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« Quand le sommeil détend la volonté et que nul terrestre entourage, ni devoir, ni douleur, ni plaisir, ne vient distraire l'attention, la Fantaisie, sans cavalier, prend le mors aux dents et le Cosmos tout entier offre les images de la folie, et des sauvages vouloirs auxquels il nous soumet. [...] les joies ineffables et fausses dépassent toute possible félicité humaine tant quelles durent; après quoi, nous nous éveillons et nous nous souvenons avec étonnement de la cause futile de cette félicité supraterrestre. Qu'importe donc la cause, si cette félicité existe et si le cerveau peut la ressentir!
Pauvre nature humaine, si richement douée pour l'angoisse, si splendidement organisée pour la peine et la douleur et si pauvrement équipée pour la joie! »
Pages 91-92.
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