Adeline Yzac
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J'ai peiné pour lire ce petit livre, tellement c'était ennuyant, bien écrit mais sans intérêt.
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Anicette, alors que tu as fais un geste normal, celui de découvrir ton corps, tu es punie, de la pire des manières. Cela est considéré à ton époque comme étant le pire des péchés. Ils vont te le faire payer au prix fort.
D’abord tu es condamnée à grandir entre les murs de « l’institution ». Ce lieu où les religieuses tentent de chasser le vice du corps et des esprits de « ces filles de rien ». En suite, si la foi ne suffit pas, c’est à Paris, entre les mains des médecins qu’on t’as emmenée pour subir la pire des choses qu’on puisse faire à une femme, à un être humain. Ils t’ont enlevé une des choses des plus précieuses de ton corps. Ils t’ont mutilé, tu es détruite, traumatisée à tout jamais.
Cette pratique est d’une barbarie sans nom. Je sais qu’elle existe toujours, que certaines femmes subissent encore cet acte. C’est atroce, révoltant. Heureusement, que ce n’est plus aussi courant qu’au XIXe siècle…. Mais quand même. Il faudrait que ce soit abolit pour de bon. Personne n’a le droit de commettre ces horreurs. Je refuse.
Alors Anicette, laisse moi te dire que ton histoire, basée sur des faits réels, m’a révolté, m’a donné profondément la nausée. Surtout certains détails vers la fin du récit, j’ai souffert en imaginant.
C’était percutant au possible.
Je pensais que j’allais apprécier bien plus ce roman mais malheureusement, la plume m’a décontenancé une bonne partie du récit. Elle est un brin poétique, je t’avoue ne pas être hyper réceptive à ça, mais ça fait rien.
J’aurai aimé être encore plus en immersion avec toi Anicette, mais ne t’inquiètes pas, je ne t’oublierai pas.
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Fille perdue d Adeline Yzac
Un pan entier de l histoire des femmes et de la médecine dont on soulève enfin le voile. Cela s est passé en France mais pas que, au XIXe siècle et jusqu au début du XXe siècle, avant que l on ne comprenne que ces pratiques étaient barbares et mutilantes. Plus j avançais dans ma lecture plus je sentais monter en moi le vent de la révolte et du courroux. L histoire poignante de cette enfant, de cette petite fille qui pour un geste « déplacé » on parle ici de masturbation, vu comme tel à son époque, et dans une famille bourgeoise et moralisatrice, va voir sa vie entière s effondrer. Anicette va être envoyée dans une « Institution religieuse » une sorte de maison de redressement mais le fait est qu on se débarrasse d elle de la pire des manières.
« Vous savez pas, la jolie poupée des Bru, je l ai trouvée qui s affairait la main au panier. Et ça y allait ! »
J ai été un peu surprise du style de l auteure et je me suis même retrouvée en difficulté parfois mais l histoire elle-même est tellement bouleversante que c est rapidement passé au second plan. Une astuce littéraire pour nous plonger dans l ambiance des années 1800. L auteure nous raconte au travers d Anicette et de son amie Vincianne, l intolérance, l hypocrisie d une caste qui se veut bien pensante, j y trouve surtout une ignorance crasse de l évolution de l être humain et un irrespect total de la personne. Je ne peux même pas me consoler en me disant qu il s agissait d une autre époque. Non, parce que, aujourd hui encore la pratique de l excision n a pas disparu. Les temps changent et on n hésite plus fait appel à la médecine, à la chirurgie pour « corriger » ce qui a besoin de l être dans les cas de transgenres. On ne confond plus la découverte de son corps chez l enfant et une soi-disant perversion. Mais toute cette violence faite aux femmes me reste en travers de la gorge. Un livre puissant à découvrir. Bonne lecture.
http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2021/05/26/38971914.html
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Bien que j'ai trouvé cette histoire intéressante, il m'a manqué un petit quelque chose pour vraiment appréciée ma lecture. Grâce à ce roman j’ai pu apprendre qu’au 19ème siècle la France pratiquait l’excision sur les femmes.
J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de retour en arrière ce qui a rendu le récit assez lent et plutôt décousu à mon sens. Bien que le résumé m'avait fortement donné envie je n'ai pas réussi à accrocher. J’ai trouvé l’écriture complexe et je n'ai donc pas réussi à m’attacher au personnage. De plus, quand on arrive à s'attacher enfin au personnage, c'est déjà la fin de ce roman. Et on reste sur un goût d'inachevé. On voudrait savoir ce qui lui arrive par la suite.
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Editeurs
Éditions du Rouergue : 5 livres
Editions de la Loupe : 2 livres
Flammarion : 1 livre
Milan : 1 livre
Manufacture De Livres : 1 livre
Magnard : 1 livre


Biographie
Adeline Yzac est née en 1954 dans le Périgord, en Aquitaine. Elle suit des études de lettres modernes, d'espagnol et de linguistique à l'université de Montpellier. Elle obtient son doctorat en 1979.
Elle a publié des histoires pour les enfants, des récits pour les jeunes, des romans pour les adultes.
source : Wikipédia.
Elle accompagne régulièrement des ateliers d'écriture. Elle a publié des albums illustrés, des romans pour les adultes et pour les adolescents dont Le jour des oies sauvages (Rouergue, coll doAdo) qui a reçu le prix Octogone 2004.
source : Amazon.
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