Livres
550 499
Membres
591 059

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Univers de la Littérature Classique



Le livre du moment

Les Diaboliques

Extraits du moment

  • Une fois, une seule fois, Séraphin la posséda brutalement, mais refusa net de lui faire un fils qu'elle désirait avec tant d'amour de par l'hérédité la plus lointaine.

    - Je n'aime pas les enfants, avait-il dit avant de s'endormir.

    Dans une autre circonstance, il s'était livré:

    - Tu sais, ma fille, que des enfants, ça finit par coûter cher.

    Extrait de Un homme et son péché
  • Ils ne cherchaient jamais à se souvenir de la campagne où ils avaient joué autrefois, ils ne cherchaient jamais à retrouver la couleur et l’odeur de la petite ville où ils avaient grandi, ils ne voyaient jamais surgir en eux, quand ils marchaient dans les rues de leur quartier, quand ils regardaient les devantures des magasins, quand ils passaient devant la loge de la concierge et la saluaient très poliment, ils ne voyaient jamais se lever dans leur souvenir un pan de mur inondé de vie, ou les pavés d’une cour, intenses et caressants, ou les marches douces d’un perron sur lequel ils s’étaient assis dans leur enfance.

    Extrait de Tropismes
  • Marthe l’inquiétait depuis quelque temps. Il se sentait impuissant à calmer cette fièvre de dévotion qui la brûlait. Elle lui échappait, désobéissait, se jetait plus avant qu’il n’aurait voulu. Cette femme si utile, cette patronne respectée, pouvait le perdre. Il y avait en elle une flamme intérieure qui brisait sa taille, lui bistrait la peau, lui meurtrissait les yeux. C’était comme un mal grandissant, un affolement de l’être entier, gagnant de proche en proche le cerveau et le coeur. Sa face se noyait d’extase, ses mains se tendaient avec des tremblements nerveux. Une toux sèche parfois la secouait de la tête aux pieds, sans qu’elle parût en sentir le déchirement. Et lui, se faisait plus dur, repoussait cet amour qui s’offrait, lui défendait de venir à Saint-Saturnin. « L’église est glacée, disait-il ; vous toussez trop. Je ne veux pas que vous aggraviez votre mal. » Elle assurait que ce n’était rien, une simple irritation de la gorge. Puis, elle pliait, elle acceptait cette défense d’aller à l’église, comme un châtiment mérité, qui lui fermait la porte du ciel. Elle sanglotait, se croyait damnée, traînait des journées vides ; et malgré elle, comme une femme qui retourne à la tendresse défendue, lorsque arrivait le vendredi, elle se glissait humblement dans la chapelle Saint-Michel, venait appuyer son front brûlant contre le bois du confessionnal. Elle ne parlait pas, elle restait là, écrasée ; tandis que l’abbé Faujas, irrité, la traitait brutalement en fille indigne. Il la renvoyait. Alors, elle s’en allait, soulagée, heureuse.

    Extrait de La Conquête de Plassans, Tome 2
  • Des ressemblances et des rapprochements incongrus, impossibles à prévoir, des jeux de mots interminables, des ébauches de comique, jaillissent continuellement de votre cerveau. Le démon vous a envahi ; il est inutile de regimber contre cette hilarité, douloureuse comme un chatouillement. De temps en temps vous riez de vous-même, de votre niaiserie et de votre folie, et vos camarades, si vous en avez, rient également de votre état et du leur ; mais, comme ils sont sans malice, vous êtes sans rancune.

    Extrait de Les Paradis artificiels
  • Il y a dans le coeur humain une génération perpétuelle de passions, en sorte que la ruine de l'une est presque toujours l'établissement d'une autre.

    --- 11 ---

    Les passions en engendrent souvent qui leur sont contraires. L'avarice produit quelquefois la prodigalité, et la prodigalité l'avarice; on est souvent ferme par faiblesse, et audacieux par timidité.

    --- 12 ---

    Quelque soin que l'on prenne de couvrir ses passions par des apparences de piété et d'honneur, elles paraissent toujours au travers de ces voiles.

    --- 13 ---

    Notre amour-propre souffre plus impatiemment la condamnation de nos goûts que de nos opinions.

    --- 14 ---

    Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre le souvenir des bienfaits et des injures; ils haïssent même ceux qui les ont obligés, et cessent de haïr ceux qui leur ont fait des outrages. L'application à récompenser le bien, et à se venger du mal, leur paraît une servitude à laquelle ils ont peine de se soumettre.

    Extrait de Maximes

Membres de l'Univers Littérature Classique

Classique

Souhaitez-vous rejoindre cet univers ?

Nombre de membres : 340


Membres récents

2021-05-12T12:13:54+02:00
2021-05-02T03:36:06+02:00
2021-04-25T21:56:24+02:00
2021-04-14T11:38:40+02:00
2021-04-12T11:28:57+02:00
2021-04-10T14:46:19+02:00
2021-04-08T13:43:44+02:00
2021-04-04T12:32:21+02:00
2021-04-03T19:57:08+02:00
2021-03-21T19:07:14+01:00
2021-03-21T00:37:39+01:00
2021-03-19T15:28:07+01:00
2021-03-17T17:55:28+01:00
2021-03-11T13:21:46+01:00
2021-03-03T16:40:42+01:00
2021-02-22T14:12:11+01:00
2021-02-22T10:14:54+01:00
2021-02-20T18:00:13+01:00
2021-02-16T14:51:08+01:00
2021-02-12T23:26:44+01:00
2021-02-12T17:28:35+01:00
2021-02-08T12:41:24+01:00
2021-02-02T06:29:07+01:00
2021-02-01T17:44:32+01:00
2021-01-28T14:53:24+01:00
2021-01-20T22:10:48+01:00
2021-01-18T16:51:41+01:00
2021-01-16T07:39:10+01:00
2020-12-31T13:04:32+01:00
2020-12-29T21:34:07+01:00

Livres commentés récemment

Lu en ce moment

Votes récents

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode