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Univers du Polar et du Thriller

Le roman policier (familièrement appelé « polar » en France ou parfois « rompol » ) est un roman relevant du genre policier. Le drame y est fondé sur l'attention d'un fait ou, plus précisément, d'une intrigue, et sur une recherche méthodique faite de preuves, le plus souvent par une enquête policière ou encore une enquête de détective privé.



Le livre du moment

Images fantômes

  • 25 Août 2016
  • Elizabeth Hand
  • Policier, Polar, Suspense

Discussions autour des polars

Extraits du moment

  • CHAPITRE PREMIER

    Henry Marthy, directeur de la Banque fédérale et nationale de San Francisco, abaissa une des manettes de son interphone :

    — Calvin, dit une voix dans l'appareil.

    — Vous pourriez venir, Dave ?

    — Tout de suite, monsieur.

    Marthy releva la manette, prit une cigarette et l'alluma. Au moment où il reposait le briquet sur son bureau, Dave Calvin entra.

    — Asseyez-vous, Dave, dit Marthy.

    Tandis que Calvin se dirigeait vers un fauteuil, Marthy le considéra d'un air pensif et légèrement intrigué, comme il le faisait chaque fois que Dave entrait dans son bureau.

    Calvin constituait une sorte d'énigme. Malgré dix-sept années de collaboration, Marthy se rendait compte qu'il ne savait rien de la vie privée ni des pensées de son subordonné. Ça l'embêtait, car il savait à peu près tout sur les autres employés qui, pourtant, étaient entrés à la banque bien après Calvin. Il commençait à se demander si la personnalité de Calvin n'était pas plus complexe qu'elle n'en avait l'air; en matière de psychologie, Marthy était un conservateur et se méfiait des choses et des êtres complexes.

    Calvin avait trente-huit ans. Il avait des cheveux d'un blond vif et des yeux bleus au regard à la fois tranquille et perçant. Son visage était agréable, quoiqu'un peu trop plein; il avait l'air d'un travailleur de plein air. Son large sourire, son aisance lui valaient de nombreux amis. C'était l'un des membres les plus appréciés du Country Club. Il était excellent au golf et au tennis et il nageait fort bien. Il avait fait également une très belle guerre.

    Ça, c'était l'actif. Démobilisé en 1946, il avait immédiatement repris le petit poste qu'il occupait à la banque avant guerre. Au bout de quelques années, il était devenu troisième caissier, ce qui n'avait rien de brillant pour un homme de son âge. Il en était resté là. C'est précisément ce qui embêtait Marthy. Calvin ne travaillait pas mal, mais il ne travaillait pas non plus très bien. Non seulement il manquait d'enthousiasme pour son métier, mais il semblait n'avoir aucun sens des responsabilités. Sa philosophie, semblait-il, se ramenait à l'adage suivant : « Mieux vaut reporter à demain ce qu'on pourrait faire aujourd'hui. » Cette attitude l'avait gêné dans sa carrière. A la banque, la lutte pour les postes clés était impitoyable. Seuls, les plus efficaces réussissaient. Plusieurs fois, Marthy avait été obligé de donner des promotions à des collègues de Calvin et chaque fois il en avait éprouvé de l'irritation et de l'ennui, car il l'aimait bien. Puis, quatre ans plus tôt, Calvin avait divorcé : c'était une histoire assez mystérieuse. Mariée depuis seulement dix-huit mois, sa femme l'avait brusquement quitté et avait obtenu le divorce pour cruauté mentale. Les détails de cette affaire n'étaient jamais parvenus aux oreilles de Marthy qui avait du mal à imaginer qu'un homme aussi charmant et aussi avenant que Calvin pût être cruel. Parfois aussi, une curieuse lueur brillait dans les yeux perçants de Calvin; Marthy l'avait remarquée, lors des rares occasions où il avait dû lui faire des remontrances. C'était un éclair soudain qui faisait penser à une crise de rage, rapidement surmontée, mais d'une inquiétante vivacité.

    Marthy songeait à tout cela, tandis que Calvin s'installait dans son fauteuil.

    — J'ai une mission à vous confier, Dave, dit-il. Je viens de recevoir un coup de fil de Pittsville. Le pauvre vieux Lamb vient d'avoir une attaque. Je voudrais que vous alliez le remplacer jusqu'à ce qu'il soit rétabli.

    Calvin posa l'un de ses doigts épais sur sa joue; ses yeux bleus se froncèrent légèrement; son visage un peu lourd perdit de sa vie.

    — Pittsville, dit-il lentement, c'est un bled perdu, non ? C'est pour longtemps ?

    — Je ne sais pas, répondit Marthy en croisant les jambes. Bien sûr, tout dépend de Lamb. (Il s'arrêta un instant, puis reprit :) On ne peut pas dire que Pittsville soit vraiment un bled perdu. C'est une ville en plein essor. Plusieurs grandes usines s'y sont installées. (Puis il ajouta en souriant :) Je ne crois pas que vous y souffrirez de surmenage, mais ça n'est pas fait pour vous déplaire, non ? Si Lamb ne se rétablit pas — avec une attaque, on ne sait jamais — vous pourriez devenir directeur de cette succursale. Ça ne serait pas si mal. Vous seriez logé dans une villa assez agréable et vous seriez augmenté de trente-cinq dollars. Ici, vous n'avez aucun avenir, non ?

    Calvin considéra ses grosses mains puissantes, releva la tête et sourit.

    — Non, en effet, dit-il. Entendu, monsieur. Je pourrais prendre le poste lundi. Ça vous va ?

    Extrait de Tueur de charme
  • — Ah… Des gosses qui fument de l’herbe ou des dealers à quatre sous. O.K., je comprends mieux. Parce que, si tu veux mon avis, il faudrait être vraiment désespéré pour venir se perdre dans un endroit aussi glauque et s’envoyer en l’air sur la banquette arrière d’une voiture. Encore que… à cet âge, les hormones ne sont pas les reines du romantisme.

    Extrait de Forensic Instincts, Tome 2 : Instincts criminels
  • Nous revenions sur nos pas en empruntant une rue parallèle lorsque, devant un carrefour achalandé, nous avons de nouveau croisé une foule d'hommes armés de cellulaires. Sur le bord du trottoir, un homme était crucifié pieds nus sur une croix rudimentaire, appuyée contre le mur de marbre d'un monument. Il avait les yeux bandés par un foulard noir, les membres retenus par des cordes, et son ventre sans vie pendait mollement hors de son pantalon. Un autobus presque semblable à ceux qu'on voit dans les rues de Montréal a tourné le coin devant nous. Plusieurs passagers n'ont même pas levé la tête.

    La scène donnait froid dans le dos et je regrettais amèrement d'en être témoin. Après quelques tentatives, j'ai tout de même trouvé la force d'articuler:

    - Qu'est-ce qu'il a fait ?

    Samir a haussé les épaules.

    - Il a commis un meurtre.

    Extrait de Quand j'étais Théodore Seaborn
  • Je confiai mes soupçons à quelques-uns de mes collègues, qui se montrèrent sceptiques. Ils me firent remarquer que la vague de crimes avait pris fin avec l’arrestation des garçons, et que l’arme de prédilection d’Harwood était ses poings, pas la machette. Le fond de leur pensée était, semble-t-il, que, bien que parfaitement odieux, Harwood n’aurait jamais violé ces femmes avant de les tuer. « Il ne peut même pas se résoudre à toucher une Noire, me dit un cameraman australien, alors je le vois mal s’abaisser à y tremper son biscuit. »

    Je laissai tomber parce que la seule accusation précise que je pouvais porter contre Harwood était cette agression particulièrement brutale contre la jeune prostituée, au Paddy’s Bar. Cela s’était passé devant une bonne centaine de témoins, mais la fille avait accepté de ne pas porter plainte en échange d’une coquette somme, si bien que l’incident n’avait même pas fait l’objet d’un procès-verbal. En tout état de cause, mon séjour en Sierra Leone touchait à son terme et je n’avais pas très envie de m’engager dans une histoire qui risquait de retarder mon départ. Je me persuadai que ça ne me regardait pas et enfermai mon souci de justice dans la poubelle de l’apathie.

    Extrait de Les démons de Barton House
  • La foule était si vaste et si compacte qu'elle devenait difficile à contenir. Malgré l'heure matinale de cette belle journée d'été, les rues environnantes étaient déjà encombrées de calèches et de voitures légères au milieu desquelles se glissaient piétons et passants, pressés de gagner la proximité des guichets donnant accès au Parc Sainte-Marie.

    Encore quelques minutes à peine et l'Exposition Internationale de l'Est de la France allait ouvrir ses portes.

    - Veille à bien rester près de moi, je ne voudrais pas te perdre, s'écria Zélie, un peu inquiète par les bousculades qui annonçaient l'imminence de l'entrée.

    Camille répondit à sa tante par un sourire de compréhension.

    Il y avait déjà deux mois et demi environ que l'Exposition recevait du public et un peu plus de trois semaines qu'elle avait été inaugurée officiellement. Chaque jour qui s'écoulait depuis drainait d'innombrables curieux vers le quartier Blandan...

    Une fois les formalités accomplies, Zélie se retrouva rapidement au pied de la Porte Monumentale, après avoir acquitté le prix de l'entrée, soit deux francs pour elles deux.

    Camille ne put retenir alors un mouvement d'arrêt face à l'immensité de cette construction métallique dont elle avait aperçu quelques reproductions ces derniers temps sur des affiches ou dans des illustrés.

    Elle se sentait minuscule devant ce portail fantastique et ses douze ans n'en étaient pas la seule cause... Il ne lui avait jamais été donné de contempler un tel ouvrage. Elle n'aurait pas été plus impressionnée si elle s'était retrouvée devant la Tour Eiffel, célèbre vestige d'une autre exposition dont son père lui parlait souvent quand elle était petite.

    Profondément ancrée dans le sol, la Porte Monumentale arborait hardiment son grand arc ogival, solidement campé entre deux fins pylône ajourés, chacun porteur de puissantes lampes à arc. Prodige d'arabesques en tôles et en acier riveté, elle avait été offerte par la Société Anonyme des Hauts-fourneaux, Forges et Aciéries de Pompey dans le but de faire découvrir aux visiteurs les prouesses dont l'industrie lorraine était capable. Reposant sur d'énormes blocs de minerai de fer arrachés aux entrailles des mines de deux communes proches de Nancy : Faux et Ludres, ses piliers faisaient penser à deux obélisques des temps modernes, vaillants gardiens d'un temple à ciel ouvert érigé en l'honneur d'une foi industrieuse promise à un bel avenir.

    - Dépêche-toi, ma chérie, nous ne pouvons pas rester là ! dit-elle en la prenant par l'épaule.

    Extrait de Le boîteux du parc Sainte-Marie

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