly colored predators. “I can barely see you all the way back there. And I want so badly to see your face.”

    He stepped closer, counting his paces in his head so as not to overstep that invisible barrier between respect and indiscretion, all the while allowing himself to fall prey to her seductive tone. “Yes, Your Majesty.” When he reached her, he had to quell the urge to bow, a habit he’d only recently developed. One that had been browbeaten into him in his new post.

    Here, though, it wasn’t an action that would be tolerated.

    Extrait de The pledge, Tome 2 : The Essence
  • Le ministre de la défense, un civil qui n’avait pas fait son service militaire, n’avait guère apprécié la proclamation de l’état d’exception, il aurait voulu un vrai, un authentique état de siège, un état d’exception au sens le plus rigoureux du terme, dur, sans faille aucune, comme une muraille en mouvement capable d’isoler la sédition pour l’écraser ensuite dans une contre-attaque fulminante, Avant que la pestilence et la gangrène ne s’étendent à la partie encore saine du pays, prévint-il. Le premier ministre reconnut que la gravité de la situation était extrême, que la patrie avait été victime d’un attentat infâme contre les fondements mêmes de la démocratie représentative, Moi, j’appellerais plutôt ça une offensive de grande ampleur lancée contre le système, déclara le ministre de la défense qui se permit de présenter un point de vue divergent.

    Extrait de La Lucidité

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