Vous utilisez un bloqueur de publicité

Cher Lecteur,

Nous avons détecté que vous utilisez un bloqueur de publicités (AdBlock) pendant votre navigation sur notre site. Bien que nous comprenions les raisons qui peuvent vous pousser à utiliser ces outils, nous tenons à préciser que notre plateforme se finance principalement grâce à des publicités.

Ces publicités, soigneusement sélectionnées, sont principalement axées sur la littérature et l'art. Elles ne sont pas intrusives et peuvent même vous offrir des opportunités intéressantes dans ces domaines. En bloquant ces publicités, vous limitez nos ressources et risquez de manquer des offres pertinentes.

Afin de pouvoir continuer à naviguer et profiter de nos contenus, nous vous demandons de bien vouloir désactiver votre bloqueur de publicités pour notre site. Cela nous permettra de continuer à vous fournir un contenu de qualité et vous de rester connecté aux dernières nouvelles et tendances de la littérature et de l'art.

Pour continuer à accéder à notre contenu, veuillez désactiver votre bloqueur de publicités et cliquer sur le bouton ci-dessous pour recharger la page.

Recharger la page

Nous vous remercions pour votre compréhension et votre soutien.

Cordialement,

L'équipe BookNode

P.S : Si vous souhaitez profiter d'une navigation sans publicité, nous vous proposons notre option Premium. Avec cette offre, vous pourrez parcourir notre contenu de manière illimitée, sans aucune publicité. Pour découvrir plus sur notre offre Premium et prendre un abonnement, cliquez ici.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode


Extrait

Extrait ajouté par TheBlackSwan 2016-04-09T13:44:17+02:00

L'honorable Weissmüller, informé de mes virées au Crazy Rabbit en petit short, aurait certainement levé les bras au ciel et conclu à un appel au viol, vu l'ardeur du tempérament local, mais aux purs tout est pur, et je savais bien que, devant le halo d'irresponsabilité nimbant ma séraphique personne et son short, le plus infâme ivrogne ne pouvait que la considérer comme un intermédiaire entre Henry Miller, Sissi, la Joconde, Montherlant et un vieux copain de régiment égaré parmi la crapule, dont la fréquentation, si elle ne m'apportait pas un chouïa de lumière sur l'éclipse de mon frère, me devint si coutumière que j'en oubliai d'accorder à l'humeur de mes hôtes le minimum de respect requis par ma foutue bonne éducation.

Le 15 août, crapahutant à l'aube vers ma chambre, je la trouvai transformée en nécropole, rideaux tirés, et, au pied de mon lit recouvert d'un suaire, des pattes de poulet sanguinolentes, des bouteilles de cachaça, des pétales de rose, plus une demi-douzaine de cierges larmoyant sur ma veillée funèbre. Tout à fait désorientée, je bouclai mes valises en pestant contre moi-même, décidai d'aller coucher sur la plage plutôt que de passer la nuit dans cette morgue, et de déserter à jamais le fief des Perez, qui convoquaient pour ma perte les forces obscurantistes contre lesquelles le doux Jésus du Corcovado m'avait mise en garde.

Charriant ma cantine militaire, je filai au Crazy Rabbit pour me mettre sous l'aile protectrice du patron, recueillant avec une patience apostolique les sujets perdus, les objets non identifiés, les Juifs errants, le reliquat des bandeirantes, les pochards, les clochards, les Gitans de la paix et tous les Pâtres de la nuit carioca, transhumant, ivres, sous le fuseau des lunaisons.

Afficher en entier